Article publié le 18 juillet 2007
Forêt de Soignes, poumon de la région bruxelloise. Ses points d’intérêt multiples. Son histoire mouvementée.
Pour mon départ de la vie active, mes collègues m’avaient préparé un cadeau : le livre illustré « La forêt de Soignes » de Dick van der Ben aux éditions Racines. Le 21 juillet, fête nationale belge, oblige, parlons-en de ce joyaux naturel belge qui s’incruste au sud de Bruxelles en partageant ses sols avec la ville et les habitations.
L’inspiration a été du parcours par ce choix judicieux. Le cadeau n’était pas innocent : 250 pages illustrées de textes et d’images d’endroits que je connais pour les avoir parcourus, les avoir arpentés en long et en large.
En ces temps de crise politique au sortir d’un vote électoral difficile et où la Belgique se cherche, existe-t-il un endroit plus propice à la réflexion ?
Mon article « Extase automnale » avait été écrit à l’abri de sa végétation sous une lumière nostalgique et les couleurs chatoyantes de l’automne.
Depuis des années, en toutes saisons, à pied, à vélo ou en jogging, mais pas à cheval, quoique j’aurais pu, pas mal d’endroits de cette forêt sont passés tout azimut devant mes yeux émerveillés.
Le Rouge-Cloître,
en plein milieu de la commune d’Auderghem, est un point de départ.
Endroit de rassemblement de beaucoup de randonnées, près de l’ADEPS, il
abrite une abbaye ancestrale qui date de la fin du 14ème siècle.
En
1385, première chapelle dédiée à Saint Paul. Autour, une série
d’habitations d’époque abrite désormais des locaux réservés aux
artistes. Expositions, ateliers se succèdent à rythme soutenu. Un peu à
l’étroit jusqu’il y a peu, il est actuellement en pleine phase de
restauration et d’élargissement du champ de vision sur les étangs et
les maisons historiques. La maison du meunier se fait photographier et
la roue à eau de la maison du pécheur roule sous le courant sans
discontinuer. L’apogée de ce site, on le situe vers 1725. L’église a
été ravagée par un incendie en 1805. Subsistent une manufacture de
coton, une teinturerie, une brasserie, une champignonnière et un
restaurant.
Les
étangs ne manquent pas et n’ont jamais été délaissés par les pécheurs
qui ne se préoccupent pas de l’effervescence de leur entourage. Perdus
dans une paix à peine troublée par le bruit de fond de l’autoroute
proche, ils se préoccupent d’empiler les poissons. Tableau de chasse
qu’ils sont près de montrer à la première question d’un passager des
chemins environnants. Les joggeurs et les cyclistes vaquent à leur
sport favori en parallèle se souciant peu des frémissements qu’ils
pourraient générer dans l’esprit d’un canard Colvert, d’une poule d’eau.
Rester dans vos chemins respectifs et les problèmes seront bien gérés.
Mais auparavant, que s’est-il passé ?
Cette fois, il s’agissait d’en parcourir l’histoire. Son passé traverse allègrement toutes les périodes du néolithique, du crétacé, du jurassique en s’enfilant au passage des étages aux noms plus tortueux les uns que les autres mais se terminant par « -ien ».
Ce n’est pas Jurassic Parc, quoique...
L’humus qui compose ses sols se décompose en "moder" et en "mor".
L’époque de pleistocène s’est partagée en périodes tempérées et froides Plus d’une vingtaine de glaciations se sont succédées. De 1830 à nos jours, la température moyenne par décennie a progressé de 8,8°C à 10°C.
Seul 75% de pluviosité atteint le sol. Le reste est perdu par évaporation et perdu pour l’écosystème. Le feuillu alimente pourtant mieux les nappes phréatiques que le résineux. Climat subocéanique humide et variable. L’ouragan de 1990 laisse des traces encore visibles de son passage. Des successions d’étés secs et d’hivers rigoureux ont une action mais moins visibles.
Mais la forêt se soigne auparavant et aujourd’hui. On y veille avec œil distrait ou responsable.
L’époque romaine (57 AC-407 PC) n’a pas laissé de trace.
Clovis et Charlemagne en
dépeuplant les campagnes feront regagner du terrain à la forêt. Les
ducs de Brabant (1190-1404) tiennent comme à la prunelle de leurs yeux
à ces forêts pour la chasse et pour l’abondance des rentrées
financières procurées sous la forme de charbon de bois.
Les lieux-dits « Trois Fontaines », Tervueren sont du lot des privilégiés.
Les
communautés religieuses vont y rechercher des endroits propices à la
méditation. Privilèges qui leur seront accordés par des autorisations
de défricher.
L’abbaye de Forest est édifiée en premier, prélude aux croisades en 1096. L’abbaye de la Cambre suivra.
Les Ducs de Bourgogne (1404-1482), les Habsbourg (1482-1555), les Espagnols (1555-1700) érigent l’abbaye de Boetendael avec son Val des pénitents. Charles-Quint accorde une attention soutenue et des dons à l’Abbaye du Rouge-Cloître et poursuit le développement de son église en y ajoutant des vitraux.
Le couvent des capucins de Tervueren abritera l’archiduchesse Isabelle dans ses derniers instants.
Les Autrichiens (1714-1794) pacifient et restaurent une sécurité perdue dans le vandalisme et les vols. Les hêtres sont plantés en masse.
Les régimes français (1794-1814), hollandais (1815-1830) nationalisent les biens forestiers. La gestion des bois passe ainsi aux mains étrangères qui s’attachent à réparer les altérations.
L’état belge (1830) achète enfin la forêt de Soignes, dont il ne reste que 4400 ha, pour une somme de 8 millions de florins.
L’écologie et le social vont progressivement prendre le relais. Les chênes, merisiers, frênes vont apporter l’équilibre manquant et effacer la monoculture du hêtre.
Aujourd’hui, la forêt se partage arbitrairement entre des limites linguistiques
avec des règles et des spécificités différentes au sauté d’un chemin,
digne d’une histoire belge. 2500 ha sont désormais administrés par la
Région flamande.
Le chateau de la Hulpe s’offre des séquoias géants en plein progrès dans le gigantisme, mélangés avec les essences les plus exotiques. La fondation Folon s’y est installé dans ce parc de Solvay.
L’arboretum de Tervueren, promenade royale, réserve pas très loin des surprises par la variété de ses arbres de collection et complète les jardins botaniques.
Forêt de Soignes soignée, c’est incontestable. Le forestier s’est rendu compte assez récemment des avantages de la diversité des espèces qui remplaceront la monoculture des hêtres. La forêt ne serait-elle pas un microcosme allégorique de notre monde ? Seule différence, peut-être, les arbres ne se parlent pas. En apparence, du moins.
Pendant ce temps, les routes amputent, les lisières des agglomérations rongent, les tempêtes écornent, les pluies acides, les ordures, le bruit polluent et font dépérir les chênes.
"Trois minutes pour la planète" parlait des avantages d’avoir une forêt saine ce 11 juillet 2007 à la RTBF.
Comment faire aimer la forêt si ce n’est en donnant accès à tous à sa beauté toujours renouvelée. Touristes, passants, cyclistes, jogueurs, sportifs agressent lentement sans le vouloir malgré les précautions prises.
Vaste dilemme de notre temps.
De tous les temps.
Bonne fête Belgique.
Défense du patrimoine et de l’environnement à la ceinture verte de Bruxelles
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« On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu’on ne voit pas les arbres à cause de la forêt. », Ilya Ehrenbourg
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« Penser, c’est chercher des clairières dans une forêt. », Jules Renard
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« Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent. », François René de Chateaubriand
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« Auprès de mon arbre, je vivais heureux », Georges Brassens
Thèmes
Sympa ton article, l’Enfoiré !
Tu aurais pu y ajouter ce petit sonnet de Baudelaire qui me revient souvent en ballade en forêt :
"La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers."
Soigne bien ta forêt, elle te le rendra bien !
Bien à toi.
@Alberto,
Merci pour l’avoir fait. Très beau sonnet, en effet. De plus en plus vrai. ;-)
Bon article Guy qui nous fait découvrir ton pays. Juste un regret qui ne t’est pas imputable : Il y a trop de photos et de motifs colorés sur la bordure de Naturavox, ce qui gâte un peu tes paysages.
Le poète, lui, déambule dans la forêt des Signes et il refuse de se soigner...
Salut Taverne,
C’est toujours une peu vrai. C’est une grande règle de la photographie d’ailleurs, souvent perdue de vue : essayer de ne pas trop introduire dans une photographie.
Le mélange crée la confusion et fait perdre le chemin du message.
Mais, je m’évade peut-être.
La forêt, en toutes saisons, a toujours été un des sujets de prédilection sous l’oeil indiscret de mon appareil photographique. Avec le jogging (dans les chemins, bien sûr) au hasard d’un chemin à gauche ou à droite, bardé de mon appareil et de mon carnet de note, je paré pour explorer ce cadre de merveilles et parfois de surprises à qui sait les voir. :-))
Cher Enfoiré, La foret de Soignes, à la lisière de laquelle j’habite, est certes superbe, mais (encore une "belgerie" ?)elle ne laisse pas d’étonner le français habitué à celles de Rambouillet ou de Fontainebleau : on ne peut y ramasser de champignons ( énormes panneaux partout), les VTT, les joggeurs, cavaliers, piétons y sont parqués dans des pistes distinctes, avec gardes forestiers en patrouilles, amendes à l’appui... Decevant. Surtout dans un pays on les gens roulent n’importe comment et ou un automobiliste sur deux n’a pas la ceinture, cela surprend , un tel ’flicage" champetre dans un pays disons... ( un ami belge dit lui-méme :" la Belgique, c’est l’Afrique, le soleil en moins".
Et que dire des jours de vent où les routes travsersant la foret sont fermées, pour prévenir les chutes d’arbres, créant de bouchons monstres... Mais cela reste une belle forét, je vous l’accorde
Salut cher compatriote Sandro,
Je sens que je vai sdevoir prendre des gants dans ce que je vais dire avec un connaisseurs comme toi. Essayons.
"une "belgerie" ? Elle ne laisse pas d’étonner le français habitué à celles de Rambouillet ou de Fontainebleau.
>>> Vrai, il y a du folklore local dont je parlais , par exemple, dans l’article avec les règlementations différentes en fonction d’une attribution linguitique. Qu’est-ce qui différe entre un hêtre français ou un flamand ? Un chemin précédé par une affiche qui dit "Hier, bent U in de Vlaamse Brabant". Cela me fait c... Et de un.
" on ne peut y ramasser de champignons"
>>> J’ai jamais compris pourquoi. D’accord avec toi. On doit quitter les chemins, c’est vrai. Si un jour prochain, je rencontre un forestier, je demanderai. La saison commence en octoblre, j’ai encore le temps.
"les VTT, les joggeurs, cavaliers, piétons y sont parqués dans des pistes distinctes, avec gardes forestiers en patrouilles, amendes à l’appui... Decevant."
>>> Là je ne te suis pas. Je suis d’accord. Pourquoi devrais-je me farcir un VTTiste dans les gencives dans mon jogging ou dans ma promenade ? Ce n’est pas assez séparé à mon avis (Arboretum et où, ailleurs ?) Il faut parquer quand on n’a pas les mêmes idées dans les jambes et dans la tête. Ce n’est qu’une ségrégation logique et de sécurité.
"les gens roulent n’importe comment et ou un automobiliste sur deux n’a pas la ceinture"
>>> Là, Sandro, je crois que tu devrais voyager un peu. Tu verrais que l’on n’est pas si mal cotté de ce côté. Il y a bien pire.
"le ’flicage’ en Afrique avec le soleil en moins".
>>> est absolument nécessaire sinon obligatoire. Trop laxistes, pas mal de gens. On aime voir les belles choses, mais on ne jette jamais un regard en arrière après son passage. J’aime la liberté si elle est bien comprise.
"les routes travsersant la foret sont fermées, pour prévenir les chutes d’arbres, créant de bouchons monstres..."
>>> Oui, une autoroute-ring est absolument une connerie quand elle traverse une forêt. Attention, tout de même, le vent n’est pas une généralité, les camions qui passent et qui laissent des souvenirs aux autres, ça c’est une généralité.
"cela reste une belle forét"
>>> Ouf. mon article n’a donc pas été inutile. Merci pour tes commentaires. :-))
Je reconnais que dans un pays où l"état est aussi introuvable qu’improbable",( un mois et demi après les élections, malgrè l’"informateur", le formateur et le conciliateur, on ne connait toujours pas le gouverement, impossible à voir avec notre ami Sarko...), la foret de Soignes est un havre de paix des chicaneries linguistiques et autres. Quoique, habitant Rhode St Génèse (oh pardon, Sint Genesius Rhode), la foret de Soignes est prise en otage le deuxième samedi de septembre par les flamingants qui font le Ring, pour encercler Bruxelles Halle Wilworde....
Pour les champignons, je brave (comme tous français qui se respecte) la maréchaussée belge en y allant avec ma femme (une vraie encyclopédie) et quelques amis italiens qui tiennent la "Barba Néra", italien haut de gamme, où l’on sert champignons et truffes blanches de Toscane en octobre...( rue Archimède). On est armé jusqu’au dents, notamment de patience....
Pour l’insécurité routière, renseignes-toi : si tu prend la mortalité au million de kilomètres parcourus, la Belgique est l’un des plus mauvais élève de l’UE , y compris de l’UE élargie à 27 ( ne font moins bien que Grèce, Lettonie et Lituanie). C’est un vrai problème quand on roule beucoup comme moi... Donc, vive la forét.
@ L’enfoiré,
un lieu que j’ai visité trop rapidement, merci de ce complément que tu nous apportes.
Je partage l’avis de Taverne, que je salue au passage :-p, mais pas uniquement que Lui :-o quand à la qualité des photos qui gachent un peu le paysage, son observation se justifie ;-)
Pourtant dans cette note de nature, il ne faut surtout pas oublier que chacun de nous joue avec des mots.
J’ai un arbre qui porte le nom "Le Panda", dans la forêt de Troncay, dîtes plus couramment forêt "Des Milles Poétes".
Je vous la ferait découvrir peut-être un jour si vous êtes sages et au calme de la nature dont nous avons tous tant besoin.
C’est un "honneur" que je dois à mes ouvrages je pense et non à mes qualités de poètes, qui se bornent à quelques vers par ci, par là.
Merci, Guy, de ce beau voyage au coeur de la nature.
Le Panda ressourceur, verdure et paturages sont des éléments indispensables à tout créateurs.Non ? :-)
Patrick Juan. :-))
Salut Patrick,
"visité trop rapidement"
>>> C’est souvent le cas, en effet. Je ne peux te dire combien d’heures j’y ai passé. Le plus marrant, en partant jogger, je ne sais pas où je vais au départ. A peu près, bien sûr. Mais pour le reste, c’est de l’aventure pure. J’adore même courir, tout seul alors, quand il douche. Je suis un solitaire. Mon portable comme seul lien avec l’extérieur. Et, "c’est le pied".
"dans cette note de nature, il ne faut surtout pas oublier que chacun de nous joue avec des mots."
>>> Et quels mots, quand ils sont ressentis.
"un arbre "Le Panda" Je vous la ferait découvrir peut-être un jour si vous êtes sages et au calme de la nature dont nous avons tous tant besoin."
>>> Très bonne idée. J’aime les arbres d’exception. Ceux qui prennent de l’ampleur et plient sous le poids des années.
"mes qualités de poètes, qui se bornent à quelques vers par ci, par là."
>>> Peut importe le nombre. La qualité est seule reine.
"Le Panda ressourceur, verdure et pâturages sont des éléments indispensables à tout créateurs. Non ?"
>>> Vrai. Mais n’oublie pas qu’il y a des charmes appréciés par d’autres dans les déserts. Notre monde est complexe et pluriel. C’est ce qui fait sa richesse. :-)
Tu es réellement un enfoiré...
voilà que je parle des forêts, de ma petite qualité de poète, et toi tu m’emménes dans le désert :-p
Non mais tu attends de moi, des mirages ou un "miracle" ? :-))
Par ailleurs MON arbre nommé "Le Panda" pour des raisons que tu comprends,est un chêne qui avait 80 ans en 1984, quant il fut baptisé(par Costa : Auteur de "Rives Interdites" avec un plaque à ses pieds, portant le nom "Le panda" je me suis senti qu’un petit roseau, qui plie mais ne romps pas, en venant chatouiller le vénèrable gland de loin de MON CHÊNE !! et toc !!
En plus tu me traites de vieux, non mais gare à Bruxelles :-o
Le Panda
Patrick Juan.
Patrick Panda,
"des mirages ou un "miracle" ?"
>>> Les deux. Pas beaucoup de différence. Les mirages, c’est du domaine du fantastique. J’en ai vu dans le désert entre Assouan et Abou Simbel et l’on se croit face à un miracle.
" MON arbre nommé "Le Panda" pour des raisons que tu comprends,est un chêne qui avait 80 ans en 1984"
>>> donc, si je compte bien en a 103 doit en avoir de belles à raconter avec ta présence à ses côtés.
A la Hulpe, (le château en photo) nous avons des séquoias géants qui doivent en avoir un tas d’années (je vais me renseigner). J’adore cet arbre. Au toucher, mou. J’ai eu l’occasion d’aller en Californie au Sequoia Park. Là, c’est le top dans le domaine. Je suis passé au milieu d’un des arbres. C’est allucinant.
A Ténérife, tu as le dragonnier millénaire, monument national. Il doit être soutenu de partout mais ne se rompt pas.
"tu me traites de vieux"
>>> Pour les rattraper, c’est foutu, n’essaye jamais. L’immortalité cela a déjà fait l’objet d’un article de Frankie. Donc on n’y revient pas. :-))
Bonjour l’Enfoiré,
mais dites moi cous marchez sur mes plates-bandes :-))
Merci pour l’article, je découvre.
Cordialement
@masuyer,
Plates ? Pas si sûr. Vallonées aussi. J’espère que tu ne me demanderas des droits d’auteur. :-))
@ l’enfoiré,
au lieu de te battre avec notre ami masuyer que j’aime bien, toi aussi d’ailleurs, tu vois je donne un point à chacun. :-))
Dis moi si je me trompe mes commentaires apparaissent en blanc car je n’ai encore jamais écris sur Natura Vox ? Dans la mesure où la réponse soit oui, voici encore une lacune à réparer, ce n’est pas normale :-p, je remonte comme la séve aux sources. ;-)
@masuyer,
tu es sympa, mais je n’ai vu que des vallons comme les courbes féminines au détour des "sentiers", par lesquelles je me suis laissé prendre pour ma plus grande joie, l’esprit vagabonde en de tels lieux :-o quand aux plates bandes oui elles se trouvaient sur la chaussée, c’est ton cas ou la faute de la marée. :-)) rassures-nous :-)
Le Panda qui adore les forêts comme celle-ci, mais là il me manque des "bonbouts" :-))
Patrick Juan
Panda,
"mes commentaires apparaissent en blanc"
>>> Exact. Tu n’aimes pas le blanc ? Et oui, Natura s’écrit en noir sur blanc. Pourquoi ? Je ne sais. Tu connais mon opinion de Naturavox. Je n’y reviendrai pas, sinon je sort du sujet.
" je remonte comme la séve aux sources."
>>> T’égarre pas trop sur le chemin des sources, cela pourrait pédaler dans la semoule.
Question ? A partir de combien d’arbres parle-t-on d’une forêt ?
Réponses : D’un certain nombre mais qui n’est pas certain. ;-)
Phrase qui sera ajouté&e sur mon site à la parution demain :
En ces temps de crise politique au sortir d’un vote électoral difficile et où la Belgique se cherche, existe-t-il un endroit plus propice à la réflexion ? Et bien non. Actuellement, où a lieu les dernières négociation du formateur du gouvernement ? Je vous le donne en mille : dans le Prieuré de Val Duchesse, réouvert pour l’occasion. Ne dira-t-on pas un jour comme dicton : "De l’arbre jaillit la lumière" ?
Tu parles de nature, d’arbres, de végétation et j’apparais...
Tous a été dis, je crois... et j’ai juste envie de dire que j’irai bien y faire un tour, moi , dans cette belle forêt... ! Histoire de laisser aux arbres, me conter ses souvenirs passés, par les marques du temps laissés à jamais sur les troncs, sur leur souches, sur le sol à chaque nouvelle saison... je t’écouterais bien encore un instant, l’Enfoiré..., me parler de cette forêt... entre deux coups de pédales, quelques moteurs de tronçonneuses par-ci, par-là et les cris d’enfants qui jouent un peu plus loin... J’ai juste envie de me dire... pourvu qu’il y ai encore des arbres, la prochaine fois que je passerai par Bruxelles... ( je sais que cela ne sera pas pour demain la veille, mais bon...) J’aurai une pensée pour cette endroit... @ + ;-)
Bonjour Miss,
Tu as tout compris. Tout n’est pas dans le meilleur des mondes encore une fois, ici, aussi. La forêt est un endroit qui permet de faire le recul nécessaire pour ne pas virer dans la morosité ambiante un peu partout. C’est contagieux, cette maladie.
Je suis un optimiste réaliste. Bizarre cette association ? Pas vraiment. J’adore me trouver seul au milieu de nulle part. Quand il pleut, c’est tout à fait réalisable. pour être dans l’actualité comme l’espère Agoravox, je ne pouvais pas le rater. Nos ministres discutent actuellement dans le Prieuré à l’orée de la forêt. La politique dans la nature. Ma boutade : "De l’arbre jaillit la lumière". Une connerie ? On verra. La fumée blanche au Vatican est probablement fournie aussi par quelques branches. Tout se tient. :-))
Du coup, j’espère qu’ils ( les politiciens) n’ont pas en plus, pris avec eux, leur picnic fait de Tartines au fromage blanc, arrosé à la Gueuze ? Sinon, y pas que le sous-bois qui va faire la gueule... enfin, on se soigne avec ce qu’on trouve, parfois, c’est avec du tilleul et parfois...c’est sans thé... heu, je veux dire : - Santé !
Hic ..Oui, l’Enfoiré, de l’arbre jaillit la lumière,... à défaut d’en voir couler de la " Mort subite "...,quoique.. !
Une excellente fin de journée à toi... :-))











