Article publié le 5 avril 2007
Savez-vous que c’est la semaine du développement durable ? Le thème central cette année est "la biodiversité en danger". Pourtant, rares sont les français qui pensent à la biodiversité comme faisant partie intégrante du concept de développement durable, alors même qu’elle en est un élément essentiel. Pour pallier à cet oubli, tous les articles de cette semaine porteront donc sur cette chère biodiversité tant oubliée.
Petit rappel. La biodiversité, c’est la diversité du monde vivant, comprenant les espèces animales et végétales. Nous faisons nous-même partie de ce monde et sommes entourés d’espèces, du pigeon au platane, de l’araignée au lichen. Il y a les animaux des sous-bois, les algues dans les océans et les acariens de votre lit (et oui, nous en avons tous...). Le vivant a quasiment conquis tous les milieux, même les plus durs, du fond des lacs gelés aux océans, des déserts aux villes les plus polluées.
Pourtant, l’essentiel du monde vivant nous est encore inconnu :
environ 1,5 millions d’espèces ont été décrites sur une estimation de
30 à 100 millions d’espèces peuplant notre planète, beaucoup
disparaissant dans l’anonymat le plus total. Or, ce vivant subvient à nos besoins :
nourriture, remèdes, assainissement de l’eau, de l’air, matériaux de
construction (le calcaire, le bois...), énergie (le pétrole...).
Afin de sensibiliser le public, la Société zoologique de Londres a lancé en janvier dernier une nouvelle campagne de sensibilisation baptisée EDGE (Evolutionarily Distinct and Globally Endangered).
Dans ce cadre, les chercheurs ont établi une liste de 100 espèces de mammifères étant à la fois en danger d’extinction et présentant une grande rareté génétique (elles n’ont donc pas d’équivalent sur la planète).
Plutôt qu’un long discours, je vous invite à découvrir ces espèces sur le site officiel, vous y découvrirez une gerboise qui fouille le sol avec ses oreilles, l’hippopotame nain qui se cache dans les broussailles ou l’échidné qui nait dans un oeuf et bien d’autres encore.
Et quelle est l’espèce en position n°1 ? Le dauphin Baiji (ou Dauphin de Chine) vivant dans le fleuve Chang Jiang (ou Yang Tsé Kiang) :
Mais pourquoi l’avoir placé en tête ? Parce qu’une expédition de 6 semaines sur le fleuve à la recherche du dauphin en décembre dernier n’a pas trouvé un seul animal. A présent, il est considéré comme éteint et sert de triste exemple.
Sources :
- "Protection for ’weirdest’ species", BBC (16 janvier 2007)
- "Farewell to the Yangtze dolphin", Gardian (14 décembre 2006)
Crédit photo : HO/AFP
Pour une biodiversité à portée de main, je signale l’association Kokopelli engagée dans la protection des semences. Notamment pour redonner aux pays les plus pauvres les moyens de produire une agriculture vivrière qui a disparu sous le poids de Monsanto, Cargill et compagnie (qui rachètent les terres quand les paysans n’ont plus rien.... car les semences ne sont plus reproductives ! bonjour le piège). Pour les soutenir, on peut acheter des graines originales... tant qu’à faire des tomates "du jardin" autant choisir des espèces "oubliées" et les faire revivre ! Bien entendu Kokopelli a quelques procès sur le dos : certains semenciers estiment "dangereux" l’introduction de semences non répertoriées industriellement....
Moi j’aime l’idée de centres de conservation et protection des semences.... la biodiversité est le garant de notre survie ! :-)










