Article publié le 13 juin 2008
Chaque jour, Laetitia Becker, une jeune Française de 25 ans, passe six à huit heures avec sept loups dont elle étudie le comportement dans une forêt perdue, à 500 km au Nord-Est de Moscou.
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"Chaque jour, Laetitia Becker, une jeune Française de 25 ans, passe six à huit heures avec sept loups dont elle étudie le comportement dans une forêt perdue, à 500 km au Nord-Est de Moscou."
Et alors ?
Laetitia a fait un choix de vie qui peut interpeller par sa radicalité, mais qui peut aussi laisser indifférent. Il n’y a aucune intention de prosélytisme chez elle. Ce qui me parait intéressant dans sa démarche, c’est qu’elle essaie de faire quelque chose d’utile pour la préservation des loups, dans un milieu très différent de ce que nous vivons en France, où le débat sur la réintroduction des loups est toujours passionné et rarement objectif. Ce qui est humainement intéressant à observer, c’est que le choix d’une vie à l’écart du monde civilisé retentit certainement sur sa "philosophie de vie" les bonheurs qu’elle peut éprouver à se promener dans les immenses forêts d’aulnes et de bouleaux qui couvrent la région, ses peurs aussi, ainsi lorsqu’au cours d’une promenade avec son chien alors qu’il faisait déjà nuit, elle entend soudain très près de la route des grognements qu’elle attribue à un ours. Elle retourne le lendemain sur le site et voit des traces d’élan. Sa vie est donc ponctuée d’autres plaisirs que ceux de suivre le nouvel épisode d’une série télévisée. Bien sûr ce genre de vie comporte aussi des risques. Laetitia les prend en compte sans les exagérer










