Article publié le 9 décembre 2008
On a parfois l’impression que depuis les dinosaures il n’y a plus eu
de grands animaux terrestres. Cette idée est totalement fausse et
probablement due à notre culpabilité vis-à-vis de massacres passés
commis à grande échelle que nous préférons oublier.
On dit souvent, à propos de la crise écologique actuelle, qu’il s’agit de la sixième grande extinction (définition ).
Mais contrairement à ce qu’on pourrait comprendre cette phase
d’extinctions massive ne date pas du XXe siècle, pas même des grandes
découvertes et des massacres des faunes insulaires depuis le XVIe
siècle. En fait, cette sixième grande extinction a commencé à la fin de
la dernière glaciation, il y a 15 000 ans. Serions-nous des tueurs nés
? Exterminateur de biodiversité depuis les origines, les homo sapiens
continue leur œuvre de la macrofaune à aujourd’hui la microfaune et la
flore…
Les paresseux géants vivaient encore il y a un peu plus de 10 000 ans.
Ils ont disparu alors que les populations humaines s’étendaient en
Amérique du Nord. Quatre espèces ont ainsi été balayées lors des
massacres du pléistocène, proies faciles et conséquentes les Megalonyx
jeffersonii, Eremotherium laurillardi, Nothrotheriops shastensis et
Glossotherium harlani ont succombé à notre appétit.

source : paleospot
En Europe les mammouths laineux se sont éteint il y a environ 12 000 ans, comme toute la mégafaune européenne qui comprenait alors des rhinocéros laineux, megaloceros, lions des cavernes, ours des cavernes et des hyènes des cavernes

source : wikipédia
Pourtant la dernière attestation d’une espèce de mammouth remonte à
Dès lors, on peut suivre les migrations humaines d’extinction en extinction. Tout animal de plus de 500 kg, tout grand prédateur concurrent a été exterminé ou réduit à l’état de populations fantômes.

Les grandes migrations préhistoriques d’Homo sapiens reconstituées sur la base de l’ADNmt (datations en milliers d’années avant le présent)
Les disparitions successives :
Îles de la Méditerranée (il y a 9000 ans)
hippopotame nain de Crète, Phanourios minutus de Chypre, chèvre des cavernes des Îles Baléares (Myotragus balearicus) de Majorque et Minorque, éléphants nains de Chypre : Elephas cypriotes, éléphants nains de Sicile et de Malte Elephas falconeri, cygne géant (Cygnus falconeri) de Malte, rat géant de Majorque..
Amérique du Nord
cinq espèces d’équidés américains, des chameaux occidentaux, les lamas d’Amérique du Nord , cervidés, deux genres, les pronghorns, les élans-stags, les bœufs des arbustes, les bœufs musqués des bois, les castors géants, les paresseux géants, les arctodus (ours plus grand que les grizzlis actuels), les Smilodon fatalis, chats aux dents de sabre, lions américains, les Miracinonyx, les Canis dirus, les mammouths, les ancêtres du Bison d’Amérique du Nord, les pécaris géants, Dasypus bellus, Eremotherium rusconii, Megatherium et Dinofelis

source : kokogiak
Amérique du Sud
Les paresseux géants, anaconda, Argentavis magnificens, Capybara, fourmilier, glyptodon, jaguar, Palaeolama mirifica, lama, Litopterne, megatherium, tapius veroensis, un tapir et le Canis dirus ont disparus à l’arrivée de l’homme.

source : willmore.net
Nouvelle-Zélande
Vers 1500, arrivée des colons polynésiens et extinction de plusieurs espèces d’oiseaux ratites géants, des aigles géants d’Haast, et les adzebill.
Pacifique,
les moa-nalos, canards géants d’Hawaii, un des mégapodes géants de Nouvelle-Calédonie, les crocodiles mékosuchines de Nouvelle-Calédonie, Fidji et Samoa.
Madagascar
À l’arrivée des humains il y a environ 2000 ans, presque toute la mégafaune de l’île s’est éteinte, dont les aepyornithiformes, ou oiseaux-éléphants, 17 des 50 espèces de lémures (les plus grandes), des tortues géantes et des hippopotames pygmées.
Îles de l’océan Indien
Dès le début de la colonisation des humains dans les îles, il y a environ 500 ans, un grand nombre d’espèces se sont éteintes, dont plusieurs espèces de tortues géantes des Mascareignes dont les Seychelles ; 14 espèces d’oiseaux sur les îles des Mascareignes, dont les fameux dodos, les solitaires de Rodrigues, et les ibis de La Réunion.
Thèmes
Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill Kill
vu la considération que l’on porte à nos semblables de nos jours : femmes et enfants compris, on peut facilement imaginer notre comportement par le passé envers les animaux et les hominidés que nous avons croisés.
Ben c’est comme ça. Il faut s’y faire. Ou alror consentir à se suicider collectivement. En sachant bien, alors, que si l’homme n’est pas là pour en avoir conscience, l’univers n’existe tout simplement pas...
l,homme tueur ne:sa fin justifie ses moyens : encore un fou ne : preparation d,autres bombes necleaires ;notre evolution mentale n.est pas finitdes promesses des traites pas respecteesl,onu pourpdoit continue,obama signe d,espoir,faut embarque...pour moulraison , enfants meurent de faim , guerillas,camps de refugies,meme pas de television anotre air,etc etc etc.
"...vu la considération que l’on porte à nos semblables de nos jours..."
C’est vous qui les considérez comme vos semblables. Mais c’est facultatif. Moi, je ne me gêne pas pour considérer la plupart d’entre eux comme des contraires...
Peut-on imaginer que les autres périodes d’extinction massive soit "l’oeuvre" d’autres espèces intelligentes ?
Ok, c’est bien beau tout cela mais sur notre radeau au millieu des galaxies qui s’entredévorent, comment résoudre le dilemme essentiel : on mange le mousse ou le cuisinier ?
@ Loïc Fel
Il y a deux espèces que l’on pourrait peut-être rajouter à notre tableau de chasse d’homo sapiens sapiens :
1°) Europe du Nord : homo sapiens néanderthalensis ( possiblement éliminé par homo sapiens sapiens ) ,
2°) Ile de Florès : homme de Florès ,
Le remplacement d’homo erectus par homo sapiens sapiens est elle due à une évolution de l’espèce assez diffuse , ou à l’apparition d’homo sapiens sapiens , ayant évolué à partir d’un homo erectus dans un endroit assez précis sur la Terre , et qui aurait ensuite décimé d’autres souches d’homo erectus , qui avaient déjà essaimé sur une bonne partie de la planète et n’ont peut-être pas évolué partout en homo sapiens sapiens ? Je ne sais pas ce qu’en pensent les paléontologues ?
Ouf... on a le dos large. Pour les extinctions insulaires j’ai aucun doute à notre culpabilité et aussi à nos passagers clandestins : rats,chats,chèvres etc....
Pour la méga faune, il faut se demander si c’est l’expension de l’homme qui a mené à l’extinction de la méga-faune ou les conditions défavorable à la méga-faune ont elle permis notre expansion.
Ceci dit nos impacts sur la nature ne sont plus à démontrer... c’est donc un détail, l’ensemble du tableau étant bon même si l’exemple utilisé est peut-être mauvais.
Ce qui me fait douter de l’extinction de la méga-faune par prédation des humains sur ces gigantesque garde manger est principalement causé par les témoignages d’observation directe de gens du néolithique versus de gros animaux.
Par exemple les amérindiens en Amérique ne chassaient que rarement le bison avant l’arrivée des humains. Sans cheval, dans les plaines dénudés, s’attaquer au bison voulait souvent dire des morts parmi les chasseurs et c’était une ressource alimentaire de dernier recours.
L’arrivée du cheval et des armes à feu a changé la donne mais armée d’arc et de flèche... le mammouth ou les grands ours devaient être pris au dépourvu de façon opportuniste (à la nage par exemple)
"....les amérindiens en Amérique ne chassaient que rarement le bison avant l’arrivée des humains..."
> Faut-il déduire de vos propos que vous ne considérez pas les Amérindiens comme des humains ?...
des especes meurent et apparaissent tous les jours ...
rien est immuable !
la manie d’inventorier et de cataloguer tout,cette collectionnite aigue de certains scientifiques serait à n’en pas douter de la constipation ,de la rétention anale : un probleme existentiel sans doute mal digéré dès leur premiere tétée ?
la duree de vie moyenne d’une espece varie entre 6 à 12 millions d’années sans que l’on sache vraiment comment apparait une espéce ...
suivant certains décomptes l’espece humaine a 6 à 12 millions d’années ...faut il en tirer des conclusions alarmantes ?
il y a quelques années des entomologues se sont lamentés sur la disparition d’un papillon en au japon aux ailes blanches avec des taches noires ,et ô joie ils ont "redecouvert" cette espece qui avait changée ses ailes en noir avec des taches blanches (pour survivre dans des zones polluées ) .
si une espéce disparait c’est qu’elle ne peut s’adapter :l’être humain tue tout ce qui est plus gros que lui sauf pour encore quelques années l’elephant d’asie ,bon soit l’espece reussit en un temps record sa "nanisation" soit elle disparait !c’est un fait pourquoi en faire une montagne ?
la roue tourne ,du temps des dinosaures ça fonctionnait déjà comme ça et après nous tout pareil !
le mieux que l’on puisse faire c’est faire joujou avec l’adn et essayer des variations sur la biodiversité restante ,on verra pas le résultat !
mais ce sera vraiment fun dans deux trois millions d’années de savoir l’espece superieure regnant sur la terre sera un maîs croisé avec un rat de laboratoire ayant des genes de poisson chat !!!
"Comme les traces de présence humaine dans cette île remontent aussi à cette époque, on comprend que l’homme a favorisé l’extinction de ces animaux en leur faisant une chasse trop intense"
c’est un argument ça ?!
y aurait il eu une absolue necessite d’inventer l’agriculture ?
Tout cela est bien beau, mais manque singulièrement de preuves scientifiques. L’affirmation n’est pas un argument.
Un tueur né ? Non, un tueur psychopathe ça oui. Neandertal à coexister avec la méga faune quoi plus d’une centaine de millénaire sans problème. Mais quand le psychopathe est arrivé les uns et les autres on disparu...
Je siterai un archéologue : « On n’a pas trouvé un seul site où ils s’entretuent ; pas rencontré de trace de guerre entre Néanderthaliens. ” Certains vestiges culturels de Neanderthal, précise Marylène Patou-Mathis laissent entrevoir un tabou sur le meurtre, même sur les armes, comme sur la mise à mort de certains animaux. Par exemple Neanderthal ne tue pas les ours. C’est intéressant. S’agit-il d’un animal totem ? Il n’extermine pas les troupeaux, il ne tue pas les femelles enceintes. Il respecte certaines règles qui limitent la chasse. »
Mais des cromagnons criblé de flêche et de lance ça on en a. Ce penseur séquentiel de Sapiens est violent, fourbe et égocentrique. Intolérant à toute différence, il massacre ses semblables pour toute déviance à son modèle arbitraire de « normalité »... On a qu’a regarder ce qu’il advient des enfants qui sorte de la norme dans nos cours d’école pour s’en convaincre...










