Article publié le 19 novembre 2007
La flotte de l’Institut Japonais de Recherche sur les Cétacés a quitté le port de Shimonoseki (sud du Japon) dans la matinée du 18 novembre dernier pour se rendre dans les eaux de l’océan Antarctique. Il s’agit de la vingt-et-unième expédition organisée par l’Institut depuis 1987.
Cette année l’Institut prévoit capturer 850 petits rorquals de l’Antarctique, ainsi que 50 rorquals communs et 50 rorquals à bosse. L’institut affirme qu’il recueillera des données sur l’âge des spécimens et analysera le contenu des estomacs afin d’étudier le mode de vie des baleines. Dans un article publié le jour du départ de la flotte, le quotidien Hokkaidō Shimbun précise que la viande sera ensuite vendue sur le marché domestique et que les recettes des ventes seront affectées au financement de la prochaine expédition.
Dans une allocution prononcée lors de la cérémonie de départ de la flotte, le directeur de l’Institut, Hajime Ishikawa, a déclaré qu’il "faudra poursuivre les recherches dans le futur en dépit des dommages aux navires causés par des groupes de protection de l’environnement mal intentionnés". Toujours selon le même quotidien, Greenpeace a déclaré pour sa part que le programme de recherche de l’Institut n’a aucun fondement scientifique.
Rappelons que l’an dernier la flotte avait dû interrompre ses activités dans l’Antarctique un mois plus tôt que prévu, suite aux dommages subis en mer sous les assauts des opposants. Les baleiniers n’avaient alors capturé qu’un peu plus de la moitié des 860 spécimens initialement prévus. Selon un article publié sur le site de l’AFPBBNews au Japon, le porte-parole de GreenPeace Japon, Junichi Satō, avait alors déclaré que le véritable but de l’expédition, c’est-à-dire la pêche, avait été trahi par le retour hâtif de la flotte de recherche alors que les équipements de transformation de la chair des baleines avaient été abîmés par un incendie à bord : "Si le véritable objectif avait été la recherche, la flotte aurait certainement poursuivi sa collecte des données", de préciser le porte-parole. Toujours selon la même source, Satō affirma également que "l’offre dépasse de beaucoup la demande en chair de baleine sur le marché japonais", invitant ses compatriotes à s’interroger sur la nécessité de poursuivre la pêche à la baleine.
En décembre 2001, le gouvernement japonais avait réalisé un sondage qui fit ressortir que les trois quarts des Japonais approuvent "la pêche commerciale au petit rorqual de l’Antarctique par tous les pays s’ils respectent des quotas établis de manière scientifique afin d’assurer la conservation des ressources". Ce qui fait dire à l’Institut Japonais de recherche sur les Cétacés, dans un communiqué de presse publié le 10 janvier 2007, qu’il a l’appui de la population pour ses travaux de recherche en vue d’une gestion scientifique des ressources.
Par ailleurs, dans une enquête plus récente réalisée sur Internet par le site Yahoo Japan, en octobre 2006, les internautes japonais ont répondu "J’approuve" dans une proportion de 90% (19001 répondants sur 21221) à la question "L’Islande a annoncé qu’elle reprendra la pêche commerciale à la baleine car les négociations de l’IWC n’avancent pas. Est-ce que vous approuvez ou désapprouvez la pêche commerciale à la baleine ?".
Finalement, tout en accusant l’organisation GreenPeace Japon de manipuler l’opinion publique lorsqu’elle présente des résultats d’enquête sur la pêche à la baleine, l’Institut tire comme conclusion, sur la base des chiffres ci-dessus (obtenus à partir de questions et de méthodologies différentes) que de plus en plus de Japonais approuvent la pêche commerciale à la baleine.
© Copyright : The Institute of Cetacean Research (ICR).
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Juste une petite note pour préciser que la mention du copyright, en fin d’article, concerne la photo, pas l’article lui-même. ;-)
Ces japonais sont des menteurs et des truqueurs....
En fait ils veulent détruire ces baleines pour faire du fric !....
Qu’attendent Greenpeace, Robin des bois et les autres pour faire comme moi ? C’est à dire ne plus acheter de produits japonais ?
Personnellement je trouve important de faire la distinction entre certaines organisations japonaises et l’ensemble de la population. Condamner tout un peuple en boycottant tous les produits d’un pays me semble excessif. (S’il fallait appliquer le même raisonnement à tous les pays, il deviendrait difficile d’aller faire son marché, non ? Autant vivre en autarcie ;-) )
@alain : en même temps, tu me dira comment effectuer (simplement) une traçabilité de % de personne pro-chasse qui ont participé à l’élaboration d’un produit...
De toute façon si on raisonne pareil, avec nos pilleurs des mers de métropole faudrait boycotter tout les produits français (etc...) si on suis le même raisonnement. Je laisse imaginer la suite.
Buter 950 rorquals sous pretexte de les etudier c’est un peu du foutage de gueule.
En fait c’est surtout la sea shepherd conservation society qui les fait flipper. Cette organisation ecologique a sa propre flotte. Ces vegetariens n’hésitent pas à eperroner les baleiniers et ils en ont coulé neuf à leur actif.
Longue vie à eux.
Oui, je n’ai pas mentionné leur nom dans l’article, mais pour ceux que ça intéresse il y a des séquences vidéo des attaques en mer sur le site suivant : http://www.icrwhale.org/gpandseaJap... (à partir du deuxième lien, il y a une série de fichiers wmv).
On ferait mieux d’envoyer par le fond cette flotille de fossoyeurs des mers. Va t’on rester là les bras balants a attendre l’extinction totale de la vie en mer.Quand il n’y aura plus rien , de rien, que vont ils faire ?
@lequidam d’accord avec toi. On revendique le droit d’ingérence humanitaire, il faudra bientôt le droit ingérence écologique pour s’opposer aux contrevenants par la force. Mais que dire des pêcheurs de Bretagne à qui on va bientôt payer le gasoil pour massacrer des bancs de poissons et les rejeter à la mer en blâmant des quotas qu’ils ne veulent pas respecter. Autant leur payer le chomage pour qu’ils restent à quai, non ? Au fait, existe-t-il des stats sur les kilos de poisson jetés à la décharge par rapport aux kilos vendus ?










