Article publié le 12 décembre 2008
Ce n’est pas le plus gros, mais c’est un drôle d’animal d’une espèce a
priori rare, avec ses longs tentacules étranges. Ce spécimen a été
observé dans le Golfe du Mexique en novembre 2007 à 2,5 km de
profondeur. Le site de National Geographic diffuse
la vidéo prise à 2.500 mètres de profondeur par une caméra
télécommandée d’un Magnapinna, un calamar géant de forme inhabituelle.
Les images ont été prises le 11 novembre 2007 dans le Golfe du Mexique
par une caméra d’un sous-marin télécommandé de la compagnie pétrolière
Shell. Selon le National Geographic, cette vidéo a tout d’abord circulé
durant un an dans les boîtes mails d’employés de l’industrie pétrolière
avant de parvenir à ses journalistes.
Le Magnapinna se caractérise par de très longs tentacules coudés
ressemblant à des épaules et peut atteindre la taille de 7 mètres. Il a
jusqu’à présent été très peu observé.
On peut s’interroger face à une telle découverte sur les raisons de la
non diffusion des images. Manque de compréhension des enjeux de
biodiversité et de l’intérêt scientifique de cette observation ou
volonté de discrétion de la part d’une exploitation des fonds marins
dont on connait mal les impacts environnementaux sur site ?
Depuis le 25 mars 2008, le Muséum national d’Histoire naturelle
accueille en sa Grande Galerie de l’Évolution un spécimen de calmar
géant plastiné au monde. Cet animal mesure plus de plus de 6 m. Il fait
partie de la classe des Céphalopodes, du genre Architeuthis, de l’
espèce sanctipauli. Il a été pêché le 27 janvier 2000 au large de la
Nouvelle-Zélande (44°21 e-19’S et 175°05’-174°34’E) par 615 mètres de
profondeur. Selon les estimations des scientifiques, il était âgé de
1,5 à 4 ans. D’après les spécimens analysés, l’âge maximum est évalué à
14 ans. Aujourd’hui, l’Architeuthis est reconnu comme le plus grand
invertébré du monde avec une longueur qui peut atteindre 18 m, dont
plus de 11 m de tentacules, pour un poids variant de 500 à 1000 kilos.
Les légendaires calamars géants ne le sont plus, il s’agit d’une
famille d’espèce que nous apprenons à découvrir grâce aux nouvelles
capacités technologique de plongés et d’observation dans des
profondeurs ou la haute pression pose des difficultés technologiques
qui n’ont rien d’anodin. Quant à savoir si étendre l’empire de la
science est une bonne chose c’est une autre histoire.
Toutefois, le principal intérêt de la découverte de telles espèces, de
grande taille qui plus est, est de mettre notre ignorance dans la
perspective de l’infinie richesse de la biodiversité. Combien d’espèces
ont dors et déjà disparus en raison de nos activités sans même qu’aucun
humain n’ai pu la connaitre ? Sur quoi pourrions nous tomber au fonds
des océans, des forêts tropicales ou des plaines du fin fond de la
Sibérie ?
En tout cas, je ne résiste pas à la tentation de la connaissance et les
informations sur ces étranges animaux n’apaisent pas notre
sempiternelle soif de savoir. En voici donc un peu plus :
D’après Wikipédia "Les calmars géants, qui habitent les
grandes profondeurs (depuis 500 m jusqu’à 3 000 ou 4 000 m) n’avaient
jamais été observés dans leur milieu naturel. Ce n’est qu’en 2004 que
les premières images d’Architeuthis ont été prises. Une équipe de
scientifiques japonais ont pu prendre des photos d’un calmar géant de
8,5 m, en plongeant un dispositif équipé d’un appareil photo sur lequel
sont fixés des appâts.
La taille maximale que peuvent atteindre ces animaux n’est pas connue
avec exactitude, mais des spécimens d’une longueur totale d’environ 18
m, dont plus de 11 m de tentacules, ont déjà été étudiés. En juillet
2002, un calmar géant de 250 kg (avec un corps de 7,50 m et des
tentacules évalués à 15 m de long) a été trouvé sur les plages de
Tasmanie. Un œil de calmar géant mesurant 40 centimètres de diamètre
(retrouvé dans l’estomac d’un cachalot) a laissé supposer l’existence
de spécimens mesurant jusqu’à 25 mètres de long ; des tentacules,
toujours retrouvées dans l’estomac d’un cachalot, laissent penser à un
spécimen de 45 à 50 mètres de long ; des traces de ventouses larges
comme une grosse assiette appuient l’hypothèse selon laquelle cet
animal peut atteindre les 60 mètres. Aucun spécimen complet avec de
telles mensurations n’a encore été découvert à ce jour."
Thèmes
En voyant ce genre de découvertes en pensant que c’est une compagnie pétrolière qui l’a faite, je me dis tant mieux s’il y a encore des zones de notre planète que nous connaissons mal, car cela signifie que nous ne les avons pas encore détruites (la forêt équatoriale et la Sibérie ne feront plus long feu - mauvais jeu de mots - au rythme actuel de notre conquête).
Merci pour nous avoir fait partager ça !










