Article publié le 23 mai 2008
Le journal " Le Monde " a publié le 20 Mai 2008 un " Point de vue " de Jean-Paul Oury (par ailleurs auteur sur Agoravox) intitulé " Les OGM, querelle idéologique "
Il y écrit : " ... la position qui consiste à se définir comme anti-OGM est une vision conservatrice du vivant ... Elle est ... issue d’une philosophie naturaliste qui voit la nature comme un patrimoine à conserver et auquel l’homme resterait soumis. ... Cette vision refuse la transgenèse végétale parce qu’elle la suspecte de ne pas être un "moyen naturel" de production du vivant. "
Résumer ainsi la position de ceux qui s’opposent à la culture des plantes génétiquement modifiées (PGM) en plein champ consiste à nier qu’il puisse y avoir une motivation scientifique à cette opposition, nier des questionnements scientifiquement fondées.
C’est une façon de réduire à l’irrationnel ou à une conception philosophique des choses (qui ne pourra donc pas être démontrée d’un point de vue scientifique), le fait que l’on ne veuille pas que nos milieux " naturels " puissent subir les modifications aléatoires et imprévisibles dont les PGM seront inévitablement la source, une façon de nier le fait qu’il demeure de vaste zones d’incertitude sur l’innocuité des PGM du point de vue de notre alimentation, incertitudes dont nous ne voulons pas faire les frais.
Monsieur Oury considère probablement que " la science " qui permet de faire la promotion des OGM / PGM est une science complète, accomplie qui mérite pleinement cette appellation de " science ".
Il a probablement oublié, ou ignore, que cette science là est malheureusement très critiquable, et l’un des points essentiels des critiques portera en premier lieu sur le principe décrété, et non vérifié, " d’équivalence en substance " entre une plante génétiquement modifiée et sa variété homologue non transgénique.
Ce " principe " n’a jamais été prouvé, vérifié, et pire : sur le plan théorique personne ne peut démontrer qu’il pourrait avoir quelque validité d’un point de vue général (il ne peut donc y avoir " principe ") étant donné que l’on ne sait pas modéliser le fonctionnement du génome (inaptitude de la science à prévoir les interactions entre les gènes).
Cela ne signifie pas qu’un PGM donné, bien défini, ne pourrait pas être équivalent en substance avec son homologue non transgénique (à la différence près de la modification apportée par la manipulation génétique), mais quelques études ont démontré que les PGM qui en ont été l’objet n’étaient précisément pas " équivalents en substance " avec la variété homologue et présentaient des différences significatives.
Récuser ce "principe" n’a rien de commun avec une attitude plus ou moins obscurantiste visant à préserver des " moyens naturels de production du vivant ".
Car que signifie ici " naturel " ?
Cela désigne-t-il ce que l’on trouverait (ce que l’on pouvait trouver, il y a un certain temps) dans une nature " à l’état brut " ?
Dans ce cas rappelons que l’on n’y découvrait pas, au hasard d’une clairière, les légumes, céréales, fruits... donc nous faisons maintenant notre quotidien : tous sont issus de pratiques de sélection dont " la nature " n’est pas l’auteur.
Ces légumes, ces céréales, ces fruits sont donc le résultat de manipulations, mais effectuées à un niveau pour lequel les propriétés de chaque espèce ne peuvent pas subir de modifications telles que les manipulations génétiques les produisent.
La sélection variétale classique nous a donc fourni des variétés " non naturelles ".
Monsieur Oury semble vouloir ignorer que les manipulations génétiques présentent de vastes zones d’ombre que la science pourrait éclairer, ce qu’elle n’a pas fait à ce jour.
Cela lui permet d’affirmer " ...la querelle des OGM n’est pas politique, elle est idéologique... " et, à voir comment un certain nombre de débats sur ce sujet se déroulent on pourrait effectivement le penser : ce serait tirer une conclusion sur l’écume des choses et non leur fond !
Cet aspect idéologique provient du fait que de très nombreux participants à ces débats n’ont pas effectué l’effort de se pencher sur les fondements scientifiques des OGM / PGM, ne les ont pas évalués et n’ont pas formulé les critiques qu’ils devraient recevoir : ces débats sont souvent très superficiels.
Nous attendons de la science, à propos des OGM / PGM, beaucoup plus que ce qu’elle nous a donné jusqu’à maintenant !
Car dans ce domaine cette science a le plus souvent été réduite à une " approche scientifique " et non à des résultats de portée générale.
Rappelons qu’il ne suffit pas qu’une expérience sorte d’un laboratoire où se pratiquent des recherches pour qu’elle puisse être qualifiée de " résultat scientifique " sinon la fusion froide directement issue du laboratoire de Pons et Fleischmann aurait mérité de trouver sa place dans toutes nos arrières cours et réglerait (si elle fonctionnait vraiment !) aujourd’hui pas mal de nos problèmes énergétiques.
Il a fallu que de nombreuses équipes tentent de répéter l’expérience, en l’améliorant autant que possible, pour que le " résultat scientifique " tombe : la fusion froide est considérée à ce jour comme une illusion, jusqu’à preuve du contraire évidemment.
Or dans le domaine des OGM / PGM il n’y a que très rarement des contre expertises sur les différentes expériences que nécessite une bonne connaissance de ce qu’ils peuvent réellement être.
Par exemple, les tests de toxicité de chaque variété de PGM ont-ils été répétés un certain nombre de fois par des équipes différentes et indépendantes les unes des autres selon des protocoles convaincants ?
Assurément non, et c’est pourtant ce qu’exigerait une véritable démarche scientifique fournissant des résultats probants.
Il n’y a en général aucune validation fournie par des pairs, dans le cas des OGM / PGM : on nous donne donc des résultats qui n’ont pas plus de valeur que n’en n’a une expérience unique, les conclusions ont donc la valeur d’une " approche scientifique " sans plus, qui exige contestation pour devenir " de la science ".
Le protocole des tests de toxicité porte sur des rats pour une durée de 90 jours, ce qui pose au moins 2 questions.
Des tests sur des rats suffisent-ils à démontrer que ces PGM ne seront pas toxiques pour des humains, et ne faudrait-il pas vérifier ce point ?
Une durée de 3 mois et non la durée totale de vie des rats est-elle suffisante pour tester des produits qui seraient consommés par des humains tout au long de leur vie ?
On sait qu’un certain nombre de substances peuvent manifester leur nocivité à très long terme, restant longtemps " en dormance ".
Pour un certain nombre de PGM ces tests ont mis en évidence des " différences statiquement significatives " au niveau du foie et des reins.
Quelle est la nature exacte de ces différences, quels sont les mécanismes qui les provoquent (quels précurseurs sont en cause : protéines, toxines... ?).
Ces anomalies apparaissent chez des rats sains, exempts de pathologies hépatiques ou rénales, essentiellement nourris de PGM.
Apparaîtraient-elles chez des humains partiellement nourris de ces PGM, les précurseurs de ces anomalies pourraient-ils avoir des interactions néfastes avec les autres aliments usuellement consommés par les humains (graisses, viandes, alcool, produits laitiers...) ?
Les personnes souffrant de pathologies rénales ou hépatiques devraient-elles prendre des précautions particulières vis à vis des aliments contenant des PGM ?
Dans ce cas à partir de quel seuil devraient-elles exercer une vigilance particulière ?
Mais alors ne devraient-elles pas pouvoir disposer d’aliments garantis sans OGM, c’est à dire avec une proportion d’OGM inférieure au seuil de détection des meilleures méthode actuellement disponibles ?
Dans ce cas le seuil de 0,9% (seuil obligatoire d’étiquetage européen) doit être supprimé au profit du seuil dit " de quantification " de 0,1% (voir : Pour une définition scientifique du "sans-OGM", par Fabienne Keller et Jacques Muller ) .
Cela signifie que des aliments doivent pouvoir être produits dans des conditions telles qu’il n’y aura pas de pollution accidentelle, et encore moins généralisée, admissible des cultures dites " bio " par les OGM / PGM, ni à court, ni à moyen ni à long terme.
Cela implique des précautions très strictes et un partage très rigoureux des territoires en zones de cultures avec / sans PGM...
A
ce propos nous avons eu droit à l’assertion selon laquelle un pollen de
maïs ne se disperserait pas au delà d’une vingtaine (ou d’une centaine)
de mètres : " Dans les Deux-Sèvres, du maïs bio contaminé à 35 kilomètres de distance ".
On peut également se demander si les PGM pourraient avoir des effets différents chez les personnes jeunes et les personnes âgées : on connaît aujourd’hui très mal les effets de la nutrition sur le vieillissement (voir par exemple : Oméga-3 : un remède contre la dépression des personnes âgées ? ).
Curieux que nos sénateurs, qui ne sont en général pas de la plus grande jeunesse, n’aient pas pensé à se poser ce type de question ne serait-ce que pour leur propre qualité de vie...
Cet article sur les Oméga-3 nous rappelle que nos organismes fonctionnent avec une grande finesse qui pourrait se trouver malheureusement bousculée par les gros sabots d’une " cash science " qui vise en premier lieu à générer d’énormes profits financiers...
On le voit, on peut s’opposer aux OGM / PGM avec un arsenal de questionnements très rationnels et scientifiques dont je n’ai donné ici qu’un petit échantillon.
Jean-Paul Oury élude totalement cela dans son " Point de vue " du journal " Le Monde " : peut-on véritablement se prétendre " historien des sciences " lorsque l’on ignore à ce point ce que DOIT être la science ?
De la même manière nos élus (députés, sénateurs...) peuvent-ils prendre des décisions satisfaisantes sans s’interroger sur la qualité de la science qu’on leur présente, et sur la validité de ses résultat, qui fourniront les bases à ces décisions ?
Dès lors la " querelle sur les OGM " est d’abord et avant tout une question scientifique et non idéologique ou politique.
lien image : http://images.google.fr...
Je suis pas trop d’accord avec l’auteur.
Ce qui définit la société, ce c’est pas la science. La morale et la philosophie sont indispensables.
Dans le cadre de cette morale, 80% de la population sont contre :
les modifications génétiques (eugénisme)
la privatisation du vivant
C’est suffisant pour interdire les OGM.
La tactique des pro-OGM c’est de limiter le débat aux considérations scientifiques.
Les proOGM n’ont absolument aucun argument scientifique.
Si, ils ont tout le loisir de noyer le poisson dans de longues études scientifiques, de parler de principe de précaution, de frein a la recherche, de mefaits non encore prouves par des études scientifiques, de faire des études bidons en corrompant (oups pardon, finançant) les chercheurs pour qu’ils cherchent mieux...Le tout dans une incompréhension du grand public.
L’argument moral lui touche tout le monde.
@abolab
jolis argumentaire ! doublé d’une orthographe douteuse .
Il ne s’agit pas ici de savoir "ce qui définit la société" mais sur quelles bases peut-on fonder son refus ou son acceptation des OGM.
Et je n’ai pas écrit que morale et philosophie ne sont pas indispensables.
Elles sont tout simplement dans un registre différent de celui qui est approprié pour qualifier les conséquences de ce que l’on nous présente comme un "progrès de la science", qui est cette capacité nouvellement acquise de modifier des génomes.
Ce sont tous des réactionnaires progressistes pratiquant l’amalgame scientifique et la technophilie primaire. Le livre de JP Oury est une plaidoirie anti anti-OGM qui, comme l’indique un article récent de l’express, pollue les débats sur les OGM. Son ami Marcel Kuntz chantre de l’industrie biotechnologique agricole et dont les liens avec les multinationales sont documentés par des témoignages internes à une organisation comme l’AFIS et non réfutés par cette même organisation, est ausi un bel exemple d’anti-scientificité et de marketing industriel primaire, comme l’indique une pétition lancée en décembre dernier pour les OGM agricoles de type mon810, et lancée par l’AFIS.
Les arguments de JP Oury, insalubre d’un point de vue scientifique : les technologies de l’ADN recombinant n’ont rien à voir avec les processus naturels, nient tout simplement l’aspect technique des manipulations biotechnologiques et leurs effets collatéraux sur les organismes vivants, c’est un bel exemple de pseudo-philosophie à inspiration néo-stalinienne, de censure du savoir et de catégories de connaissance, s’incarnant politiquement dans une pseudo alternative libérale, dont l’auteur JP Oury promouvait d’ailleurs l’idée politique au sein d’un parti du même nom.
Cela dit, soyons clair, il ne s’agit pas ici d’attaques d’ordre personnelle, mais bien de réfutations des idées de ces personnes, idées qui se traduisent par des actes, notamment d’affiliation insitutionnelle (cf AFIS et son lobbyisme pro-OGM).
@ Abolab :
Des considérations comme "Ce sont tous des réactionnaires progressistes..." n’ont en effet rien à faire dans ce débat, qui porte sur la présence ou l’absence de bases scientifiques dans la controverse sur les OGM.
Qualifier les gens d’une façon ou d’une autre n’a aucun sens, c’est la valeur des idées qu’ils promeuvent qu’il faut évaluer.
En notant que dans ce domaine tous les critères ne se valent pas.
Ainsi qualifier des arguments "d’insalubres" ne me semble pas apporter grand chose par rapport au fait de prendre un argument, de l’analyser puis d’en faire la critique !
Je répondais à Seikh sur les pro-OGM.
Merci donc de ne pas intervenir dans cette discussion.
Quand un argument est insalubre il est insalubre.
" Définition : Contraire aux principes de la salubrité ; nuisible à la santé. " [Office de la langue française, 1973]
Dire qu’il n’y a pas de différence entre le naturel et l’artificiel, je m’excuse du peu, mais cela relève de la psychiatrie.
La nature, les végétaux existaient bien avant l’apparition de l’homme. L’homme n’a pas créé la nature, pas plus que la nature ne fait des OGM depuis des milliers d’années. Rendez-vous compte de la situation argumentative des personnes dans les plus hautes instances de l’état ! Cela relève du délire le plus complet : dixit, "Les hommes aussi sont des OGM" de Bernard Debré.
C’est une sorte de schizophrénie intellectuelle poussant l’abstraction appelée "OGM" au rang de réalité.
Or la réalité est qu’un OGM est un produit issu d’une technique de manipulation génétique particulière, et que ce produit de la technique est indissociable de son moyen d’obtention, et donc en rien comparable avec des corollaires non OGM, c’est-à-dire, non issus de ces procédés.
Analyser la question des OGM est donc analyser la question des procédés, c’est-à-dire, la technique de l’ADN recombinant, et ses constructions biosynthétiques, ses assemblages artificiels ("de la main de l’homme").
Je pense pour ma part que le terme OGM provient de quelques personnalités du domaine appartenant au mouvement idéologique "bright", prônant les postulats de la mémétique au rang de réalité sociétale. Or, la faiblesse de la mémétique, pseudo-science de la communication, est aussi la faiblesse de ce terme OGM, concept amalgamique usé à tort et à travers pour mettre tout un ensemble de technologies et d’innovation dans un même panier, comme le montre bien cette loi française révélatrice d’un grand n’importe quoi juridique sur ces questions techniques, comme le souligne à juste titre l’auteur en référant la non-scientificité de la description des OGM et de ce qui n’est pas OGM.
quand un commentaire commence comme tu as commencé ABOLAB ; ça me donne envie d’intervenir . sur la forme , puisque le fond étais court de forme aussi .
des fois que la suite soit moins + ou - argumenté .
ultra ou pesée .
je te rejoins quand même sur beaucoups de points .
l’AFIS base son argumentation en fonction des ultras , c’est leur énorme faiblesse .
par contre ils ont réussis à faire deux coloques au Sénat ( pas de compte rendu sur internet sur le deuxieme )
et ils entendent en retirer un maximum de bénéfice .
cordialement
à jondegre qui a écrit : « Dans le cadre de cette morale, 80% de la population sont contre : les modifications génétiques (eugénisme) la privatisation du vivant »
1.- lorsque vous donnez à une classe un problème à résoudre, ce ne sont pas les 80 % qui n’ont pas compris qui ont raison, mais les 20 % qui ont su trouver la solution. La science n’a rien à voir avec la démagogie.
2.- à ce compte-là, il faudrait aussi interdire tous les croisements et toutes les améliorations des espèces et des races ! Mais non : l’eugénisme ne concerne que les humains.
à jondegre qui a écrit : « La tactique des pro-OGM c’est de limiter le débat aux considérations scientifiques. »
C’est normal : que l’on prenne le problème sous l’angle de l’agriculture ou de la biologie, c’est, avant tout, de science qu’il est question.
à abolab qui a écrit : « Les proOGM n’ont absolument aucun argument scientifique. »
Oh que si, ils en ont tellement, et de très puissants, demandez à jondegre.
à abolab qui a écrit : « L’homme n’a pas créé la nature, pas plus que la nature ne fait des OGM depuis des milliers d’années. »
La diversité des espèces tant animales que végétales est la preuve que la nature procède, depuis l’origine à des mutations génétiques.
Bien entendu, la nature n’a pas eu besoin de l’homme pour ce faire, mais l’homme, depuis toujours, s’ingénie à comprendre la nature et à faire comme elle.
C’est ce qui lui a permis de réaliser des Ogm depuis quelques décennies.
Moi, chercheur scientifique, j’ai adheré récemment a l’AFIS, comme pas mal de mes amis a cause des campagnes ridicules et antiscientifiques des passéistes.
J’ai effectivement appris que Marcel Kuntz (que je ne connais pas encore, mais dont j’admire le courage) avait recu un très grand nombre d’insultes et de menaces. Je ne puis que me sentir solidaire de ce collègue. Pensez-vous que ce soit des méthodes démocratiques ? Ca me rappelle plutôt une chasse aux sorcières de voyous digne des méthodes de l’Allemagne nazie.
Dans le même numéro du Monde qui a publié l’opinion discutée ici (Oury), on apprend que la société "Limagrain" renonce a tout essai de PGM (Plante Génétiquement modifiée) en France. Dans le même temps, les étudiants et chercheurs qui travaillent dans ce domaine quittent notre pays. Vous devriez aller lire l’histoire de Lyssenko en URSS du temps de Staline !
Je rappelle que les cultures de PGM couvrent à peu près cent millions d’hectares dans le monde et que cela n’a jamais fait le moindre problème sanitaire.
Ne croyez-vous pas que notre société est atteinte d’une schysophrénie anti-science et anti-progrès, comme suggéré dans l’opinion parue dans ce numéro du Monde ?
Karva
Si même des chercheurs se mettent à dire que les OGM sont le résultat de mutations génétiques, comme le sous-entend "L’écolo", heureusement qu’ils quittent le pays, ça ne pourra que faire du bien au vivier scientifique français...
Dommage pour la communauté scientifique de leur pays d’accueil par contre
@ Karva :
Vous écrivez : "Je rappelle que les cultures de PGM couvrent à peu près cent millions d’hectares dans le monde et que cela n’a jamais fait le moindre problème sanitaire.".
Comme scientifique vous devriez avoir compris que cela ne prouve rien.
Revenons donc aux tests toxicologiques, conduits à 3 mois sur des rats, soit 12,5% de leur espérance de vie (2 ans).
A ce délai des " différences statiquement significatives " apparaissent au niveau du foie et des reins : un scientifique digne de ce nom ne devrait-il pas se demander ce que deviennent ces différences à 25%, 50%, 75% et 100% de l’espérance de vie ?
Il me semble bien qu’il le DEVRAIT effectivement afin de cerner correctement les conséquences à long terme de la consommation de ces PGM, que l’on extrapolerait alors à des conséquences éventuelles sur les humains que l’on ignore totalement aujourd’hui.
Voilà comment on doit concevoir une science complète, me semble-t-il.
Ce n’est pas parce-que l’on n’a rien constaté qu’il n’y a rien à constater, mais comment se ferait cette constatation dans une population humaine ?
En l’absence de toute étude épidémiologique (et il ne s’en fait pas au nom du "principe d’équivalence en substance", sur cette question et la quasi impossibilité de réaliser de telles études on pourra voir des commentaires sur Evaluation Process Could Be Enhanced) comment apparaîtraient des conséquences néfastes d’une consommation de PGM ?
Elles ne pourraient se manifester que dans le bruit de fond de l’ensemble des pathologies possibles : tout épidémiologiste vous dira que dans ce cas il sera extraordinairement difficile de détecter à court ou moyen terme dans ce bruit de fond une pathologie attribuable aux PGM (en général) et de la leur attribuer avec certitude, ce qui ne signifiera en rien (et n’apportera pas la preuve) que cette pathologie n’existe pas !!!
Et je mentionne là UNE éventuelle pathologie attribuable aux PGM en général or rien ne démontre que toutes les PGM produiraient les mêmes anomalies, les mêmes pathologies, symptômes et désordres.
Autant de manifestations que des investigations sur des rats, à concurrence de leur espérance de vie, DEVRAIENT pouvoir mettre en évidence (à condition que le rat soit le modèle le plus approprié).
à jcm qui a écrit : « Ce n’est pas parce-que l’on n’a rien constaté qu’il n’y a rien à constater... »
Votre déclaration ne veut rien dire, parce que ce n’est pas non plus parce que l’on n’a rien constaté que l’on doit proclamer, ou seulement insinuer, qu’il y a quand même quelque chose à voir.
Depuis la quinzaine d’années que des centaines de millions de personnes et d’animaux mangent des ogm (certaines populations s’en nourrissant presque exclusivement), si la consommation des ogm présentait un danger, même faible, pour l’animal ou pour l’homme, on n’aurait pas manqué de s’en apercevoir.
Il me semble que l’étude épidémiologique – dont vous vous plaignez qu’elle n’ait pas été effectuée tout en affirmant qu’aucune étude épidémiologique ne peut apporter moindre la preuve que la consommation d’ogm est dommageable – la plus sérieuse, c’est celle dont je viens de parler : depuis une quinzaine d’année des centaines de millions de personnes consomment des ogm sans qu’il en résulte un dommage perceptible.
C’est une étude qui est faite jour après jour depuis quinze ans sur des centaines de millions de personnes avec de savants scientifiques anti-ogm aux aguets du plus petit malaise, de la plus minuscule anomalie. Vous pouvez vous y fier.
Voici un commentaire publié sur le fil ( suis-je troll à la solde de mansanto du 21 mars 2008) de Monsieur Oury un auquel, il n’a jamais répondu. Je le republie ici parce qu’il est d’actualité.
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par Djanel (IP:xxx.x5.128.69) le 18 janvier 2008 à 12H33
Dugué sera content de lire cet article puisqu’il défend bénévolement la commercialisation des OGN. Rien à voir. Si si cu cu cu pan pan ! C’est le même problème éthique et la même immoralité des industriels américains qui est mise à jour. Sarkozy veut privatiser les universités pour quelle soit financées par les industriels. Quand cela arrivera. Les industrielles feront de la recherche et orienteront celle-ci vers leur intérêt. Ils seront payeurs et donneurs d’ordre à la fois. L’argent c’est le pouvoir réel. Tu n’obéis pas ! Plus de financement. Après ils posséderont l’information, avec ils feront de la communication scientifique ; mais, comme pour les contredire il faudra posséder un laboratoire réputé et indépendant pour avoir cette information, il n’y en aura plus puisque Sarko aura privatisé toute la recherche. Les industrielles pourront alors bloquer la recherche comme ils le voudront et communiqueront ce qu’ils voudront bien nous dire comme c’est le cas dans cette affaire. Ce sont les journalistes qui fond le travail de recherche fondamentale avec peu de moyens en consultant les archives si j’ai bien compris. Forcément dans le débat scientifique, ils perdent contre les laboratoires privés parce qu’ils n’ont pas de réputation qui leur donnerait de l’autorité. Le tour de passe-passe est joué. Merci Dugué pour défendre des mecs pareils. A Tchernobyl les animaux sauvages sont réapparus et semblent en bonne santé. Pourquoi ? Parce qu’ils vivent moins longtemps que nous et meurent avant de tomber malade et ceux qui le sont se font bouffer par les prédateurs. Ce n’est pas une raison après avoir vu des images d’animaux en bonne santé de conclure que la région est habitable pour l’homme. D’ailleurs elle est restée inhabitée. Pas fous les Russes ou Ukrainiens. Vous ne voyez pas où je veux en venir. Soyez patient j’ai une petite tête poussive. L’expérience sur l’homme est un crime, c’est pour cette raison que nous utilisons des animaux de laboratoire. Ce sont les souris qui sont choisies le plus souvent parce qu’elles ne coûtent pas chères à produire et qu’elles sont très prolifiques avec un cycle de vie très court. Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir moi non plus d’ailleurs. Suis-je une souris ? Non c’est pourtant bien ce que disent les laboratoires. En effet ils font leurs expériences sur des souris en les exposants à des produits et observent leurs réactions. Si aucun symptôme négatif n’apparaît, il conclue que ce produit n’est pas toxique et que l’on peut passer chez l’homme sans risque. Comme on ne peut comparer que des choses semblables dans une même catégorie, il faut conclure que les Américains nous prennent pour des souris. Ce n’est pas toxique pour la souris qui est un mammifère, l’homme étant un mammifère je conclue que ce n’est pas toxique pour l’homme. Or hé ! hé ! hé je rigole. En effet nous pouvons être rangés dans même catégories des mammifères avec les souris mais le sophisme réside là : nous ne pouvons pas être rangés dans la catégorie des souris quant à la durée de vie. Cycle court pour les souris cycle long pour l’homme. Dans le cul les Américains, après m’avoir traité de souris ils l’ont bien mérité. C’ét y pa rigolo ? Comme à Tchernobyl les Russes ou les Ukrainiens n’ont pas repeuplé l’espace contaminé après avoir vu la bonne santé apparentes des animaux sauvages, je conclue que les Russes sont moins bêtes que les Américains et là encore ils l’ont encore dans le cul. Comme ils m’ont pris pour une souris alors que je suis un homme, je peux donc conclure qu’ils sont homosexuels et là ils l’ont encore dans le cul puisque leur religion leur interdit de l’être ils l’ont encore une nouvelle fois dans le cul. Moi aussi je sais raisonner à ne plus en finir parce qu’ils l’auront encore dans le cul une dernière fois. Bon il faut bien s’arrêter
Pourquoi votre éditeur ne conserve pas le forma Word. Le texte publié devient inconfortable à lire alors que j’avais soigné la mise en page en créant des paragraphes. Il n’accepte pas non plus les caractères gras et probablement les italiques aussi.
Il faut que vous sachiez que les lecteurs sur AVox ont beaucoup de chose à lire s’il veulent participer aux discussions. Il faut donc tout faire pour leur facilité la lecture.
Vous devez donc paramétrer votre éditeur pour qu’il accepte les copier-coller tel quel, parce que travailler ou effectuer la mise en page dans sa petite fenêtre est une corvée fastidieuse et décourageante. Dans ces conditions, je ne reviendrais pas sur Naturavox.
Puisque monsieur Oury affirme que ...la querelle des OGM n’est pas politique, elle est idéologique... ; eh bien, soit : prenons le au mot, pour affirmer que Monsieur Oury participe de l’idéologie de privatisation du vivant, de l’éradication de la diversité biologique, de la mainmise de quelques multinationales sur l’agriculture de la planète, de la ruine des petits agriculteurs, pour des résultats tous sauf assurés ; bref, un idéologue de l’ultralibéralisme, de l’éradication des libertés, de la propagation de la misère, de l’asujetissement de la très grande majorité des citoyens aux intérêts d’une minorité destructrice.
Un idéologue d’un néo-fascisme planétaire. Dont acte.
Oury, Oury.... c’est pas le nom d’un gros rigolo, ça ??
C’est plutôt l’idéologie du fric, non ?
à jcm pour l’ensemble de sa longue diatribe contre les Ogm
Les jérémiades peuvent impressionner certaines gens, mais les faits, comme le faisait plaisamment remarquer Lénine, sont têtus.
Les Ogm sont un progrès scientifique évident puisque seuls des scientifiques peuvent arriver à ce résultat.
Cela étant, on peut toujours approuver ou désapprouver l’utilisation d’une découverte scientifique.
L’histoire abonde en découvertes qui ont eu du mal à se faire accepter et je me contenterai de rappeler que Jacquard (Jean-Marie, 1752-1834) et son métier à tisser mécanique ont été jeté dans le Rhône, que les conseils de Pasteur (Louis, 1822-1895) concernant la prophylaxie, l’asepsie et l’hygiène en général furent fort mal accueillis, et que la République ne s’est pas gênée pour déclarer quelle n’avait pas besoin de savants.
En ce qui concerne les Ogm, rien, jusqu’à présent n’a démontré qu’ils représentent un danger. Maurice Tubiana (cancérologue, Académie de Médecine et des Sciences, Institut Gustave Roussy) a déclaré qu’il fallait examiner au cas par cas et surtout pas condamner la technique.
Des centaines de millions de personnes, au moins, en consomment, directement ou indirectement, de façon quotidienne, depuis plus de quinze ans sans que le plus petit incident ait été signalé (ou alors cela m’aura échappé).
Pour autant, il parait normal de laisser le choix au consommateur d’en user ou pas.
Mais, lorsque des lobbies anti-Ogm s’appliquent à diaboliser un produit et à faire en sorte que le seul énoncé de son nom terrorise les populations, peut-on dire que le consommateur a vraiment le choix ?
Et, puisqu’il est si souvent fait appel à la morale et à la philosophie, dans cette discussion, on peut poser la question de savoir s’il est vraiment moral d’empêcher, au nom d’une philosophie indéterminée, des scientifiques de poursuivre leur recherches.
Ce ne serait pas la première fois que des recherches scientifiques concluraient à l’abandon d’un produit ou d’une technique, pourtant.
Donc, ce que les empêcheurs de chercher scientifiquement redoutent, à l’évidence, c’est que le résultat des recherches soit favorables à l’utilisation de certains Ogm.
Et là, je ne vois qu’une explication : assurer aux Américains (Monsanto et consorts) la maîtrise absolue de ce produit pour des dizaines et des dizaines d’années.
Reprenez-moi si je me trompe.
@ L’écolo :
Vous écrivez : "Les Ogm sont un progrès scientifique évident puisque seuls des scientifiques peuvent arriver à ce résultat.".
Dans la même veine on pourrait avancer que les armes à sous munitions "sont un progrès scientifique évident puisque seuls des scientifiques spécialistes des armements peuvent arriver à ce résultat."
Mais un "progrès scientifique" (une avancée des connaissances scientifiques) conduit-elle systématiquement à une application qui constitue un "progrès" pour les humains, pour la société ?
Dans le cas des armes à sous munitions la réponse me semble claire.
Pour les mettre au point des spécialistes de la détonique, de la miniaturisation, des chimistes, des métallurgistes (etc etc...) ont pourtant "bien" travaillé !!!
de Karva
J’aurais aime entendre quelqu’un defendre le debat democratique en condamnant les menaces et insutes dont a ete victime Marcel Kuntz. Ce type de campagne de terreur n’encourage pas les scientifiques a faire leur devoir citoyen en donnant leurs informations au grand public si c’est pour subir de telles pressions..
Je comprends bien mes collegues qui preferent rester dans leur laboratoire pendant que les histrions essaient d’affoler le public avec de fausses peurs millenaristes...
A bas l’obscurantisme !
@ Karva :
Je condamne à 150% les menaces et insultes MAIS le sujet de l’article n’est PAS M. Kuntz et les mauvais traitements qu’on lui aurait infligés.
Je ne m’attarderai donc pas sur ce sujet, et je vois que vous ne prenez pas non plus le temps d’émettre un point de vue sur ce commentaire !
à jcm qui a écrit : « Vous écrivez : "Les Ogm sont un progrès scientifique évident puisque seuls des scientifiques peuvent arriver à ce résultat.". Dans la même veine on pourrait avancer que les armes à sous munitions "sont un progrès scientifique évident puisque seuls des scientifiques spécialistes des armements peuvent arriver à ce résultat." »
Vous ne tenez aucun compte de ma phrase qui suit celle que vous fustigez : « Cela étant, on peut toujours approuver ou désapprouver l’utilisation d’une découverte scientifique. »
On peut toujours, en prenant une phrase dans un texte, lui faire dire autre chose que ce que l’auteur voulait exprimer.
Ce procédé peut être efficace aux yeux des naïfs et des sectaires, il n’en est pas moins malhonnête.
Si le sujet de ce forum était centré sur les armements, je vous répondrais tout d’abord que je suis contre la guerre et non contre telle ou telle arme en particulier, et ensuite qu’il se tue beaucoup plus de gens, tous les ans, à l’arme blanche qu’avec des armes à sous-munitions. Comme il s’agit d’un sujet sur les Ogm et Pgm, je me contenterais de vous faire remarquer que vous êtes hors sujet.
Enfin, comme vous vous gardez bien de contester mes autres arguments, je suis fondé, comme les autres participants à ce forum, à conclure que vous les trouvez valables.
Pour tacite qu’elle soit, je vous remercie de votre approbation.
@ L’écolo :
Vous écrivez : "Mais, lorsque des lobbies anti-Ogm s’appliquent à diaboliser un produit et à faire en sorte que le seul énoncé de son nom terrorise les populations, peut-on dire que le consommateur a vraiment le choix ?".
D’abord lorsque l’on sait inévitable la dissémination des PGM au détriment des plantes non modifiées, on peut affirmer que le choix du "non OGM" n’existera plus à moyen terme.
Ne faites donc pas mine de défendre le "droit du consommateurs" !!!
Ensuite sur la "terreur des populations" au seul énonce de "OGM" j’ai bien noté que l’argument de la "peur" était fréquemment utilisé afin de décrédibiliser les opposants à la culture des PGM en plein champ.
Une façon de dire que ces opposants ne répondent qu’à un sentiment irraisonné (c’est la terreur, ou à un sentiment auquel il sera difficile d’attribuer des motivations claires, la peur, que l’on qualifiera souvent "d’irrationnelle") et par conséquent une façon de dénier à ces opposants tout raisonnement, toute construction intellectuelle digne de ce nom.
Je conçois bien que l’éventualité qu’une telle construction puisse exister ne facilite pas la tâche des partisans inconditionnels des PGM, et que la réaction la plus aisée consiste à en dénier toute possibilité.
Mais ce déni constitue de fait un mépris total de tout opposant aux PGM en le réduisant à une personne qui ne sait réagir qu’à des pulsions et non élaborer un raisonnement cohérent.
Je prends donc note du mépris que vous affichez vis à vis de (selon les sondages...) 60 à 70% de la population française qui ne souhaite pas voir leur environnement colonisé par les PGM.
Vous écrivez aussi : "Et, puisqu’il est si souvent fait appel à la morale et à la philosophie, dans cette discussion, on peut poser la question de savoir s’il est vraiment moral d’empêcher, au nom d’une philosophie indéterminée, des scientifiques de poursuivre leur recherches.".
Là vous m’avez mal lu !!!
Je ne demande rien d’autre que PLUS de recherches !!!
Mal lu car je ne fais PAS appel à la morale et à la philosophie !!!
Que d’autres le fassent ne me concerne pas et j’ai d’ailleurs signifié dans un autre commentaire que morale et philosophie n’étaient pas des critères valides dans ce débat.
Par ailleurs vous pratiquez un regrettable amalgame entre la recherche et la production à grande échelle de denrées issues de PGM.
Comprenez qu’il s’agit de deux domaines très différents et je ne me suis pas prononcé contre la recherche menée dans des conditions de prudence indispensables, ce qui exclut évidemment certaines pratiques.
à jcm qui a écrit : « lorsque l’on sait inévitable la dissémination des PGM au détriment des plantes non modifiées, on peut affirmer que le choix du "non OGM" n’existera plus à moyen terme. »
des champs d’une plante « a » ogm entourés de champs d’autres plantes non ogm (et non « a ») ne pourraient pas provoquer une dissémination efficace.
Il ne semble pas que ce phénomène de dissémination gênante ait été observé ni aux États-Unis ni même en Espagne.
Observe-t-on fréquemment des disséminations entre autres cultures non ogm ?
à jcm qui a écrit : « Ne faites donc pas mine de défendre le "droit du consommateurs" !!! »
je ne fais absolument pas mine de défendre le droit des consommateurs à pouvoir choisir sur un éventail le plus étendu possible, je m’efforce de le défendre autant que je le peux.
Vous tâchez de vous en tirer en tournant mes propos en dérision, mais le fait demeure : la possibilité de choisir est un droit très important et qui n’a rien de littéraire. Il possède même un fort impact social.
@ L’écolo :
Vous écrivez : " Il ne semble pas que ce phénomène de dissémination gênante ait été observé...".
Eh bien renseignez-vous, j’ai fourni un lien vers un article indiquant une pollution à 35 km de distance, qui peut devenir la source d’une dissémination tout à fait involontaire d’hybrides entre la plante "bio" et la PGM.
Des disséminations très nettes ont été mises en évidence au Mexique sur le maïs avec pousse de plantes difformes.
Pensez que des dommages apportés au maïs ne s’appliqueraient qu’au Mexique, pays d’origine de cette espèce, serait faire erreur.
Il existe en France un nombre important de variétés de maïs locales, issues de sélection classique, et qui offrent des caractéristiques très diverses qu’il serait grave de perdre (réservoir de gènes pouvant s’avérer utiles pour l’avenir, particularités des variétés à s’adapter à certaines conditions climatiques, valeur intrinsèque des production obtenues, à différents points de vue dont organoleptique etc...).
Elargissez votre domaine d’investigation !!!
@ l’écolo :
Vous écrivez : "Vous tâchez de vous en tirer en tournant mes propos en dérision...".
Loin de moi cette intention, je me contente de contester les arguments qui me semblent le mériter, c’est assez différent !
à jcm qui a écrit : « Ensuite sur la "terreur des populations" au seul énonce de "OGM" j’ai bien noté que l’argument de la "peur" était fréquemment utilisé afin de décrédibiliser les opposants à la culture des PGM en plein champ. »
il ne s’agit pas de « l’argument de la peur » mais de la constatation du fait que, sans jamais rien démontrer de concret, vous, et vos semblables, vous acharnez à répéter sans cesse que si on ne se plie pas à vos diktats, si on ne vous obéit pas au doigt et à l’œil, alors les catastrophes les plus épouvantables deviennent possibles.
Par exemple votre « Ce n’est pas parce-que l’on n’a rien constaté qu’il n’y a rien à constater, mais comment se ferait cette constatation dans une population humaine ? » (à quoi j’ai répondu par ailleurs) n’apportant rien de concret, n’est là que pour semer un doute infondé, une crainte confuse à laquelle bien des gens ont du mal à résister et qui les empêche, en effet, de réfléchir et de réagir correctement.
Le procédé est habile, je n’en disconviens pas, mais ce n’est qu’un procédé, il ne devrait donc pas être utilisé dans une discussion sérieuse et être réservé aux échanges purement politiciens et idéologiques.
Eh bien non, tout faux !!!
Il ne s’agit pas d’un "procédé" destiné à "semer un doute infondé" mais de l’interrogation que devra se poser un spécialiste de la sécurité alimentaire, et ceci d’autant plus que les tests toxicologiques sur les rats posent aujourd’hui plus de questions qu’ils n’apportent de réponses définitives !
Je vois bien que vous avez beaucoup de difficultés à prendre conscience que ce genre d’interrogation est légitime, raison pour laquelle vous lui assignez des objectifs qui sont véritablement très éloignés, aux antipodes, des miens !
à jcm qui a écrit : « Là vous m’avez mal lu !!! Je ne demande rien d’autre que PLUS de recherches !!! Mal lu car je ne fais PAS appel à la morale et à la philosophie !!! »
eh bien, vous devriez vous relire parce que votre discours est terriblement moralisateur, je ne citerais de vous, à l’appui de ce que je viens de dire, que cette seule phrase :
« De la même manière nos élus (députés, sénateurs...) peuvent-ils prendre des décisions satisfaisantes sans s’interroger sur la qualité de la science qu’on leur présente, et sur la validité de ses résultat, qui fourniront les bases à ces décisions ? »
en vous faisant remarquer que cela participe aussi du procédé de la peur confuse en insinuant (sans le dire expressément, bien sûr) qu’il se pourrait bien que nos élus prennent à la légère des décisions qui engagent la santé publique.
Et lorsque vous demandez plus de recherches, est-ce bien sincère puisque vous mettez systématiquement en doute tous les résultats des scientifiques qui ne correspondent pas à vos attentes ?
Demander encore plus de recherches pour permettre de repousser la conclusion à l’infini ?
Encore désolé, mais "s’interroger sur la qualité de la science ne relève pas de la morale !!!
Il s’agit tout simplement de savoir s’il s’agit de lard ou de cochon, de science véritable et complète ou de l’enrobage de propositions dans un discours scientifique douteux.
A ne pas se poser ce genre de question on sera conduit à accepter n’importe quoi sous prétexte d’une argumentation qui aurait toutes les apparences de la science mais qui n’en serait pas.
Et vous n’êtes pas sans savoir que cela peut exister, j’espère !!!
Vous écrivez : "Et lorsque vous demandez plus de recherches, est-ce bien sincère puisque vous mettez systématiquement en doute tous les résultats des scientifiques qui ne correspondent pas à vos attentes ?.
Mais vous m’avez encore mal lu, à moins que je me sois mal exprimé : je considère que certains arguments sont présentés à tort comme des "résultats scientifiques", à tort parce-que les expériences sont incomplètes, qu’elles n’éclairent pas des zones d’ombre sur lesquelles il serait important que nous en sachions plus.
C’est pourquoi je classe ces arguments dans la section "approche scientifique" qui doit être approfondie et requiert l’intervention d’équipes indépendantes afin d’être éventuellement convertis, après les confirmations d’usage en science, dans la classe des "résultats" sur la nature desquels tous les doutes auront été levés dans la mesure où l’état de la science aura trouvé ses limites (pour l’époque considérée).
En conséquence je n’estime pas que l’on puisse prendre des décisions incontestables sur les PGM dans les circonstances actuelles, cela me conduit à demander plus de science et de recherches.
à jcm qui a écrit : « Par ailleurs vous pratiquez un regrettable amalgame entre la recherche et la production à grande échelle de denrées issues de PGM. Comprenez qu’il s’agit de deux domaines très différents et je ne me suis pas prononcé contre la recherche menée dans des conditions de prudence indispensables, ce qui exclut évidemment certaines pratiques. »
je ne pratique pas l’amalgame et je sais, à peu près, faire la différence entre recherche et production, rassurez-vous et essayez-vous au raisonnement scientifique au lieu de tomber toujours dans l’accusation non fondée et la dérision.
Il se trouve que les centaines de millions d’hectares cultivés en ogm offrent, à mon avis, et depuis longtemps, un immense champ d’investigation sur les conséquences que l’on peut attendre de la culture ogm.
Et s’il vous plaît de penser, et de faire croire, que toutes les équipes qui sont payées par les laboratoires des fabricants d’ogm cachent, sur ordre ou par idéologie, tout ce qu’ils pourraient trouver de défavorable à cette technique, je suis certain, de mon côté, qu’il existe suffisamment de laboratoires indépendants de ces entreprises pour que les lobbies anti-ogm n’aient pas hésité à avoir recours à leur services.
Sans succès. Ou plutôt, tout ce qui a été contrôlé jusqu’à présent, tant par les pro que par les anti-ogm, confirme que la culture et la consommation d’ogm comportent peu de danger.
à jcm qui a écrit : « Mais ce déni constitue de fait un mépris total de tout opposant aux PGM en le réduisant à une personne qui ne sait réagir qu’à des pulsions et non élaborer un raisonnement cohérent. »
encore une fois, accusation et dénigrement… croyez-vous que ce soit une bonne façon de réfléchir ?
Je suis quand même capable de reconnaître ceux qui s’opposent aux ogm par idéologie ou par intérêt, et ce sont des gens de bon niveau qui savent parfaitement ce qu’ils font.
Mais, je vois la grande masse de ceux qui ne réagissent plus qu’à une pulsion de peur, et qui ont même peur de réfléchir :
« – On ne sait jamais, ça pourrait être dangereux… »,
« – La science ne sait pas tout… »
« – On ne nous dit pas tout… »
« – On nous dit rien… »
« – On nous cache tout… »
Cette foule qui suit les premiers en tremblotant parce qu’ils ont su lui communiquer une peur superstitieuse aussi efficace qu’elle l’était au Moyen Âge.
Pour ce qui est de la communication, c’est du grand art.
@ L’écolo :
Vous écrivez : "...je suis certain, de mon côté, qu’il existe suffisamment de laboratoires indépendants de ces entreprises pour que les lobbies anti-ogm n’aient pas hésité à avoir recours à leur services".
Aurez-vous la bonté de me faire partager votre certitude ?
Fournissez-moi la liste de ces laboratoires indépendants et le montant de leurs dotations " sur les conséquences que l’on peut attendre de la culture ogm" et, si cette liste est convaincante je serai convaincu !
J’ai pour ma part ouï dire que ces labos étaient peu nombreux et avaient de grandes difficultés à financer leurs travaux, que par ailleurs les scientifiques qui n’allaient - ou ne semblaient pas aller - dans une direction ouvertement favorable aux PGM éprouvaient même d’autres sortes d’inconvénients...
Vous avez peut-être entendu parler de Árpád Pusztai, entre autres ?
à jcm qui a écrit : « Je prends donc note du mépris que vous affichez vis à vis de (selon les sondages...) 60 à 70% de la population française qui ne souhaite pas voir leur environnement colonisé par les PGM. »
encore et encore, accusation et dénigrement… vous n’avez que cela dans votre attirail argumentaire ?
Je ne méprise personne et je respecte toutes les opinions.
Mais, depuis quand le nombre est-il garant de la raison ?
Ah, oui, il y a eu le fameux : « Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaires. »
Eh bien, en politique, soit, je veux bien vous l’accorder car je ne m’y connais pas très bien.
Mais en science ? Non.
La science n’a que faire de la démagogie. Vous devriez savoir cela, vous.
Que 60 ou 70 % des gens craignent les ogm n’implique pas que les ogm soient le moins du monde dangereux.
Ils seraient plus de 90 % que ce ne serait pas plus significatif.
Il s’agit d’une opinion et non d’un raisonnement scientifique.
Et puis, parce que c’est un point que je connais un peu, avant d’ajouter la moindre foi au résultat d’un sondage, il me faut, au moins, avoir vu les questions.
Eh oui, parce que cela aussi, c’est scientifique : une réponse ne vaut qu’en fonction de la formulation de la question… et de quelques autres paramètres un peu plus subtils.
à jcm qui a écrit : « Eh bien renseignez-vous, j’ai fourni un lien vers un article indiquant une pollution à 35 km de distance, qui peut devenir la source d’une dissémination tout à fait involontaire d’hybrides entre la plante "bio" et la PGM.. »
Si vous avez pu relever un cas et qu’il est avéré, bravo !
Mais qu’est-ce qu’un cas isolé ?
C’est ce cas exceptionnel auquel vous voulez donner une portée universelle ?
Et puis, les hybrides ayant pour règle de ne pas se reproduire, le mal n’est pas bien grand.
Si vous n’avez que cela à proposer, vous confirmez ne faire que du catastrophisme pour scénariste hollywoodien, répandre des nouvelles alarmistes, le tout sans fondement sérieux.
à jcm qui a dit « Il ne s’agit pas d’un "procédé" destiné à "semer un doute infondé" mais de l’interrogation que devra se poser un spécialiste de la sécurité alimentaire, et ceci d’autant plus que les tests toxicologiques sur les rats posent aujourd’hui plus de questions qu’ils n’apportent de réponses définitives ! »
Dans la mesure où vous n’apportez rien que des suppositions vagues basées sur vos fantasmes personnels, on ne peut vraiment pas dire que le doute est fondé sur quelque chose de réel.
Il s’agit bien d’un procédé de scénariste destiné à maintenir le public en attention – c’est ce que signifie l’anglais « suspense ».
Lorsqu’on ne trouve rien, la prudence conseille de ne pas s’endormir, et de vérifier si avec le temps, même dans des circonstances exceptionnelles, on n’aperçoit pas, parfois, quelque chose.
Ne rien trouver d’alarmant n’est certainement pas une raison pour affirmer qu’il y a forcément quelque chose de très grave caché dans on ne sait quel coin, que ça peut faire exploser la planète et qu’il faut tout arrêter.
Pour ce qui concerne les rats de laboratoire, je vais certainement vous surprendre en vous apprenant qu’on leur injecte des doses de plus en plus fortes jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose.
Il n’est donc nullement effrayant qu’à force on puisse constater qu’il s’est produit quelque chose.
Mais, sans les doses, pas de signification.
Là aussi, vous utilisez le procédé de la mise en attention, vous dites que des anomalies ont été constatées, mais vous vous gardez bien d’indiquer dans quelles circonstances. Si j’agissais de la sorte, vous n’hésiteriez pas une seconde à me qualifier de tricheur.
Donc, jusqu’à plus ample informé, les tests toxicologiques sur les rats posent des questions pour les rats.
Vous pouvez toujours vous poser les questions que vous voulez, ça c’est parfaitement légitime, et vos angoisses existentielles ne peuvent pas me gêner puisqu’elles ne m’intéressent nullement.
Ce qui n’est pas légitime, c’est d’utiliser des procédés de roman feuilleton pour discréditer la recherche scientifique.
Ah, encore un mot : votre dernière phrase est particulièrement biscornue : je n’ai assigné d’objectifs à personne ni à quoi que ce soit.
à jcm qui a dit « Encore désolé, mais "s’interroger sur la qualité de la science ne relève pas de la morale !!! Il s’agit tout simplement de savoir s’il s’agit de lard ou de cochon, de science véritable et complète ou de l’enrobage de propositions dans un discours scientifique douteux. »
Eh bien, mais, c’est du dénigrement que cela. Du pur dénigrement et rien d’autre.
Parce que vous n’arrivez pas à prendre les scientifiques en défaut vous qualifiez, sans aucune preuve, leur discours de douteux.
Ce n’est que du dénigrement ordinaire parce que vous ne citez personne, autrement ce serait de la diffamation.
à jcm qui a dit « A ne pas se poser ce genre de question on sera conduit à accepter n’importe quoi sous prétexte d’une argumentation qui aurait toutes les apparences de la science mais qui n’en serait pas. »
diable, quelle prétention : vous vous dites capable de démasquer les tricheurs de ce niveau-là !
Mais, si vous aviez cette merveilleuse capacité, vous l’auriez déjà fait.
S’il était vrai que des scientifiques mentent à propos des ogm, d’autres scientifiques en auraient apporté la démonstration. La recherche scientifique est un milieu où on ne se fait guère de cadeaux.
Et vous ajoutez « Et vous n’êtes pas sans savoir que cela peut exister, j’espère !!! » ce qui est encore une manière hypocrite de salir les chercheurs scientifiques.
En somme, vous êtes incapable de démontrer quoi que ce soit, vous ne savez absolument rien, alors vous doutez de tout (sauf de vous-même, évidemment), vous salissez tout, et vous incitez tout le monde à faire comme vous !
Heureusement, vous allez être de moins en moins suivi.
Vous allez m’attrister, L’écolo !!!
Il me semble que toute personne ayant lu cet article et l’ayant compris, ne souffrant pas pas ailleurs de pertes de mémoire par trop invalidantes, aurait déduit :
- que je ne revendique pas la découverte du fait que la généralisation hâtive des PGM est le fruit d’une science incomplète
- que le caractère incomplet de cette science est en particulier démontré par ces fameux tests de toxicité qui portent sur 12,5% de l’espérance de vie des rats avec des conclusions de ces tests qui demanderaient des investigations complémentaires
- que je ne mets pas en accusation "les scientifiques" en bloc mais l’ensemble du processus ayant conduit à ce que les PGM deviennent autorisés à la culture sans plus de recherches
- etc etc...
Heureusement je n’ai pas abordé certains autres aspects des OGM qui, on le sait bien, font l’unanimité chez les personnes douées d’intelligence et quelque peu informées : "Agriculture responsable : Les semenciers claquent la porte des nations unies !
Alors, L’écolo, mangez du poisson, peut-être (tant qu’il en reste :- ; ).
L’auteur fait fi de bien trop de choses pour être impartial. En tant qu’historien des sciences il devrait a minima connaître l’histoire sans cesse répétée des effets négatifs de nombreuses substances chimiques, parfois présentées comme des panacées et qui s’avèrent dangereuses une fois les bénéfices engrangés et le comptage des conséquences fâcheuses (voire des cadavres) fait. L’explosion des chiffres du cancer en un siècle (nombre de cas par milliers d’habitants ou par intervalle d’âge standardisé) n’a, j’imagine, aucun rapport avec le fait que des milliers de substances chimiques ont été mise dans notre environnement avec des tests minimaux, que REACH va devoir reprendre. Depuis plus de 50 ans nous courons derrière le cancer et personne ne s’étonne de voir des enfants frappés de façon croissante dans un monde parfaitement aux normes (de l’industrie chimique). On sait que le pouvoir politique a ignoré les avis alarmistes des scientifiques de la FDA pour pousser à la mise en agriculture des ogms avec des tests minimalistes et imposé ce choix aux consommateurs en refusant l’étiquetage. Que les agriculteurs (en masse) utilisent une technique approuvée par l’agence de régulation n’est pas une preuve de l’inocuité de celle-ci. Ils ont tous utilisés le DDT avant que celui-ci soit interdit bien plus tard. L’argument "Tout le monde en fait, ne soyons pas timorés" tombe de lui-même. Jeffrey Smith dans "Genetic Roulette" a fait une compilation des études et observations concernant ces bricolages génétiques qui a de quoi donner des frayeurs sur ce qui nous attend à terme. La technique n’est pas maîtrisée : dommages collatéraux imprévisibles lors de l’insertion (dont les conséquences sont inconnues) et mutations lors de la multiplication des cellules transgéniques. Elle se base sur de nombreux postulats infondés : un gène ne code que pour une protéine (nous en avons bien plus que de gènes) ; sa position dans le génome est indifférente (on a la preuve du contraire) ; la présence d’un gène n’a pas d’influence sur les autres et réciproquement (encore faux) ; le transgène est cassé lors de la digestion et ne peut migrer (dans une expérience avec des cobayes humains volontaires on a trouvé des bactéries "RoundupReady" dans leur intestin. Et si le transgène avait produit un pesticide un insecticide ?). Le promoteur qui fait produire la protéine en permanence en grosse quantité (non régulée par l’organisme) n’est pas censé activer d’autres gènes, on a montré qu’il le pouvait. La stabilité des chimères est aussi un postulat qui dans certains cas s’est avéré inexact. Et les problèmes de reproduction chez les animaux nourris de ces produits et les cas majorés d’allergies et le bétail qui meurt après avoir consommé certaines variétés et l’impossibilité d’imputer une éventuelle majoration à moyen terme de pathologies connues (cancer, maladies mentales, diabète, hypertension,etc..) à une consommation d’ogms (pour des raisons évidentes). Prenez deux populations : l’une va fumer un paquet de cigarettes/jour pendant 3 mois ou 3 ans et l’autre non. Comparez ces deux populations au bout de trois ans. Rien n’indique que le tabac pose un problème majeur... La longueur et le coût des tests pour s’assurer de l’inocuité d’un ogm (chacun est un évènement unique et non reproductible à l’identique) sont incompatibles avec les exigences de retour rapide sur investissements. Mais l’auteur sait cela...
. Les pro-OGM justifent depuis des années les OGM car ils sont la solution pour lutter contre la faim et la pauvreté dans le monde, disent-ils.
Alors que les émeutes de la faim se multiplient, pas besoin d’arguments scientifiques, pour voir que les OGM sont un échec total !
Par contre Monsanto, Syngenta, Cargill font des bénéfices records...
Certains peuvent essayer de noyer le poisson sous des arguments pseudo-scientifiques ou pseudo-philosophiques, mais la réalité est là, simple et écoeurante : pendant que les uns crèvent de faim, les autres s’en mettent plein les poches ...
Cette agitation pro-OGM essaye de détourner notre regard...
MH
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Alors que les émeutes de la faim se multiplient, pas besoin d’arguments scientifiques, pour voir que les OGM sont un échec total ! »
vous devriez savoir que les émeutes auxquelles vous faites référence sont dues à l’enchérissement du prix des denrées alimentaires à cause de l’envolée du prix du pétrole et de la généralisation, sous la pression de lobbies soi-disant écologistes, des prétendus « bio-carburants » (qui ne sont, en réalité que des agro-carburants). En effet, la culture des plantes pour la fabrication des agro-carburants se fait au détriment des cultures alimentaires parce qu’elles rapportent davantage.
Il n’est dit nulle part que la culture des ogm pouvait avoir pour effet d’empêcher le prix du pétrole d’augmenter.
Mais, en ce qui concerne plus particulièrement les famines que subissent certains pays, je rappelle la digne position du président de la Zambie en novembre 2002.
Après avoir élevé la famine qui sévissait dans son pays au rang de « désastre national » (national disaster) le président Levy Patrick Mwanawasa a refusé les dizaines de milliers de tonnes de maïs offert par les États-Unis en déclarant au sommet de la terrre à Johannesbourg : « Le fait que mon peuple ait faim ne peut pas justifier de lui donner du poison, de lui donner une nourriture intrinsèquement dangereuse pour sa santé » (« Simply because my people are hungry, that is no justification to give them poison, to give them food that is intrinsically dangerous to their health »)
Il faut, tout de même, remarquer que dans les pays voisins, moins intransigeants ou moins purs, qui ont accepté cette aide de maïs Ogm (notamment Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland et Zimbabwe) aucun cas d’empoisonnement ni la moindre pathologie n’ont pu être mis en relation avec cette nourriture.
On peut donc avancer, sans prendre trop de risques d’erreur, que la puissance des lobbies anti-ogm représente un danger bien plus grand que les ogm eux-mêmes.
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Par contre Monsanto, Syngenta, Cargill font des bénéfices records... »
il faut voir là l’un des effets de l’action des lobbies anti-ogm qui assurent, volontairement ou non, une exclusivité mondiale aux producteurs d’ogm.
Tous les pays, cependant, ne font pas preuve d’autant d’aveuglement que la France : les États-Unis, l’Inde, la Chine et, ne l’oublions surtout pas, l’Espagne (liste non exhaustive) ne voient aucun inconvénient à étudier et à cultiver des ogm sur d’immenses surfaces.
Ces pays-là, logiquement, perçoivent les bénéfices des investissements et des travaux qu’ils font.
Les pays qui subissent le fumeux « principe de précaution », utilisé comme une arme politique permettant aux puissants lobbies anti-ogm d’imposer un immobilisme suicidaire, mettront des dizaines d’années à combler leur retard, si jamais ils y parviennent, et, pendant tout ce temps, devront payer.
Militants anti-ogm de tous les pays, Monsanto, Syngenta, Cargill and Co vous remercient.
. Vous reconnaissez donc bien que les gens qui nous disaient depuis 10 ans que les OGM vont nourrir le monde, nous prenaient pour des cons. On le savait, mais c’est quand même mieux en le disant.
Ils utilisaient un argument pseudo-humanitaire écoeurant alors qu’ils savent, par exemple, que 80% des OGM servent à nourrir les animaux des pays riches ou que le soja GM de Monsanto a un rendement 10% plus bas que les sojas conventionnels.
Vous reconnaissez aussi que ce sont bien les agrocarburants qui ont déclenché les émeutes de la faim, bioéthanol soutenu notamment en France par toutes les coopératives de maïs, l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) et les entreprises de biotechnologies.
Ce sont elles notamment qui faisaient partie du groupe de travail (BIOFRAC) qui a poussé la Commission Européenne à décider d’un taux de 10% d’agrocarburants dans les carburants automobile.
Quant à la Zambie, vous oubliez de dire que la Banque Mondiale a obligé ce pays à abandonner ses banques céréalières, prévues pour pallier aux aleas climatiques. Lorsque la sécheresse a frappé ce pays, les réserves de céréales étaient vides...
Vous oubliez de dire aussi que le nord du pays qui ne cultivait pas de maïs gourmand en eau, était en surplus alimentaire...
Les Etats-Unis ont voulu profiter de la pénurie alimentaire pour fourguer leur OGM à la Zambie. Les Etats-Unis ont toujours considéré l’aide alimentaire mondiale comme un moyen de subventionner leur propres paysans et maintenant, d’imposer les OGM dans le monde pour favoriser leurs entreprises.
L’Union Européenne, elle, a proposé de l’argent au gouvernement zambien pour organiser les marchés et les circuits commerciaux locaux afin de faire parvenir les stocks de manioc vers le sud du pays...
Bonne journée
MH
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Certains peuvent essayer de noyer le poisson sous des arguments pseudo-scientifiques... »
je vous renvoie à jondegre, dont la pureté des sentiments anti-ogm ne saurait être mise en doute, qui a déclaré, tout au début de cette discussion : « La tactique des pro-OGM c’est de limiter le débat aux considérations scientifiques. »
Mais, pour ce qui vous concerne, voici : il est facile de donner aux arguments qui ne vous conviennent pas la qualité de « pseudo-scientifiques », une autre affaire serait de le démontrer.
Vous en sentez-vous capable ?
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Vous reconnaissez donc bien que les gens qui nous disaient depuis 10 ans que les OGM vont nourrir le monde, nous prenaient pour des cons. On le savait, mais c’est quand même mieux en le disant.Ils utilisaient un argument pseudo-humanitaire écoeurant alors qu’ils savent, par exemple, que 80% des OGM servent à nourrir les animaux des pays riches ou que le soja GM de Monsanto a un rendement 10% plus bas que les sojas conventionnels. »
je n’ai jamais reconnu cela, mais j’admets, en prenant connaissance de votre argumentation, qu’on peut bien vos prendre pour ce que vous dites.
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Vous reconnaissez aussi que ce sont bien les agrocarburants qui ont déclenché les émeutes de la faim, bioéthanol soutenu notamment en France par toutes les coopératives de maïs, l’AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) et les entreprises de biotechnologies. »
absolument pas, je n’ai jamais rien dit de tel.
Les « agro-carburants » ne sont responsables de rien.
On ne naît pas « agro-carburant », et on ne le devient que par destination.
Pour tout vous dire, les « agro-carburants » sont de très honnêtes plantes que les puissants lobbies des « écologistes » auto-proclamés (les « faux écologistes » au sens Charpak du terme) ont baptisées « bio-carburants » pour en imposer la consommation en tant que carburant pour les voitures automobiles.
Relisez donc la presse jusqu’à l’an dernier, vous ne manquerez pas d’y trouver que, pour les grinepisseux et autres verdâtres, les « biocarburants » étaient la seule alternative au pétrole et qu’ils allaient sauver le monde.
Quelques scientifiques ont tenté de faire entendre la voix de la raison. Leurs démonstrations ont été noyées dans un concert de protestations et d’indignations que les médias ont eu la coupable complaisance de relayer, alors que rien n’était dit sur les vérités scientifiques.
Qui, de nos jours, fait confiance aux scientifiques ?
Et pourquoi s’abaisser à écouter ce que les gens qui savent ont à dire ?
Maintenant que le mal est fait, on cherche, vous cherchez un bouc émissaire.
Mais il n’empêche que le tsunami des « bio-carburants » est bel et bien dû à l’inconséquence habituelle des faux écologistes bien plus gloutons de puissance et de pouvoir que soucieux du bien-être ou du mal-être des pauvres gens.
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Quant à la Zambie, vous oubliez de dire que la Banque Mondiale a obligé ce pays à abandonner ses banques céréalières, prévues pour pallier aux aleas climatiques. Lorsque la sécheresse a frappé ce pays, les réserves de céréales étaient vides...Vous oubliez de dire aussi que le nord du pays qui ne cultivait pas de maïs gourmand en eau, était en surplus alimentaire... »
les relations entre la Zambie et la Banque Mondiale n’ont exactement rien à faire dans ce débat, comme n’a rien à y faire le fait, s’il est avéré, de la différence de culture entre le nord et le sud de la Zambie – et puis, ce n’est pas la Banque Mondiale ni un autre organisme extérieur à la Zambie qui a décidé ce que l’on cultiverait dans ce pays ni à quel emplacement.
D’ailleurs, la même famine sévissait dans les pays environnants (notamment Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland et Zimbabwe, je vous le rappelle) qui, eux, ont eu la sagesse d’accepter l’aide qui leur était offerte, évitant ainsi à des centaines de milliers de gens de mourir de faim sans qu’il en résulte le moindre dommage pour leur santé.
Mais, ce qui demeure, et qui restera à jamais dans l’histoire, c’est que, sur les conseils des anti-ogm le président de la Zambie à préféré laisser mourir des gens de faim plutôt que tenter de les sauver avec du maïs ogm.
Ce qui me surprend, et que je trouve très malheureux pour vous et l’idéologie que vous défendez avec autant d’acharnement, c’est que, non seulement vous tentiez de faire porter la responsabilité de cette horreur sur d’autres pays et organismes, mais surtout, que vous ne trouviez pas le plus léger blâme à adresser au président de la Zambie qui a sciemment et fièrement pris la décision de condamner une partie de son peuple à une mort affreuse et lente.
à Mathieu Hangue qui a écrit : « Les Etats-Unis ont voulu profiter de la pénurie alimentaire pour fourguer leur OGM à la Zambie. Les Etats-Unis ont toujours considéré l’aide alimentaire mondiale comme un moyen de subventionner leur propres paysans et maintenant, d’imposer les OGM dans le monde pour favoriser leurs entreprises. »
cela s’appelle un procès d’intention et c’est un procédé bien bas, mais qui convient bien aux gens de votre sorte.
Il faut quand même bien remarquer que ce sont les anti-ogm qui favorisent les entreprises américaines en empêchant – par la force et des moyens aussi parfaitement illégaux qu’anti démocratiques – la recherche sur les ogm et leur culture dans la plupart des pays du monde.
Monsieur, je devrais vous attaquer en diffamation pour le texte que vous venez de publier sur moi, car vous me prêtez des propos et des intentions qui ne sont nullement soulevés dans le point de vue que j’ai proposé au journal le Monde. Vous débattez de problèmes que j’ai abordés en long et en large dans mon ouvrage La querelle des OGM (PUF 2006) sans même reprendre les positions qui sont les miennes. Je n’ai, quant à moi, jamais employé le terme d’irrationnel pour caractériser les opinions des anti-OGM. Et parler d’une "vision conservatrice du vivant" , n’a rien de "péjoratif". Si telle est votre vision, je la respecte, et sachez au moins qu’elle s’enracine dans une école philosophique qui n’a pas attendu les OGM pour exister !
Je vous engage donc sincèrement à lire mon ouvrage de 300 pages et à vous plonger dans les notes de bas de page. Si vous ne voulez ou ne pouvez vous l’acheter, vous pouvez télécharger ma thèse de 500 pages sur le web (vous y trouverez une bibliographie de 30 pages avec tout ce qui s’est dit sur le sujet aussi bien chez les pro, que les anti de 1996 à 2004).
Puisque vous me prêtez l’intention de faire "fi de la science", reprenez les citations exactes et démontrez que je me trompe dans ce que j’affirme, critiquez ou contestez, mais au moins, citez avec précision et évitez de sortir des phrases de leur contextes.
Un seul exemple : vous parlez du principe d’équivalence en substance et dites qu’il n’a jamais été démontré (vous avez dû lire cela chez Marie Monique Robin, j’imagine). C’est la définition même d’un principe : c’est une notion indémontrable que l’on pose a priori (en ce sens, "oui", le principe d’équivalence en substance est idéologique de même que son refus (que j’ai baptisé, la "différence absolue", puisqu’il porte sur une vérité qui reste pour l’instant indémontrable et qui est que "la transgenèse végétale est un moyen de production du vivant qui est source de danger").
Autre contresens : les gens qui ont posé le principe d’équivalence en substance, n’ont jamais voulu par là affirmer que les OGM étaient au dessus de tout soupçon. Au contraire, le principe d’équivalence en substance ne dit jamais que l’on peut se passer des tests pour démontrer l’innocuité des plantes en question. Tests qui sont effectués pour les PGM et qui n’ont jamais été effectués pour les autres semences classiques, y compris celles qui sont obtenus pas le biais de la mutagenèse dirigée.
D’ailleurs vous êtes vous déjà posé la question de l’innocuité des plantes bio ? Si vous vous posez des questions pour les PGM alors que vous vous contentez d’un label pour les plantes bio, alors laissez-moi vous dire que votre position n’est pas très scientifique, au sens où vous l’entendez. Car vous devriez tout remettre en question et exiger que la recherche fasse son travail de la même manière pour toutes les plantes.
Mais rassurez-vous, votre cas, n’est pas unique et fait le bonheur des sociologues : en effet, comment expliquer que l’on fasse confiance à des cultures qui ne sont jamais contrôlées et que l’on refuse cette même confiance à des plantes qui subissent une quantité de tests ? Il y a énormément à dire à propos de ce sujet.
Pour revenir à notre sujet, dire qu’une PGM est équivalente en substance à son parent classique ça n’est pas un blanc seing pour se passer de test. Au contraire (dois-je vous rappeler qu’un dossier proposé par une firme de biotech doit franchir pas moins de 17 étapes avant d’être accepté ? )
Encore un exemple pour que vous compreniez bien : une PGM peut être un allergène comme son équivalent classique. En ce sens, il y a équivalence en substance. Aussi, on a mis en place toute une batterie de tests pour prévenir l’apparition de plantes allergèniques. L’équivalence en substance pose juste que la transgenèse n’est pas "systématiquement" source de dangers. Elle ne prétend pas cependant se situer au-dessus du risque potentiel. Dois-je vous rappeler encore que l’on a appliqué le principe de précaution pour certaines PGM dont le risque potentiel a été reconnu ? (par exemple, on ne sème pas de colza GM en Europe pour des raisons de dissémination)
Ensuite, vous parlez de "sciences", je me penche ici sur le problème de la technologie et du rôle que devrait jouer le politique par rapport à l’autorisation ou l’interdiction d’une technologie.
Sachez enfin que la thèse que je soutiens dans l’article du Monde n’a rien d’original. C’est déjà celle que soutenait le sociologue Mendras dans son ouvrage la fin des paysans pour expliquer que certains maïssiculteurs de droite refusaient le maïs hybrides dans les années 50, alors que des paysans communistes acceptaient bien volontiers cette technologie issue des USA.
Je vous engage donc sérieusement à effectuer le travail de recherche que j’ai effectué, à lire mes écrits en profondeur et à démontrer que je ne sais pas ce que je raconte, plutôt que d’utiliser mon texte comme un prétexte pour déblatérer votre doxa anti-OGM. Et surtout : apprenez à penser par vous-même ! Au moins nous pourrions avoir une vraie controverse !
@ JPO :
Merci de votre réponse, elle appelle quelques considérations.
Tout d’abord il eût été "fair play" d’indiquer dans cet article que toute lecture qui en serait faite et qui ne vous conviendrait pas pourrait éventuellement entraîner des poursuites.
Cet article était présenté dans "Le Monde" comme un tout supposé se suffire à lui-même et rien n’y indique qu’il est indispensable de lire votre livre pour en tirer une interprétation conforme à ce que vous souhaitiez exprimer.
Disponible sur le Web à des centaines de millions d’internautes qui ne sont pas supposés savoir qu’il peut se référer à un livre cet article peut recevoir des commentaires qui, tous, dépendront de l’interprétation qu’en fera le lecteur.
J’ai le droit de penser, et d’écrire, que vous réduisez à l’irrationnel certaines oppositions aux OGM, du moment où je pense que c’est une conséquence directe de vos propos, même si vous ne la tirez pas vous-même.
Ce n’est là qu’une figure très commune de tout débat d’idées, qui ne consiste pas à vous "prêter des propos" mais à tirer des conclusions de vos propos.
Sur le "principe d’équivalence en substance" j’ai écrit : "Ce " principe " n’a jamais été prouvé, vérifié, et pire : sur le plan théorique personne ne peut démontrer qu’il pourrait avoir quelque validité d’un point de vue général..." et, je vous l’accorde, il est important de revenir sur cette seule notion de "principe".
En sciences un "principe" est une loi de portée générale relative à une science, loi qui peut être démontrée ou non dans son énoncé mais qui, de toutes façons, recevra la démonstration indirecte de sa validité par ses conséquences.
Pour qu’il y ait "principe" il est indispensable que les conséquences soient systématiquement conformes à la loi.
Des analyses ont démontré que la compositions de PGM différait nettement de celle des variétés homologues, démontrant du même coup que la loi ne s’appliquait pas, qu’elle était invalide, ce qui rend le "principe" caduc.
Or cette question d’équivalence mérite d’être examinée de près car l’impact nutritionnel - et financier - de 2 variétés supposées équivalentes mais dont l’une, OGM, contiendrait (par exemple) 10% de moins de protéines que son homologue non transgénique ne doit pas être négligé.
Il ne s’agit donc pas là uniquement de questions d’innocuité, mais revenons sur ce point : le fait que des PGM provoquent des " différences statiquement significatives " au niveau du foie et des reins démontre bien à la fois que l’innocuité n’est pas au rendez-vous (les différences induite, du fait qu’il n’a pas été démontré qu’elles correspondaient à des améliorations, doivent être considérées comme des dommages potentiels par rapport à la référence, qui est la moyenne des caractéristiques constatées chez des organismes considérés comme normaux) et que le fameux "principe" est pris en défaut.
Vous écrivez : "D’ailleurs vous êtes vous déjà posé la question de l’innocuité des plantes bio ?" et nous revenons à ce concept de "référence" indispensable à tout test.
D’une part à quel type de substance une PGM peut-elle être comparée sinon à son homologue "bio" ?
Le test d’une PGM "soja" se fait toujours par comparaison avec la variété homologue "soja" dite "bio", c’est à dire non modifiée génétiquement.
Et cette variété "bio" bénéficie d’une somme de connaissances accumulées sur de très longues durées (en historien des sciences vous devez connaître le rôle du temps dans l’élaboration des connaissances), connaissances qui ont permis d’en déduire le domaine d’application, le champ d’innocuité.
Un champ parfois assez bien délimité, comme l’illustre le problème de l’intolérance au gluten (mise en évidence par le britannique Samuel Gee en 1888) : le blé, l’orge, le seigle et l’avoine qui n’étaient pas à l’époque soupçonnables d’être génétiquement modifiés provoquent chez une fraction de la population une pathologie maintenant connue : il n’y a pas d’innocuité universelle dans ce cas.
Pourquoi nous contenter du "label bio" pour des plantes "bio" et ne pas demander des tests systématiques ?
Je crains que cette question n’ait pas grand sens car quel serait alors le référentiel de test ?
Pour tester un soja "bio" quel soja homologue "bio" utiliserions-nous, sinon le même afin qu’il soit réellement homologue ?
Ce test n’aurait aucun sens !
Vous écrivez : "Ensuite, vous parlez de "sciences", je me penche ici sur le problème de la technologie et du rôle que devrait jouer le politique par rapport à l’autorisation ou l’interdiction d’une technologie.".
J’ai bien compris, mais je retourne à la science qui sous-tend cette technologie, j’expose qu’elle me paraît fort incomplète et que vous ne semblez pas avoir pris en compte cette dimension !
sur ma "doxa anti-OGM" : qui vous dit que je dois être classé dans la catégorie des opposants aux OGM ?
Car cette classification a-t-elle un sens ?
De mon point de vue "anti-OGM" ne signifie rien du fait que l’appellation "OGM" recouvre une grande variété de réalités aux conséquences fort différentes.
N’oubliez pas que l’on obtient une grande variété de molécules, notamment médicamenteuses, par la modification génétique d’organismes, et ce dans des conditions de sécurité qui me semblent excellentes (en enceintes closes par exemple).
Je ne m’oppose nullement à cela.
. Monsieur "l’écolo"
Vous avez décidé d’encombrer ce site par des messages intempestifs et à la limite de l’injure. Vous ne cherchez pas la discusion, ni l’échange de point de vue mais à encombrer ce site. Cela arrive souvent sur des sites qui traitent de OGM. A croire que c’est une stratégie...
MH
à Mathieu Hangue qui a dit « Vous avez décidé d’encombrer ce site par des messages intempestifs et à la limite de l’injure. Vous ne cherchez pas la discusion, ni l’échange de point de vue mais à encombrer ce site. »
je cherche à discuter sur des réalités.
Les fantasmes des uns et des autres ne sont pas intéressants et je ne tiens pas à les alimenter.
Il me semble n’avoir apporté que des faits dans la discussion que j’ai eue avec vous.
Sans doute, ces faits ne cadrent-ils pas avec l’idéologie que vous défendez de toutes vos forces ?
Ils rendent donc mes messages encombrants car, si l’on peut tordre et retordre idées et raisonnements, les faits, eux, sont immuables.
Sachez aussi que les arguments les plus encombrants sont ceux auxquels on ne trouve rien à répondre.










