Nicolas HULOT a publié dans l’édition du 17 janvier 2008 du quotidien Le Monde une tribune intitulée « OGM : la raison contre les préjugés ». Son appel à la raison, en soi louable, se fonde semble-t-il sur la confiance qu’il apporte au comité de préfiguration d’une haute autorité sur les OGM, présidé par un parlementaire, le sénateur Le Grand, et qualifié pour l’occasion de « haute autorité scientifique ». Selon lui, cette « haute autorité scientifique » aurait mis en lumière que « les faisceaux de présomption sur les risques graves et irréversibles du Mon810 existent ». Ceci autoriserait la comparaison qu’il risque avec l’amiante, à laquelle il ajoute une préoccupation éthique, fondée en dernier ressort par le fait qu’avec les OGM l’on transgresserait « la barrière des gènes » (?). Mais le bât blesse dès le départ…
Douze scientifiques sur quinze dudit comité de préfiguration se sont estimés trompés voire trahis par les conclusions tirées par le sénateur Le Grand ; ils l’ont affirmé publiquement et collectivement en adressant un texte à l’AFP. Quarante académiciens avec Pierre Joliot se sont élevés dans une tribune libre pour qu’on respecte « les paroles scientifiques »(Le Figaro, 11 janvier 2008 ). Une déclaration posant la question « Pourquoi faudrait-il suspendre la culture du maïs OGM ? » élaborée par des scientifiques avec l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) a recueilli en l’espace d’un mois le soutien de plusieurs centaines de directeurs de recherche de la Recherche publique. Réunis en colloque au Sénat le jour même où la tribune de Nicolas Hulot était publiée, plus d’une centaine de chercheurs ont soumis à l’examen les questions soulevées par le chef de l’état, puis par la haute autorité provisoire qu’il a mise en place. Eux aussi ont tiré les mêmes conclusions : il n’y a pas de fondement scientifique pour les craintes sanitaires et environnementales développées sur le maïs Bt, il n’y a pas de fondement scientifique pour en suspendre la culture, il n’y a pas de fondement scientifique à l’activation de la clause de sauvegarde : les faisceaux de présomption que Nicolas Hulot évoque n’existent pas.
La « haute autorité scientifique » que Nicolas Hulot prête au Sénateur Le Grand, se trouve certes très entourée sur le plan politique, et sa lettre ouverte en témoigne, mais elle est très isolée sur le plan scientifique. Alors que la fondation Nicolas Hulot et ses amis se félicitent du très large consensus scientifique pour établir le réchauffement climatique, il serait d’ailleurs intéressant de comprendre, puisque préjugés il n’y aurait pas, pourquoi le très large consensus scientifique sur l’innocuité, voire les bénéfices sanitaires, du maïs Bt ne mérite pas la même considération. Ce n’est pas se positionner en « nervis » du lobby pro-OGM, pour reprendre le vocabulaire élégant que Nicolas Hulot a fait le sien le temps de sa tribune, que de dire la vérité à nos concitoyens. Les académiciens ont fort bien posé le problème : « Tout en reconnaissant que les choix politiques peuvent reposer sur d’autres critères que les seules analyses fournies par les scientifiques, nous demandons que le rejet de ces dernières ne soit pas les raisons avancées pour des décisions dont les fondements sont tout autres. »
Nous comprenons bien que pour certains, dont Nicolas Hulot fait visiblement partie, la transgénèse rime avec transgression et soulève des questions éthiques voire religieuses ; nous comprenons bien que pour d’autres, et peut-être pour Nicolas Hulot lui-même, les conditions politiques, économiques, sociales de l’introduction et du développement des biotechnologies dans l’agriculture devraient être mises en débat. Tout cela nous le comprenons bien, et, individuellement, en tant que citoyens, nous sommes prêts à entrer dans ces débats, mais pas en s’abritant derrière de prétendues raisons scientifiques : dans le débat démocratique un homme égale une voix, tandis que la légitimité scientifique est fondée sur le savoir. C’est ainsi que la démocratie gagnerait, à l’heure par exemple de la redéfinition des missions de l’audiovisuel public, à ce que soit développée l’information scientifique des citoyens ; c’est à ce prix que chacune et chacun d’entre nous pourrait se faire, avec un éclairage honnête des enjeux, et loin de la culture de la peur, une opinion éclairée et raisonnée.
Nous ne pouvons ainsi pas accepter le mélange des genres que Nicolas Hulot réalise. Nous comprenons bien, encore une fois, que l’utilisation des biotechnologies dans l’agriculture et l’alimentation, que Nicolas Hulot réprouve ou sur laquelle il est pour le moins dubitatif, lui est plus facile à contrer en prétendant que ces biotechnologies pourraient se révéler dangereuses pour la santé animale et humaine, et néfastes pour l’environnement. Pour un maïs comme le maïs Bt, puisqu’il dit avoir bien compris, lui aussi, qu’on ne peut parler des OGM qu’au cas par cas, c’est bel et bien le contraire qui se passe. C’est d’ailleurs pour cela que le « Service public de l’expertise scientifique » que constituent les commissions de biosécurité (AFSSA, CGB, etc.) a donné son feu vert.
Si Nicolas Hulot veut en appeler à la Raison et à dépasser les préjugés il faudra donc, si il refuse aux agriculteurs français le droit de cultiver le maïs génétiquement modifié pour résister à la pyrale et à la sésamie, qu’il argumente en quoi ses arguments éthiques ou politiques l’emportent sur les bénéfices sanitaires et environnementaux qu’apportent ces variétés de plantes.
Comme l’écrivait le journaliste scientifique Michel Rouzé, ancien rédacteur en chef d’Alger Républicain et fondateur en 1968 de l’AFIS, on ne peut « fonder une éthique et une action politique sur la seule valorisation de la connaissance. Les motifs d’agir viennent d’ailleurs ; mais l’action qui n’est pas basée sur la rationalité, qui n’est pas basée, aujourd’hui, sur la science, est une action qui s’égare et qui, finalement, risque de servir ce qu’elle prétend attaquer ».(Raison Présente, n°23, 1972 )
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Il est toujours difficile de contre-argumenter à la lecture de ce type d’article car d’emblée le verdict dit scientifique tombe comme un couperet. Les scientifique ne voient aucune raison objective de ne pas développer les PGM( et non les OGM). La science n’est pas la technoscience car la science a pour objectif premier de mettre en lumière et d’expliquer les mécanismes, les interractions qui conduisent à comprendre l’univers au sens large en établissant des lois qui régissent "le comportement énergétique" de la matière inerte et animée. La science a été capable de nous expliquer le fonctionnement d’une cellule, les mécanismes qui président à la synthèse des proteines. Au jour d’aujourd’hui la science est incapable de prédire, d’établir ce que provoquera une insertion "forcée" de géne sur une matrice d’ADN, dans 10, 20ans ou 100 ans sur l’écosystème végétal. La science, et c’est à son honneur, se doit de vérifier que ces affirmations s’appuient sur l’expérimentation et la répétibilité des résultats. Que pouvons-nous tirer des conclusions des PGM utilisés depuis une dizaine d’années ? Vont-ils définitivement éliminer l’attaque d’insectes ou leur permettre d’acquérir une nouvelle résistance contre les pesticides ? Vont-ils modifier le métabolisme de la plante, renforcer sa valeur nutritive ou perturber ses voies métaboliques, etc... ? Les résultats aujourd’hui confirment-ils avec des preuves irréfutables que la plante "greffée" avec un géne insecticide ou capable de supporterr des doses de désherbant sans dépérir, sera pérenne et ne conduira pas par les surfaces cultivées de plus en plus vastes à une modification des équilibres entre insectes, plantes, animaux, flore microbienne du sol ? Quel recul ont les technoscientifiques et les académiciens(faut-il rappeler qu’Allègre a nié que le changement climatique avait pour cause importante les émission de gaz à effet de serre ...que nos scientifiques médecins appartenant à l’élite médicale académique rejettent sans étude épidémiologique de longue haleine et fouillée l’effet probable des polluants sur la santé des populations sans nous dire les raisons pour lesquelles il y a depuis 20 ans 60% de cancers en plus ?) Alors si nous parlons de science, et surtout pas de religion comme le suggère l’auteur insidieusement pour expliquer le refus ou les soupçons portées sur les PGM au regard des questions qui font débats, que l’auteur adopte une attitude beaucoup moins tranchée sur les bienfaits supposés des PGM, ce qui reste à vérifier par la science et sur une expérimentation étalée dans le temps.
léonard
Bonjour, d’ici quelques jours, vous aurez des éléments précis sur l’état des savoirs et des incertitudes sur le site agribiotech ; les publications sont en cours de relecture. A titre "apéritif" je peux vous signaler par exemple :
Admirable Léonard : dites-donc, mon brave, fallait-il interdire les antibiotiques sous prétexte qu’on n’a pas pu prédire les résistances, la pilule parce qu’elle favorise le cancer et qu’on découvre ces jours ci qu’elle en protège,le vin parce qu’il mène à la cirrhose...etc. Si je comprends donc bien,ces messieurs les chercheurs, avant de trouver, sont sommés de prédire l’avenir des découvertes qu’il font !!! La tyrannie de l’opinion et de l’idéologie démocrassouillante qui l’accompagne est un encouragement puissant à la recherche, française en particulier.
Si je comprends bien, vous considérez que la question l’usage des PGM mérite approfondissement, non pas au niveau scientifique, mais au niveau politique, social et économique ?
Dans ce cas, sachez que de nombreux "anti-OGM" sont d’accord avec vous.
Bonjour, Non, ce n’est pas cela que je dis. Si je reformule ce que je dis : de nombreux anti-OGM ou OGM-sceptiques disent l’être, dans les discussions, au nom de considérations "éthiques" ou de nature (quasi-)religieuse ( transgressions contre "la Nature" ), ou/et de considérations revendiquées comme politiques, économiques ou sociales. Certains ténors le disent explicitement, disant qu’ils n’ont pas de craintes avec les OGM mais que ces derniers représentent à leurs yeux un type de société qu’ils récusent. Ce que je pointe et dénonce c’est le paradoxe qui est que ce débat là, philosophique, politique, etc. n’est pas assumé ! Le moratoire a été demandé et mis en oeuvre en prétextant (et manipulant autant que de besoin) des données scientifiques : et cela c’est une imposture car ce qui a été prétexté, la lamentable saga des "doutes sérieux", est tout simplement faux. Et ce que je dis, ce n’est pas moi, Michel Naud, qui le dit, c’est la quasi totalité de la communauté scientifique, et en particulier toute celle reconnue - au sens académique - sur ces sujets, par exemple par les plublications dites "de rang A". Seuls de très rares scientifiques (dont tout le monde connaît les noms puisqu’on les voit partout) militent (car la c’est du militantisme labellisé) contre le consensus.
Si le débat s’installe sur le terrain idéologique (car finalement c’est le mot commun à toutes les dimensions évoquées) alors nous (à titre individuel, et pas à titre d’association) viendrons sur ce terrain, sur le principe un homme ou une femme égalent une voix, et sans s’abriter derrière des questions scientifiques qui n’ont dès lors plus lieu d’être.
Le débat "citoyen" est engagé même par certains de nos adhérents. Par exemple aujourd’hui : http://imposteurs.over-blog.com/art...
Interdisez-leur de percevoir du fric des industries privées, à titre privé comme à titre de recherche pour leur labos (avec peines de prisons, contrôle fiscal annuel etc), vous verrez que les "scientifiques" en question vont bizarrement changer d’avis, les PGM ne seront plus aussi bien tout d’un coup.
Faut avoir vécu la recherche de l’intérieur pour savoir que "publication scientifique" signifie "tas de fric", que "programme de recherche" signifie "communication promotionnelle" etc ...
Si vous voulez manger du maïs (et la viande) bourré aux pesticides, libre à vous. Mais moi je veux pas et à l’heure actuelle on m’y oblige car rien ne permet de tracer la production (déjà qu’ils arrivent pas à tracer les plantations d’OGM alors le devenir dans la filière alimentaire, pensez donc !).
Le dossier OGM c’est bis répétita de : amiante, vaccinations, vaccinations animales, pesticides, farines animales, pollution des eaux ...
A force de s’intoxiquer lentement on ne finit par s’en rendre compte que quand d’autres espèces plus vulnérables (les abeilles) deviennent trop faibles et disparaissent. Le même sort nous attend à continuer ainsi, mais allons y gaiement !
Et pendant ce temps, on juge kokopeli coupable de diffuser des variétés naturelles non hybrides : les gens risqueraient de pouvoir les cultiver et devenir indépendant d’un système malade, le risque est bien trop grand mon petit gars !
Je ne vois absolument pas la raison pour laquelle le débat scientifique sur les PGM serait écarté parce que l’auteur de l’article l’aurait décrété. Bien entendu le débat sur les PGM est également un débat sur le devenir des sociétés et un regard sur un environnement modifié par la main de l’homme la seule créature capable de modifier les équilibres naturels
Que l’auteur me permette de lui dire d’éviter de parler presque d’acte religieux lorsque l’on émet de sérieux doutes, à contre-courant de "la majorité des scientifiques"(lesquels ? brillants je l’espère et tous spécialisés en régulation métabolique, biologie moléculaire, génétique des plantes) car cela est d’une bêtise infamente pour ceux, qui comme moi, vouent une sainte horreur au mysticisme et à la récupération du fait scientifique par le religieux. Prouvez-nous que nous avons tort de nous méfier des PGM sur des bases scientiques et que vous avez raison de les approuver sur des bases également scientifiques. Ceci serait un vrai débat scientifique et puis ensuite de choix de société.
léonard
Léonard,
Vous dites dans votre propos : "Quel recul ont les technoscientifiques et les académiciens(faut-il rappeler qu’Allègre a nié que le changement climatique avait pour cause importante les émission de gaz à effet de serre ..."
C’est là une contradiction formelle que j’aimerais voir explicitée...
En matière de changement climatique, le message unanime des ONG environnementalistes est de se féliciter du quasi consensus scientifique, et notamment des spécialistes des disciplines concernées, sur la réalité de ces changements, et de fustiger les quelques scientifiques qui comme Allègre sont à la fois minoritaires dans leur position, non spécialistes du domaine, et surtout politiques dans leur expression.
En matière de biotechnologies, les mêmes ONG adoptent une position exactement inverse. Elles fustigent la communauté scientifique qui fait quasiment consensus sur l’innocuité des PGM autorisées à la culture et à la consommation et elles encensent les très rares scientifiques (Testart, Vélot, Seralini, Gouyon)qui refusent le ce quasi consensus scientifique, bien qu’ils ne soient ni les uns ni les autres des spécialistes reconnus des domaines en question, et qui déroulent un discours très largement politique et non scientifique (et pour cause).
En réalité la logique militante semble être : je reconnais la qualité d’expert à celui qui accepte de me délivrer la conclusion que j’ai décidé par avance de soutenir.
Et une grande différence, que l’on peut mesurer honnêtement en allant consulter l’intégralité des compte-rendus d’une commission comme celle du génie biomoléculaire, partie intégrante du service public de l’expertise (s’appuyant sur la recherche publique, et dont les experts, contrairement à une insinuation d’un internaute sur cette ligne de message, signent des déclarations d’intérêts, non seulement économiques mais aussi intellectuels - autrement dit de militantisme -), c’est que ces experts n’ont pas une position dogmatique : ils ont donné, avec raison, le feu vert aux maïs Bt (comme le Mon810) et l’ont refusé au colza résistant aux herbicides : là est la preuve concrète de l’indépendance ; il faut instruire sur la base des faits et non de fantasmes
rhoo le jugement à l’emporte pièce. Il se trouve que maintenant que les faux experts (grassement financé par les pétroliers) publiant à tour de bras ont été démonté point par point par des gens sérieux, oui, il y a consensus. Sauf que ça a pris des dizaines d’années. Et que comparativement là on est tout juste à la moitié de cette durée en ce qui concerne le dossier OGM : l’argent des industriels de l’alimentation n’arrive plus à faire taire les voix dissidentes, noyées sous la masse des voix corrompues. Internet aidant, les faits n’arrivent plus à être censurés à coups de bifetons.
Donc on essaie de faire pression, d’intimider les lanceurs d’alertes, les informateurs, les décideurs. Mais les populations échaudées par les scandales sanitaires à répétition en ont un peu marre de gober tous ces poisons/mensonges : les décideurs s’ils veulent pas refaire des passages par la case "retrait temporaire de la vie politique pour cause de scandale" sont forcés de regarder les choses en face et non plus de simplement fermer les yeux une fois le compte en banque approvisionné.
je suis toujours à la recherche de la synthèse de votre co-loque .
et du nombre de participants .
merci de nous en tenir informé .
le calendrier avance ce serait intéressant .
merci de votre réponse détaillée ; dans l’intérêt de tous .
cordialement
seik
Bonjour,
Le site est ouvert depuis ce matin ; il n’est pas encore complet ; certains intervenants ne nous ont pas encore confirmé la relecture de leurs interventions et nous n’avons pas terminé la retranscription de la table ronde finale mais il y a déjà de quoi s’occuper sur le site http://agribiotech.free.fr
Je signale la tribune publiée dans Le Monde http://www.lemonde.fr/opinions/arti... signée par les biologistes et membres de l’Académie des sciences Alain Boudet, Michel Caboche, Michel Delseny, Rolland Douce, Christian Dumas et Georges Pelletier.
Est-ce que vous vous rendez compte de l’énormité de ce que vous racontez ? Avez-vous la lucidité de remarquer que dans votre commentaire il n’y a aucun argument factuel ? On n’y trouve que tentative de disqualification de vos contradicteurs en susurrant des insinuations calomnieuses et nauséabondes... Savez-vous que les experts, constituant le véritable service public de l’expertises, tous issus de la recherche publique, que sous couvert d’un "progressisme" de façade les activistes anti-OGM essaient de liquider (en se tirant une balle dans le pied au regard de leur message "antilibéral"), remplissent des déclarations d’intérêt, publiques ? Savez-vous que ces déclarations d’intérêts incluent le plus souvent les déclarations d’intérêts intellectuels (en clair les affiliations idéologiques) ? Croyez-vous que vos prétendus "lanceurs d’alerte" sont aussi indépendants, économiquement et intellectuellement que vous le croyez ? Open your mind ...
Oui, les lanceurs d’alertes adorent faire un trait sur leur carrière, plomber tout ce qu’ils ont construit depuis des années, uniquement pour le plaisir. Velot adore se faire mettre dans un placard en ce moment même, vraiment. Bourguignon s’est résigné en laissant tout tomber et en tentant de parler directement à ceux qu’on spolie. Gesret est vraiment las du système malgré que tous ces travaux soient disponibles librement et qu’il aie respecté toutes les conventions de la médecine "officielle". Quand c’est pas carrément en crever comme Beljanski qui n’a même pas eu la reconnaissance de tonton. Des cas comme ça on en trouve à la pelle, rien que des contemporains.
Et oui je PEUX me permettre de critiquer le système car j’y ai participé. J’ai préféré sortir de la boucle que plomber mon avenir. C’est moins courageux mais d’un autre coté je bouge plus vite sans entrave.
Ces lanceurs d’alerte ont tout à perdre en le faisant. C’est d’ailleurs pourquoi ils sont si peu nombreux. Le grenelle n’a même pas débouché sur leur protection, bien significatif de notre obscurantisme d’état : depuis bien des lustres de nombreux pays le font. Mais eux au moins vivent en ayant aucun remord.
Ce qu’il y a d’intéressant avec Mr Naud c’est qu’il évite de répondre à des articles argumentés qui contredisent point par point les approximations qu’il avance.
Il préfère écrire un nouvel article où il réaffirme avec le même aplomb la même thèse qu’il répète depuis le début : être contre les OGM c’est une position religieuse, irrationnelle, etc...
C’est son seul message car son but n’est pas de débattre. Mr Naud et certains de ses collègues les plus actifs essayent d’occuper le terrain, d’intervenir sur des sites comme celui-ci, de créer des sites de désinformations dont je ne citerai pas les noms pour ne pas leur faire de publicité.
Pas la peine de répondre, dans quelques jours vous aurez un nouvel article qui, sous une forme légèrement différente, dira la même chose sans apporter une seule info. Est-ce que Mr Naud a, par exemple, dit un seul mot sur le CONTENU du rapport de la Haute Autorité ? Il s’en garde bien depuis le début et il sait pourquoi !
Il n’est pas là pour informer mais pour faire de l’intox...
MH
@ Mathieu Hangue
Ne dites pas qu’il n’y a pas d’argument de fond, nous passons un temps fou sur nos sites à décrypter l’information scientifique... je vous invite à cliquer avec votre souris sur le lien du site signalé régulièrement, vous aurez les réponses sur votre questionnement sur l’avis de la haute autorité : il y a un site entier ! Sur ce site vous trouver l’avis lui-même, avec des liens sur chacune des publications citées, et des analyses, par exemple http://agribiotech.free.fr/joudrier.htm ... qu’est-ce que vous voulez que je vous dise d’autre ? Les réponses au sénateur Le Grand ont déjà été exprimées ; je les renouvelle :
"Pas de « doutes sérieux » mais au contraire un faisceau de données théoriques et expérimentales conduisant à une affirmation raisonnablement étayée : il n’y a aucun fondement scientifique à l’activation d’une clause de sauvegarde sur la culture du maïs Mon810 ; la déformation des conclusions scientifiques à des fins politiques partisanes n’est pas acceptable en démocratie : il faut restaurer l’intégrité scientifique dans l’élaboration des décisions politiques ; les attaques portées à l’intégrité et à l’indépendance des chercheurs et experts de la recherche publique française doivent cesser ! "
Où il est le faisceau de données théoriques et expérimentales ? Allez sur des sites scientifiques et pas sur des sites militants...
Ce commentaire est désolant. Le texte rédigé par le comité préfigurant la haute autorité n’est pas un texte scientifique ayant valeur d’expertise collective. Il n’ a aucune discussion des résultats présentés. Certaines des références bibliographiques sont erronées. Il s’agit d’un document rédigé à la hâte. Ceux qui font de l’intox sont ceux qui parlent de données nouvelles et inquiétantes ! Tout a été fait pour que le verdict de ce comité puisse étayer le "consensus" issu du Grenelle de l’Environnement, en dehors de toute considération scientifique. Y a-t-il eu un arrangement avec certaines associations du genre je lâche sur le Maïs GM et tu ne râles pas contre le nucléaire ?
Comme si des scientifiques ne pouvaient pas être aussi des militants de leur cause... Mr Naud vous en êtes un bel exemple et votre site aussi. Puisque Mr Naud ne donne toujours pas d’information sur le contenu du rapport de la Haute Autorité - la seule "info" qu’il donne c’est le lien vers son site pro-OGM - donnons la parole au Sénateur Legrand qui était le rapporteur de cette Haute Autorité (interview de LCI le 11/01 :
Quatorze membres (dont 12 scientifiques) du comité de préfiguration de la Haute autorité sur les OGM se sont désolidarisés de l’avis négatif rendu sur le maïs transgénique MON810. Ils reprochent notamment au président du comité, le sénateur UMP JeanFrançois Le Grand, d’avoir employé les termes de "doutes sérieux" sur le MON810 alors qu’ils ne figurent pas dans le document final. Le sénateur s’en explique à LCI.fr :
LCI.fr : Que répondez-vous aux 14 membres du comité qui vous reprochent d’avoir déformé les conclusions de la Haute autoritéprovisoire sur les OGM ?
Jean-François Le Grand : Le texte a été relu ligne par ligne, mot par mot, référence scientifique par référence scientifique. Et il a été validé par tout le monde, y compris par les 14 scientifiques en question. Le comité a mis en avant quatre faits scientifiques nouveaux et 9 questions insuffisamment prises en compte dans l’évaluation des OGM. Que l’on veuille jouer sur la sémantique me paraît curieux comme débat.
LCI.fr : Les termes de "doutes sérieux" figurent-ils dans l’avis rendu public ?
J.-F. L. G. : J’ai commis une faute lors de la présentation de l’avis aux ministres Jean-Louis Borloo et Nathalie KosciuskoMorizet. J’ai dit : "Voilà le résultat écrit de nos observations" puis j’ai conclu, au regard des faits scientifiques nouveaux et des questions en suspens, qu’il existe des "doutes sérieux" [sur le MON810]. Cette expression ne figure pas dans le document. Mais le comité constate qu’il n’y a encore pas d’études sur les effets endocriniens [modifiant le taux de certaines hormones, NDLR], teratogènes [provoquant des malformations, NDLR] et transgénérationnels du MON810 : il y a de quoi émettre des "doutes sérieux" !
On me rétorque que le MON810 est utilisé depuis des années aux Etats-Unis et qu’on n’a pas constaté d’effets particuliers sur la santé mais aucune étude épidémiologique n’a été menée , faute de traçabilité. Là encore, il y a de quoi avoir des "doutes sérieux". En tant que vétérinaire, j’estime que le doute doit bénéficier au consommateur. C’est le rôle de la haute autorité de procéder à une évaluation scientifique ; c’est mon rôle de parlementaire de m’associer à la gestion de ce risque. Il ne faut pas répéter avec les OGM les erreurs commises sur d’autres sujets, comme l’amiante ou la mise en marché de certains produits phytosanitaires dangereux pour la santé, sujets pour lesquels on a été sciemment aveugles pendant des années.
LCI.fr : Que pensez-vous des propos sévères tenus par le président UMP de l’Assemblée nationale à l’égard de la Haute autoritéet de son avis ?
J.-F. L. G. : Je pense que Bernard Accoyer n’a pas tout lu [le document].
LCI.fr : Que vous inspirent les vives réactions suscitées par l’avis de la Haute autorité et plus généralement, sur la question des OGM ?
J.-F. L. G. : Cela m’inspire une grande interrogation : "Comment se fait-il qu’un tel sujet mobilise autant d’acteurs différents avec des réactions aussi véhémentes" ?
LCI.fr : Pensez-vous que certains parlementaires et scientifiques sont sous l’influence de certains intérêts du monde agricole ?
J.-F. L. G. : Je ne dirai qu’une chose : les lobbies sont puissants. C’est pour cela que j’ai deux certitudes : la future Haute autorité sur les OGM devra inclure des membres sans lien direct ou indirect avec les OGM et la seule réponse au doute, c’est de diligenter une recherche publique indépendante. Personnellement, je ne suis ni un tenant des OGM, ni un opposant, je cherche à faire une évaluation objective qui s’appuie sur des sciences pluridisciplinaires et pas que sur les sciences "dures".
LCI.fr : A l’UMP comme au PS, les parlementaires sont très divisés sur la question des OGM. Comment l’expliquez-vous ?
J.-F. L. G. : Les lignes de fracture sont à l’intérieur même des partis. Je suis frappé par la hargne un peu excessive de la part de ceux qui prônent l’usage des OGM. Ce type de réaction va au-delà du raisonnable et de la sérénité nécessaire à l’adoption des lois.
Mr Naud et son association font partie des lobbies cités par le sénateur Legrand. Je ne reproche pas à Mr Naud de faire du lobbying, c’est son droit. Mais qu’il arrête de se voiler derrière la vertu du scientifique pour défendre ses intérêts professionnels, comme n’importe quel chauffeur de taxi ou de train.
MH
@ Mathieu Hangue
Vous dites : "Mr Naud de faire du lobbying, c’est son droit. Mais qu’il arrête de se voiler derrière la vertu du scientifique pour défendre ses intérêts professionnels, comme n’importe quel chauffeur de taxi ou de train."
Ah bon :-)) Je vous mets au défi de mettre que ne serait-ce qu’un début de présomption d’indice à l’appui de cette affirmation mensongère.
Mais au delà du procédé ce qui est intéressant de voir c’est qu’effectivement, vous comme le sénateur Le Grand dont vous copiez-collez ce qu’il a dit vous n’apportez aucun argument factuel, vous ne faites qu’essayer de disqualifier vos contradicteurs, et ce même pas sur ce qu’ils sont... mais sur ce qu’il vous intéresse de prétendre qu’ils sont. Dès que quelqu’un met en cause les affirmations qui sont les vôtres, c’est ainsi un "lobbyiste", un "nervis du lobby pro-ogm" disait Hulot ; le site sur lequel je vous ai envoyé lire une analyse détaillée de l’avis du comité de préfiguration, est nécessairement un site "pro-OGM". Il répond point par point, factuellement, sur toutes les questions que vous soulevez ? mais c’est la preuve même que c’est du lobbying pro-OGM ;-) car c’est bien connu, on ne peut être que contre l’utilisation des biotechnologies dans l’agriculture ... toute autre attitude, le simple fait de poser la question "pourquoi ?" c’est la signature du lobbying pro-Ogm , world without end, Amen
J’observe ce débat entre Mr Naud et des personnes qui sont manifestement des antiogm. Ce débat est imposssible car il oppose la raison à la croyance. Il suffit d’observer qu’au fur et à mesure que l"antiogm " est poussé dans ses retranchements par la logique implacable de Mr Naud, le discours dérape, il devient agressif, injurieux. Un scientifique qui soutient les vertus d’un OGM est nécessairement un vendu au grand capitalisme multinationnal. Ce serait risible si ce n’était pas dramatique. Les fantasmes et les lubies des ventres pleins creusent la tombe des ventres vides.Voir ce qui se passe en ce moment sur le marché mondial des céréales !
Mr Naud est vous aussi nul sur les OGM que sur les ondes electromagnétiques ? http://www.naturavox.fr/article.php...
Vous vous contentez de répéter des pseudos informations scientifiques en fonction des signatures que vous lisez ! et de la propagande mensongère destinée a tromper la population dans le cas des ondes electromagnétique.
Vous n’êtes pas capable d’analyser les informations scientifiques et de les dissocier de la propagande, c’est un comble quand on lit les prétention de l’AFIS que vous dicreditez.
les votes sur les commentaires s’affichent l’inverse de la réalité .
des OGM auraient ils ete introduit dans naturavox au profits de leur defenseur.
en fait Michel Naud a les commentaires jugés les plus négatifs. :-)












