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Dessalement de l'eau de mer : la fuite en avant technologique

Article publié le 7 août 2008

Dessalement de l'eau de mer : la fuite en avant technologique

Les usines de dessalement de l’eau de mer se multiplient sur la planète. Selon Courrier International qui consacre un dossier au sujet, 200 sont en projet en Californie. Les grandes villes Australiennes ne sont pas en reste. La plus grande unité, située près de Melbourne, devrait coûter dans les 2,9 milliards de dollars américains. Plus prés de nous l’Espagne confrontée à de graves pénuries d’eau s’engage sur cette voie. Conditions nécessaires toutefois à ce genre d’éclosion : du soleil et de l’argent. Un caprice d’enfants riches persuadés qu’ils peuvent maîtriser mère nature plutôt que de changer leurs comportements.

Selon certaines projections, la capacité mondiale de dessalement devrait pratiquement doubler d’ici à 2015. Selon les derniers chiffres de l’Association internationale du dessalement, il existe actuellement 13 080 usines de dessalement en activité dans le monde. C’est une activité industrielle en très forte croissance annuelle. La capacité installée chaque année augmente en moyenne de plus de 10% par an. Grâce en grande partie aux français, à leurs grands groupes qui se sont construits autour de l’eau et qui reviennent au secteur d’origine qui a fait leur fortune. C’est ainsi le groupe Veolia qui a réalisé l’usine d’Ashkelon en Israël. Un complexe ultramoderne utilisant la technique de dessalement par osmose inverse qui produit 320 000 m³/jour, et peut couvrir les besoins en eau potable de plus d’un million de personnes.

Sur la Terre est communément désignée comme « la planète bleue », les Océans couvrent 71 % de sa surface et contiennent 97.2 % du volume d’eau de notre planète. De l’eau salée essentiellement. Le problème, on l’avait un peu oublié dans nos contrées, c’est que l’eau douce est une ressource rare (2,8%), inégalement répartie.

La rareté de la ressource en eau douce se précise encore plus quand il apparaît que ces 2,8% se ventilent entre les glaciers et les calottes polaires (2.2 %), les nappes souterraines (0.6 %) alors que les cours d’eau et les lacs ne représentent qu’une quantité insignifiante (environ 0.01 %). Ressource limitée d’un côté, demande croissante de l’autre. La population mondiale continue à croître et les secteurs industriels et agricoles sont toujours plus gourmands.

Si la moitié des usines de dessalement se situe au Moyen-Orient ce n’est pas un hasard. La technique utilisée requiert de grandes quantités d’énergie, ce qui implique un coût que seuls des pays riches peuvent acquitter. Alors que selon l’accès à l’eau est un problème qui touche plus d’un milliard d’individus, une poignée de privilégiés s’affranchit de toutes contraintes en recourant à une technologie polluante.

Face à la demande les procédés de traitement évoluent vite. Les techniques dites thermiques (par évaporation) représentaient il y a encore quelques années la principale technologie employée. L’osmose inverse, du fait d’une fiabilité accrue, et grâce à la faible consommation électrique (4 à 5 kWh/m³) atteint environ aujourd’hui 50% de la part de marché.

Le coût de production du m³ se situerait entre 1 et 2 dollars. Effet pervers et non des moindres, dans le cas d’une utilisation pour la consommation humaine, le dessalement d’eau de mer serait moins onéreux que la technique dite de recyclage des eaux usées. Comme le nom l’indique, « dessaler » consiste à retirer les sels dissous dans l’eau de mer, en général de 33 à 37 grammes de solutés par litre. Le procédé requiert de l’énergie et constitue de ce fait une source d’émission de gaz à effet de serre, sauf dans les rares cas où il est fait recours à l’énergie éolienne, mais surtout pose le problème du rejet du concentrat de sel obtenu.

Si l’accroissement de la salinité de l’environnement côtier semble a priori pouvoir être écarté pour les océans, tel ne peut être le cas pour des mers fermées ou semi-fermées comme la méditerranée dont les écosystèmes, lorsqu’ils existent encore, sont déjà particulièrement affaiblis. En outre des études récentes montrent ainsi que le réchauffement climatique provoque également une augmentation exponentielle de l’acidité des océans. Or, des rejets massifs de saumure dans les mers ne risquent pas d’améliorer la situation mais bien de l’amplifier. Actuellement, les usines de dessalement produisent 19 millions de mètres cubes de déchets chaque jour. On estime que leur production aura triplé d’ici à 2015, les rejets de saumure avec.

Il serait erroné de penser que les concentrats rejetés ne contiennent que du sel. La technologie par exemple de l’osmose inverse requiert l’utilisation de produits chimiques pour un traitement préalable de l’eau et le nettoyage des membranes mais dans les autres cas, la seule corrosion des circuits liée au sel entraîne la présence de polluants.Nulle technologie n’est parfaite et gageons que les ingénieurs sauront dans un avenir proche améliorer les performances des différents procédés même si on peut avoir des craintes lorsqu’est évoqué de procéder à du dessalement par le biais de l’énergie nucléaire .

On peut toutefois parler de mirage du dessalement quand le recours à cette technologie est un moyen pour échapper à des questions de fond. Question sur nos modes de vie, sur le fait de penser que l’on peut prélever indéfiniment et sans conséquences sur le capital naturel de la planète.

Question conjointe avec l’aménagement du territoire lorsqu’au titre de l’héliotropisme on favorise en Europe l’entassement des populations en frange de la méditerranée.

L’approche de la question du déssalement de l’eau de mer résume bien finalement le regard que nous jetons sur notre propre avenir. Ne rien changer parce que de toute façon l’Homme saura trouver la solution miracle ou, à l’inverse, tenter de changer nos comportements, d’adopter une vision globale de notre planète de comprendre ses interactions en faisant un vœu. Pourvu que ça passe …

Thèmes

Mer Industrie Eau

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commentaires
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par karva (IP:xxx.xx7.244.18) le 7 août 2008 à 23H22

Je ne vois pas en quoi répondre à un besoin (ici l’eau douce) par des moyens techniques est une fuite enavant...ou alors, il y a des millénaires que l’humanité mène telle fuite, que d’autres appellent simplement progrès !

On va dessaler, c’est évident, et nos écolos babas-cool vont devoir...se dessaler aussi. Ainsi va le progrès.

A propos de progrès, les récentes méthodes de récupération des compresseurs utilisés pour l’osmose inverse parmettent actuellement de ne consommer que 3KWh pour faire un m3 d’eau dessalée. Là aussi, on progresse. Néanmoins, on peut estimer une limite thermodynamique au procédé autour de 2KWh pour un m3. Evidemment, le progrès serait complet si on produisait l’énergie électrique nécessaire sans émettre de gaz à effet de serre !

Mais, suivez mon regard : on sait bien produire de l’électricité sans émettre de CO2, pratiquement ! Là encore, le progrès, que seuls ceux qui veulent revenir à l’age de pierre appellent "fuite en avant".

Il y a une petite discussion très intéresssante sur le problème du dessalement de l’eau de mer dans un bref papier de "sauvons le climat" :

http://sauvonsleclimat.org/new/spip...

Moi, je le trouve intéressant. De toutes façons, comment nous, d’un pays bien arrosé, pouvons-nous dicter la politique des pays arides ? Simplement, aidons à ce qu’ils ne se servent pas de gaz ou de pétrole, voire de charbon !

Karva

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par JoëlP (IP:xxx.xx5.221.227) le 8 août 2008 à 12H21

étonnant qu’il y a ait encore des gens pour n’avoir pas vu les limites du progrès. C’est quand même pas un calcul compliqué que de se rendre compte qu’on est en train de bouffer le capital.

>> Moi, je le trouve intéressant. De toutes façons, comment nous, d’un pays bien arrosé, pouvons-nous dicter la politique des pays arides ? Simplement, aidons à ce qu’ils ne se servent pas de gaz ou de pétrole, voire de charbon !<<</p>

Très juste, l’ennui c’est quand on dessale de l’eau de mer pour produire des légumes que consomment les pays riches. http://pachamama.canalblog.com/arch... Quand au "aidons à ce que..." c’est assez cocasse venant de qq qui se veut réaliste.

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par plume (IP:xxx.xx5.100.34) le 8 août 2008 à 13H33

le probléme n’est pas la technologie mais la démographie

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par sobriquet (IP:xxx.xx9.115.145) le 8 août 2008 à 13H44

Je ne suis d’accord ni avec karva, ni avec JoëlP, et je ne sais pas si je suis davantage révolté par le fatalisme de karva ou par l’opposition au progrès de JoëlP !

Pourquoi est-ce que l’on considère que toutes ces industries et technologies sont synonymes de progrès, et que l’on ne peut pas se passer de l’un sans se passer de l’autre !? Je crois que les toilettes sèches et la permaculture sont d’immenses progrès pour l’humanité, et ça n’a pourtant rien de "hi tech" ou d’industriel !

Je crois aussi que la prise de responsabilité des peuples vis-à-vis de tout ce qui les entoure, à titre individuel et non national, est une grande source de progrès ! Pourquoi restreint-on ainsi le mot "progrès" à son sens matérialiste ?

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par JoelP (IP:xxx.xx5.221.227) le 8 août 2008 à 14H41

Zut, la fin de mon commentaire a sauté. En gros, je disais que si c’est pour cultiver des tomates en hiver dans la mer de plastique, http://pachamama.canalblog.com/arch... ...cela ne vaut vraiment pas le coup.

et j’ironisais un peu sur le "aidons les..."

Moi, opposé au progrès, ça va pas ? Ceci dit, on sait où ce genre de progrès est utilisé. C’est bien les 4 roues motrices dans le désert, mais c’est chez nous qu’il y en a le plus. Voilà

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par JoelP (IP:xxx.xx5.221.227) le 8 août 2008 à 14H43

Zut, la fin de mon commentaire a sauté. En gros, je disais que si c’est pour cultiver des tomates en hiver dans la mer de plastique, http://pachamama.canalblog.com/arch... ...cela ne vaut vraiment pas le coup.

et j’ironisais un peu sur le "aidons les..."

Moi, opposé au progrès, ça va pas ? Ceci dit, on sait où ce genre de progrès est utilisé. C’est bien les 4 roues motrices dans le désert, mais c’est chez nous qu’il y en a le plus. Voilà

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par JoelP (IP:xxx.xx5.221.227) le 8 août 2008 à 14H47

AgoraVox. Ce serait pas mal que l’interface de NaturaVox soit la même que celle d’Agoravox avec le même identifiant.

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par sobriquet (IP:xxx.xx9.115.145) le 8 août 2008 à 15H24

JoëlP, Désolé, j’ai probablement mal interprété la phrase "étonnant qu’il y a ait encore des gens pour n’avoir pas vu les limites du progrès" !

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par zygomar (IP:xxx.xx4.139.48) le 8 août 2008 à 18H24

@ karva

"Je ne vois pas en quoi répondre à un besoin (ici l’eau douce) par des moyens techniques est une fuite enavant..."

Parce que il y en a qui se donnent l’impression d’avoir des convictions en étant systématiquement pour ce qui est contre et contre ce qui est pour....

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par karva (IP:xxx.xx1.191.16) le 14 août 2008 à 20H31

Mais non !

Je ne suis pas fataliste, au contraire ! Mais il ya longtemps que les hommes ne marchent plus a quatre pattes (comme disait Voltaire) ! L’homme est un animal qui transforme ses méthodes d’exixtence : il n’y a plus en Europe une forêt qui n’ait été plantée par l’homme !

Et ça dure depuis des siècles, pourquoi cela s’arrêterait-il ? Nous avons abandonné les cavernes, et nous construisons nos maisons depuis trop longtemps pour revenir en arrière...

Appelez ça fuite en avant, si vous voulez. Moi, mon boulot est de faire de la Recherche scientifique pour que nous puissions continuer. Ou est le fatalisme ? C’est la marche en avant de l’humanité. Bien sûr elle laisse quelques nostalgiques sur le bord de la route.

Mais il est si intéressant d’inventer !

Karva

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 8 août 2008 à 10H49

j’ai lu un dossier sur le sujet dans courrier international ; le gros problème est que la saumure rejetée par le traitement par osmose contribue à renforcer l’acidité des océans . l’acidité a augmenté déjà de 30% et déjà certains coquillages ont du mal à faire leurs coquilles ; sombre avenir pour les oceans ! d’autant plus que ça risque de jouer aussi sur les courants marins..... :-(

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par LE CHAT (IP:xxx.xx8.247.148) le 8 août 2008 à 10H56

j’ai lu un dossier sur le sujet dans courrier international ; le gros problème est que la saumure rejetée par le traitement par osmose contribue à renforcer l’acidité des océans . l’acidité a augmenté déjà de 30% et déjà certains coquillages ont du mal à faire leurs coquilles ; sombre avenir pour les oceans ! d’autant plus que ça risque de jouer aussi sur les courants marins..... :-(

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(IP:xxx.xx5.1.233) le 8 août 2008 à 12H52

Encore une fois, la bien-pensence propose une regression plutôt qu’une issue par le haut.

Oui, on a besoin d’eau douce et oui, c’est bien de la prendre là ou elle est, dans la mer. d’autant que, si je me souviens bien, la mer va monter, gonflée par la fonte des glaces.

et puis, l’eau prélevée, même si elle est bu exagerément par des gosiers assoifés, elle revient bien a la mer d’une manière ou une autre non ? on ne va pas assecher les oceans quand même...

Les progres techniques qui permettent de le faire au coût minimum sont une aubaine pour des millions de personnes. on atten,ds plus mainetnant que des unités plus petites a repartir dans des endroits moins riches.

Quand a l’heliotropisme, vous les ecolos, vous proposez quoi ? une frontiere a Avignon avec interdiction de venir s’installer ? a moins que ce ne soit une interdiction de circuler,... mais c’est vrai, vous voulez tuer l’autommobile, l’avion, et bientôt le train.

participerz plutôt a l’amelioration de l’existant, plutôt qu’a proposer l’inaceptable

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par sobriquet (IP:xxx.xx9.115.145) le 8 août 2008 à 13H32

Ce commentaire m’a fait sourire, car en lisant la première phrase, j’ai cru qu’il critiquait les partisans de la fuite technologique.

Vous exprimez un lieu commun très répandu, mais qui mérite d’être remis en question. Selon celui-ci, haute technologie et solutions industrielles sont des synonymes de "progrès", "avancée", "montée". Au contraire, des solutions plus simples, moins techniques, relève du "passé", de la "régression", etc. Sur quoi se fonde cette vision des choses. S’appuie-t-elle sur quelque chose d’objectif ? Est-on obligé de devenir dépendants de technologies sophistiquées dont les moyens nous échappent totalement pour être "modernes" ? Si oui, quel est l’intérêt de la "modernité" dans ces conditions ? Une dépendance toujours croissantes à ceux qui mettent en oeuvre ces moyens ? On pourrait continuer le questionnement, mais je m’arrêterait là.

Concernant l’eau, je vais parler de la France, car c’est le cas que je connais le mieux. une solution pourrait consister à utiliser l’eau douce que contient nos sols. Le problème est qu’en plus d’être surexploitée, nos prétentions progressistes on fait qu’elles sont moins disponibles : avant le remembrement (et je vous prie de ne pas me taxer de passéisme), l’eau de pluie s’accumulait davantage dans le sol car les haies étaient beaucoup plus nombreuses. Avant l’agroindustrie, l’eau de pluie restait là où elle tombait, participait bien davantage aux écosystèmes locaux.

Aujourd’hui, en de nombreux endroits, l’eau de pluie se contente en bonne partie de ruisseler sur le sol, nu et tassé par les tracteurs, avant de rejoindre rapidement la rivière la plus proche puis l’océan. Cette eau douce là est perdue, bonne à dessaler. Parfois même, elle contribuera aux innondations.

Remembrement, agro-industrie, dessalement ; est-ce que comme ses promoteurs, vous considérez qu’ils s’agit là d’un progrès ? L’eau douce nous tombe du ciel, est-ce trop primitif pour vous ?

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par hurlevent (IP:xxx.xx7.240.25) le 8 août 2008 à 19H49

"Selon celui-ci, haute technologie et solutions industrielles sont des synonymes de "progrès", "avancée", "montée". Au contraire, des solutions plus simples, moins techniques, relève du "passé", de la "régression", etc. Sur quoi se fonde cette vision des choses. S’appuie-t-elle sur quelque chose d’objectif ?"

Je crois que oui. Avoir de l’eau courante à domicile, c’est un progrès. Devoir aller en chercher à un puits, c’est de la regression. Pouvoir circuler en voiture, en train ou en avion, c’est un progrès. Devoir marcher ou circuler en diligence, c’est une regression. Pouvoir exprimer son point de vue sur un forum sur internet, c’est un progrès. Devoir communiquer par lettre papier que l’on s’envoie par la poste, c’est une regression. Est-ce que vous comprenez ?

"Est-on obligé de devenir dépendants de technologies sophistiquées dont les moyens nous échappent totalement pour être "modernes" ? "

On arrive au coeur du problème. Ce n’est pas parce que vous ne faites pas l’effort de comprendre les technos que les autres ne les comprennent pas. Ne prenez pas votre cas pour une généralité.

"On pourrait continuer le questionnement, mais je m’arrêterait là."

Oui, s’il vous plait.

"Remembrement, agro-industrie, dessalement ; est-ce que comme ses promoteurs, vous considérez qu’ils s’agit là d’un progrès ? "

Oui, absolument. L’agro-industrie, malgré tous ces défauts, a tout de même réussi non seulement à nous donner notre auto-suffisance alimentaire, mais en plus à nous permettre d’exporter de la nourriture. Le résultat ? Pas de famine en France, et grâce à nos exportations des millions d’Africains peuvent manger. C’est facile de cracher sur l’industrie agro-alimentaire si on ne prend pas en compte tous ses avantages.

Quand au dessalement, il permet à des pays avec peu d’eau douce d’en avoir. Et oui, pour moi, c’est un progrès. Et je ne vois pas pourquoi, sous prétexte que ces pays sont riches, ils devraient s’en passer.

"L’eau douce nous tombe du ciel, est-ce trop primitif pour vous ? "

Ce que vous ne comprenez pas, c’est que beaucoup de pays n’ont pas assez d’eau douce "qui tombe du ciel". Vous devriez avoir un peu plus de respect pour eux.

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(IP:xxx.xx5.1.233) le 8 août 2008 à 20H59

Vous voyez qu’on peut y arriver quand on veut !

Militer vraiment pour proposer des solutions pour que l’eau reste sur place plutôt que ruisseler a la mer c’est beaucoup plus efficace que de proposer de faire caca dans un trou plein de sciure.

Bon, cela dit, ce ne sont que des caricatures...

"Par le bas", "passeiste" etc opposé a "par le haut", "le progres" etc... cela aveut dire tout simplement que lorsqu’on propose une solution nouvelle il faut imperativement qu’elle apporte un avantage par rapport a l’ancienne et au pire qu’elle soit identique.

Je reprends l’exemple çi-dessus. si vous voulez economiser l’eau et que vous proposez des toilettes où tous les matins il faut se coltiner un seau plus ou moins odorant et visuellement explicite, jamais cela ne marchera par rapport a la tirette de la chasse, et je ne parle pas de l’approvisionnement de la matiere premiere que vous devrez transporter dans le bus, les voitures ayant disparu selon les objectifs des autophobes.

C’est cela qu’il faut bien comprendre quand je vous dit qu’il faut sortir par le haut. Si vous exigez, comme pour la litiere du chat, acheter le produit, l’installer, le vider et l’eliminer c’est un travail devenu inacceptable dans des conditions quotidienne normale. Vous pourrez appeler ça comme vous voulez, c’est une regression.

Alors voila, il faut vraiment reflechir avant d’exiger des autres, de la communauté qu’elle change ses habitudes. il n’y aura pas de retour en arriere.

Il y a un seuil minimum de consommation d’eau en dessous duquel on ne passera pas. la douche quotidienne, les toilettes, et les industries qui consomment de l’eau par nature, vous ne les eliminerez pas sans une forte regression, donc jamais cela n’arrivera sans contraintes. dites moi tout de suite que vous allez exiger... alors la je comprend mieux votre position que je qialifierais dans ce cas de totalitaire.

La meilleure solution actuelle c’est le dessalement de l’eau de mer. Faisons un effort pour qu’il n’y ait pas de gaspillage, qu’on recupere la pluie et probablement certaines eaux usées et que nous soyons economes, bien que ce dernier cas est vraiment difficile a mettre en oeuvre, les motivations des uns et des autres etant fortement divergeantes et tout aussi legitimes.

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par sobriquet (IP:xxx.xx8.39.212) le 9 août 2008 à 11H50

@hurlevement

On ne peut pas affirmer qu’un moyen est un progrès sans analyser tous ses tenants et aboutissants. Par exemple, en considérant les coûts induits, la charge de travail nécessaire à son emploi, son coût écologique, son intégration dans les moeurs, ses effets sur nos représentations du monde, etc. N’êtes-vous pas d’accord ?

Si on se contente de constater que l’ona l’eau à domicile, oui, c’est sûrement un progrès. Si cela provoque sur hausse significative de la consommation d’eau, si tout n’est pas pas mis en oeuvre pour réduire les éventuels effets négatifs de l’infrastructure mise en place, c’est seulement un confort mal acquis et périssable. Je me souviens d’un pays où les femmes n’avaient le droit de sortir que pour aller chercher de l’eau au puits. C’était leur seul moment de socialisation avec les autres femmes du quartier. Avec l’installation de l’eau courante, elles n’ont plus eu aucun moyen de se socialiser. Pour me répliquerez avec raison que ce n’est qu’un cas particulier. Mais des cas semblables, je peux vous en citer des dizaines. On ne peu pas dire d’un moyen que c’est un progrès en ne considérant que son apport positif ; il faut tout prendre en compte. Vous semblez fonctionner de manière binaire et c’est bien regrettable.

Par ailleurs, lorsque je dis que les technologies que nous employons nous échappent complètement, je ne parle pas que de la compréhension, et c’est même secondaire. Je veux dire que nous n’avons aucune prise sur elles, qu’elles commandent les utilisateurs bien plus que l’inverse. Ces technos sont protégées par des brevets qui nous empêchent de les modifier. Elles ne sont pas conçues pour nous satisfaire mais pour être rentabilisées.Elles sont fabriquées dans des pays sur lesquelles nous n’avons aucun moyen de pression (la Chine, par exemple). Elles ont des défauts que nous ne pouvons pas corriger (je pense aux téléphones portables avec un gros bouton à 3€ la minute en plein milieu). Nous n’avons même pas moyen de savoir si, en les utilisant, nous nous rendons complices d’activités qui vont à l’encontre de l’éthique (l’exploitation des enfants). Voilà ce que je veux dire quand j’affirme qu’elles nous échappent.

Je ne peux pas revenir en détail sur tous les exemples cités. J’ai déjà parlé du remembrement. L’agro-industrie troque une dépendance alimentaire contre une dépendance en énergie, en engrais, en brevets, et elle n’est pas durable car elle appauvrit rapidement les sols (Voir "Le sol, la terre et les champs", de Claude Bourguignon).

Pour être honnête, j’ai un avis moins tranché sur le dessalement, peut-être parce que je ne m’y suis pas penché de plus près. Mais le problème, quand vous parlez de pays riches, c’est que vous amalgamez leurs habitants riches et leurs habitants pauvres. Les solutions industrielles ont un coût financier qui les rend souvent hors de portée des pauvres. Cela risque donc souvent d’être une solution pour une minorité de la population, prise pour la population toute entière.

L’inadéquation entre la démographie et les ressources est un problème, je ne remet pas cela en question. Mais encore une fois, une avez une vision partielle des choses en disant que c’est l’eau qui manque. Si l’on avait respecté les écosystèmes locaux, dans de nombreux cas, la pluie n’aurait pas cessé de tombe ; l’histoire regorge de cas où cela s’est produit. Et si l’on n’a pas respecté les écosystème locaux, c’est parce que l’on a cru trouver des solutions plus intéressantes, comme l’agriculture intensive, le déboisement, etc. La boucle est bouclée. Si seulement on pouvait tirer une leçon des erreurs du passé, cela vous éviterait de nous y exposer nous-même.

Saviez-vous que l’on arrive à faire venir la pluie au Sahel simplement en plantant des arbres d’une certaine manière ?

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par sobriquet (IP:xxx.xx8.39.212) le 9 août 2008 à 11H52

@IP xxx.x5.1.233

Il existe des initiatives qui tenent de mettre en place des les infrastructures nécessaire à l’usage de toilettes sèches en ville. Mais c’est vrai que tant que les collectivités territoriales ne prendront pas les choses en main, ce sera une galère pour la plupart d’entre nous.

Vous dites : "Cela veut dire tout simplement que lorsqu’on propose une solution nouvelle il faut imperativement qu’elle apporte un avantage par rapport a l’ancienne et au pire qu’elle soit identique."

Nous somme bien d’accord. Ce qui est discutable, c’est que les hautes technologies et les solutions industrielles soient systématiquement considérées comme avantageuses a priori.

Comprenez bien que, pour ceux d’entre nous qui sont passés aux toilettes sèches, l’usage des toilettes à eau est vécu comme un retour en arrière.

De même, je ne considère pas que l’élimination des secteurs fortement consommateurs d’eau soit un retour en arrière, mais que c’est au contraire un progrès, puisque cela nous épargnera une fuite en avant technologique.

Je crois que ce que vous voulez dire, c’est que, comme cela remet fortement en cause nos modes de vie, ça ne passera pas. Et vous appelez cela "retour en arrière". Une compréhension historique des choses vous fera peut-être percevoir la situation différemment : notre mode de vie s’est construit en bonne part après la seconde guerre mondiale. Il s’est basé sur de nombreuses injustices, et en particulier le colonialisme, qui nous a fourni des matières première et de la main d’oeuvre abondantes et à faible coût. Faire une croix sur nos politiques coloniales et néo-coloniales nous expose donc à une remise en question radicale de nos modes de vie. Serons-nous capables de vivre de la même manière que depuis les 50 dernières années sans commettre les mêmes injustices ? Rien ne peut le garantir a priori. On mise beaucoup sur les solutions hi tech pour ce faire, mais on a tendance à négliger qu’elles sont elles-mêmes sources d’injustice, précisément parce que qu’à une date donnée, elles sont "de pointe".

Je crois qu’on ne peut pas vivre de manière juste sans remettre radicalement en cause nos modes de vie. Vous me demandez ce que j’exige, mais le simple fait d’exiger serait totalitaire. C’est vous qui devez choisir entre vos habitudes et ce qui vous semble juste.

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(IP:xxx.xx0.122.235) le 10 août 2008 à 09H06

@ Sobriquet : Votre raisonnement est sain . Il y a des spécialistes qui ont déjà fait votre travail.... Ils se trouvent dans des Centres de Phytosiologie dont celui de Bailleul près de Lille dans le Nord qui était le chef de file mondial. J’y ai vu des savants chinois ( à la mode ces temps derniers) y séjourner bien longuement, mais également de toute nation. Il s’y trouve une énorme bibliothèque et il y est rassemblé les plus importants travaux de France. Il se trouve même que j’y ai trouvé ( pas savant mais disons pistonné par bienveillance) l’importance des travaux sous Napoléon III pour des emprises du canal de la Sambre à l’ Oise qui servaient pour le canal certes mais étaient déjà construites pour gérer la France . De même, selon le journal La Voix du Nord je crois vers 1969-1970, Monseigneur de Fénelon dans le Cambraisis s’occupait ou laissait s’occuper de gérer la nature afin que les tempêtes ne fassent pas trop de dégâts sur les habitations , une tornade tous les cinquante ans environ. Ici Le pommereuil 1967 et Haumont 2008 ...donc la végétation modifie le climat même le microclimat et la présence d’eau modifie la végétation et la salinité modifie la végétation...et des plantes s’aiment à se détruire ou se détruisent directement les unes les autres ou encore ont besoin l’une de l’autre pour survivre...tout ceci fut mis à un stade scientifique par des travailleurs acharnés mis à la retraite à 65 ans ! idéologie socialiste oblige...que deviennent les connaissances ? Elles devraient être mises sur ordinateur afin de comparer les plantes avec les animaux et donc le climat.

Pour les techniques de dessalement , pourquoi laisser à des diplômés le soin de trouver ? Actuellement les meilleures découvertes pour notre société proviennent de personnes qui ont le niveau BEPC . Les spécialistes sont dans leurs spécialités et manquent de vue d’ensemble comme nos énarques et technocrates et grands diplômés qui oublient toujours qu’il y a des Êtres Humains qui dépendent de leurs décisions . Depuis 1975 environ, le pouvoir fut confisqué par ces imbéciles très instruits , des Êtres sont exclus complètement de notre société comme les 30% d’enfermés dans les zup et les 12% qui sont en dessous du seuil de pauvreté dans les "’ cartons-ville’ " ! Le dispositif qui fait économiser du carburant dans les moteurs , qui allonge leur durée de vie , diminue la pollution et selon certains la fatigue en conduisant fut interdit en France au plus haut niveau administratif !...que dire de plus sinon que d’aller vérifier qui a mis sur le marcher les moules en matière synthétique qui vont au four ? et la fibre de carbone ?....je ne dis pas qui vend mais qui a découvert ?

Alors, s’il y a un problème de dessalement ...il faudrait faire une campagne dans les villages de France , surtout les plus reculés...la solution viendra ! Comme pour le dispositif pour les moteurs...les spécialistes vont crier au scandales car...le dispositif ne pouvait pas être découvert ! ils ont le culot de le dire quand ils le voient fonctionner dans des cours de ferme.....leur science semble être devenue une religion puisqu’ils parlent de "dogmes cassés"...de modifications de théories sur les lois de la physique...tout ça pour un petit dispositif ajouté sur les moteurs dans la cour d’une ferme un dimanche de deux à cinq heures !...

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par karva (IP:xxx.xx1.191.16) le 14 août 2008 à 20H43

Monsieur,

vous n’êtes pas sérieux à réciter les antiennes de bobo français bien nourri. Bien entendu, le dessalement ne concerne pas la France ! Mais allez dans un pays aride, vous verrez le problème ! Bien sûr il y a la réponse imbécile que je trouve un peu plus haut : ils n’ont qu’à pas se multiplier comme des musaraignes ! Malheureusement, les pays arides ont souvent une population en expansion.

Et sans dessalement, ils auraient bien du mal à se nourrir, et à se développer. En pratique, ces pays arides, quand ils ont du pétrole, dessalent avec le pétrole (ou le gaz). C’est dommage, car il y a des moyens plus écolos de se fournir en énergie. Près de chez nous, les espagnols utilisent massivement le gaz pour faire de l’électricité pour dessaler. Là, on peut aider, en leur fournissant une source d’électricité qui n’émette pas de CO2.

Mais leur demander d’abandonner le dessalement...essayez voir !

Karva

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 8 août 2008 à 13H22

le dernier commentaire est particulièrement idiot !!

nous sommes 6,5 milliards sur terre ,elle ne peut en nourrir que 3 !! en vivant comme les occidentaux il faut 4/5 fois les capacités de la terre !!on peut dessaler tant qu’on veut !!

on est au bord du precipice et l’on se prepare à faire un grand pas en avant,alors allons y !!

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par libre (IP:xxx.xx7.119.42) le 8 août 2008 à 13H55

"nous sommes 6,5 milliards sur terre ,elle ne peut en nourrir que 3"

Si elle ne peut qu’en nourrir que 3, il faudra m’expliquer comment nous somme 6,5 milliards ! :-)) N’importe quoi.

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par Raminagrobis (IP:xxx.xx3.33.247) le 8 août 2008 à 17H40

Je pense que ce qu’il veut dire, c’est que terre ne peut nourir que trois milliards de façon "durable", c’est à dire sans surepoloiter des sols (qui donc s’érodent), sans utitliser dans l’agriculture des mati-ères premières non renouvelables (eau issue d’aquifères fossiles, phosphate minier, gaz naturel pour les engrais, pétrole pour les machines agricoles et les pesticides...)

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par libre (IP:xxx.xx7.29.96) le 8 août 2008 à 23H38

"Je pense que ce qu’il veut dire, c’est que terre ne peut nourir que trois milliards de façon ’durable’"

Cela fait quarante ans que les écologistes nous répètent que nous allons à la catastrophe, et cela fait quarante que la situation s’améliore (ce qui ne veut pas dire que tout est parfait) Pour prendre un exemple, dans les années 70, les alarmistes à la mode, comme Erhlich, nous prédisaient que l’Inde allait connaitre une famine généralisé. Grâce à la révolution verte, de moins en moins d’indiens ont connu la famine. Mais cela n’empêche pas les alarmistes de nous répéter la même litanie....

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par Raminagrobis (IP:xxx.xx8.116.242) le 9 août 2008 à 20H03

Sauf que cette fameuse "révolution verte" n’est pas durable. Elle s’appuie sur les engrais et les pesticides, donc sur des ressources qui s’épuisent : pétrole, gaz, phosphate. Ainsi que sur de l’eau prélevée pour beaucoup sur des aquifères qui se renouvelle pas. Avec en plus la désertification, et le réchauffement climatique qui aura évidemment un impact énorme sur l’agriculture.

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par libre (IP:xxx.xx7.119.42) le 14 août 2008 à 15H01

"Sauf que cette fameuse "révolution verte" n’est pas durable"

La seule chose qui est durable c’est la constance des prévisions catastrophiques qui ne se réalisent jamais. Pour preuve, dans les années 1970, Paul Ehrlich, l’auteur de La Bombe P, ouvrage publié en 1971 aux États-Unis avec sur la couverture ces mots « 7 milliards d’hommes en l’an 2000 » et vendu à deux millions d’exemplaires, affirmait qu’entre 1980 et 1989 quelque 4 milliards d’individus, dont 65 millions d’Américains, périraient dans la « grande hécatombe » ! Un autre universitaire, Peter Gunter, écrivait : « Les démographes s’accordent presque unanimement sur l’échéancier funeste suivant : en 1975, des famines étendues apparaîtront en Inde, et elles progresseront jusqu’à toucher en 1990 l’ensemble du sous-continent indien, le Pakistan, la Chine et le Moyen-Orient, ainsi que l’Afrique. En l’an 2000, soit dans une trentaine d’années, le monde entier, à l’exception de l’Europe occidentale, de l’Amérique du Nord et de l’Australie, souffrira de la faim. »

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par Raminagrobis (IP:xxx.xx2.49.20) le 18 août 2008 à 17H20

Bizarre votre logique. Parce que des gens ont annoncé une chose à tort dans le passé, ça n’arrivera jamais ? Par exemple, une personne dont la mort aurait plusieurs fois été annoncée comme imminente par erreur deviendrait immortelle ?

allez, par exemple, que vous inspire ce graphe ? http://www.sightedmoon.com/wp-conte...

Ca fait 20 ans que la population mondiale augmente plus vite que la produciton céréalière !

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par JoelP (IP:xxx.xx5.221.227) le 8 août 2008 à 14H44

Zut, la fin de mon commentaire a sauté. En gros, je disais que si c’est pour cultiver des tomates en hiver dans la mer de plastique, http://pachamama.canalblog.com/arch... ...cela ne vaut vraiment pas le coup.

et j’ironisais un peu sur le "aidons les..."

Moi, opposé au progrès, ça va pas ? Ceci dit, on sait où ce genre de progrès est utilisé. C’est bien les 4 roues motrices dans le désert, mais c’est chez nous qu’il y en a le plus. Voilà, voilà.

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par ibou (IP:xxx.xx3.82.131) le 8 août 2008 à 15H24

j’aurais bien aime trouver un petit bilan energetique en conclusion pour voir combien on consomme d’electricite/petrole dans le monde pour ce genre de transformation...

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par karva (IP:xxx.xx1.191.16) le 14 août 2008 à 21H19

de Karva à ibou, qui demande un petit bilan énergétique,

Je ne puis donner que des ordres de grandeur. Grossièrement, partons sur 50 millions de m3/jour. Si on fait en Osmose inverse (RO), il faut de l’ordre de 200 GWh (avec 4Kwh/m3), et sur un an, en admettant que l’usine tourne 200 jours, ça fait 40TWh électrique : un dixième de la production nucléaire française. Mais il est évident que ça va sérieusement augmenter dans les années à venir.

Mais si, comme dans de nombreux pays producteurs de gaz ou de pétrole (Arabie Saoudite, Emirats, Libye), on utilise des procédés thermiques (évaporation), l’énergie nécessaire peut être dix fois plus importante pour produire la même quantité d’eau.

C’est un peu compliqué à expliquer, mais on doit comprendre que les diverses formes d’énergie ne sont pas équivalentes : si on veut évaporer, il faut beaucoup de chaleur, mais elle peut être "froide" (cad 80 Celsius, p. exemple), et cette chaleur ne peut être facilement comparée avec l’électricité, qui est une forme très élaborée d’énergie. Donc il faut 30-50KWh d’énergie thermique pour faire un m3 d’eau dessalée (évaporation) et 3-4KWh électrique (RO).

C’est pour cela qu’il est intéressant d’installer des centrales nucléaires en pays aride pour faire de l’électricité et dessaler...D’où les plans du Qatar ou de la Libye de construire de telles centrales plutôt que de gaspiller leurs ressources fossiles.

Lisez le papier :

http://www.sauvonsleclimat.org/docu...

Karva

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par krokodilo (IP:xxx.xx5.85.88) le 8 août 2008 à 16H35

Bon article. Il faut développer le golf comme sport populaire puisque nous aurons davantage d’eau douce !

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par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 8 août 2008 à 18H31

@libre

dans votre petite tete d’egoïste ,imaginez que

les ressortissants de la pluparts des pays

d’Afrique,d’Asie,d’Amerique du sud consomment

comme les occidentaux que nous sommes nous n’en

serions plus à savoir si on doit dessaler pour

arroser les golfs et les parterres de fleurs mais

à nous battre pour 1 litre d’eau !!

l’expansion,technologie ou pas est bien finie qu’on

le veuille ou non !!la terre se chargera de nous le

rappeller !!

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par libre (IP:xxx.xx7.29.96) le 9 août 2008 à 09H12

"l’expansion,technologie ou pas est bien finie qu’on le veuille ou non"

Dans votre petite tête d’écologiste, vous ne semblez pas voir que l’expansion technologique est de plus en rapide. En tout cas, cela ne nous empêche pas d’utiliser internet. Vous imaginer si tous les gens d’Asie, d’amérique et d’Afrique avaient un ordinateur et l’internet ? Quelle horreur ! La planète serait foutue.

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par David Schwartz (IP:xxx.xx0.27.242) le 8 août 2008 à 19H09

"l’acidité a augmenté déjà de 30% et déjà certains coquillages ont du mal à faire leurs coquilles"

Bonjour

L’acidité se mesure par le pH, une échelle logarithmique. Dire que "l’acidité a augmenté de 30%" n’a donc pas beaucoup de sens.

D’ailleurs, le pH de l’océan est basique, entre 7,5 et 8,5 et non "acide".

De toute façon, vu les variations considérables de pH selon les saisons, la POLLUTION côtière, l’ensoleillement, voire les conditions locales à 50 mètres près (j’ai effectué une campagne océano de 2 ans en Calédonie pour l’industrie perlière), il est impossible de déterminer le pH des océans et encore moins d’en avoir le suivi sur 100 ans.

Voilà, une petite mise au point contre un malentendu souvent répété. Mais que ça ne nous empêche pas de vouloir préserver nos océans contre les pilleurs et les pollueurs. ;) Bien cordialement

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(IP:xxx.xx5.1.233) le 8 août 2008 à 21H11

L’ennui avec ceux qui se prennent pour des ecologistes, c’est qu’ils rufusent categoriquement toute solution qui va a l’encontre de leur dogme.

Actuellement le dogme est de dire qu’il n’y a pas assez d’eau douce... parfait c’est possible.

Proposer de dessaler l’eau de mer casse leur dogme, donc ils sont opposés au dessalement

Evoquer une solution "technique" pour quoi que ce soit sent automatiquement le souffre, a exorciser immediatement par une diabolisation encore plus forte etayé de chiffres sortis du chapeau. L’exemple de la salinité de l’eau de mer en est une exemple frappant. Retirer de l’eau doouce de la mer ne fera jamais monter le taux de salinité en regard des volumes mis en oeuvre sauf si on arrive a l’assecher. Les concentration locales peuvent varier, juste a la sortie du tuyau. au dela de quelques centaines de metres rien ne change surtout s’il y a des courants.

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par mjmb (IP:xxx.xx3.242.120) le 10 août 2008 à 00H20

D’autant que, si la fonte des glaces continentale se produit, c’est plutôt une DIMINUTION de la salinité globale des océans qui s’annonce...

Cordialement...

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par libre (IP:xxx.xx7.29.96) le 8 août 2008 à 23H42

Cette article montre bien l’imcompréhension des écologistes face aux progrès technologiques. Ils n’arrêtent pas de répéter que nous allons bientôt dilaper toutes les ressources, mais ils semblent ignorer ques les progrès technologiques permettent de mieux en mieux d’exploiter les ressources et ceci de façon de plus en plus respectueuse de l’environnement. C’est pour cela que l’apocalypse qu’on nous annonce de façon constante ne se produit jamais. Mais comme l’écologie est devenue une religion, les adeptes répètent leurs dogmes, sans se soucier de la réalité.

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par martin7 (IP:xxx.xx7.210.14) le 9 août 2008 à 00H11

bonsoir

problèmes d’eau, et de matières premières, et de ressources alimentaires ; tout se tient et résulte de l’accroissement de la population mondiale : reproduction, améliorations sanitaires et médicales. Les progrès techniques ne permettent de remédier aux manques (ou satisfaire les besoins,selon votre perception de la chose) que dans une certaine mesure. La Chine, criticable à certains points, a imposé aux couples de n’avoir qu’un enfant (malheureusement bien souvent au détriment des filles). Cela me parait néammoins plus responsable que les solutions genre écolo du seau hygiénique ( quoique, diront certains, ça peut représenter une source d’engrais bio).

Il n’est pas dans mon intention d’entrer dans un débat sans fin quant à la finalité du progrès (enrichissement excessif d’une minorité ou amélioration généralisée des conditions d’existence). Toutefois l’écologie bien pensée et mesurée à sa raison d’être mais est malheureusement dévoyée.

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par libre (IP:xxx.xx7.29.96) le 9 août 2008 à 09H25

"L’ennui avec ceux qui se prennent pour des ecologistes, c’est qu’ils rufusent categoriquement toute solution qui va a l’encontre de leur dogme."

Effectivement, la hantise des écologistes c’est des solutions techniques qui permettraient d’avoir l’énergie bon marché. Au début de l’affaire de la fusion froide, on pensait avoir rapidement de l’énergie bon marché, voici un extrait du livre ’L’écologiste sceptique’, qui montre bien la hantise des écologistes concernant le progrès technologique :

"En avril 1989, le Los Angeles Times interrogea un grand nombre d’environnementalistes renommés sur leur point de vue quant à la fusion froide. À supposer que la technologie soit propre et bon marché, Jeremy Rifkin pensait cependant :

« C’est la pire chose qui pourrait arriver à notre planète. Une énergie inépuisable, explique-t-il, n’offre à l’homme que la capacité infinie d’épuiser les ressources de la planète, de détruire son équilibre fragile et de créer un gâchis humain et industriel inimaginable. »

Un physicien de l’université de Californie à Berkeley, John Holdren, soulignait que « des bulldozers fonctionnant à l’hydrogène, combustible propre non polluant, pourraient toujours arracher des arbres ou construire des lotissements de logements sur des terres cultivées ». Et, d’après Laura Nader, anthropologue à l’université de Californie à Berkeley :

« Beaucoup de gens supposent simplement qu’une énergie moins chère et plus abondante en-traînera un mieux-être pour l’humanité, mais rien ne le prouve. De 1950 à 1970, la consommation d’énergie a doublé, alors que parallèlement tous les indices de la qualité de la vie ont chuté. »

Le biologiste de Stanford Paul Ehrlich se montra réservé. Si une énergie bon marché, propre et inépuisable pourrait être une aubaine pour l’humanité, le problème était que « jusqu’à présent, les sociétés industrialisées n’ont pas fait un usage sage de l’énergie » et ont provoqué une pollution massive. En résumé, Ehrlich disait que la fusion froide, même si elle était propre et bon marché, reviendrait « à donner une mitraillette à un enfant stupide ». Enfin, Barry Cummoner, du Centre pour la biologie des systèmes naturels, soulignait que « l’énergie de fusion pouvait s’avérer une dangereuse diversion d’autres sources énergétiques existantes. Il n’est pas raisonnable, disait-il, de sauter sur une technologie telle que la fusion dont rien ne prouve qu’elle n’est pas dangereuse, alors qu’une énergie technologiquement décentralisée et qui a fait ses preuves comme l’énergie solaire ne demande qu’à être utilisée ». Ces déclarations opposées à une source énergétique pratiquement idéale montrent, en fait, que la question qui se pose ne concerne pas l’énergie ou l’économie de l’énergie. Cela pourrait bien ne pas être le cas, puisque la question posée par le Los Angeles Times était à l’origine formulée ainsi : « Que se passerait-il si la fusion froide était propre et bon marché ? » Mais l’opposition concerne une autre question, celle des conséquences potentiellement néfastes de l’utilisation de la fusion froide. Pour l’essentiel, la critique indique qu’il existe d’autres valeurs, poussant dans le sens d’une société décentralisée qui serait moins orientée vers la production, moins industrialisée, moins commercialisée. Un tel programme est tout à fait envisageable, mais il est important de se rendre compte que le débat ne concerne plus l’énergie au premier chef."

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par Raminagrobis (IP:xxx.xx8.116.242) le 10 août 2008 à 12H19

"Effectivement, la hantise des écologistes c’est des solutions techniques qui permettraient d’avoir l’énergie bon marché"

Heu, on l’a déjà.

Il me semble extrêmement improbable qu’on puisse trouver une énergie moins chère (en cout de production et d’utilisation, après le prix du marché c’est une autre question) que le pétrole.

Le pétrole, c’est un carburant liquide (l’idéal techniquement, bien plus pratique que du gaz ou du solide) et d’une très haute densité d’énergie que l’on trouve dans la nature, quasiment prêt à l’emploi. Que peut on demander de plus ?

De l’hyrogène couterait bcp plus cher à produire, même avec de l’électricité gratuite.

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par karva (IP:xxx.xx1.191.16) le 14 août 2008 à 21H32

Monsieur Raminagrobis,

ce n’est pas par hasard que le prix du marché du pétrole est si cher, c’est qu’il y a justement un problème. Généralement, il est mal compris : il y a certes encore des pétroles qui ne sont pas chers à extraire, mais les prix du pétrole ont tendance à s’aligner sur les coûts de production les plus élevés. Par exemple, le pétrole de l’Alberta coûte plus de 80 dollars le baril, et si la marché ne suivait pas, personne n’y investirait !

Donc un des problèmes du jour est qu’on a en grande partie épuisé cette "source bon marché" et qu’on a des décisions à prendre. Et je crois que ce qui sera décisif dans cette décision sera.. le marché ! La part du nucléaire a stagné à cause du contre choc pétrolier, la crise actuelle va le relancer...

Le reste ne comptera guère devant les besoins matériels....

Karva

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par lisa SION (IP:xxx.xx3.106.17) le 9 août 2008 à 09H39

J’ai la solution : Y faut acheter du coco colo ! Cette puissante entreprise lutte contre la soif dans le monde ! Ouais ! http://www.monde-diplomatique.fr/20... ( avec cette petite nuance, il faudrait 9 litres d’eau pour faire 1 l de coco colo...

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par huitre (IP:xxx.xx3.145.206) le 9 août 2008 à 15H50

quand c est que l on comprendra que tous les problemes poses a l humanite aujourd hui , sans compter les faux problemes que certains soulevent pour se faire mousser, sont directement proportionnels au nombre de l humanitee, donc reduisont cette derniere et de fait on reduira les problemes. Solution, je ne propose aucun moyen d elinimation de qui que se soit, mais simplement une action sur l expansion demographique, et deja dans une generation (20/25ans) nous verrons des resultats imaginez dans 2 voir 3 , mais bien sure c est trop simple, ca ne coute rien et sa coupe l herbe sous les pieds de toutes ces braves ong et autres politicars qui vivent sur le dos de ces problemes, je veux dire en fait qu ils vivent sur notre porte monnaie.

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par mjmb (IP:xxx.xx3.242.120) le 10 août 2008 à 00H36

Et voila nos écologues, terrifiés par le poison technologique, mais qui ne voient AUCUN INCONVENIENT à jouer avec la démographie humaine. Regardez donc les expériences Indienne et Chinoises. Ne prétendez pas qu’elles ont été mal conduites : elles ont été menées avec les possibilités dont disposaient ces pays. Que dire de sociétés ou le ratio homme/femme tends vers 0.8, sinon qu’avec 20% de leur populations, elles fabriquent des armées qui ne demanderont qu’à sortir des territoires nationaux (pour parler gentiment)

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par karva (IP:xxx.xx1.191.16) le 14 août 2008 à 21H38

A huitre :

Vous avez raison. Je suggère une bonne guerre, avec les bombes atomiques de mon oncle...un sacré bricoleur !

Réduisons l’humanité, on réduira les problèmes ! Revenons aux solutions simples, et arrêtons de nous creuser bêtement les méninges...

Karva

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par zygomar (IP:xxx.xx4.12.122) le 3 décembre 2008 à 15H43

par huitre

"quand c est que l on comprendra que tous les problemes poses a l humanite aujourd hui , sans compter les faux problemes que certains soulevent pour se faire mousser, sont directement proportionnels au nombre de l humanitee, donc reduisont cette derniere et de fait on reduira les problemes"

C’est sur que lorqu’il ne restera plus qu’une huitre sur terre, les problèmes seront résolus......

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par ludox (IP:xxx.xx8.48.120) le 9 août 2008 à 17H27

Le problème est comme à notre habitude que nous ignorons les impacts envirronementaux négatifs de cette technologie.

Ou si certains les connaissent, ils les cacheront si des intérêts économiques sont en jeu comme ca semble le cas, je suppose que la marge sur la construction de telles unités vitales pour certaines populations sont assez intéressantes.

La nature est presque parfaite et nous nous efforcons de continuer à nous insinuer dans un maillon de la chaine sans prendre garde à la chaine complète sur laquelle nous agissons.

Ensuite concernant ces pauvres assoiffés, il n’y a pas de que des malheureux (d’ailleurs il est dit dans l’article que cette technologie coûte chere). A Dubai, il me semble qu’ils utilisent cette technique et tout ca pour attirer de grosses fortunes dans le desert et leur fournir l’eau potable et les golfs si verts indispensables à leur survie.

Oui, des golfs dans le desert, c’est ca le "progrés".

Et quand la mer sera à son tour trop polluée, on ira chercher l’eau sur Mars.

Mais à ces coûts là, il faut espérer que les 95% de pauvres de la planète (dont la plupart d’entre nous) seront morts et les robots suffisament évolués pour les remplacer au service des "puissants" car le litre d’eau ne sera pas donné.

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par Ghilouche (IP:xxx.xx2.55.4) le 9 août 2008 à 23H43

Article interessant bien sur.

Je partage cette vision et trouve dommage finalement qu’on retrouve ce genre d’idee la ou elle ne portent pas leur fruits. Je me demande si des discussions comme celle-ci sont lancee en Arabe, Russe ou Chinois ou meme en Anglais.

En France on a toujours eu des bonnes idees mais on a jamais su les faires partager ou les vendre a l’etranger.

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par mjmb (IP:xxx.xx3.242.120) le 10 août 2008 à 00H50

Après ce fil passionnant, je proposerais bien que l’on utilisele vocable "écologue" pour désigner ces gens qui entretiennent avec l’écologie le même genre de rapport que les astrologues avec l’astronomie.

Après tout, c’est la nuit de étoiles...

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par Oncle Sam (IP:xxx.xx6.115.193) le 11 août 2008 à 12H22

Des articles comme on aimerait en lire plus souvent. Vraiment intéressant.

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par Didier (IP:xxx.xx4.213.212) le 17 août 2008 à 19H07

Cet article donne quelques idées intéressantes mais ne permet pas la réflexion :
- Pourquoi faut-il du soleil et de l’argent ? Parce que plus de soleil donne plus de sécheresse ? Ce n’est pas un moyen d’obtenir de l’eau douce.
- L’osmose inverse donne l’eau douce pour 4 à 5 kWh/m3 ou encore pour 1 à 2 $ par m3, mais combien ajoute-t-on pour l’amenée de l’eau de mer et pour la distribution ? Parts de l’amortissement et du fonctionnement ?
- Combien faut-il en distillation moderne, par récupération de la chaleur rejetée par les usines thermiques ou les raffineries ? La distillation requière-t-elle d’utiliser autant de produits polluants pour les nettoyages ?
- Que donne la distillation avec chauffe par panneaux solaires ? Est-ce intéressant pour les petites installations ? Le forum donne des opinions philosophiques sur le progrès et les besoins de l’humanité. Oui, toutes les réalistions doivent être éthiques, mais il y a déjà suffisamment à réfléchir dans les domaines techniques et économiques.

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par zygomar (IP:xxx.xx4.12.122) le 3 décembre 2008 à 15H37

"Vous exprimez un lieu commun très répandu, mais qui mérite d’être remis en question. Selon celui-ci, haute technologie et solutions industrielles sont des synonymes de "progrès", "avancée", "montée". Au contraire, des solutions plus simples, moins techniques, relève du "passé", de la "régression","

Y a certainement un mec il y a 3000 ans qui s’appelait sobriquet et qui pensait que la roue, c’était de la high tech et que çà ne servirait à rien, que çà ne représentait pas le progrès, qu’il fallait laisser tomber.....

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