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La maladie de la disparition

Une nouvelle "fable des abeilles" pour notre temps !

Article publié le 11 mai 2007

Il se murmure que les abeilles disparaissent, annonçant une catastrophe écologique, et que la cause pourrait en être la multiplication des téléphones portables à cause de la pollution électro-magnétique qu’ils provoquent (l’électrosmog).

La maladie de la disparition

Selon des chercheurs de la Landau University (GB) la saturation des ondes désorienterait tellement les abeilles qu’elles ne pourraient plus rejoindre leur ruche, ce qui pourrait entraîner leur extermination en provoquant ce qu’on appelle en anglais Colony Collapse Disorder, et en français la "maladie de la disparition". Voilà ce qu’on pourrait prendre effectivement pour un signe annonciateur de notre propre disparition...

Non seulement on est face à un risque majeur, même si les ondes n’en sont probablement pas la véritable cause, mais on peut y voir aussi une fable sur l’inconscience avec laquelle nous travaillons à notre propre destruction en détruisant systématiquement nos conditions vitales, tout cela à cause d’une conception un peu trop myope de la productivité et d’une rentabilité immédiate. On verra que c’est une leçon écologique qui s’applique tout autant à l’économie cognitive et qu’il faudrait en tirer les conséquences aussi dans la préservation des milieux humains.

La disparition :

La disparition des abeilles est un risque sérieux qu’il ne faut pas prendre à la légère. Une légende voudrait qu’Albert Einstein aurait dit un jour : « Si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que quatre années devant lui. Sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes ». C’est sans doute un peu exagéré mais en l’absence de pollinisation, la production agricole s’effondre effectivement déjà. Les abeilles sont les messagères des fleurs en plus d’être les sentinelles de la vie dont elles recueillent le miel. Elles servent de transporteurs pour l’information génétique de l’écosystème végétal, d’entremetteuses pour la fécondation sexuelle des plantes, c’est une fonction vitale pour de nombreuses espèces européennes.

En fait, les antennes-relais ne semblent pas pouvoir être la cause première de la disparition des abeilles, puisque celle-ci a commencé bien avant, mais cela pourrait du moins constituer le dernier des coups portés à leur environnement naturel, car, ce qui est sûr, c’est que les abeilles disparaissent dans une bonne partie des Etats-Unis...

D’abord les faits. Depuis 1971 la moitié des abeilles ont disparu progressivement des Etats-Unis à cause de l’urbanisation, des pesticides, des acariens (Varroa destructor), etc. mais depuis 2006 l’épidémie de CCD (Colony Collapse Disorder) a touché jusqu’à 75% des abeilles de Géorgie, d’Oklahoma, de Pennsylvanie, du Wisconsin ou de Californie :

  • En 2007, les disparitions d’abeilles ont atteint un pic alarmant, qualifié de catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc. dépendent de 90 % à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. L’impact économique de ces disparitions est estimé à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis.
  • Les disparitions d’ouvrières, bien que déjà observées par le passé, ont en 2007 de nouvelles caractéristiques qui sont estimées alarmantes : les abeilles ne reviennent pas à la ruche et "disparaissent" littéralement, ce qui est un comportement nouveau et très peu caractéristique de ces insectes ; les abeilles mortes ne s’accumulent pas dans la ruche mais disparaissent. Les autres caractéristiques de l’épidémie de 2007 sont que ces pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît, ne laissant à la ruche que la reine et quelques ouvrières
  • D’abord circonscrit aux États-Unis, le phénomène semble s’étendre à l’Europe où des cas similaires ont été décrits en Espagne, en Pologne, en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et, peut-être, au Royaume-Uni

La dégradation de l’environnement : 

La situation est donc bien inquiétante, au moins aux USA. Selon le Los Angeles Time du 27 avril 2007, l’agent responsable de ces disparitions d’abeilles serait probablement un champignon unicellulaire Nosema ceranae, mais c’est loin d’être sûr et contesté par certains car ce parasite est assez bien connu déjà. Ce serait surtout le signe d’une mauvaise santé des ruches, une immuno-déficience dont les causes peuvent être multiples (manque de diversité génétique à cause d’une sélection génétique intensive, utilisation d’antibiotiques, qualité de la végétation, pesticides, voire réchauffement climatique, virus etc.). Tout cela ne cadre pas tellement pourtant avec une disparition si rapide et qui se passerait à l’extérieur de la ruche.

image Un article du 15 avril 2007 de The Independent a répandu l’hypothèse, reprise un peu partout, que les téléphones portables pourraient être la cause de la disparition des abeilles. La pollution électro-magnétique (l’électrosmog) provoquée par les lignes à haute tension ou les antennes-relais désorienterait les abeilles suffisamment pour les empêcher de retrouver leur ruche, menaçant ainsi leur survie. La sensibilité des abeilles aux champs magnétiques semble bien établie et cela peut jouer autour des émetteurs, de là à provoquer la disparition de 75% des abeilles, il y a une marge qu’on ne peut franchir, et qui a d’ailleurs fait l’objet d’un démenti. C’est tout au plus une perturbation supplémentaire qui s’ajoute à bien d’autres car, malheureusement, ce n’est pas la seule menace qui pèse sur les abeilles : on n’a que l’embarras du choix dans les raisons possibles de leur extinction !

Ont été mis en cause le Gaucho, le Régent, certains OGM, l’introduction d’une espèce d’abeille géante (abeille tueuse) importée d’Afrique au Brésil et qui a par la suite migré vers le Nord (Texas, Californie). Tous ces facteurs semblent jouer un rôle. On ne sait ce qui est le plus déterminant mais on s’acharnerait à les faire disparaître, qu’on ne ferait pas mieux ! Le pire, c’est qu’il se pourrait que la dissémination de ruches sur tout le territoire de l’épidémie pour reconstituer la pollinisation puisse avoir favorisé la contamination par un virus, le remède là aussi (antibiotiques, sélection, OGM) ne faisant qu’aggraver le mal (on a vu au mois d’avril qu’une trop grande uniformisation favorise les épidémies, une des fonctions des virus étant de préserver la biodiversité). Cela pourrait prendre les allures d’une catastrophe où tout ce qu’on fait se retourne contre nous, alors que tout s’écroule autour de nous...

On n’en est pas encore là, ne serait-ce que pour une raison fondamentale : les abeilles ne sont pas originaires des USA, leur disparition éventuelle ne menace donc pas l’écosystème local, seules les plantes importées et surtout les cultures industrielles peuvent en pâtir. Tant que le phénomène est circonscrit aux Amériques, ce n’est pas dramatique mais c’est bien ce qui n’est pas sûr et qu’il faut surveiller. C’est en Europe que le phénomène deviendrait catastrophique se répercutant sur toute la chaîne alimentaire, et il n’y a absolument rien d’impossible à ce que nous ayons déjà importé l’épidémie ! Les abeilles disparaissent aussi en France par exemple. C’est le Gaucho qui a été incriminé dans ce cas, mais ce n’est sûrement pas, là non plus, la seule cause. On l’a dit, les causes ne manquent pas, hélas ! (on en trouvera ici une liste ou sur Wikipédia mais en anglais). C’est peut-être parce que la cause réelle et unique n’est pas encore connue, mais tout de même, la liste a de quoi inquiéter.

Les abeilles pourraient bien être les sentinelles qui nous signalent la détérioration de notre environnement même si ce n’est pas vraiment la clé de voûte de tout l’écosystème. Leur extinction ne serait pas la fin de tout, mais ce serait un véritable désastre en Europe ! Malgré cela, on peut parier que, même si des ondes radios pouvaient en être la cause, il serait trop difficile de revenir en arrière et se passer des téléphones cellulaires qui ne sont pourtant pas si vieux ! On préférerait se passer des abeilles et de quelques fleurs ou de quelques fruits traditionnels. Heureusement, il ne semble pas que la pollution électro-magnétique puisse être si grave, sauf à grande puissance. Toutefois, cela manifeste la difficulté d’appliquer le principe de précaution, aussi indispensable que problématique, exigence impossible à satisfaire, impossible à s’en passer... On est toujours limité à l’état des connaissances de son temps, sans pouvoir imaginer ce qui n’a pas encore été découvert ! De plus, il faudrait avoir des certitudes alors qu’en écologie il n’y a que des probabilités, des risques de réactions en chaîne et des interactions réciproques bien difficilement prévisibles. Il y a donc toutes les raisons de croire qu’on ne pourrait arrêter un tel enchaînement funeste. La seule façon d’éviter de jouer avec le feu serait d’arrêter de s’acharner contre notre environnement, arrêter de se conduire comme des brutes irresponsables et reconstituer plutôt, dans notre intérêt bien compris, les équilibres écologiques trop malmenés de notre milieu vital. Il nous faut cultiver notre jardin après l’avoir dévasté.

La fable des abeilles : 

Pour finir, on pourrait tirer de cette histoire une nouvelle "fable des abeilles" très instructive. On sait que la première "fable des abeilles" , celle de Mandeville (l’homme du diable !), a pu avoir une certaine importance à l’aube du capitalisme britannique, en 1714, réussissant la prouesse de fonder l’économie sur les intérêts les plus bas au nom du paradoxe que les vices privés concourent au bien public ! Depuis Robinson Crusoé jusqu’à Malthus ou Spencer (plus que Nietzsche) c’est bien une inversion de toutes les valeurs qui s’est imposée, morale individualiste paradoxale mais toujours bien vivante comme morale de la réussite financière, de la concurrence et du marché.

La seconde "fable des abeilles" nous dit tout autre chose sur ce qui nous relie aux autres espèces et sur notre dépendance du milieu, sur les limites des perturbations qu’on peut y apporter tout comme les limites de son exploitation au profit de notre intérêt immédiat ! C’est un renversement complet de perspective. Yann Moulier-Boutang a trouvé dans cette activité de pollinisation des abeilles une excellente image de la nouvelle richesse sociale qui se constitue dans une société de la connaissance où ce n’est pas la production directe de miel qui est la plus importante mais la contribution des abeilles à la dissémination de l’information génétique, activité "gratuite" dont le coût s’avère bien plus considérable, lorsque la pollinisation n’est plus assurée, que le montant assez réduit des ventes de miel.

C’est un peu la même chose dans la production immatérielle à l’ère de l’information et des réseaux numériques, lorsque travail et revenus ne sont plus linéaires et ne se comptent plus en temps de travail, lorsqu’il n’y a plus de séparation nette entre le travail et la vie, entre temps de formation, d’information et de loisir, entre la personnalité et la profession, entre producteur et consommateur, lorsque toute avancée résulte de la coopération des savoirs et de l’environnement économique ou social, lorsque les intermittents du spectacle d’un festival culturel assurent la richesse touristique de la ville où ils se produisent ou lorsque bénéfices secondaires et produits dérivés sont plus importants que les recettes directes... Cette situation nouvelle devrait nous mener à l’abandon progressif de la prétention à tout mesurer comme à vouloir une individualisation toujours plus poussée, changement de cap qui paraît bien improbable quand évaluation et individualisme sont à leur paroxysme ! Effectivement pourtant, dans cette économie cognitive, la productivité est devenue largement globale, en grande partie déterminée par les "externalités positives" (infrastructures, niveau de formation, institutions, services publics, biens communs, qualité de la vie, sécurité, relations) de même qu’elle subit les contraintes des "externalités négatives" (pollutions, embouteillages, corruption, défiance, précarité, désorganisation, etc.). Dans ce contexte, il devient bien problématique de faire la part de chacun dans le résultat final, et plus on va vers une économie de l’innovation et de la relation, de créations culturelles et de services, plus le travail indirect ou "non-productif" devient essentiel, ce qu’on peut appeler la pollinisation de la société par toutes sortes d’activités gratuites ou hors travail (justifiant dès lors d’un "revenu garanti"). On voit que les bienfaits d’un développement humain et relationnel, dont nous récolterons tous les fruits, peuvent remplacer, dans le modèle de la nouvelle économie cognitive, les bienfaits supposés de nos vices et du calcul égoïste dans l’économie marchande.

Si on ne veut pas tuer la poule aux oeufs d’or, il ne faut pas détruire le tissu social mais le nourrir au contraire, favoriser le développement humain et l’épanouissement de chacun au profit de tous ! Utopie, non, c’est de continuer à tout détruire qui serait complètement utopique ! C’est un peu comme les premiers paysans qui ont dû apprendre à enrichir la terre plutôt que de pratiquer la politique de la terre brûlée. Il faudra bien apprendre à prendre soin de nous comme de notre monde, ne pas épuiser nos ressources pour un profit immédiat mais gérer en bon père de famille notre capital naturel et culturel afin de préserver nos richesses pour nous comme pour les générations futures. C’est du moins la morale qu’on peut tirer de cette fable, en restant vigilant sur les menaces qui pèsent encore sur les abeilles comme sur notre planète globalisée.

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commentaires
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par David L. (IP:xxx.xx6.110.160) le 11 mai 2007 à 10H48

Excellent papier. Vous faites bien d’écrire "Einstein aurait", car j’ai tenté - sans succès - de recouper, tant en anglais qu’en français, cette citation que tout le monde reprend à tort et à travers.

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par JFC (IP:xxx.xx9.23.6) le 11 mai 2007 à 20H13

Bonjour Jean. Juste un détail mais qui a son importance, les chercheurs allemands de l’université de Koblenz-Landau ont utilisé une base DECT du type utilisé comme téléphone sans fil dans les maisons et dont la puissance rayonnée est très faible. Ce rapprochement avec les abeilles en parait d’autant plus suprenant ? les bases DECT ne courent tout de même pas les champs ! la téléphonie mobile pas vraiment non plus car elle est liée à la densité de population, les autoroutes etc... on installe rarement des rûches en ville, même s’il y’en a plusieurs installées sur le toit de l’opéra de Paris ! Et puis on peut se demander si les chercheurs n’ont pas été un peu trop prompts à publier leur étude ? serait-ce encore un cas de "Publish or Perish" publier ou périr ? (pour justifier les crédits) sur le site génération-nt le 30 avril on peut lire : "Jochen Khun responsable de l’étude estime que celle ci a été mal interprétée" etc... Sur un autre forum le 3 mai j’avais aussi fait la même remarque que vous : la disparition des abeilles s’intensifie de manière dramatique alors même que la téléphonie mobile existe depuis longtemps. La téléphonie mobile me parait être le bouc émissaire de nos peurs collectives, devenue symbole de "l’horreur scientifique" pour paraphraser Viviane Forrester. Elle cristalise ce que les sociologues Véronique Campion Vincent et Jean Bruno Renard appellent les "techno-peurs" (1), on semble lui prêter tous les maux de la terre ! Bientôt ca fera tourner le lait ! Tout ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas se poser de questions bien entendu ! disons que la diabolisation est le contraire de la "raison", et c’est pourtant avec elle qu’on pourra résoudre les problèmes et qu’on sera "responsable". Oui on a bien raison de s’inquiéter de la disparition des abeilles, et vous en parlez bien ! JFC membre de l’AFIS http://www.pseudo-sciences.org/

1) Veronique Campion Vincent et Jean Bruno Renard "De source sûre, nouvelles rumeurs d’aujourd’hui" éditions Payot

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par ade (IP:xxx.xx7.168.240) le 12 mai 2007 à 14H30

N.B. : les antennes-relai installée en campagne émettent plus fort que celles établies en ville (pour porter plus loin avec une même station de base). C’est ce qui fait que vous pouvez téléphoner même depuis le fin fond du Larzac...

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par tsé (IP:xxx.xx5.140.248) le 11 mai 2007 à 20H19

hypothèse sérieuse surtout dans les pays et régions où l’intensité des émissions des antennes-relai n’est pas limitée. Car je pense que les antennes-relai qui ont une portée émettrice plus large que le simple téléphone portable peuvent être la cause de ces désorientations. Existe-t-il étude portant sur le seuil de sensibilité des abeilles (et oiseaux) aux ondes électromagnétiques ? Seuil au-delà duquel leur "système navigateur" est perturbé.

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 12 mai 2007 à 10H28

C’est bien sûr une piste à suivre, la question est loin d’être réglée. On parle d’une résonance des neurones des abeilles (qui seraient particulièrement gros) avec certaines ondes électro-magnétiques. Il y a sûrement un seuil. Les études sont encore embryonnaires. La probabilité me semble faible que ce soit la raison principale de la disparition des abeilles mais je n’ai aucune compétence pour en décider et surtout il faut continuer les recherches tant qu’on n’a pas trouvé la véritable cause. Ce sont les chercheurs eux-mêmes qui ont mis un bémol à l’interprétation de leurs résultats qui, originairement, concernaient les perturbations provoquées par les lignes à haute tension. On peut imaginer aussi que ces perturbations viennent du champ magnétique terrestre (qui a plutôt tendance à s’atténuer) ou même du soleil ! mais, pour l’instant, cela reste bien mystérieux...

Je suis un peu embêté tout de même d’avoir suggéré que l’université de Landau était en GB alors que j’avais bien vu (sur Wikipédia par exemple) que c’étaient des Allemands ! Ce qui m’a trompé c’est, entre autres, cet article : http://www.silicon.fr/fr/silicon/ne...

Je l’ai corrigé sur mon site :

http://jeanzin.free.fr/

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 12 mai 2007 à 10H33

Le lien que j’ai donné ne passe pas, je le redonne :

http://www.silicon.fr/fr/silicon/ne...

J’en profite pour donner une page avec beaucoup plus d’informations :

http://www.google.com/reader/shared...

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par JFC (IP:xxx.xx7.111.19) le 12 mai 2007 à 19H23

Sur le communiqué du CRIIREM http://www.criirem.org/ (19 avril) on peut lire : "Un phénomène sans doute amplifié par la dimension des neurones de l’abeille, à même d’entrer en résonance avec les longueurs d’onde des hyperfréquences du DECT" . Je ne sais pas si c’est un commentaire émanant du CRIIREM ou de l’étude en question ? mais cette allégation pose problème : la fréquence des DECT est de l’ordre de 1900MHz (très proche du 1800 des GSM) ce qui correspond à une Longueur d’Onde de : 300/F = 15,8 cm . On considère comme susceptible d’entrer en résonance significativement jusqu’au quart de cette valeur (quart d’onde)cad : 4 cm. Il me semble qu’on est tout de même très loin de la dimension d’un neurone d’abeille ! Ca ne veut pas dire qu’aucun effet existe bien entendu ! sinon les fours à micro-ondes n’existeraient pas, mais ceux ci fonctionnent par agitation des molécules d’eau et non par résonance de la fréquence. Jusqu’à plus informé, je reste sceptique sur l’implication des ondes électromagnétiques sur la disparition des abeilles. Ce que je ne comprends pas est qu’on mette cette hypothèse au premier plan avec photo d’un portable à l’appui ? n’aurait-on pas tendance à le faire pour de mauvaises raisons ? cad en profiter pour charger la barque de la contestation de la téléphonie mobile ? Ce n’est que mon point de vue et je suis d’accord avec tout le monde ici que l’hypothèse ondes/abeilles mérite de toutes facons d’être vérifiée, mais pas en la mettant en avant ce qui ne fait qu’ajouter à la confusion et ne sert probablement pas les abeilles. JFC membre de l’AFIS http://www.pseudo-sciences.org/

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 12 mai 2007 à 19H44

Le téléphone portable est mis en illustration du paragraphe sur leur mise en cause dans la disparition des abeilles. C’est bien le point de départ de l’article, qu’il est donc normal de mettre en valeur. Le but étant de faire le point sur la question, il n’est pas mauvais de l’indiquer visuellement, ce qui compte c’est le texte tout de même...

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par Abdel Laziz (IP:xxx.xx9.66.183) le 13 mai 2007 à 22H47

Une seule chose à dire : les abeilles ne sont absolument pas perturbées par les téléphones portables, la vraie plaie, ce sont bien les antennes relais. Et pas seulement pour les téléphones, mais aussi pour la TNT et le reste.

Toute cette histoire ça fera comme l’amiante.

Pourtant, la fibre optique serait une solution. A mon avis le "tout hertzien" est une folie suicidaire.

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par Daniel (IP:xxx.xx1.88.173) le 14 mai 2007 à 07H51

"La situation est donc bien inquiétante, au moins aux USA. Selon le Los Angeles Time du 27 avril 2007, l’agent responsable de ces disparitions d’abeilles serait probablement un champignon unicellulaire Nosema ceranae, mais c’est loin d’être sûr et contesté par certains car ce parasite est assez bien connu déjà."

En fait la découverte de ce parasite par Igemar Fries chez l’abeille asiatique cerana date de 1996

http://www.entom.slu.se/eng/staff/I...

Ce parasite est détecté sur Apis mellifera a Taiwan( Huang et col. ) et en Espagne par Mariano Higues en 2005

http://www.spmf.fr/enligne/higes_20...

http://www.spmf.fr/enligne/syndrome.pdf

La dangerosité de ce parasite exotique ayant infecté Apis Mellifera est démontrée en laboratoire En 8 jours les lots d’ abeilles infectés en laboratoire par les spores de ce Microporadia meurent voir la publication la publication en ligne paru dans le "Journal of Invertebrate Pathology "

http://www.affaire-gaucho-regent.co...

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 14 mai 2007 à 10H24

D’après l’association Kokopelli (reçu ce jour), ce seraient les pesticides les responsables : http://www.liberterre.fr/gaiasophia...

La question n’est donc pas simple et comme je le suggère il pourrait y avoir plusieurs causes qui s’ajoutent. Je trouve pourtant que ces explications ne rendent pas compte du fait que les abeilles meurent en dehors de la ruche et toutes ensemble. C’est le seul point sur lequel la désorientation par les ondes semble fournir une explication plus plausible même si c’est loin d’être prouvé et même peu probable. Certes, plutôt qu’une attaque des neurones un brouillage de leur système de navigation ne semble pas impossible. Il faut donc continuer les recherches. En tout cas les fibres optiques ne régleront pas le problème pour les liaisons radios.

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par Daniel (IP:xxx.xx3.196.63) le 15 mai 2007 à 11H54

L’affection des abeilles par Nosema Ceranae raccourcit la vie des abeilles , les abeilles affectées meurent a l’extérieur loin des ruches qui se vident progressivement de toutes les abeilles adultes Nosema ceranae accomplit totalement son cycle de reproduction en moins de trois jours et présente une plus grande capacité pathogène que Nosema apis pour les abeilles mellifères, tuant celles-ci en peu de jours sans aucun symptôme préalable.

Les microsporiadis auxquelles appartient Nosema ceranae sont des parasites très répandus chez les insectes . mais en général chaque parasite a son hôte spécialisé et ne passe pas a un autre Problème Nosema ceranae est bien passé d’un hôte a l’autre et provoque une symptomatologie particulière non décrite par les ouvrages apicoles et recommandations vétérinaires Durant l’évolution de ce processus il est courant de voir apparaître des pathologies associées Petit rappel historique en 1870 paraissait un mémoire signé Louis Pasteur "etude sur la maladie des vers a soie ". Nosema bombycis Nageli avait envahi les élevages de vers a soie et était en train de ruiner l’industrie francaise de la soie Il est très intéressant de constater a quel point les éleveurs luttèrent d’une manière anarchique contre l’infection et combien ils discutèrent la nature de l’agent et les moyens de le combattre , comme nos apiculteurs au sujet de la dépopulation des ruches Il appartient a Pasteur d’anéantir en peu de temps la maladie et de rétablir l’industrie de la soie

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 15 mai 2007 à 14H01

Merci de ces précisions mais cela n’explique pas que les abeilles qui restent à la ruche ne meurent pas sur place alors que la désorientation par les ondes, aussi peu probable semble-t-elle, donnerait une explication du fait qu’on ne retrouve pas de cadavres dans la ruche elle-même. Tout ceci n’étant que des question car je ne prétend à aucune compétence sur le sujet et remercie les commentaires des compléments apportés.

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par Daniel (IP:xxx.xx3.196.63) le 15 mai 2007 à 12H47

Pour Diana Cox-Foster, de la Pennsylvania State University, "Le parasite Nosema ceranae" serait un facteur clé, même s’il n’est probablement pas le seul coupable". http://www.enviro2b.com:80/info/278...

Nosema ceranae et le virus DWV associé a Varroa destructor deux suspect d’après ces chercheurs de UCSF http://pub.ucsf.edu/today/news.php?... Au sujet du virus DWV http://assocbs2.igh.cnrs.fr/journee...

D’autres phénomènes peuvent amplifier les problèmes : manque de ressources , sécheresse ,manque de biodiversité , intoxication par des pesticides

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(IP:xxx.xx3.196.63) le 15 mai 2007 à 17H12

>[Jean ]"Merci de ces précisions mais cela n’explique pas que les abeilles qui restent à la ruche ne meurent pas sur place alors que la désorientation par les ondes, aussi peu probable semble-t-elle, donnerait une explication du fait qu’on ne retrouve pas de cadavres dans la ruche elle-même"

C’est exactement ce qui se passe avec Nosema ceranae les abeilles meurent loin des ruches... Ce sont les abeilles adultes les butineuses qui sont touchées et ne reviennent pas a la ruche La durée de vie des butineuses saines est de plusieurs semaines, atteintes par N . ceranae leur durée de vie est de quelques jours... Une ruche qui perd ses butineuses est vite carencée la nourriture l’eau , le pollen manque a la colonie

Par contre avec le virus DWV on voit bien des cortèges de centaines d’abeilles jeunes agonisant incapables de voler naissant par certaines sans ailes par trainée ou coulée devant les ruches En phase finale ces deux affections provoquent l’ascorbing une perte totale d’immunité et a l’analyse on retrouve les ruches mortes touchées par plusieurs maladies simultanément ce qui complique le diagnostique pour les apiculteurs qui font les analyses de recherche

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 15 mai 2007 à 17H18

Cela paraît effectivement entièrement convaincant. On peut donc tout-à-fait abandonner l’hypothèse des ondes électro-magnétiques sauf près des lignes à haute tension peut-être. Merci beaucoup.

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(IP:xxx.xx3.196.63) le 15 mai 2007 à 18H00

Je possède un rucher de 50 ruches a coté d’une ligne THT ( a10m) depuis 20 ans Pas de problèmes particuliers de ce coté

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par Gil Rivière-Wekstein (IP:xxx.xx7.185.32) le 16 mai 2007 à 14H44

Bonjour,

Pour votre information, voici le lien d’un article, intitulé "Le dépeuplement des ruches en Espagne : origine d’une hypothèse", et qui a été rédigé par Mariano Higues. Ce chercheur espagnol y explique que, selon lui, la Nosema Ceranae joue un rôle considérable dans le syndrôme de dépeuplement en Espagne :

www.agriculture-environnemen...

Aujourd’hui, cette piste est prise très au sérieux par ces collègues américains.

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par Daniel (IP:xxx.xx1.199.212) le 16 mai 2007 à 15H09

Dans le traité de biologie de l’abeille sous direction de Remy Chauvin ed Masson e cie Biologie appliquée vol 4 1968 O. Morgenthaler écrit a propos de nosema Zander chez les abeilles

Certaines années la maladie dévaste les ruches et des terrictoires entiers : c’est pourquoi il y a des apiculteurs qui la considèrent comme la plus dangereuse maladie des abeilles Qui a eu l’occasion d’étudier de près de telles catastrophes et a pu en compulser les comptes rendus dans les gazettes apicoles de jadis et d’a présent ,ne saurait douter qu’il s’agisse d’une épidémie a carractère contagieux Il faut donc écarter l’assertion suivant laquelle le mal ne serait qu’une conséquence du mauvais temps ou d’une année déficiente en miel ou encore du mauvais entretien du rucher Au contraire , ce furent souvent les meilleurs praticiens qui la remarquèrent ,et il leur parut un phénomène inhabituel et mystérieux ; Il faut pour l’éclairer et le vaincre le secours du laboratoire

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par Jean Zin (IP:xxx.xx4.129.73) le 16 mai 2007 à 15H30

L’affaire me semble entendue mais ce qui reste mystérieux c’est que les spécialistes de la question n’en semblent pas aussi convaincus. C’est sans doute que s’ajoute à cette épidémie tous les facteurs cités (Gaucho, Régent, antibiotiques qui favorisent les champignons justement, sélections qui réduisent la diversité, réchauffement climatique, virus, etc.). Il faut sans doute se garder de conclure trop vite mais, parfois Internet donne l’impression de donner accès à une véritable intelligence collective, hélas, c’est bien rare...

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(IP:xxx.xx1.86.204) le 16 mai 2007 à 17H36

Il conviendrai de vérifier le protocole de l’étude citée dans l’article...

Ont t’ils pris en compte de vérifier si les abeilles n’étaient pas infectées par Nosema ceranae par ex ?

Dans le traité de biologie de l’abeille ed 1968 Sous la direction de Remy Chauvin on peut lire par O. Morgenthaler

"Malgré l’immence quantité des publications sur le Nosema et les amibes, le problème de la dépopulation printanière n’est pas encore résolu : pour y parvenir ,il faudra toujours partir de l’observation assidue de la ruche malade . La collaboration des praticiens , qui disposent de ce don d’une observation assidue et qui éprouvent en meme temps le besoin de s’informer sur les résultats des laboratoires , nous est indispensable pour le progrès de nos connaissances sur le nosema et sur les maladies des abeilles en général"

Ca reste d’actualité surtout avec l’apparition de la variante asiatique ...

On sait que le Nosema affecte directement le métabolisme des protéines . En hivers , d’importantes réserves protidiques se déposent dans le corps adipeux des abeilles mais aussi dans les glandes nourricières et les ovaires Ces réserves ont un rapport direct avec la longévité de l’abeille ( Maurizio 1954,1961 ) C’est grâce a ces réserves protidiques d’automne que l’abeille d’hivers peut vivre jusqu’en avril et mai Le nosema perturbe fortement ces réserves , ce qui abrège la vie de l’abeille sans autre symptôme remarquable de la maladie L’infestation de nosema ceranae en été est sans doute a même de compromettre l’hivernage des ruches Reste a connaitre l’étendue de l’infestation : la présence de ce parasite exotique est confirmée dans un certains nombre de pays , dans d’autres on ne signale pas encore sa présence

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(IP:xxx.xx1.86.204) le 16 mai 2007 à 17H47

Par ex dans cette étude sur gaucho l’AFFSSA a pris soin d’éliminer une éventuelle cause d’erreur en administrant aux abeilles un anti-biotique le fumidil b qui réduit la nosemose

Etude expérimentale de la toxicité de l’imidaclopride distribué dans le sirop de nourisseurs a des colonies d’abeilles ( Apis mellifera ) Faucon Jean-Paul ,Aurieres Clement, Drajnudel Patrick ,Ribiere Magali, Martel Anne-Claire ,Zeggane Sarah, Chauzat Marie-Pierre et Aubert Michel

AFSSA, Laboratoire d’études et de recherches sur la pathologie des petits ruminants et de l’abeille

http://www.afssa.fr/ftp/afssa/imida.pdf

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par Daniel (IP:xxx.xx1.86.204) le 16 mai 2007 à 22H56

Nosema ceranae un parasite emergent

Widespread dispersal of the microsporidian Nosema ceranae,an emergent pathogen of the western honey bee, Apis mellifera http://www.fortnet.org/NCBA/Nosema_...

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par Next-up (IP:xxx.xx5.189.76) le 19 mai 2007 à 00H39

Pour comprendre, il faut chercher la corrélation de ce qui a changé significativement dans l’environnement et qui peut entrer en interférence avec les abeilles (les abeilles ont en sus une vue en UV).

Contrairement a ce que beaucoup de gens pensent, il y a pire que les antennes relais en cours de développement sur le territoire ! Les antennes relais, le WiMax et le WiFi sont incluses dans les fréquences 850 / 3500 MHz soit 3,5 GHz maxi, ce sont des ondes dites décimétriques ou centimétriques, elles sont fortement répandues sur presque tout le territoire depuis plusieurs années, même si depuis 18 mois le 1800/2200 MHz est nettement plus élevé avec l’apparition de l’UMTS. Ce qui a fortement changer depuis quelques mois, et dont personne parle, sauf les initiés, c’est le nombre phénoménal de répéteurs Hertziens que plus aucune autorité ne contrôle ! De l’ordre de 10 à 20 000 jusqu’en 2005, nous en sommes arrivés à plus de 100 000 en début d’année, et l’accroissement est en moyenne de plus de 30 à 40 Unités/jours. Nous sommes dans les fréquences jusqu’à 40, voir 50 GHz, et là ça change tout, nous rentrons dans le ondes millimétriques et surtout il a été généré des dizaines de milliers de faisceaux qui atteignent de portées phénoménales, sans étude de fuite, un scandale par incompétence.. Il est maintenant impossible de pouvoir réaliser un tracé. On rencontre même de faisceau WiFi qui en 100 mW ont une portée de plus de 10 kms avec un simple boite de conserve comme antennes. Les abeilles sont donc depuis peu irradiées presque en continue dans une multitude de faisceaux à énergie dirigée, et dès qu’elles sortent d’un, elles rentrent dans un autre, et elles sont donc totalement désorientées par les CEM. Leur vue en UV, donc 0,4 à 0,3 µm doit être aussi affectée. IL reste le plus cruel pour nos pauvres abeilles, elles encaissent totalement l’énergie du rayonnement, et c’est la catastrophe. Il faut donc faire des tests dans ces gammes d’ondes pour confirmer cette conjonction d’éléments. Dès que nous avons fini certains dossiers en cours, nous commencerons les tests. Pour comprendre, il est nécessaire de prendre connaissance en première approche de certains dossiers, notamment ceux des répéteurs paraboliques Hertziens, ceux des armes à énergies dirigées en 60/100GHz, et aussi celui des faisceaux WiFi qui se compte depuis peu par centaines de milliers. Ensuite s’ajoute les paramètres doses reçu/temps, etc . . .Rassurez-vous pour les hommes c’est pareil. . . Bien à vous Marie-Pierre

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par Marie-Pierre (IP:xxx.xx5.189.76) le 26 mai 2007 à 04H00

Daniel : Or c’est bien en ville qu’on retrouve une concentration max des ondes de toute fréquences, relai , Wifi et autres émetteurs.

Oui, mais dans ce cas se sont des lobes d’irradiation en CEM (des faisceaux de courtes distances existent) et nous sommes en MHz. Les faisceaux des répéteurs paraboliques Hertziens en mono ou bi-directionnels partent des stations de bases (BST) vers d’autres BST ou Bases Stations controller en GHz et s’entrecroisent d’une façon inextricable depuis peu dans la . . . campagne. Ces faisceaux sont totalement différents, et la notion de diminution avec la distance est quasi-inexistante. Les ondes sont dites millimétriques . . . l’énergie transportée est phénoménale, juste ce qu’il convient pour les abeilles, d’ailleurs, les abeilles meurent-elles dans les ruches ou bien ne reviennent-elles plus aux ruches ? Marie-Pierre Les dossier des répéteurs paraboliques Hertziens : www.next-up.org/Newsofthewor...

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par Daniel (IP:xxx.xx1.194.119) le 20 mai 2007 à 10H15

http://www.beekeeping.com/articles/...

Les abeilles des villes se portent bien C’est d’ailleurs un thème de bataille de l’UNAF syndicat d’apiculteurs amateurs qui lutte contre les insecticides dont seraient victimes les abeilles des champs .... Or c’est bien en ville qu’on retrouve une concentration max des ondes de toute fréquences, relais , Wifi et autres émetteurs

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par ApiPalace (IP:xxx.xx8.57.60) le 18 décembre 2007 à 14H36

Bonjour,

Apiculteur amateur, conseiller et vulgarisateur apicole, je viens de vivre la mésaventure de perdre 14 (essaims) ruches en raison de ce phénomène de CCD.

Avant d’ouvrir ma deuxième ruche totalement inactive, je me suis muni d’un simple camescope... le petit film de ma triste découverte se trouve ici ...

http://www.dailymotion.com/video/5489630 ou ici http://fr.youtube.com/watch?v=vdWUo...

Je serais heureux d’en débattre avec vous. Cordialement, JC Guex, en Suisse romande http://agoravox.fr/smileys/triste.png

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(IP:xxx.xx5.38.121) le 3 mai 2008 à 14H51

Et à part la pollinisation, à quoi servent les abeilles ? Peut être est-ce la bonne question ??...??? quelqu’un aurait-il une idée sur les symboles ? ?? On pourrait ainsi peut être en savoir plus ? Les abeilles disparaissant, c’est que notre monde détruit le symbole des abeilles ?

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