NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Interactions positives

Article publié le 9 août 2007

1d47e04a0b47a5855c8dd5fd7c885158.jpg

Photographie : Olivier Martin Delange

Aux petites échelles de nos appartements même en pleine zone urbaine, il est possible de favoriser la biodiversité de multiples manières, sans pour autant renoncer à des ambitions de jardinage classique.

Pour exemple, ces jours-ci, j’avais collecté deux chenilles vertes sur mon Echium pinana. Je me doutais bien d’une attaque de cette nature face aux trous caractéristiques qui ponctuaient les feuilles les plus basses, mais jusque là les chenilles étaient trop petites pour que je les remarque sans chercher avec méticulosité. Finalement ayant atteint une taille de déjà plusieurs centimètres je ne pouvais plus faire comme si je ne les avais pas vu ! Je leur ait donc fait subir le traitement par lequel passent toutes les chenilles que je trouve sur mes bords de fenêtre : l’isolement dans un petit vivarium. C’est un compromis, je les nourri à partir de la plante sur laquelle je les ait trouvé, mais ainsi au lieu de les laisser trouer toutes les feuilles au risque d’abîmer la plante, je sélectionne quelques feuilles, que je leur donne morceau par morceau, chaque soir, et je vaporise tôt le matin le vivarium (une petite boite de plastic avec des trous au-dessus) pour imiter la rosée. Ainsi, l’élevage de ces deux chenilles ne m’aura coûter que deux feuilles ! Et ma Vipérine géante a gardée toute sa beauté, et quasiment toute son intégrité.
Cette méthode d’élevage a été un grand succès l’an dernier lorsque presque chaque matin je pouvais libérer les papillons qui venaient de sortir de leur chrysalide. Mais c’était alors des piérides du chou, qui se régalaient de feuilles de mes capucines.

Sur une plante urticante et coriace comme ma vipérine, je me demandais bien quel papillon allait en émerger…
J’avoue que je ne suis pas très informé en lépidoptère et je suis bien incapable d’identifier les deux charmants papillons de nuit que j’ai pu libérer hier matin. Mais en dépit de la simplicité de leur robe et de la forme en copeaux de bois qu’ils prennent avec leurs ailes repliés, je les ai trouvé particulièrement jolis, ponctués de petits points métalliques et très brillants dans la lumière dont on aurai juré qu’il s’agissait de petit rond de feuille d’or.
Autre exemple, des larves de hannetons peuples mes balconnières, mes plantes ne s’en trouvent pas si mal et grâce au sacrifice de quelques racines j’ai la chance de voir, parfois, apparaître un de ces gros insectes marron aux antennes si amusantes.

6937a31fdd2f9161c2b78e8fffb9cbfb.jpg


Il parait si simple de favoriser la vie, même là où on ne l’attendrait pas. Et pourtant, malgré les modèles de jardinage, d’agriculture ou de sylviculture durable, on en est aux OGM…

Quelle population d’insectes diversifiée pourrait peupler Paris si chaque fenêtre était le lieu de quelques plantes et un peu de terre sans engrais ni insecticide ? Quelle quantité de miel pourrions-nous produire par exemple ? Quel volume d’air assainit ? Les solutions les plus simples sont parfois d’une efficacité inattendue.
A quand le « verdissement » de cette triste et minérale Tour Eiffel ?
Bookmark and Share
34 votes

commentaires
votez :
par isa56 (IP:xxx.xx2.76.176) le 29 août 2007 à 21H13

Nous sommes ravi que des échiums pininana soient si bien élevées et chouchoutées.Passionné, et passionnée, voila le site et bon surf.


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deBiodiversité
çaDérange - 283 articles
rcoutouly - 47 articles
JoëlP - 7 articles
Noelle Saugout - 3 articles
Biosphère Blog - 44 articles
Jacques Froissard - 1 articles
ble2 - 11 articles
Sylvie Simon - 40 articles