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Manger des crevettes détruit l'environnement

Article publié le 23 avril 2007

On retrouve de plus en plus dans les assiettes européennes et américaines des crevettes vendues à des prix parfois dérisoires. Malheureusement, les amateurs de ces crevettes à bas prix ne connaissent pas le coût véritable de cette industrie qui tue, pollue et exploite à la fois les humains, les animaux et l’environnement

Manger des crevettes détruit l'environnement
Plus de 50 pays font maintenant l’élevage de la crevette, provocant du même coup une augmentation de la consommation et une chute des prix. En dix ans seulement, la consommation de crevettes a monté de 300 % aux Etats-Unis, au Canada et en Europe ; 87 % des crevettes achetées aux Etats-Unis proviennent d’une ferme d’élevage de l’Asie du Sud-est, de l’Inde, de la Chine ou de l’Amérique du Sud.

Afin d’installer leurs bassins d’élevage les industries de la crevette détruisent de vastes étendues de littoraux tropicaux, particulièrement les mangroves ou forêts de palétuviers, remparts servant à protéger les régions côtières contre les cyclones mais aussi les tsunamis. Pour un grand nombre de scientifiques et d’écologistes, le terrible tsunami asiatique du 26 décembre 2004 aurait eu des conséquences moins dramatiques si les mangroves n’avaient pas été détruites : "Beaucoup de coraux ont disparu et les mangroves ont été supprimées pour laisser la place à l’élevage de crevettes et de langoustines. Si ces habitats avaient été préservés ils auraient atténué la force des vagues," a estimé Jeff Neely, directeur scientifique de l’Union mondiale pour la nature. Pour l’écologiste indienne Vandana Shiva," le respect de la fragilité et de la vulnérabilité des écosystèmes côtiers a été sacrifié au profit d’élevages de crevettes". La Thailande, premier producteur mondial, a détruit 70 % de toutes ses forêts de mangroves au profit des fermes de crevettes.

  • Des écosystèmes détruits

Une mangrove est un écosystème unique et fragile. Cette forêt a l’apparence d’un labyrinthe d’arbres et de racines entremêlées, avec des marais et des marécages. Elle abrite une diversité d’êtres vivants : oiseaux, reptiles, mollusques, crustacés, tortues, phoques, oursins, étoiles de mer, poissons, devenant lieu de frai, d’alimentation et de refuge. Aux sommets des arbres, des primates se nourrissent des feuilles des arbres, des iguanes et des perroquets dorment dans les branchages. C’est une pouponnière aussi car 90 % des poissons maritimes y font leur ponte. Lorsqu’on détruit les mangroves pour faire place à des étangs d’élevage de crevettes, tous ses animaux perdent leur habitat et disparaissent. De plus, ce déboisement rend la côte instable et détruit les récifs coralliens situés à proximité qui, déjà gravement menacés par le réchauffement de la planète, ne peuvent résister a l’envasement suite à l’érosion des sols côtiers.

Lorsqu’elles arrivent dans une région, les industries de la crevette rasent au bulldozer les forêts de la mangrove et déplacent les populations humaines pour y installer leurs bassins de crevettes. Les larves de crevettes sont directement pêchées en mer avant d’être transférées dans les bassins. La croissance forcée des crevettes dans des bassins surpeuplés entraîne nombre de maladies et de parasites. On doit alors utiliser des antibiotiques très souvent interdits dans les pays consommateurs. De fortes doses de l’antibiotique chloramphénicol, interdit dans la production animale de nos pays, a été trouvé dans des lots de crevettes d’élevage en provenance de la Chine. Dans ces bassins divers produits chimiques stérilisent les étangs entre deux récoltes. Du chlore, des insecticides, des pesticides - parathion, paraquet, malathion, ect. - des fongicides, des algicides sont versés et vaporisés pour contrer les virus et les agents infectieux. On administre aux crevettes un agent conservateur pour les empêcher de noircir et elles sont systématiquement lavées à l’eau javellisante pour tuer les bacilles avant d’être importées.

Cette soupe virulente des bassins est déchargée dans les terres autour des fermes, polluant les cours d’eau, les sols et les ressources d’eau potable. Au Vietnam, une récente étude faite par le "Vietnam Institute for Economics and Marine Planning" a démontré que chaque hectare de ferme d’élevage de crevettes produit 8 tonnes de déchets solides par année. Les fermes d’élevage vietnamiennes rejettent, à elles seules, dans l’océan pour 6.7 millions de tonnes de déchets solides.

A proximité des zones d’élevage des crevettes, la pollution des réserves d’eau potable est telle que les populations humaines ne peuvent s’en servir pour l’irrigation des cultures de légumes ou de riz.

Après cinq ans, les éleveurs abandonnent leurs étangs de crevettes et vont s’installer ailleurs. Ils laissent derrière eux une région désertique ayant des niveaux élevés d’acidité et de salinité, des sols et des cours d’eau contaminés et toxiques pour les populations humaines mais aussi animales. Les terres déblayées ou abandonnées ne peuvent alors plus fournir aux villageois de l’eau potable, du bois ou des plantes médicinales.

Ce sont des multinationales multimilliardaires, financées par les gouvernements et la Banque mondiale, qui contrôlent le marché de la crevette. Les riches propriétaires des exploitations fournissent la nourriture pour les crevettes, les produits chimiques et les antibiotiques nécessaires à l’élevage en plus de s’occuper de la commercialisation des produits sur les marchés nord-américains, japonais et européens. A plusieurs endroits, des tensions et des conflits ont éclaté entre les habitants locaux et les industries de la crevette. L’une des causes principales de ces conflits est la spéculation et le vol des terres. Soutenues par les agences gouvernementales, par la police et l’armée, les compagnies forcent les populations locales à renoncer à leurs terres sans compensation adéquate. Ceux qui protestent contre les agissements des multinationales sont tués, blessés ou emprisonnés. Au Bangladesh, il y a quelques années, plus de 100 personnes ont perdu la vie lors de conflits avec des propriétaires terriens s’adonnant a l’élevage de crevettes. A court terme, l’exploitation intensive des crevettes s’avère très profitable aux entreprises et au pays exportateur. L’Equateur, pour ne citer que ce pays, obtient 15 % de ses devises par l’exportation des crevettes Mais à long terme l’élevage des crevettes ruine les habitants des zones où elle est pratiquée puisqu’elle n’apporte que de graves problèmes économiques, sociaux et environnementaux.

  • Gaspillage

Les crevettes de ces élevages intensifs sont suralimentées et pour les forcer à se nourrir continuellement leur étang est éclairé de nuit. Elles sont aussi carnivores et se nourrissent d’énormes quantités de poissons. Selon la "Shrimps News International" il faut 90 tonnes de poissons - très souvent sous forme de farine - pour produire 30 tonnes de nourriture servant aux crevettes.

Manger des crevettes sauvages est-elle la solution ? Les crevettiers comptent parmi les bateaux de pêche les plus destructeurs. En Malaisie on pêche l tonne de crevettes et on rejette 4 tonnes de prises secondaires (Oiseaux de mer, tortues, requins, poisson sans valeur marchande, etc.) Au Brésil c’est l tonne de crevettes pour 9 tonnes de prises secondaires. Pour chaque kilo pêché de crevettes entre l0 et 20 kilos d’animaux marins sont sacrifiés ou finissent jetés par-dessus bord. Dans les zones les plus destructives, les chalutiers capturent 30 espèces marines pour 1 espèce de crevette. Certaines sources estiment qu’a l’échelon mondial, 5 millions de tonnes de captures secondaires sont prises dans les filets des crevettiers. La pêche aux crevettes est une des plus grandes menaces pour la survie des tortues de mer car, dans les seules eaux américaines, plus de l50 000 d’entre elles meurent dans ses filets.

Thèmes

Biodiversité Ecologie Alimentation Ecosystème Education Consommation Monde

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184 votes

commentaires
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par Emmanuel (IP:xxx.xx5.87.194) le 23 avril 2007 à 13H12

Expropriations des paysans, embauche d’une main d’oeuvre miséreuse, maladies, meurtres des contestataires, ... Comme dans tous les cas de commerce asymétrique, les pays pauvres payent humainement très cher notre mode de vie de nantis. Pour s’en convaincre voir l’article du monde diplo ici

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par Emmanuel (IP:xxx.xx5.87.194) le 23 avril 2007 à 13H27

Le lien vers le mode diplo est ici

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 23 avril 2007 à 13H45

L’elevage est le premier responsable d’emmisions de gaz a effets de serre (devant les transports, source FAO), consomme 90% de la production de soja (40% de la production d’antibiotiques) principale responsable de la deforestation, mobilise plus de 50% des surfaces agricoles et de la consommation d’eau, nourrit moins bien qu’un regime vegetarien (constatation unanime toutes etudes medicales confondues) mais necessite 7 fois plus de ressources (eau, vegetaux, surfaces ..) , je m’arrete la mais la liste est interminable.

Je ne crois donc pas que les crevettes soient moins innocentes qu’un banal hamburger.

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(IP:xxx.xx7.219.59) le 24 avril 2007 à 00H27

Ca se peut, mais ils doivent quand même faire un concours du pire destructeur, sinon c’est pas possible ! :-)

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par Yvance77 (IP:xxx.xx4.71.95) le 23 avril 2007 à 14H09

Merci pour cet article trés informatif !

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(IP:xxx.xx8.17.8) le 23 avril 2007 à 16H01

Bravo, Marjolaine pour ce constat sans appel !

Et encore, vous n’avez pas ajouté dans le plateau négatif de la balance les coûts et pollutions engendrés par le transport des dites crevettes qui sont la plupart du temps consommées dans des régions éloignées des lieux de production !

Bien à vous.

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par Darkfox (IP:xxx.xx9.141.125) le 23 avril 2007 à 17H22

Bien afin de se faire un peu l avocat du diable... Il faut aussi penser à ces pays... taux de pauvreté ? analphabétisme ? accès à l eau potable ? donc il est préférable de les laisser mourrir de faim de soif et d être sous développé....

Au regard de l élevage porcin en France ou de l’agriculture français second consommateur de pesticide au monde... il serait peut etre interessant, avant de stopper la consomation de crevettes, de développer des taxes à l importation de produits dans l ue qui ne respecte pas l’écosystème par exemple. De réellement mettre à payer les pollueur (attention les agriculteurs et les éleveurs la facture sera lourde)...

Sinon un régime végétarien c’est pas non plus la panassé pour tout le monde ... l homme est omnivore après chacun son truc mais pour avoir des muscles.. de la viandes c’est mieux..

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 26 avril 2007 à 15H12

L’homme n’est pas omnivore par nature (cf Darwin, Von Linné, Cuvier etc ..), c’est probalblement pour ca que le régime végétarien est meilleur pour la santé (toutes les études médicales vont dans ce sens). Il peut tout aussi bien construire des muscles (ex : Alexandre Dargartz, champion de Body buidling 2005 est végétalien).

Depuis tout petit on apprend a considérer la viande comme indispensable, "normale" et bonne ... il suffit juste de changer d’angle de vue ca parait complétement incongrue au départ mais ca s’impose vite comme le meilleur choix.

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(IP:xxx.xx9.98.228) le 23 avril 2007 à 20H02

mmm si vous saviez comme c’est bon ..

http://www.geocities.com/Yosemite/9...

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.174.162) le 23 avril 2007 à 22H13

pour nourir 6 ou 7 milliard de personnes, tout detruit l’environnement.

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par Plus robert que Redford (IP:xxx.xx3.248.124) le 24 avril 2007 à 10H13

Eh oui !, la première des pollutions sur cette terre, c’est l’homme !

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par Les Cottages (IP:xxx.xx2.125.198) le 24 avril 2007 à 10H51

Ce n’est pas l’homme la première pollution sur Terre.

Ce sont les industries, qui utilisent mal l’énergie de l’argent à des fins boursières. Il ne faut pas confondre. Et pour cela ils utilisent l’omission, la publicité, les pots de vin et la peur.

Forcèment, quand, pendant plus de cent ans on vous à dit que le progrès c’est l’évolution. Quand nos parents nous on fait grandir dans le mensonge (c’est sur ils ont une belle piscine maintenant), et que d’un coup on nous dit : " oula, faites attention le progrès détruit tout, si il n’est pas maitriser !!"

ALORS ON ATTEND QUOI !!!

Ma question est : que faisait les politiques ? Et que vont-ils faire ?

Très, très bon article j’avais entendu parlé de tout ce traffic sans trop m’y intéresser. Et là, ça me saute au visage, alors que je consomme ces crevettes : "mea culpa" je n’ai rien d’autre à dire, si ce n’est que je vais redoubler de vigilance sur ma consommation alimentaire. Et ce n’est pas facile prit dans le flot de la vie. Je n’ai quand même aucune excuse.

Cela m’a ouvert un peu plus les yeux. Merci encore.

 ;-) & :-)

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 26 avril 2007 à 15H15

Alors jetez un coup d’oeil à ce lien .... ça risque de ne pas vous plaire :

www.delaplanete.org/IMG/pdf/...

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par karg se (IP:xxx.xx9.31.112) le 24 avril 2007 à 22H38

Mangez des crevette biologiques de Madagascar ... Elles sont bien meilleur, bien plus chère , mais la qualité et l’environnement on un prix.

L’auteur oubli de préciser que beaucoup d’ancienne ferme se tourne vers le tilapia et le milk fish, poissons omnivore, qui ont besoin de beaucoup moins d’aliment et surtout pas besoin de farine de poisson (la encore, il faudrai discuter de l’acceptabilité des farines selon leur origines ).

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par Diane (IP:xxx.xx3.32.79) le 26 avril 2007 à 20H40

Très bon article ! Un article très instructif, merci !

Elevages = Une catastrophe écologique

On oublie que, pour fabriquer un poulet, un boeuf ou un mouton, il faut dépenser beaucoup d’énergie en chauffage, nourriture, transport, découpe de la viande, chaîne du froid... D’où un rejet important de gaz à effet de serre. Auxquels il faut ajouter le méthane émis par les ruminants.

Stupéfiant ! Le kilo de viande de veau équivaut à un trajet automobile de 220 kilomètres ! L’agneau de lait : 180 kilomètres ! Le boeuf : 70 kilomètres ! Le porc : 30 kilomètres ! Et encore Jancovici n’a-t-il pas comptabilisé les apports carbonés de l’emballage, du déplacement du consommateur et de la cuisson.

A titre de comparaison, la production de 1 kilo de blé ou de pommes de terre équivaut tout juste à un créneau en voiture.

Pour ne rien arranger, le cheptel mondial augmente au moins aussi vite que le parc automobile.

Selon le plus récent décompte de la FAO, la planète abrite désormais 17 milliards de poulets, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins, 1 milliard de cochons et 1 milliard de canards. Auxquels il faut ajouter les nombreuses autres espèces consommées : dindes, chameaux, poissons, chiens...

Il n’y a pas 56 solutions, pour sauver la planète, devenons végétariens !

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(IP:xxx.xx8.117.34) le 27 avril 2007 à 14H12

Ca devrait etre un devoir moral pour les citadins des megalopoles occidentales au moins.

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par Luciole (IP:xxx.xx9.126.103) le 12 mai 2007 à 15H00

Merci pour ces précisions. Cela faisait un moment que je regardais les crevettes avec suscpicion, mais à présent mes doutes sont fondés. Je récapitule :
- je ne mange plus de morue (cabillaud) ni de thon car ces poissons sont en voie de disparition.
- je ne mange plus de boeuf ni de porc à cause de l’effet de serre.
- A présent je supprime les crevettes. Et en fait, je m’en porte très bien !! Le bonheur ne tient vraiment pas à la quantité d’animaux que l’on ingère...

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par ARMINIUS (IP:xxx.xx6.192.24) le 17 mai 2007 à 09H10

Merci pour cette alerte rouge, fini avec ces crevettes honteuses, je m’achète un haveneau ( filet à crevette individuel) et file dès que possible à la mer ! Par contre pour ne pas continuer à consommer DANGEREUX SANS POUR AUTANT DEVENIR VEGETARIEN, j’aimerai rejoindre un groupement d’initiative citoyenne qui pousse les éleveurs, agriculteurs à polluer moins en s’équipant de stations de recyclage et de valorisation des déchets, car je pense qu’en France tout reste à faire !

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par Darkbador (IP:xxx.xx2.152.186) le 17 mai 2007 à 14H06

Votre article est un vrai miroir déformant de la réalité, surtout qu’il généralise des erreurs de certains (qu’il ne faut pas nier ni cacher) au détriment de tous les aquaculteurs qui oeuvrent véritablement pour un développement durable !!! Saviez-vous que la larve de crevette (produite avec beaucoup d’efforts d’un personne qui, en général, a tout appris sur le tas) est l’un des organismes les plus sensibles à la pollution chimique (pesticides, métaux lourds,...) ??? Le fait que des écloseries de crevettes se soient développées dans de nombreux pays est un signe que dans ces sites-là l’eau n’est pas polluée ; ce sont les premiers à militer pour la conservation de la qualité des eaux côtières ! Saviez-vous que les sols de mangrove, si on détruit le couvert végétal, sont généralement très acides et donc impropres à un élevage de crevette efficace ??? Pour tout aquaculteur bien informé, installer des bassins à la place de la mangrove est un non-sens (même si cette information provient de certains pionniers qui l’ont découvert à leurs dépends...) ! Saviez-vous que dans certaines régions du monde, les fermes emploient désormais 2 générations d’ouvriers et techniciens (les pères et mères et leurs fils ou filles, tous majeurs) ??? Encore un signe que c’est une activité qui peut durer au moins 20-25 ans : on est loin des histoires de riches capitalistes qui ne recherchent que le profit immédiat... ! Saviez-vous que dans certains pays l’usage des antibiotiques et autres produits chimiques est interdit ??? D’ailleurs, dans certains cas, ce sont les aquaculteurs eux-mêmes qui ont proposé cette réglementation car ils savent bien que jeter un antibiotique dans de l’eau qui se retrouve ensuite dans le milieu naturel c’est faciliter la formation d’antio-résistances dangereuses pour les animaux comme pour les humains (certains médecins pourraient d’ailleurs s’en inspirer...) ! Et la liste des interrogations pourraient être longue... Alors, avant de se lancer dans de telles attaques stériles, renseignez-vous mieux pour éviter tout amalgame entre les nombreux aquaculteurs responsables et les quelques autres qui font honte à la profession (comme, hélas, dans toutes les professions, y compris parmi les écologistes et les auto-proclamés écologistes défenseurs de la nature). SANS une nature préservée, l’élevage des crevettes est impossible (sauf dans les élevages super ou hyper-intensif totalement déconnectés du milieu natural) !!! Eh oui

VOUS POUVEZ CONTINUER A MANGER DES CREVETTES, A CONDITION DE VOUS RENSEIGNER D’OU ELLES VIENNENT... C’EST çà CONSOMMER RESPONSABLE (au lieu de tout vouloir boycotter)

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par toujouraison (IP:xxx.xx3.4.51) le 2 octobre 2009 à 22H58

tout a fait daccord avec darkbador ! et puis aussi faut reflechir un peu plus que ca ... si tout le monde devient vegetarien je suis pas sur qu il y aura moin de polution bien au contraire ! et si l’homme a besoin de viande , de crevette ... et si on est homnivore . le tout c’est de manger correctement car non c’est sur on a pas besoin de 2 kilos par jour et par personne. et puis certains eleveurs font de la bonne viande dans les regles de l’art . vous confondez avec les grands supermarchés je crois ??? non ? au fait vous faites vos courses ou ?? pas dans un supermarché j espere .... ^^ bref consommons mieux et si vraiment vous voulez evitez de polluer et de manger de la nourriture daubé allez faire un tour le week end dans de belles fermes ou cooperative vous y gagnerez surement et la vous ferez surement un geste pour la planete.

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