Depuis quelques années nous voyons sur nos côtes un nouvel oiseau, l’ibis sacré d’Egypte. Il n’a plus d’égyptien que le nom puisqu’il a quasiment disparu des rives du Nil. On en trouve, cependant, en Irak, en Afrique subsahariennene tu et en Europe. L’animal n’est pas en voie de disparition mais il est protégé par des règlements européens.
De temps en temps, je vois donc un ou deux ibis chercher de la
nourriture dans la vase, dans les rochers, dans le sable, du côté de
Locmariaquer ou de Saint-Philibert... Cet oiseau blanc et noir est
assez grand pour être vu de loin et facilement reconnaissable grâce à
son long bec recourbé... Il n’y en a pas encore beaucoup dans le
Morbihan, quelques colonies, mais pour certaines administrations, il y
en aurait déjà trop.
L’Ibis est venu en Bretagne par le zoo de
Branféré, dont quelques spécimens auraient décidé d’aller voir du pays.
Cet oiseau préfère les pays chauds, et c’est plutôt flatteur pour la
Bretagne d’en voir s’établir sur son sol. Il trouve de la nourriture
l’été, et l’hiver, quand la nourriture se fait plus rare, il fait les
poubelles et les décharges à l’air libre qui existent encore.
Un indigène malpoli
Mais voilà que les reproches s’accumulent sur cet oiseau. Il prendrait
la nourriture d’autres espèces. Il prendrait leur place voire, il
aurait agressé certains autres oiseaux. Ce n’est pas complètement
établi, la nuisibilité de l’ibis n’est pas avérée pour l’instant. Celle
du goéland argenté, par exemple, est avérée. Celui-là mange les œufs de
ses congénères ou ceux des autres espèces, voire leurs petits, et sa
prolifération est surveillée. C’est une espèce “indigène”, comme on
dit, du pays quoi, mais sacrément malpolie. Voire agressive envers les
êtres humains que les goélands attaquent parfois quand ils se promènent
ou randonnent près des nids situés en haut des falaises.
Rien de tel avec l’ibis mais celui-ci peut désormais être tiré et abattu par les garde chasses de l’Office national de la chasse, pendant un mois, du 15 mars au 15 avril, en Loire-Atlantique et Morbihan. Espérons que les gardes chasses tirent bien sinon nos côtes vont devenir dangereuses... Et puis que vont penser les autres espèces d’oiseaux de ce tir à l’ibis ? Effrayées, elles risquent aussi de se tirer !
Ras-le-bol du ragondin
Il faut, évidemment, surveiller les espèces animales. L’introduction du
ragondin dans la nature en France a, par exemple, eu des conséquences
fâcheuses. Ce cousin du castor, qui n’a rien à voir avec le rat, malgré
son nom, prolifère, colonise les bords des rivières, y creuse des trous
dans lequel les animaux domestiques, comme les vaches tombent. Avec ses
grandes dents et sa taille relativement imposante, le ragondin n’a pas
de prédateur en France. Il faut donc en limiter la population, ce qui
est fait par des campagnes de capture et d’élimination. Ce n’est pas
drôle, mais bon, si on ne veut pas voir nos rivières transformées en
gruyère, c’est nécessaire.
Rien de tel cependant pour l’ibis sacré d’Egypte dont les populations restent limitées, même si elles ont tendance à augmenter, semble-t-il. L’ibis, d’après ce que j’ai pu trouver su lui, serait coutumier du fait : il trouve un endroit à son goût, le colonise pendant quelques années, puis va voir plus loin. Il pourrait donc un jour disparaître naturellement des côtes bretonnes et nous, risquerions alors d’être un peu bête face à l’accueil que nous aurons réservé à cet oiseau pacifiqueIl serait donc urgent d’attendre, d’étudier, de voir. Mais non, deux préfectures ont préféré aller vite. Pourquoi ? Mystère... A mort donc le sympathique ibis sacré d’Egypte : à force, nous risquons de nous attirer les foudres des dieux égyptiens : Isis, Osiris, Horus, venez donc au secours de vos ibis sacrés ici, les humains ont décidé de les tuer !
Bonjour,
Je ne suis pas totalement d’accord avec toi sur le sort réservé aux ibis... Des études ont affirmés que l’ibis occupe une niche écologique déjà prise par d’autres oiseaux comme l’aigrette, les sternes et autres oiseaux d’herbiers, ce qui pose de sérieux problème dans le golfe du Morbihan. Leur évolution est exponentielle dans les zones comme le golfe du Morbihan et la Briére ce qui pose de réels problémes face aux autres espèces de passage ou locale...
Le problème est plus complexe que tu ne l’expose et je pense qu’il est important de faire attention à l’expansion de l’espèce pour ne pas reproduire la même choses qu’avec les ragondins (qui sont une menaces pour les rivières et la ripisylves) ou bien le crapaud taureau, les écrevisse d’Amérique qui prend la place de la Française...et encore les tortues de Floride qui ne travaille pas forcément dans le sens de la biodiversité. Et pour finir, la loire atlantique prévoit une régulation de la population, seul le Morbihan est plus radical...il existe d’autres méthodes de limitation d’expansion...la stérilisation des oeufs en est une...je pense pas qu’on va voir débarquer des chasseurs dans tout le Golfe...il existe d’autres espèces qui elles sont à protéger.
Bonjour,
Le Collectif pour la Protection de l’Ibis de Bretagne a été reçu mercredi 28 mars par Monsieur ALAVOINE, Sous-Préfet du Morbihan et Directeur de Cabinet. De cette fructeuse entrevue ressort des avancées notables quant aux demandes de notre collectif :
La Préfecture du Morbihan revient sur l’arrêté d’éradication ;
L’application d’un tel arrêté s’avère extrêmement difficile et n’est pas sans conséquence sur l’environnement et les autres espèces ;
M. le Sous-Préfet a pris en compte le manque d’étude approfondie pour prendre une décision d’éradication et le nécessaire respect de la Convention de Berne ;
L’ensemble de nos positions sera transmis au Ministère de l’Environnement.
Grâce à vous, vos soutiens, vos signatures, nous avons été entendus. Cependant, l’éradication a commencé en Loire-Atlantique et plusieurs autres départements (initialement 12) sont susceptibles de prendre des arrêtés similaires. En effet, le ministère de l’Environnement et du Développement durable a finalement donné son feu vert, sans toutefois être capable d’expliquer cette décision à la presse qui en avait fait la demande. Le ministère serait-il vicitime de groupes de pression ?
Ainsi, si chacun d’entre nous fait appel à ses relations pour faire signer la pétition, nous multiplierons d’autant nos forces afin de mettre un terme à une éradication scientifiquement infondée et contraire au statut d’oiseau protégé de l’ibis sacré. Enfin, nous réclamons une véritable étude scientifique, digne de ce nom.
Lien : http://www.mesopinions.com/Sauvons-...
Merci à tous,
Pour le Collectif, Varban Christov ; Bertrand Deléon.
Salut à tous, Je vous invite à lire l’étude dont parle tant le collectif mais dont ils se gardent bien de signaler l’adresse : http://www.rennes.inra.fr/scribe/do... Faites-vous votre opinion, leur lecture n’est pas la mienne ! A+ et bonnes obs Manu
Bonjour, Je vous invite à lire les commentaires au sujet de cette étude qui bénéficie d’un lien spécifique depuis la création du blog et qui a été distribué à la presse dès la création du collectif. Si nous nous basons sur cette étude, nous demandons aussi qu’elle aille encore plus loin. "Faites-vous votre opinion" Cordialement/
Bonjour,
Suite à un communiqué, émanant apparemment de la préfecture du Morbihan, concernant le rejet de la requête en suspension de l’arrêté préfectoral qui autorise la destrcution d’ibis sacrés, notre collectif tient à apporter quelques précisions (en plus de notre communiqué précédent, ci-dessous).
Selon le Tribunal, malgré le caractère d’application immédiate de la décision contestée, la condition d’urgence n’aurait pas été remplie, la mise en œuvre de l’arrêté ne portant pas une atteinte grave et immédiate à l’intérêt du requérant. Pour autant, le Tribunal a enregistré notre recours au fond.
Au sujet du vannetais mentionné, le recours a été déposé par l’un des porte-parole du collectif CPIB (Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne), au nom de celui-ci, pour des raisons pratiques et administratives.
Enfin, nous continuons à souligner, en dépit de la décision du juge des référés du Tribunal Administratif, le caractère urgent d’arrêter les tirs. Veuillez trouver plus de précisions dans le communiqué ci-dessous.
Cordialement,
Pour le CPIB, les porte-parole, Varban Christov, Bertrand Deléon.
Original Message ----- From : ibisdebretagne Sent : Friday, July 25, 2008 11:10 AM Subject : L’ibis mas-sacré !
L’ibis mas-sacré !
Le Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne tient à alerter l’opinion publique et attirer particulièrement l’attention de tous les défenseurs de la nature au sujet de la mise en oeuvre de l’arrêté du 22 avril 2008, portant autorisation de destruction de spécimens d’ibis sacrés. En effet, en prévoyant une campagne de destruction sur toute l’année 2008, l’arrêté met directement en danger d’autres espèces, aucune disposition n’ayant été prise pour préserver les périodes de nidification et de reproduction des espèces vivant au milieu des colonies d’ibis sacrés (Aigrette, Grand Cormoran, Héron), prévoyant des tirs de nuit susceptibles de provoquer une forte perturbation voire des abandons de nidification d’espèces présentes dans les colonies ou les dortoirs mixtes avec l’Ibis sacré.
C’est notamment le cas sur l’île de Bacchus, où existe une colonie de Grand cormoran au milieu de celle de l’Ibis sacré.
Déjà, dans le Golfe du Morbihan, de précédentes destructions d’ibis sacrés ont entraîné la disparition de la colonie de Govihan, et du même coup provoqué la disparition en 2007 de la plus grande colonie mixte d’espèces protégées du Morbihan (Aigrette garzette, Grand Cormoran, Héron cendré).
Enfin, entre ces tirs, l’ouverture prochaine de la chasse au gibier d’eau, les activités touristiques maritimes et côtières, il n’y aura aucun répit pour la faune sauvage littorale cette année !
Nous considérons qu’une poignée d’individus de Bretagne Vivante - SEPNB, à l’origine de la décision, manipule ses adhérents et a, selon nous, trompé les pouvoirs publics et l’opinion générale.
Une délégation du Collectif pour la Protection de l’Ibis sacré de Bretagne était attendue, jeudi 17 juillet 2008, à la préfecture du Morbihan. Cordialement reçu, le Collectif a remis les 900 premiers signataires de la pétition au Préfet. Nous avons à nouveau exposé notre position quant à l’arrêté du 22 avril 2008.
Il est ressorti de cet échange que l’ensemble des protagonistes et spécialistes de de la communauté scientifique directement concerné n’a toujours pas été convié aux débats et décisions. Nous avons rappelé que l’ibis sacré est une espèce protégée par l’annexe II de la Convention de Berne et que l’étude menée à charge par l’INRA et l’ONCFS ne concluait pas à une éradication de l’espèce. En outre, le manque d’approfondissement de l’étude d’impact sur les milieux a été abordé. Il est manifeste qu’aucun cas de prédation et aucun caractère invasif de l’ibis sacré ne sont avérés. Bien au contraire, une récente étude du CNRS réfute cette thèse. Néanmoins, ce point de vue incontournable n’a pas été pris en compte (lien : http://www.pays-de-loire.ecologie.g...).
Nous invitons tout un chacun à signer et faire signer notre pétition et à s’adresser aux associations concernées directement par cette aberrante décision : bretagne-vivante@bretagne-vivante.asso.fr , 186 rue Anatole France, B.P. 63121, 29231 Brest cedex 3 ; lpo@lpo.fr , La Corderie Royale, BP 90263, 17305 Rochefort cedex.
Pour le CPIB, les porte-parole, Varban Christov, Bertrand Deléon.
Salut à tous,
L’Ibis sacré est une espèce introduite en France voici une trentaine d’année en France et dont le caractère invasif et destructeur d’autres espèces d’oiseaux est scientifiquement prouvé. Il est regrettable que des collectifs nient les faits mais ceux qui veulent récolter des informations scientifiques d’intérêt sur le sujet pourront consulter des articles et des liens comme celui-ci :
http://www.spectrosciences.com/spip...
Bien à vous,
L’Outreau écologique
Bonjour,
Veuillez trouver les dernières informations sur la défense de l’ibis sacré, disponibles au fur et à mesure de l’actualité sur le blog :
http://ibisdebretagne.bloguez.com/
Une conférence de presse se tenait à Vannes le 14 février 2009 pour informer des dernières investigations scientifiques sur le sujet.
La LPO, le GOB et la SEPNB-Bretagne Vivante, conviés par téléphone et par courriels, étaient absents. Nos explications sur le blog.
Le Collectif CPIB.
PS : tentez de donner un autre point de vue que Fulmar sur son blog "Spectrosciences" !
Comme l’a dit Manu plus haut, les impacts de l’ibis sacre sont plutot averes, surtout sur les Guifettes. Le rapport de l’INRA est assez clair je pense : http://www.rennes.inra.fr/scribe/do...
"il est urgent d’attendre" dixit le journaliste... comme pour l’ecureuil gris, les tortues de floride, l’ecrevisse americaine, les doryphores, le vison d’amerique...
Le tir, s’il est effectue en periode de chasse ne generera pas de derangement en plus de celui engendrer par la pratique cynegetique. De surcroit, garde-chasse et agent de l’ONCFS sont des professionels, donc la petite insinuation gratuite, je cite "Espérons que les gardes chasses tirent bien sinon nos côtes vont devenir dangereuses" est clairement vouee a generer une perception negative de toute operation de destruction de l’espece. C’est de bonne guerre et le journaliste est libre de son opinion.
Je pense que la LPO comme Bretagne Vivante sont eux aussi des professionnels qui ont une connaissance approfondie du littoral atlantique, de ses habitats et de ses especes et que leur appui a cette tentative de destruction est bien fondee.
Je partage leur point de vue en tant qu’ecologue, car je pense que cette espece va avoir un impact detrimental grandissant sur les auters especes d’herbiers et marais sales cotiers aisni que sur les colonies de guifettes qui elles ont besoin de notre protection.
Bonjour,un éleveur ma cédé ses 2 ibis car il devait déménager.J’ai donc fait une demande d’autorisation de détention d’animaux non domestique pour me mettre en conformité avec la législation.Les oiseaux ont des bagues règlementaire,mais l’eleveur n’avait pas d’agrément. Surprise quant j’ai ouvert ma boite au lettre, ma dsv me demande le n° de certificat de capacité ou d’autorisation de détention ou son née les oiseaux, sinon il ne me délivreron pas mon autorisation et les oiseaux seront saisis par l’onc. De bonne fois j’ai voulu me mettre en conformité avec la législation et ont cherche à me sanctionner. Et après on s’étonne qu’il ya des ibis dans la nature












