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L'UE dit "Non" à la déforestation bovine !

Article publié le 31 janvier 2008

Devant la croissance incessente du nombre de fermes bovines brésiliennes, l’UE ferme son marché aux viandes de boeuf du boucher forestier en chef du gouvernement Lula. Alors que le prix de notre steak augmente, un vent d’espoir souffle sur les écologistes.

L'UE dit "Non" à la déforestation bovine !

Le 24 janvier dernier, le gouvernement brésilien a organisé une réunion d’urgence face aux derniers chiffres qui ont été publié qui déclare le redoublement de la déforestation en Amazonie à la fin 2007. Il faut tout d’abord savoir que le Brésil est un pays émergeant, c’est-à-dire que son développement se construit et il y a donc un besoin économique important. Le pays de la Samba a donc décidé de se lancer dans les matières premières tel que le bovin, mais les prix sur le marché mondial étant très bas, le gouvernement a décidé de créer un très grand nombre d’exploitations qui est aujourd’hui d’environ 10,000. Vous vous en doutez donc, on ne peut pas embriquer tant d’élevages et il a donc fallu trouver de la place, c’est à ce moment-là que l’Amazonie pris tout d’un coup bien trop de place pour le gouvernement brésilien.

Selon les derniers chiffres officiels publiés, la déforestation est estimée à 3235 km² d’août à septembre 2007. Mais GreenPeace a fait sa propre étude à partir d’images sattelites et déclare qu’environ 7000 km² de forêt Amazonienne a été détruite. GreenPeace a donc appelé le président Lula à prendre d’importantes réformes structurelles, mais c’est en vain car 2008 sera l’année électorale et les autorités locales n’hésiterons pas à passer outre quelques autorisations forestières pour s’assurer les votes.

 Il faut également savoir que le Brésil est le quatrième plus grand contributeur au réchauffement climatique global et qu’une grande partie est dûe à la déforestation de l’Amazonie. C’est ainsi le premier exportateur de viande bovine avec 2.3 millions de tonnes, à peu prêt un tier du total mondial. En 2007, ce marché rapporta au Brésil 4.5 milliards de dollars, dont un tier payé par l’UE.

Et alors ce fut le déclic. l’UE décida de limiter les élevages bovins du Brésil à 300, alors que celui-ci cherchait à réduire son chiffre à 2.600. Le pourquoi officiel ? Des récents contrôles européens ont trouvé que leur système de certification et de traçabilité n’était pas fiable. Le Brésil, lui, soupçonne une peur de la concurence qui ferait couler les élevages européens.

En conséquence à cela, le prix du boeuf augmente en France et baisse au Brésil mais oublions donc tous ces chiffres pour ne penser qu’à ce frèle espoir d’un ralentissement de la déforestation.

Sources : 

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commentaires
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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 31 janvier 2008 à 12H54

Ben arrete de manger du boeuf. D’ou qu’il vienne il faut bien créer un champs ou un hangar pour le mettre et utiliser des terres pour faire pousser sa nourriture. Elever des animaux pour les manger est un non sens ecologique.

http://www.delaplanete.org/Rien-de-...

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par Stéphane (IP:xxx.xx4.236.37) le 31 janvier 2008 à 14H35

Pour faire changer les politiques et les pratiques des industriels, il faut frapper là où ça fait mal : rien de tel que le porte-feuille. Et c’est à nous consommateurs d’être plus regardant lors de nos achats : achetons local & bio et mangeons moins de viande.

Après des objectifs d’émission enfin (un peu) contraignants, l’UE démontre via cet article qu’elle est capable de devenir un leader pour la sauvegarde de la planète en mettant un bon coup dans la fourmilière même si la route est encore longue pour changer l’économie et les mentalités.

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par Dalziel (IP:xxx.xx7.38.104) le 31 janvier 2008 à 16H38

Elever des animaux pour les manger est un non sens ecologique.

Mais pas gastronomique, mais alors pas du tout ! Et du haut de ma côte de boeuf bleue, je te dis bien des choses...:o)

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.6.86) le 31 janvier 2008 à 18H10

Si l’Europe a pesé si lourd à l’échelle mondiale, c’est qu’il y règne le climat idéalement tempéré et une diversité savamment sélectionnée. C’est dans ce concentré favorable à l’épanouissement que naissent les meilleurs sous-produits, lait, fromage et viande. Tout ce qui vient d’ailleurs n’est que pâle contrefaçon.

Le Brésil mise à fond sur la quantité au détriment complet de la qualité dû à l’absence de biodiversité.

Vous faites bien d’ajouter une photo. à voir la bête, il lui manque les bas-flanc dont on tire les plus nobles chairs. Vu le désert qu’elle arpente, Il va falloir développer le OGM pour "mieux" la nourrir de compléments et à ce rythme, on peut s’étonner qu’elle reste encore moins chére, transport compris.

Mais, vu le résultat, la route de sa filiére finira dans la restauration rapide et pour sauver la forêt amazonienne, il suffit de boycotter celle-çi.

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.60) le 31 janvier 2008 à 20H35

Avant en Europe, un ecureuil pouvait relié Madrid à Paris sans toucher terre ... maintenant regardez sur Google Earth ... vous avez interet à trouver un charme aux champs.

Sur cette terre chaque fois plus pauvre en diversité animale* et végétale, que quelques bidochons triomphent fierement du haut de leur morceau de charogne me fais ni chaud ni froid. Ils sont un peu comme des sangsues sur un hemophile ... on peut pas leur demander de comprendre.

*Quand on rase des biotopes naturels riche en vegetaux et en especes d’animaux sauvages pour y mettre des especes de vegetaux et d’animaux standardisés, sélectionnés genetiquement etc ... on ne fait pas du bien a la biodiversité.

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par Z (IP:xxx.xx9.172.33) le 31 janvier 2008 à 17H48

Pourquoi ne pas parler aussi de la déforestation pour créer de la surface agricole où on fait pousser du soja OGM qui sert à nourrir le bétail US (et européen même si ça se trouve...) ? Et de la déforestation pour faire de la canne à sucre destinée à la fabrication d’agrocarburant ? Il me semble, mais je n’en suis pas sûr, que c’est autrement plus important en surface que la déforestation due à l’élevage local ?

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.60) le 31 janvier 2008 à 20H40

Ce n’est pas de l’elevage locale, c’est une industrie qui transforme la foret amazonienne en viande haché pour Mac Donald.

Le soja (OGM) est le deuxieme probleme, mais 95% de sa production est destinée au bétail du monde entier .

Il manque plus que les agro carburants pour achever la foret.

On reviend sur le même problème. http://www.delaplanete.org/Rien-de-...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.12.199) le 31 janvier 2008 à 23H26

J’ai consulté votre lien.

L’Eglise ne fera rien pour endiguer les dernières traces, preuves des origines de l’humain, uniquement pour faire avaler leur théorie sur sa création par Dieu.

Les puissantes industries pharmaceutiques ne feront rien contre le recul de la forêt, uniquement pour devenir détenteur du génie biologique et bréveter le vivant.

Elles sont si puissantes l’une et l’autre, que pour mettre leur plan en péril, il nous faut tous boycotter les restos rapides et le bois exotique.

Ce n’est pas si simple, mais absolument essentiel.

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par karva (IP:xxx.xx0.33.59) le 1er février 2008 à 16H22

de Karva

Moi je trouve votre article tout a fait raisonnable : le Bresil, grand militant du libre-echangisme agricole a l’OMC est un pays qui a des ressources agricoles certaines, mais le developpement d’une agriculture d’exportation y est catastrophique en termes d’environnement. Je ne veux pas passer pour un defenseur de l’agriculture traditionnelle francaise, mais un elevage ecologiquement bon ne devrait pas abuser par exemple des importations de soja, gros emetteur de CH4.

Par contre, le developpement ici des agro-carburants semble une mauvaise operation et on a du mal a en convaincre nos experts europeens..J’estime par ailleurs qu’une consommation moderee de viande est tout a fait necessaire, et pourquoi pas un beefsteak de temps en temps ?

Je pense que l’Europe a besoin d’une agriculture, et qu’on doit se battre pour la maintenir. D’un cote, ne vois aucun interet alimentaire a l’agriculture bio. Celle-ci a pour seul avantage de maintenir une pression moderee sur les sols-au prix d’une baisse de rendement ne permettant plus de nourrir les hommes. Je militerais plus pour une moderation des produits chiniques dans l’agriculture, peut-etre en ameliorant les plantes par des transferts de genes. Il me semble que c’est l’avenir pour developper des plantes qui auront moins besoin d’engrais ou de produits phyto-sanitaires ou d’eau.

Karva

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par mathieu Hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 5 février 2008 à 11H10

La Commission européenne vient de maintenir dans son dernier "Paquet énergie", l’objectif d’incorporer obligatoirement 10% d’agrocarburants dans les carburants automobiles. Et ils viendront d’où d’après vous ?

Le Brésil prévoit de faire 120 millions d’hectares de cultures énergétiques !

C’est peut-être là, le sens de cette décision de l’UE : moins de terres pour les boeufs, mais plus pour les agrocarburants... MH

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 5 février 2008 à 14H58

Ca n’a pas de sens, les deux principales cause de déforestation au Brésil sont les paturages (pour les boeufs) et le soja OGM (pour le betail du monde entier comme les porcs bretons par exemple). Donc il faudrait s’attaquer au Boeuf brésiliens et aux porcs bretons pour etre cohérent. Ne vous en faites pas pour les agro carburants, la foret va leur faire un peu de place. On va pas sacrifier un business rentable pour un autre sous pretexte qu’on n’a pas de place.

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par Marie du Poitou (IP:xxx.xx0.36.24) le 5 février 2008 à 19H26

Je suis agricultrice, et je peux vous dire que contrairement aux idées reçues, le boeuf français n’augmente pas sauf dans vos assiettes ! Nous avons cette année des prix bras à l’achat, départ de nos exploitations. Mais, jamais on ne vous applique cette chute des prix. Les marges arrières abusives, viennent s’ajouter et donnent côté consommateur des prix, qui empêchent d’acheter français. Il est dommage de ne pas profiter de produits français,car côté traçabilité, nous sommes les plus intransigeant, et de plus, pas de transports inutiles, ni d’émission de CO2 . Si vous voulez savoir à quels prix nous sont payés nos produits, je vous en mettrais quelques uns ici. Vous serez étonnés, car loin d’augmenter de 20%, dans nos fermes, certains sont loin des cours de 1990, et à cette époque, vous les achetiez, beaucoup moins chers, dans les grandes surfaces...


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