Article publié le 21 mai 2008
Un océan qui se dépeuple, du pétrole beaucoup trop cher, des bateaux trop gourmands, un État qui aime les taxes, et "Bruxelles" pas fâchée de mettre au pas la pêche... Maintenant c’est un blocus des ports... Tout cela va-t-il naufrager la pêche française ?
Les pêcheurs et les "industriels" de la pêche n’ont toujours pas compris qu’à force de ravager les océans avec des moyens technologiques performants, ils l’ont considérablement appauvri sinon saccagé.
Je suis atterré par ce qui se passe : la Mer, l’Océan deviennent des déserts. Les fonds sont ravagés par des engins de plus en plus destructeurs. Les équipements de détection (SONAR, SONDEURS divers, moyens de positionnement ) sont redoutablement précis.
Avec les chaluts pélagiques qu’ils soient du type "Naberan", ou à "trappe" ou avec "chaussette losange", traînés en bœufs, ou en solo, le résultat est le même : 90 % du poisson est rejeté par dessus bord !
N’est comptabilisé en réalité que le poisson présentable "sous taille" ! Car c’est celui qui est visible dans les objectifs de quota. Cette tricherie est une des causes de cette destruction terrible de l’Océan.
Quand je navigue et que j’observe les fonds au sonar, ces fonds sont vides... Il n’y a plus rien ! C’est dramatique ! Cela ressemble à une baignoire aux eaux désertes. C’est navrant !
Aujourd’hui, les pêcheurs se lamentent parce qu’ils ont détruit la faune des océans. Cette faune ne se renouvèle plus. Le seuil de non-renouvèlement de beaucoup d’espèces est dépassé depuis longtemps.
On n’a pas pu par moyens règlementaires, ou par simple sagesse, réduire réellement les prélèvements exagérés pratiqués par certaines techniques de pêche : pêche minotière, ou pêches aux chaluts, filets et bolinches. Cette réduction va se faire indirectement toute seule par le renchérissement du pétrole. Bruxelles n’aura même pas à intervenir, si ce n’est sur les aides indirectes qui fausseront la concurrence car contraires aux règles bruxelloises.
Le système de taxation destiné à compenser le coût des pétroles renchérit en fait au comptoir le prix du poisson. Ce "prix" n’avait pas besoin de cela !
Il serait intéressant de se pencher réellement sur la "fabrication" du prix du poisson. Fabrication d’un prix qui est la convergence des coûts afférents au bateau (amortissement et fonctionnement), à son équipage (parts, ENIM -Établissement national des invalides de la marine-, etc…), des équipements et engins, des taxes portuaires et de pêche, les coûts des mareyeurs, du transport, et du commerçant final. Ce n’est pas le prix obtenu à la criée qui gonfle les coûts : il est systématiquement maintenu trop bas par entente entre mareyeurs en fait. Puis, cette chaîne qui multiplie au moins par 10 pour certaines espèces, voire par 20, sinon par 30 pour d’autres espèces… Le pêcheur qui a pris tous les risques, est lui spolié, roulé. La part afférente à ceux qui se « servent » devrait être transférée au « producteur » lui-même et cela par voie règlementaire ! Sinon, le résultat sera moins de vente, et par conséquent sera la cause d’une accélération du désarmement de ces navires industriels d’abord, et de la « petite pêche » ensuite….
On n’est plus à l’époque 1945-1955, où le poisson proliférait partout, cela à cause de l’absence de pêche durant la seconde guerre mondiale. Eh oui ! Aller en mer, c’était alors encore plus dangereux !
Maintenant, il faudra pratiquer un moratoire drastique sur certaines pêches, analogue à celui mis en place par les Canadiens, pour faire remonter les "stocks "de morue et de flétans. Et encore, le "stock" (jargon bruxellois !) ne remonte pas, et cela fait déjà 30 ans que c’est en place !
Je ne me lamenterai pas sur le sort de certains pêcheurs, ayant vu en Iroise remonter un cul de chalut avec 19 tonnes de bars (oui, 19 tonnes) : rien que du petit -grand comme la main !- partis pour faire de la farine à Loudéac... Ou encore derrière Belle Isle, pointe des Poulains, un coup de chalut : 14 tonnes de femelles grainées répandues par terre à Kéroman à Lorient... Il y a eu près de 2000 tonnes de bars ainsi gaspillés il y a quelques années, mettant alors à cul le Fonds d’intervention et de retrait en quelques jours... Cela n’a pas été perdu pour tout le monde ! En effet, certains pêchaient massivement le bar grainé pour récupérer les aides nationales et européennes.... Pendant ce temps, les Anglais punissaient sévèrement ceux qui ravageaient les bars en période de frai. La pêche au bar devrait être totalement interdite de la dernière lunaison de décembre à la première lunaison de mars...
Je me souviens aussi de cet imbécile de La Turballe, qui une année avait chaluté au pélagique la frayère des daurades roses sous Hoedic lors de leur ponte : joli coup de filet ! Il était revenu, l’année suivante sur la frayère et avait ramassé les immatures (invendables) qu’il avait passés par dessus bord, à la pelle, pour nourrir les goélands. Après, au Comité des Pêches, il s’en vantait lourdement. Depuis ? Il n’y a plus de daurades roses...
Je ne me lamenterai certainement pas devant ces gens qui font du pélagique dans les estuaires et baies protégées. Jusqu’à raz la côte. La nuit ! (les sémaphores ne voient rien ?).
Je fais partie de ceux qui disent que ce sont les gens de l’IFREMER (biologistes, océanographes, ichtyologues, biochimistes, etc...) qui ont raison !
Cela, c’est un point de vue qui est nié par beaucoup dans le milieu de la pêche (en général par des grandes gueules qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez...) Les autres n’ont pas envie de voir leur bateau coulé ou d’avoir un accident, alors ils se taisent ! Je les comprends : quand on est capable de bouter le feu au Parlement à Rennes, on est capable de tout !
Depuis 1975, la décroissance de ce que l’Europe Bleue dénomme le "stock", est telle que l’on en arrive à rechercher des espèces de grande profondeur : le Siki, le grenadier, la légine et autres animaux du même biotope... Ces poissons pêchés sur les pics sous-marins ont des cycles probables d’une centaine d’années. On est en train de les détruire... Sans compter d’autres espèces abyssales moins connues qui sont ramassées en même temps pour faire de la farine pour des poissons d’élevage qui concentrent dans les baies, les estuaires, les rias, abers, et autres fjords tous les parasites qu’il faut alors éradiquer en même temps avec des sulfamides, des antibiotiques et autres molécules qui empoisonnent la mer... Lequel voisinage est incompatible des huitres et autres coquillages d’élevage.
Et que dire aussi de ces recherches sur les bars, dorades, saumons transgéniques dont la croissance se fait en quelques mois au lieu de 3/4 années pour une masse corporelle double ? (laboratoire universitaire d’Edimbourg...). Que se passera -t-il lorsque les cages à poissons seront éventrées par accident ou par malveillance ?
L’été dernier à Quiberon, tous les après-midi, il y en avait même un qui rentrait au port avec un chalut ouvert devant des milliers de personnes à la plage... Soi-disant pour nettoyer son chalut : cela lui permettait de faire par hasard des "prises accessoires" (coquilles st Jacques en août dans une zone de protection. La ralingue raclait le fond à -5 mètres…
La pêche au chalut pélagique devra être interdite... De même que celle des filets : à quoi cela rime de filer 30 km de filets sous Belle-île ? C’est quoi ces "pêcheurs" qui n’hésitent pas à laisser au fond leurs filets lorsqu’ils sont trop chargés en cornail et que cela les encombre ? Les filets restent au fond et continuent de pêcher pendant des années...
Nous avons compté une fois en Baie de Quiberon, la pose par 6 fileyeurs (je dis bien six !) 60 km de filets. Cela faisait 6 barrages successifs pour le poisson : la baie de Quiberon est devenue un désert à poissons ! Le seul endroit où le poisson est encore tranquille ce sont les ports de plaisance ! Alors que c’était très poissonneux jusque vers 1975.
Que font les "Affaires maritimes" ? Elles qui sont plus enclines à poursuivre un malheureux plaisancier qui a pêché UN maquereau, tandis que les fraudeurs industriels se livrent à leurs exactions habituelles sous leur nez ? Et les ULAM (Union Lémanique de l’Artisanat et des Métiers) ? On pourrait en parler aussi : très prompte à s’en prendre à un pépère, ou à un gamin qui a pêché son "gorlazo" sous taille. Et qui font semblant de rien voir quand les pélagiques trainent en zone interdite en plein jour... Ou la nuit à raz la côte.... Et ces mêmes ULAM qui s’en prennent au pêcheur à pied qui ramassent deux douzaines d’huitres ou de palourdes et qui font semblant de ne pas voir l’ostréiculteur qui ravage les bancs d’huitres naturelles à grande marrée haute en dehors des zones amodiées en venant draguer à raz la côte à marrée haute, cela à 3 heures du matin quand les Affaires Maritimes sont au lit ?
Pourquoi ces « tolérances » ? Parce que les "AffMars" ne veulent pas avoir d’ennuis avec les pêcheurs dits "professionnels" : casiers en feu à Auray, ou panneaux divergents et vieux chaluts en feu devant les bureaux ravagés comme à Lorient. Et donc elles se rabattent sur le pépère pour lui chercher des noises et l’envoyer en correctionnelle pour "UNE" coquille Saint-Jacques accrochée dans un filet de plaisancier. Eh oui ! il faut bien faire carrière !
En plus au niveau économique, le pétrole devient coûteux pour alimenter des bateaux gourmands en énergie... Des bateaux mal foutus qui coulent trop facilement, aux moteurs avides, pour compenser leurs manques de qualités et de finesse hydrodynamiques tout cela à cause des taxes de port, ou du manque d’imagination de ces architectes qui utilisent tous la même CAO (Conception Assistée par Ordinateur) plutôt que leur imagination...
C’est quoi ces bateaux aussi larges du cul que leur longueur ? Des bailles mal dessinées sans qualités hydrodynamiques et qui tortillent du cul : il leur faut 800 Cv pour faire 12 noeuds ! Elles consomment 1200 litres de gazole/jour ! Dans les années 1950, les "malamoks" n’avaient que 100 Cv pour 12 noeuds : conso, 20 litres à l’heure ! Il faut dire que ces bateaux étaient très bien dessinés et très marins ! Ce n’étaient pas des caisses ! Les charpentiers de Marine de l’époque faisaient du très beau travail : c’étaient les héritiers des Maîtres de Hache de nos grands ports. Et tout cela pollue, et là aussi on ne dit rien : En été, quand il n’y a pas de vent, et que la "couche d’inversion" rabat les gaz d’échappement, on peut aisément observer les vapeurs rousses des fumées des moteurs : l’air pur et "iodé" marin en bord de côte ? Quelle blague !
Et pourquoi, n’y aurait il pas de sanctuaires à poissons pour assurer leur protection et leur reproduction ? Pourquoi n’y a t il pas de récifs artificiels ? Sous Belle-île par exemple, ou aux Birvideaux ? Ou en baie de Quiberon ? Ou sous Groix ? etc. Ou sous Hoedic ?
Les américains, gens pragmatiques, viennent de mouiller à Ocean-city dans le Maryland, des wagons du métro new-yorkais pour faire des réserves à poissons. Dans le Delaware, une expérience menée avec 600 wagons a permis en peu de temps de multiplier par 400 la population des poisson. En plus, par ici, cela empêcherait certains irresponsables de chaluter sur les câbles électriques de l’EDF (on sait bien que le poisson s’installe facilement là où il y a des champs magnétiques alternatifs. Pourquoi au fait ?) Résultat : il y a à chaque saison des assistés aux abois qui vont chaluter ou carrément draguer à la drague à coquille sur ces zones interdites risquant l’accident et provoquant la gêne et l’ire des habitants des îles.
Et la soi-disant "psychologie "de certains pêcheurs : appât du gain rapide, goût du lucre, esprit anarchisant, n’aimant pas l’autorité. Sauf lorsqu’il s’agit de lui dénoncer son voisin qui a mieux pêché que soi ! N’aimant pas l’Etat, le conchiant à l’occasion, mais n’hésitant pas à réclamer des aides et subventions. On pourrait gloser la dessus !
Actuellement à la pêche, rares sont ceux qui y vont par goût de la mer, c’est très souvent parce qu’ils ne peuvent aller ailleurs. A la pêche c’est la matière grise qui manque.... A côté de cela, il y a encore quelques marins, des ligneurs qui pêchent élégamment, à l’ancienne : qui remettent à l’eau le poisson sous taille, qui ont toujours su qu’il fallait respecter la mer et ses habitants. Ceux là on ne les entend pas : pourtant, ils pêchent bien, et vivent bien de leur métier. Ce sont ceux là qu’il faut admirer : ceux sont ceux là qui sont l’avenir et l’espoir du renouveau...
Décidément, si on ne peut leur faire respecter la mer et ses richesses par voie légale, il faut laisser « nettoyer » le milieu indirectement.
A ce moment là les Pêcheurs, les vrais, ceux qui respectent la mer pourront revenir....
Thèmes
Les pécheurs sont victimes d’un mode de vente de leur production archaïque héritée de l’époque où on ne conservait pas le poisson dans des chambres froides. La vente à la criée, immédiate, au retour du bateau et sans possibilité de discuter le prix, à des intermédiaires, les mareyeurs.
Certains pécheurs (en particulier les pêcheries armement/conserverie) conservent leur poisson et ne passent pas par la criée. Le prix du fuel dans ce cas est bien répercuté sur le produit fini.
Il faut donc, soit, réformer la vente à la criée en stockant les arrivages de poisson dans des coopératives.
taxer les ventes à la criée en reversant la taxe collectée auprès des acheteurs mareyeurs aux pêcheurs.
Dans le cadre du plan Barnier, il a été instauré depuis le début d’année, une taxe de 2% sur les ventes de poisson dans la grande distribution (les petites poissonneries sont exemptées comme les coquillages).
Cette taxe s’ajoute à la taxe à la criée (1,5% à Quiberon par exemple) qui est destinée à financer le concessionnaire de la criée.
Depuis l’instauration de cette nouvelle taxe, les prix du poisson ont baissé de 7,7 % sur les trois derniers mois (Insee Mai 2008).
Cette nouvelle taxe est destinée à financer le plan Barnier dont le surcoût du Fuel et la rénovation des moteurs soit 80 millions par an.
En Alaska, patrie du poisson où le fuel marine coûte 0,50 Euro le litre, il y a 5 taxes "poisson" payées par ceux qui achètent du poisson aux pécheurs :
Fisheries Business Tax Fishery Resource Landing Tax Seafood Marketing Assessment Salmon Enhancement Tax Dive Fishery Management Assessment
La « fisheries business tax » varie entre 3% et 5%. Cette taxe est payée par l’acheteur de poisson sorti bateau., le produit de cette taxe est reversée pour moitié aux pécheurs et pour moitié à la communauté. Il est vrai que les USA sont la patrie de la simplification : la déclaration mensuelle de ces taxes poisson fait 32 pages !!
La chute des prix du poisson en France est largement due aux importations, malgré la hausse des prix du fuel qui, je suppose, s’applique à tous de la même manière. On peut se poser des questions de savoir pourquoi du poisson aussi concurrentiel arrive en France.
En tout état ce cause, c’est au consommateur de poisson à payer le surcoût du fuel.
Ce n’est pas à l’Etat (la collectivité) de payer ces surcoûts.
Oui, ce système devrait être adapté ici. Car ce n’est pas a l’Etat (c’est à dire nous !) de compenser les variations du prix du pétrole... La filière de commercialisation est complètement faussée depuis très longtemps... Et nous nous y retrouverions très honnêtement...
ULAM : c’est "Unité Légère des Affaires Maritimes", et pas ce qu’un humoriste a rajouté ! Ces ULAM sont des zodiacs ou des vedettes montées par un agent des AffMar et un garde-pêche assermenté (en général ancien pêcheur)
Et revoir aussi notre mode de consommation. Ca fait du mal a dire mais quand tu habite pret des cotes du poisson tu peux bouffer , si t’es alsacoss ben tu t’en prive. C’est comme cette heresie de vouloir des tomates toute l’annee ...qui plus est des biens rouges et calibrees mais totalement degueulasse.
Ar Brezonneg :
Bien d’accord avec tout ton article !
Il n’y a pas que les américains du Maryland qui ont immergé des carcasses pour faire des frayères : les norvégiens balançaient déjà dans les années 70 leurs vielles bagnoles au large dans la même intention !
Pourquoi ne fait-on pas de même en France ? Mais par ce qu’à ma connaissance les "pêcheurs" n’en veulent pas, tout au moins aux endroits proposés.
Comme toi, j’ai assisté au ramassage de 30 tonnes de bars à large de l’estuaire de la Loire à bord d’un chalutier lorientais qui pêchait à bœufs avec un collègue, en trois passes, le banc entier y est passé. Ce qui était une connerie du point de vue de la ressource, et une connerie sur le plan économique, car à la criée de Lorient, le prix du bar est retombé au cour plancher...Ce que reconnaissait le patron du bateau, "on n’a pas pu s’empêcher" disait-il en guise d’excuse !
Cela se passait dans les années 70/80, où les plus lucides de mes interlocuteurs pêcheurs, vu les problèmes qui pointaient à l’horizon, reconnaissaient déjà qu’ils n’encourageraient par leurs enfants à prendre leurs suite...
Bien à toi.
Petites précisions supplémentaires de la part d’un contrôleur des Affaires maritimes !
ULAM = Unité Littorale des Affaires Maritimes et rien d’autre (pas de légère) Elles ne sont composées que d’agents des Affaires Maritimes. Les comités locaux de pêche ont également des gardes-jurés (donc assermentés) qui opèrent des contrôles mais ils ne font pas partie des Affaires maritimes.
On voit ici une énième et facile attaque contre les fonctionnaires qui veulent rester tranquilles. C’est certainement plus facile de se balader et de crier aux loups que d’avoir de véritables responsabilités avec des moyens humains et techniques de plus en plus limités.
Je ne peux compter le nombre de communications des syndicats demandant à nôtre administration de tutelle des nouveaux moyens pour exercer les missions dans de bonnes conditions. Et désolé de rajouter que les ULAM sont amenées à travailler en week-end et de nuit alors que l’auteur, manifestement est toujours sur le pont, c’est bien d’avoir du temps libre...
J’ajoute que je ne fais pas partie des dites ULAM puisque je travaille dans un service Cultures marines ce qui fait que je travaille différemment car ayant d’autres missions, de plus j’ai affaire à des conchyliculteurs qui ont une mentalité un peu différente, plus proche de celle des agriculteurs, "on récolte ce que l’on sème". Nous sommes moins de cinquante dans ces services Cultures marines pour l’ensemble du littoral alors pour ce qui est d’être "peinard"...
Bien évidemment, l’article met le doigt sur de nombreux problèmes qui sont plus complexes que ce que l’on veut bien dire et le fait qu’il y a en effet des abus. Que certains agents peuvent faire du zèle à certains moments, ce sont des hommes et personne n’est censé être parfait sauf Ar Brezonneg qui semble disposer de la science infuse en toutes matières touchant l’océan. Alors, se contenter de dire que tout est de la faute des pêcheurs, qui sont forcément tous des gros bourrins (je condamne bien sûr ceux qui se comportent de manière violente régulièrement mais si ce sont les plus visibles ils ne sont pas tous les pêcheurs), ou des fonctionnaires qui sont tous des gros fainéants, c’est une réflexion un peu courte.
L’auteur ne parle que du Morbihan mais le problème dépasse bien sûr largement ce seul département. J’ajoute que les Affaires maritimes sont en constant contact avec Ifremer. Et à titre personnel je suis d’accord pour dire que la surpêche, si elle n’est pas le seul élément d’explication, est une cause importante de la disparition des espèces. Oui également : les pêcheurs minimisent cela car ils sont pris dans une sorte de fuite en avant qui ne voit que le court terme et l’intérêt immédiat, mais si certains se trouvent dans des situations loin d’être tragiques (je parle financièrement, j’aimerais bien gagner ce que certains gagnent) il faut bien se rendre compte que d’autres sont pris à la gorge.
Bref je vous reproche M. Ar Brezonneg de mélanger, avec une certaine adresse je le reconnais, des remarques justes et dignes d’intérêt avec des jugements à l’emporte-pièce qui sont un peu trop simples voire simplistes et bien démago visant tous ceux qui, à juste titre, s’inquiètent du devenir des écosystèmes marins (mais également terrestres : pas un mot sur tous les rejets polluants venant des cours d’eau !).
Vous l’aurez compris je suis un peu énervé. L’environnement est un sujet trop sérieux pour que les attaques dont il est la cible ne puissent être imputables car une seule catégorie de personnes.
J’imagine que l’article a été écrit sur un coup de colère devant les abus mais, de grâce, évitez les amalgames et généralisations.
Dans l’attente de lire vôtre réaction à mon intervention, en espérant avoir plutôt avec vous des échanges argumentés que des attaques ciblées et au final peu enrichissantes.
PS : je ne pense pas moi-même avoir été parfait et encore moins exhaustif sur le sujet, je vous rassure
Ar Brezonneg, Je m’étais contenté de reproduire un commentaire posté hier sur un autre article.
Je viens de re et re re lire votre article. Laissez moi vous dire tout d’abord que je le trouve formidable, haletant comme dans un roman et très bien écrit.
J’ai eu l’opportunité de vérifier certains termes que vous utilisez et je suis, par exemple, désormais informé que la pêche à boeufs ne consiste pas à mettre des carcasses de bêtes sanguinolentes à l’arrière des embarcations (on met bien des chiens blessés comme appât à la Réunion, parait il ).
Un beau coup de gueule, bravo et une belle balade dans les mots marins même si la vision est pessimiste.
Mais aussi et certainement une grande part de la vérité.
Je connais un peu les marins pêcheurs, soûlards et grandes gueules. Je profite même de la cotrillade apportée à la ferme de mon beau père pour un échange poissons contre lait, beurre, poulet et beuveries sans fin mais sympathiques.
Ces pêcheurs ne s’expriment pas trop sur leur métier et leur difficultés et on est surpris d’apprendre qu’ils alternent périodes de pèche et périodes payées à rien faire (c’est l’Europe qui paie, disent ils).
Je n ’ai pas eu le courage ni le temps de répondre à leur invitation de prendre la mer avec eux une quinzaine de jours comme ceux je connais le font.
On voudrait comprendre mais ils ne nous aident pas.
On comprend par demi mots qu’ils jettent de la « belle marchandise » par dessus bord, que le marsouin est souvent pêché et vendu comme du thon....
Votre interlocuteur Affman vous reproche de faire de la démagogie et de l’excès, de mélanger un peu tout, de mettre tout sur le dos des pêcheurs sans tenir compte du reste.
Oui, peut être, mais Affman ne nous dit pas autre chose et vous demande de réagir.
Sans vouloir le provoquer d’une quelconque manière, je pense que c’est à lui d’argumenter.
Moi, dans tout cela, je souhaite savoir une chose : d’où vient tout ce poisson pas cher qui concurrence le poisson Français et pourquoi, il est moins cher ?
Bonjour,
je vous rassure de suite, je ne prends pas votre commentaire comme une quelconque provocation.
Ma réaction, pas plus virulente que l’article original me semble-t-il, portait sur 1 point essentiel : il n’y a pas que les pêcheurs et les fonctionnaires qui sont responsables de la situation actuelle. En ayant assez de lire ici et là des diffamations sur les fonctionnaires (dans leur ensemble) et en voyant nier tout le travail accompli, j’ai décidé de réagir sur ce point puisque pour de nombreux autres points, il me semble l’avoir précisé, je ne peux qu’être d’accord avec Ar Brezonneg, c’est pourquoi je me suis abstenu de noter son article.
J’entends par là, d’autres réactions l’ont bien souligné, que c’est l’ensemble d’une filière qui est à l’origine du désastre annoncé, y compris nous les consommateurs.
Il me semblait aussi avoir pris les précautions pour ne pas remettre en cause le constat fait Ar Brezonneg.
C’est sur le rôle passif, voire complice, des agents des Affaires Maritimes qu’il fait plus que sous-entendre que j’ai réagi avec une certaine vigueur. Je précise que je parle bien sûr en mon nom propre mais non pour le compte de mon administration dont nous agents sommes les mieux placés pour voir les défauts et les manques. Encore une fois, je reprécise aussi que je ne fais pas partie des ULAM et que je travaille avec les conchyliculteurs qui, sans être tendres tout le temps loin de là, sont un public moins dur que les pêcheurs.
Le reproche donc que je faisais à Ar Brezonneg était donc bien de présenter les agents (donc les personnes, pas le système) comme des planqués ne cherchant que la tranquillité et s’attaquant aux plus faibles. J’ai souligné me semble-t-il qu’il y avait évidemment des risques d’excès de zèle, je ne le nie pas. J’aurai peut-être dû insisté sur la difficulté de travailler aux contrôle des pêches, voir des PV d’infraction rejetés par les procureurs sur des détails peut aussi s’avérer décourageants, mais c’est bien le manque de moyen, plus que la paresse ou la peur des coups.
Quant à la conduite des pêcheurs, je ne fais pas partie de ceux qui la contrôlent mais je peux vous dire que j’en ai entendu parmi ceux que je côtoie (petite pêche) ainsi que parmi les conchyliculteurs qu’ils ont tendance à trouver l’action des ULAM trop dure, alors tout est relatif même si on comprends bien pourquoi ils disent cela. Vu les actions inadmissibles tant sur mer que sur terre des plus violents d’entre eux, mon propos ne visait pas à les dédouaner de leurs responsabilités mais juste de rappeler qu’ils n’étaient pas les seuls en cause. On peut aussi rajouter qu’il est très étrange qu’ils semblent bien moins inquiétés par la justice après leurs exactions que d’autres catégories de personnes, mais ça c’est un autre débas.
Sinon, lorsque je parlais d’arguments à Ar Brezonneg, je pensais plus à d’autres discussions éventuelles à venir que le thème abordé ici. Ou alors sur le point précis que je reviens de vous préciser : les gros méchants seuls responsables, facilement identifiables et présentés à la vindicte populaire (ok j’exagère un peu mais pas plus qu’Ar brezonneg en fin de compte), ça me laisse toujours un goût amer dans la bouche.
Nous sommes tous responsables, je crois, mais je préfère un coup de gueule, même avec sa part d’injustice, à un silence mou.
Bon, j’ai l’impression de radoter à présent, alors je vous laisse en espérant avoir éclairer mon point de vue.
Merci de cette réponse circonstanciée, Affmar,
Je comprends qu’il y a là une profession difficile à policer.
Ce que je ne comprends pas est qu’ils se tournent toujours vers l’Etat pour résoudre leurs problèmes et que les acheteurs de poisson (les mareyeurs) qui se foutent d’eux s’en sortent blancs comme neige comme toujours.
A t on fait une analyse de la valeur ajoutée de la chaîne du poisson du bateau au consommateur ?
Concernant les ressources halieutique, cela mes semble très mal et engagé, il n’ y a pas beaucoup de poisson, quand il y en a, c’est qu’il passait par là.
C’est comme pour la chasse, le plus sensible des chasseur n’hésitera pas à tirer sur le dernier représentant d’une espèce, il ne pourra pas résister en connaissant parfaitement les conséquences de son acte.
qu’ils fassent grève, ça permettra aux araignées de passer (en avance cette année)
ah, et qu’ils récoltent la monnaie de leur pièce. On les soutiendra pas, depuis le temps qu’on leur dit qu’ils font n’importe quoi.
Bon, prochaine étape de la hausse du carbu : l’avion puis la voiture !
Ce problème rassemble à lui tout seul 3 des grands défis qui obscurcissent notre avenir :
1. La surexploitation des océans et la disparition définitive de certaines espèces de poissons, mettant peut-être en péril la sécurité alimentaire des générations futures. 2. La raréfaction du pétrole donc l’explosion de ses cours (dont ce n’est que le début !) 3. l’Etat-providence.
Les pêcheurs, qu’ils soient honnêtes ou pas, ne peuvent pas répercuter la hausse du prix du carburant sur le prix de vente du produit de leur pêche : est-ce normal ?
Dans une économie de marché et dans un état de droit, un producteur doit pouvoir vendre librement ses produits. Outre le prix de revient, c’est la loi de l’offre et de la demande qui doit dicter le cours de ce produit (sauf pour les secteurs d’intérêt public tels que la santé, l’éducation etc). Le poisson étant de plus en plus rare, les coûts d’exploitation de plus en plus élevés, les pêcheurs devraient logiquement le vendre plus cher. Les intermédiaires maintenir une marge raisonnable et répercuter la hausse auprès du consommateur final. Pourquoi ce n’est pas le cas ?
La filière pêche fait-elle exception à l’économie de marché ? Echappe-t-elle aux lois internationales ?
Pourquoi les pêcheurs ne se révoltent-ils pas contre ce système injuste plutôt que de bloquer les ponts et les dépôts pétrolier pour réclamer encore plus d’aides publiques ?
Une chose est sûre : le pétrole est de plus en plus rare, la demande mondiale ne cesse d’augmenter. Comme le pétrole, lui, obéit à la loi de l’offre et de la demande, il ne va jamais cesser d’augmenter. Dans 2 ou 3 ans, on se souviendra nostalgiques de l’époque ou le baril ne valait que 130 dollars ... Faudra-t-il que l’Etat subventionne de plus en plus la pêche ? Ensuite, pourquoi ne devrait-il pas subventionner les taxis ? les chauffeurs livreurs ?
Bref, Les caisses de l’Etat sont vides. Les domaines d’intérêt général (éducation, santé, sécurité, aides sociales etc...) doivent être assurés par l’Etat. L’Etat ne doit pas intervenir au financement d’une filière qui n’est ni soumise aux lois de l’économie de marché, ni, d’après cet article, aux lois de la république et de la nature !
Il faut donc :
Rétablir l’ordre dans la pêche : rétablir le respect de la loi maritime, des quotas, de la nature, réprimer les patrons pêcheurs voyous et ceux qui prennent en otage le reste de la population
Rétablir l’économie de marché afin que les pêcheurs puissent vendre leurs produits à des prix décents qui couvrent leurs frais et leurs marges. Pêcheur est un métier dangereux et difficile, ils n’ont pas besoin de charité publique et méritent notre plus grand respect, tout comme les agriculteurs. Nous ne devons plus tolérer un système qui ne leur permet même pas de rentrer dans leurs frais, qui coûte cher à la collectivité, qui engraisse les intermédiaires et dont ne profite même pas le consommateur final !
Excellent article ! Heureusement qu’il y a la hausse du pétrole pour faire cesser l’exploitation à outrance des ressources naturelles, que ce soit dans la mer ou sur la terre, puisque aucune parole, aucune mise en garde, n’a pu arrêter la folie destructrice des hommes, pêcheurs et autres.
au dela des polémiques , j’avais relevé qq thêmes sur un autre fil qui me semblaient important de souligner ; extrait AFP
Au-delà des conflits sociaux liés à la flambée des prix du gazole, le secteur de la pêche est confronté à un vertigineux défi : la surexploitation des ressources de la mer, qui menace la biodiversité mais aussi, à terme, la survie même de cette activité économique
"Nous sommes dans une situation de surexploitation qui est explosive (...) dans laquelle le moindre à-coup économique provoque des conflits graves", explique Philippe Cury, de l’Intitut de recherche pour le développement.
"Les conflits dans le monde la pêche se multiplient rapidement (...) Il faut réconcilier exploitation et conservation", ajoute le chercheur, co-auteur d’un ouvrage intitulé "Une mer sans poissons" (éditions Calmann-Levy).
Selon l’Organisation mondiale pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la moitié des stocks halieutiques mondiaux sont exploités au maximum de leur potentiel, un quart est surexploité ou déjà épuisé et un quart seulement est modérément exploité.
"Quand il n’y aura plus de poissons, il n’y aura plus de pêcheurs. A faire systématiquement primer le socio-économique, on emmène la pêche dans le mur", regrette Stephan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France.
La flotte de pêche est de plus en plus perfectionnée et efficace et le renouvellement des stocks de poisson ne se fait plus.
"C’est la dernière activité économique qui s’exerce aux dépens d’un stock sauvage dont on ne maîtrise ni la reproduction ni la dynamique de population. Or, on utilise des moyens qui s’assimilent à de l’industriel", souligne -t-il.
L’Union européenne fixe chaque année en décembre, à l’issue de négociations ardues, des quotas de pêche pour les différentes espèces. Les quotas visant à protéger le cabillaud, dont les réserves s’épuisent dangereusement, ont donné lieu à de vives protestations en France.
Mais plusieurs spécialistes jugent ces mesures insuffisantes face à la menace qui pèse sur nombre d’espèces.
Selon Charles Braine, chargé du programme pêche durable pour WWF France, la mise en place de politiques de pêche au niveau européen est, historiquement, partie sur de mauvaises bases.
"La pêche est une activité de cueillette, on est complètement dépendant de l’écosystème marin. Or, on a un peu plaqué le modèle agricole (...) sans se soucier de savoir si le milieu était capable de fournir durablement", regrette-t-il.
Pour arriver à une pêche durable, des scientifiques plaident pour la multiplication de réserves où toute activité humaine d’extraction est interdite. L’organisation Greenpeace réclame ainsi que 40% des océans soient transformés en "sanctuaires marins".
Mais un climat de défiance entre les différents acteurs de la filière ne favorise pas l’émergence d’un nouvel équilibre.
"Les scientifiques et les pêcheurs ont du mal à parler le même langage", souligne M. Beaucher.
Et d’expliquer qu’un stock peut, en apparence, être bonne santé, mais une analyse fine peut révéler une situation beaucoup plus alarmante. C’est le cas du thon rouge en méditerranée, pour lequel les scientifiques ont constaté la rareté préoccupante des poissons les plus actifs sexuellement.
Des solutions existent, selon M. Cury, mais la réaction de la communauté internationale sera un test crucial.
"Si nous ne sommes pas capables de résoudre ce problème de pêche, nous serons strictement incapables de résoudre le problème du changement climatique, qui est également un dossier global mais autrement plus compliqué", souligne-t-il.
je voulais rajouter à ce joli coup de gueule que les aff/mar devraient de toute urgence revoir leurs catégorisations bateau /longueur /volume /cotisations enim ; ils ont permis de fabriquer des monstres économiquement ingérables . et surtout vendus bien trop cher juste pour accéder à la ressource et en vivre .et là leur matiere grise est en cause .
à cela le dernier paragraphe de " ar brezonneg " sur les ligneurs et la matiere grise est le plus proche de l’avenir . avec la senne danoise . et un respect absolu du repos biologique .
il est probable qu’il n’y auras pas de l’avenir pour tous , c’est comme ça .
michel Barnier fait ce qu’il peut , avec les résidus des négotiations du gouvernement précédent avec Bruxelle autant dire autant dire qu’actuellement rien n’est en sa faveur sauf le courage et une très bonne connaissance des processus .
n’y aurais t’il pas une chance à ne pas gacher ?
64 votes 4 pour cent de contre ; c’est une belle prise de conscience .
Notons que le Japon a misé depuis longtemps sur la multiplication des récifs artificiels, et visiblement cela lui réussit !
sans oublier dans les moyens de detection ,l’avion pour reperer les bancs sur les lieux de fraie du thon au large de la lybie avec 50% des thoniers sétois immatriculés en lybie pour continuer à ravager les fonds. et le"surimi" nouvelle coqueluche des consommateurs quand on sait comment c’est fabriqué 80% du poisson peché pour cette fabrication est rejeté à l’eau ! pas etonnant que la mer ressemble à un baquet
Bravo pour cet article qui ne manque pas d’un certain courage. Il est vrai qu’on ne risque pas trop de représailles sur internet. Un vrai soucis, car chez moi, j’ose à peine donner mon opinion sur le sujet par peur de voir mon canote carbonisé le lendemain.
J’aime surtout la fin de l’article, qui dit tout ; le tri se fera tout seul, les modes de pêche obsolètes vont disparaître d’eux même, et les pêcheurs respectueux de la ressource, qui ne consomment au pire qu’une centaine de litres par jour et font la ligne et le bao, ceux là continueront à nous livrer du poisson dont le prix sera justifié, et en vivront décement. Il faut toutefois rappeler que c’est l’état qui a poussé de nombreux patrons à s’équiper d’un matériel destructeur. IL faut rappeler que la promotion du pélagique par Ifremer à duré plusieurs années, au point qu’on entend encore aujourd"hui sur les ponts qu’il n’y a pas plus sélectif qu’un chalut. Les langoustiniers de Bretagne sud ont gagné cette année un trophée européen pour la qualité de leur gestion de la ressource, grâce aux modifs apportées à leurs chaluts. 2000 litres de gasoil par jour, ça ne mérite aucun trophée.
l’Europe est con elle aussi, et a sa part de responsabilité dans l’ensemble du problème.
Mais je ne suis pas suffisament compétent pour donner des leçons. Ce que je vois, c’est que nous sommes nombreux à souhaiter qu’on exploite pas la mer (espace de cueuillette, justement dit plus haut) comme une friche industrielle. La prise de conscience fait largement son chemin chez les pêcheurs aussi, que les médias se complaisent à caricaturer en "bouteurs de feu" et grandes gueules.
Largement mais trop lentement à coup sûr.
Alex
A propos de kamaboko ( surimi ), LE navire français qui en produit doit faire des trous de presque 100 T. par jour dans le garde-manger commun pour atteindre son niveau correct de rentabilité !...









