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Dès que l'ours de Slovénie se pointe, celui des Pyrénées "se tire"

La gestion de l’Ours en Pyrénées est un exemple de l’exception française et des combats cervantesques des écologies paillettes

Article publié le 3 août 2007

Qu’il est beau de chanter la cohabitation entre l’homme et l’animal. On ne peut qu’être pour !

Mais, ici, il ne s’agit pas de cela.

La troisième république laïcarde et bien pensante a passé près d’un siècle à récompenser l’extermination de l’ours... des Pyrénées. Bref...

Maintenant, on importe des ours de Slovénie. Merci pour la préservation des écosystèmes ! Or, l’ours de Slovénie n’est pas l’ours des Pyrénées. L’un hiberne, l’autre pas. L’un agresse l’homme et la vie pastorale, l’autre pas.

Un dossier dont depuis plus d’un siècle aucune administration d’Etat n’a su se dépétrer et qui, malheureusement, manifeste les ravages d’une exception dite française de plus.

Dès que l'ours de Slovénie se pointe, celui des Pyrénées "se tire"

Une petite fille raconte à sa grand-mère : j’ai eu très peur en route, j’ai rencontré un ours. La grand-mère aussitôt la rassure tout en la sermonnant : j’espère que tu ne lui as pas parlé trop fort et fais fuir. Ils sont si farouches...

Histoire apparemment ahurissante au regard du tapage médiatique actuel. Mais histoire pourtant vraie. Certes, mais qui date d’un siècle.

Alors, Cannelle ? Les organisations environnementales, internationales, parisiennes et pourtant localo-médiatrices avec la complicité de la médiacratie correcte, nous ont rebattu les oreilles que c’était la dernière de la lignée. C’était vrai ? Non !

Soulignons d’abord que c’était une manière de reconnaître que les deux espèces, certes compatibles, ne sont pas identiques ! Elles se sont séparées à la fin du glaciaire, il y a plus de 10 000 ans.

Préserver l’ours de Slovénie en Pyrénées, c’est préserver le biotope d’il y a 15 000 ans !

Mais le pire dans la désinformation est ailleurs.

Les ours des Pyrénées existent bel et bien et ne sont pas, ou du moins plus, menacés. Les Espagnols se sont chargés de les reproduire dans les deux réserves naturelles des Cantabriques : 50 d’une part, 130 d’autre part.

Il y en a également quelques uns en Pyrénées mais en Pyrénées espagnoles car dès que les ours de Slovénie arrivent, les ours des Pyrénées françaises (une bonne dizaine à l’origine) migrent en Espagne. Allez savoir pourquoi ! Comme l’ours des Pyrénées "se tire" dès que celui de Slovénie pointe le bout de son museau, les femelles sont conduites de Sovénie en France de préférence pleines. ..

Alors pourquoi ne pas faire revenir quelques vrais ours des Pyrénées adaptés aux paysages et aux moeurs pastorales ?

Parce que lorsque le plan Ours s’est mis en place, les Espagnols ne faisaient pas confiance aux Français et refusaient le métissage avec l’Ours Slovène. Il semble que les années leur aient donné raison. En effet, il y a désormais en Espagne, et non pas en France, une population supérieure au minimum critique permettant une reproduction sans apport extérieur. Tandis que la France court après son ours mythique à des fins purement touristiques et de pure et fausse propagande verte, des associations s’en mettent dans les poches, subventionnées pour se battre contre l’écologie locale ! Combat dépassé. Le naturalisme vieillissant n’est pas là où le croient les associations marketing qui, dans le cadre du Grenelle, tirent à vue sur les organisations militantes comme France Nature Environnement (dont je ne fais pas partie et où je n’ai aucun intérêt - mais la coupe déborde car une écologie sans vérité ni transparence n’est plus une écologie -).

Certes, certaines mauvaises langues affirment que l’ours ne fait pas que "se tirer de France" mais que "il se tire en Cantabriques". Entendez que des privilégiés chasseraient l’ours dans la réserve royale des Cantabriques et qu’il ne peut être question de discuter avec de tels acteurs !

Cela reste à prouver et si, par malheur, c’était vrai, alors le vrai combat écologique est d’exiger que cela cesse et que la gestion de l’espèce soit commune, trans pyrénéenne. Le seul engagement qui vaille est qu’avec de vrais ours pyrénéens, le biotope originel soit préservé pour ainsi faire coexister homme et animal, comme en Italie, comme aux USA. Et non de recréer un biotope imaginaire dans une sorte de réserve ou zoo amélioré dont ni les pasteurs ni la secrétaire ne peuvent ni ne veulent - à juste titre- accepter les murs illusoires !

Il est dit de Jean-Louis Borloo qu’il est un moteur diesel qui se met en route lentement mais efficacement et sûrement. Je souhaite qu’il ne laisse pas le dernier mot à 150 prétendus experts. Il faut les entendre évidemment. Mais, il faut surtout que le bon sens prenne finalement le dessus et mette fin à des décennies d’errements techno-bureaucratiques relayés malheureusement par une émergente bureaucratie environnementale privée. Il n’y a qu’en France qu’une telle dose de mauvaise foi réciproque et sciemment entretenue pour des raisons financières puisse faire monter le miel en mayonnaise.

L’exception française a toujours un arrière-goût de cuisine ! Nulle part ailleurs, cette cohabitation ne pose problème dès lors que la nature vraie est respectée et qu’aucun prédicateur ne prétend dire où est la bonne nature, où réside la mauvaise.

Ah ! J’allais oublié que là-bas, les grandes ONG ne prétendent pas imposer leur pax animalia aux Hommes du cru et vouloir se poser en gestionnaire des fonds qui portent la bonne parole. C’est cela aussi l’exception française ! Vérité au-delà des pyrénées, mensonge en deça ! Comme quoi, notre exception incite parfois les grands prédicateurs internationaux à dire la bonne parole chez nous et... à empocher les subventions pour financer leurs messages sur les médias par conséquent complices. Ecologie du spectacle contre écologie de la nature.

Espérons que le Grenelle de l’environnement ne soit pas qu’un simple instrument utile à mesurer l’aune financière à laquelle chacun sera traité, pis acheté, comme ce fut en réalité le cas du vrai Grenelle qui lui donne si maladroitement son nom...

Patrice Hernu
Président du réseau France-Europe-Planète Planète Bleue (affilié à la L3E)

Site Ecologie bleue du réseau France-Europe-Planète bleue

Thèmes

Biodiversité Animaux Faune Ecologie Ecosystème

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92 votes

commentaires
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par simon ferniot (IP:xxx.xx2.200.20) le 3 août 2007 à 11H34

C’est plaisant d’être informésur les leviers de ce conflit disproportionné autrement que par des médias "surmanipulés" par les acteurs partisans. Merci

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par sandrine (IP:xxx.xx6.96.150) le 3 août 2007 à 12H02

je n’ai lu que la moitié de l’article et pas la peine de continuer, c’est de la désinformation totale. Juste 2-3 exemples. Canelle était bien la dernière femelle pyrénéenne (Espagne et France confondue) ; il ne reste maintenant que 2 mâles de cette souche efectivement davantage du côté espagnol tout comme Sarousse ou Balou, réintroduits en 2006. Quant aux ours espagnols des Cantabriques, ils sont de la même lignée tout comme ceux de Slovénie. Il s’agit bien sûr de la même espèce pour les ours de ces 3 zones. Et comme tout ours qui se respecte , l’ours "slovène" hiberne. Et ils ont fait de même en France ainsi que leur descendance. Et pourquoi pas l’ours des Cantabriques dans les Pyrénées ? : parce que les Espagnols considèrent leur population d’ours encore fragile. On ne peut pas dire que l’ours brun soit une espèce au bord de l’extinction en Europe mais elle est considérée comme vulnérable. quant à l’élevage, vous pourrez enlever tous les ours des Pyrénées, il restera déclinant et l’ours a l’avantage de permettre une modernisation des alpages (cabanes..) grâce aux crédits qui sont consacrés à sa protection et à la cohabitation avec l’élevage. plein d’infos ici (et qui ne proviennent pas de Paris mais des Pyrénées elles-mêmes) : http://ours-loup-lynx.info/IMG/pdf/...

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 12H37

Inutile de polémiquer sans fondement.

Les ours des Cantabriques sont bel et bien de la même lignée que ceux des Pyrénées ; vous le dites vous-mêmes et donc Cannelle n’était pas la dernière. Mais ils ne sont pas de la même lignée que ceux de Slovénie, c’est un fait comme en attestent toutes les études publiées sur ce point. Les deux lignées se sont séparées il y a environ 10 000 ans quand la continuité de leur habitat a été rompue. Ce point n’est constesté par personne ! En revanche, il est vrai que , définissant celle-ci comme la capacité de se reproduire ensemble. Ils argumentent que l’apport des ours Slovènes plutôt que des congénères des Cantabriques ne serait donc pas une hérésie. Ce point de vue est respectable mais discutable ; il est celui de l’association que vous citez en référence dont vous reprenez les arguments en les caricaturant. Merci de lire chacun jusqu’au bout comme je le fais moi-même et comme il est indispensable de le faire pour sortir de l’imbroglio sauf à vouloir sciemment l’encourager...

Enfin, vous reprenez l’argument que les Espagnols ont avancé lors de la mise au point du premier plan ours qu’avait porté dans un cadre européen le FFNE (Fonds Français pour la nature et l’Environnement, ONG ancêtre du FMNE puis du WWF, créée en 1967). Tous les acteurs avaient pensé alors qu’il fallait gérer la lignée avec les Espagnols.

Ceux-ci ont effectivement avancé l’argument que vous rappelez : les effectifs étaient insuffisants pour leur permettre d’en donner à la France sans mettre en péril leur propre plan. C’était il y a environ 20 ou 30 ans ! (Je vérifierai les dates et donnerai toutes les références de ce plan si vous le souhaitez). A l’époque, comme ils refusaient le métissage avec l’ours slovène, ils avaient raison de refuser. Je crois qu’il y avait alors en Espagne moins de 30 ours alors que les scpécialistes considèrent qu’une population ne peut se reproduire sans menace excessive qu’au-delà de cet effectif.

La France a alors décidé dans l’attente de faire venir des ours slovènes pour étudier leur acclimatation et vérifier que la lignée qui pourrait en résultait répondrait à des critères !

Où sont ces études ? Les organismes financés pour les faire n’ont apparemment pas fait ou mal fait leur travail et la Ministre Madame Olin en a bloqué le financement (à la demand notamment de l’association que vous citez- point à vérifier).

Mais les années ont passé. Il y a désormais en Espagne plus de 150 ours de la lignée de Cannelle et l’argument des Espagnols est devenu spécieux tout comme l’entêtement à poursuivre l’apport d’ours slovènes - de surcroît dont les colliers sont volontairement rendus inutilisables et perdus - sans études, sans les rapports promis et sans

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 14H06

Excuses auprès de Sandrine. Suite à une mauvaise manipulation, ma réaction a été tronquée. :-O

Pour ne pas alourdir, je l’ai mise sur une page Réponse à Sandrine  ;-)

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 14H50

Article interessant ? oui si l’on veut savoir,jusqu’ou peuvent aller ceux qui ne veulent pas d’ours dans les Pyrénées. l’Ours de Slovénie hiberne,fuit la présence de l’homme. Les prédations ou non sur les troupeaux sont uniquement dues à la présence d’un gardiennage ou non,tout comme l’ours d’origine pyrénéenne,le comportement est semblable et tout celà a été étudié avant les réintroductions. Si vous avez connaissance d’un cas d’agression d’un humain par un ours dans les Pyrénées,dépéchez-vous de donner l’information,ce serait un scoop,en véritée le dernier cas remonte à plus de 150 ans. Cannelle,était bel et bien la dernière ourse des pyrénées,il existe deux autres populations dans les monts cantabriques Province de Castille et Léon, mais qui sont distantes et donc isolées de quelques centaines de kilommètres et celà représente plutot 30 ours pour l’une, et de 80 à 100 ours pour l’autre,et non 50 et 130 comme vous l’écrivez. Vous entretenez le floue en écrivant "Il y en a également quelques uns en Pyrénées mais en Pyrénées espagnoles car dès que les ours de Slovénie arrivent, les ours des Pyrénées françaises (une bonne dizaine à l’origine) migrent en Espagne". En véritée Cannelle s’était reproduite avec l’ours Néré,d’origine slovène,et il ne reste pas une dizaine d’ours d’origine pyrénéenne,mais seulement deux mâles en Béarn.Les ours ne connaissent pas les frontières et vont et viennent entre la France,l’Andorre et l’Espagne,sur le massif pyrénéen commun au trois pays,et celà,qu’ils soient d’origines pyrénénne ou slovène,et cette population est distante et isolées de quelques centaines de km des deux autres populations des monts cantabriques,je le rappelle. Pourquoi ne pas renforcer la population ursine des Pyrénées à partir du noyau résiduel des monts cantabriques ? parceque les effectifs y sont jugés insuffisants pour l’instant,mais qui sait,peut-être à l’avenir celà sera-t’il fait ? Peut-être bien qu’un lecteur faisant partie d’une association,répondra à ce que vous écrivez sur les associations. Puis vous écrivez"Certes, certaines mauvaises langues affirment que l’ours ne fait pas que "se tirer de France" mais que "il se tire en Cantabriques". Entendez que des privilégiés chasseraient l’ours dans la réserve royale des Cantabriques et qu’il ne peut être question de discuter avec de tels acteurs !" Vous faîtes bien d’utiliser le conditionnel Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage sur l’ours des Pyrénées,je recommande cette lecture sur le site du ministère de l’environnement. à cette adresse dont je donne le lien ici. http://www.ours.ecologie.gouv.fr/au...

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par luigiN (IP:xxx.xx4.136.147) le 3 août 2007 à 15H10

article stupide d’un parisien ! laissez vivre nos ours pyrénéens ou pas et halte au fric des fromagers ou au donneurs de leçons comme ce monsieur plutôt spécialiste du bitûme urbain !

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 15H34

Vous dites "Pourquoi ne pas renforcer la population ursine des Pyrénées à partir du noyau résiduel des monts cantabriques ? parce que les effectifs y sont jugés insuffisants pour l’instant,mais qui sait,peut-être à l’avenir celà sera-t’il fait ? "

Oui, tout est là. Les effectifs sont-ils réellement insuffisants. Pourquoi n’y a t-il pas un accord de préservation de l’espèce avec l’Espagne.

Merci également de me donner raison : Cannelle n’est pas le dernier représentant de la lignée pyrénéenne pure. Vous l’expliquez fort bien.

La souche pyrénéenne est en revanche celle des réserves de Cantabriques. Personne n’a jamais prétendu que l’Ours circulait librement de France en Cantabriques !!! Enfin, pour ma part, je n’ai pas condamné que la France ait pu, au départ, maintenir quelques ours en les croisant avec quelques ours slovènes face à l’attitude de l’Espagne. C’était une option provisoire. ET je m’étonne simplement qu’on la pérénise sans poser de questions alors qu’une évaluation prévue s’est perdue dans les méandres de ce débat. Vous semblez vous-même espérer qu’un jour, l’Espagne en vienne à de meilleurs sentiments. Et puisque d’autres chiffres sont cités, une question se pose ! 80 serait insufisant pour stabiliser la population ursine en Espagne et moins de 30 suffisant en France ! Merci de méditer cette autre contradiction flagrante.

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par pehache (IP:xxx.xx7.1.1) le 6 août 2007 à 11H00

M Hernu, il est assez désolant que vous écriviez un article sur ce sujet en étant aussi mal informé. Car sachez que contrairement à ce que vous écrivez il existe justement un accord tripartite France-Espagne-Andorre concernant la gestion de l’ours dans les Pyrénés (voir notamment http://www.ours.ecologie.gouv.fr/ht...)

Sur l’opportunité de préléver des ours dans les cantabriques pour renforcer la population pyrénéenne, je crois que tout le monde aurait préféré cette solution, principalement pour des raisons psychologiques... si elle avait été possible. Mais sachez que l’Espagne a toujours refusé ce prélèvement y compris l’année dernière, pour des raisons parfaitement valables (à à peine plus de 100 individus, un prélèvement sans remplacement n’est pas acceptable). Là encore vous êtes mal informé. Mais la souche Slovène est suffisamment proche génétiquement et comportementalement de celle des Pyrénées pour pour qu’un renforcement avec cette souche ne pose aucun problème.

Il est assez désolant de lire autant d’approximations sur ce sujet sur un site dont le mot "nature" :-((

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 3 août 2007 à 16H06

imposer leur pax animalia aux Hommes du cru

sous entendu "les premiers sont idiots, les seconds intelligents". merci le cliché ... Si on a si peu d’ours maintenant c’est la faute aux associations ou aux "homme du cru" ?

Les "hommes du cru" c’est qui en fait ? Ceux qui braillent pour avoir des subventions ou veulent transformer la montage en espace de production ?

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 16H49

Vous écrivez "Oui, tout est là. Les effectifs sont-ils réellement insuffisants. Pourquoi n’y a t-il pas un accord de préservation de l’espèce avec l’Espagne" A mon avis,l’Espagne privilégie l’option d’arriver à ressouder les deux noyaux existants dans les monts cantabriques,je pense qu’ils espèrent arriver à ce que ces deux populations n’en constituent plus qu’une et donc viable,il est logique de penser qu’ils considèrent que sortir quelques jeunes ourses serait parfaitement préjudiciable à leur objectif. selon jj Camarra :"En 1999, la population d’Ours brun des Pyrénées, subsistant uniquement à l’ouest de la chaîne, comprenait six spécimens : une femelle adulte, trois mâles adultes, un subadulte et enfin un ourson de sexe indéterminé. Même si des cas de reproduction sont encore observés (un ourson tous les trois ans), les effectifs sont estimés en deça du minimum de population viable dont les scientifiques situent le seuil entre 100 et 120 individus. La conservation de cette souche d’ours bruns, identifiée comme la plus ancienne au monde, revêt un caractère patrimonial exceptionnel. lien vers le texte complet : http://www.buvettedesalpages.be/200... Une population viable s’estime entre 100 et 120 ours,et vous lirez également dans ce même texte de jj.Camarra que les Pyrénées peuvent offrir 200 000 hectares à l’ours.

vous écrivez"Merci également de me donner raison : Cannelle n’est pas le dernier représentant de la lignée pyrénéenne pure. Vous l’expliquez fort bien". Croyez-vous qu’il soit si important que celà de différencier les trois populations ursines,slovène,française ou espagnole.A mon avis celà n’a pas grand sens,il s’agit de la même espèce et les comportement sont quasi identiques ;Les derniers ours français sont trés consanguins,et les échanges avec d’autres populations d’ours devraient êtres considérés comme bénéfiques.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 17H05

Vos arguments sont très intéressants et doivent être pris en compte. Outre qu’ils ne soutiennent pas la thèse officielle de la France et militent pour une concertation positive avec l’Espagne (pour la France, 20 à 30 ours suffit à maintenir l’ensemble), ils montrent en quoi il est utile de distinguer les souches. Comme vous le dites : "La conservation de cette souche d’ours bruns, identifiée comme la plus ancienne au monde, revêt un caractère patrimonial exceptionnel.". Cqfd...

La coopération avec l’Espagne s’impose. Il ne faut pas seulement penser qu’ils doivent penser que... Il faut s’en assurer.

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 17H53

vous écrivez:pour la France, 20 à 30 ours suffit à maintenir l’ensemble Ou avez-vous trouvé ces chiffres,svp,vos sources. vous écrivez:La conservation de cette souche d’ours bruns, identifiée comme la plus ancienne au monde, revêt un caractère patrimonial exceptionnel.". Cqfd... ma réponse : il y a,ce qui aurait été souhaitable,comme par exemple,agir pour préserver nos ours chez nous,mais surtout,ce qui est désormais possible.Je ne désespère pas que l’Espagne lache une ou deux ourses dans les pyrénées.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 18H39

Non, je n’écris pas que 20 à 30 ours suffisent. J’écris au contraire que la politique menée par la France suppose (et donc supposerait) que 30 ours suffiront. Vous dites qu’il en faudrait 80 ! C’est un point à éclaircir effectivement pour avoir un débat honnête avec tous ! Mais les lâchers d’ours slovènes sont établis à partir de présupposés officiels. Vous les démentez. Soit. Où sont les sources de ces présupposés ? Mais dans tous les documents et discours. Je prends par exemple le dernier plan publié (lien proposé en signature) et je lis par exemple :

" Mis à jour avec les données disponibles à la fin de l’année 2004, (le plan) montre que la population pyrénéenne d’ours bruns ne peut être considérée comme viable à long terme, le nombre d’individus et notamment de femelles étant trop faible. Sa conservation requiert le lâcher de plusieurs ours dans un proche avenir (5 ans) de deux femelles et si possible un mâle" (pour une population cible de 20 à 30 - graphique et probabilités jointes dans le document)

Plus loin :

"Généralement, une population est considérée viable par les scientifiques de la biologie de la conservation, si sa probabilité d’extinction sur 50 ans est inférieure à la valeur communément admise de 5 à 10 %. Le risque d’extinction projeté par le modèle est un des éléments à prendre en compte pour la détermination du nombre d’ours à relâcher. Une analyse de la situation locale est également nécessaire : elle doit en particulier intégrer la capacité à gérer localement les facteurs de surmortalité (accidents divers…) et doit être ajustée annuellement en fonction des données disponibles les plus récentes (natalités observées…)."

Je pourrai citer bien d’autres éléments. Mais, je me joins à votre espérance.

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par jacques (IP:xxx.xx8.156.74) le 3 août 2007 à 23H15

extrait du texte de serge lepeltier,ou il s’exprimait sur un objectif d’une trentaine d’ours dans les Pyrénées pour fin 2008.Celà ne signifie nullement,que les Pyrénées ne peuvent accueillir qu’une trentaine d’ours,il est question d’un objectif à atteindre pour l’année 2008.Monsieur patrice Hernu,vous n’avez pas bien interpétré de quoi il était question,il y a méprise. http://ours-loup-lynx.info/spip.php... "L’objectif, c’est le doublement de la population d’ours dans le massif pyrénéen d’ici à trois ans. Ils sont aujourd’hui, entre 14 et 18 sur le massif pyrénéen. L’objectif est la trentaine fin 2008".

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 19H38

Je maintient mon message précédent : dans mon message précédent j’ai écris :////////// vous écrivez:pour la France, 20 à 30 ours suffit à maintenir l’ensemble Ou avez-vous trouvé ces chiffres,svp,vos sources/////////// je maintient donc : Vous écrivez :la politique menée par la France suppose (et donc supposerait) que 30 ours suffiront. Ou avez-vous trouvé ces chiffres,svp,vos sources.Quel document et numéro de page,je veux aller lire çà.merci. Vous écrivez : "Vous dites qu’il en faudrait 80 " J’ai écris çà ou ? Vous écrivez : "Mais les lâchers d’ours slovènes sont établis à partir de présupposés officiels". Puis-je savoir ce que vous appelez "de présupposés officiels" Là aussi si vous avez des sources à donner,je souhaite les consulter,le numéro de page svp. Qu’est-ce que j’ai démenti au juste ?

puis vous reprenez ce texte page 25 du document"plan de restauration 2006....2009,et pourquoi faire ? dans ce document,moi je comprend que nous n’avons pas lachés assez d’ourses puisqu’il est expliqué que le lacher de six ourses oubien six ourses et un mâle aurait été nécessaire. "Généralement, une population est considérée viable par les scientifiques de la biologie de la conservation, si sa probabilité d’extinction sur 50 ans est inférieure à la valeur communément admise de 5 à 10 %. Le risque d’extinction projeté par le modèle est un des éléments à prendre en compte pour la détermination du nombre d’ours à relâcher. Une analyse de la situation locale est également nécessaire : elle doit en particulier intégrer la capacité à gérer localement les facteurs de surmortalité (accidents divers…) et doit être ajustée annuellement en fonction des données disponibles les plus récentes (natalités observées…)."

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 20H03

Arrêtons ce petit jeu !

Oui, je maintiens. "Pour la France", ça veut dire "Du point de vue de la France", ce n’est pas moi qui le dit. D’ailleurs, vous reprenez longuement la citation d’un document officiel (parmi d’autres), laquelle est clair.

Quant à la position que vous défendez ou citez -peu importe et je ne dis même pas qu’elle est fausse. Je dis qu’au contraire qu’elle mériterait d’être connue surtout si c’était la possition officieuse des autorités mais alors quelle surprise ! Pour ma part, je ne sais pas mais je comprends que la secrétaire d’Etat en appelle aux experts pour corroborer rour cela !

Visiblement VOUS, vous savez. Peut-être d’ailleurs mais signez en clair en ce cas. Ce n’est effectivement même pas 80 -excuses-, mais bien plus encore ! Je vous cite. . Bref, vous reprenez mot à mot les arguments espagnols dont le seuil de viabilité enfle au fur et à mesure des années et que la population ursine espagnole principale se développe elle-aussi. Etrange...

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 20H12

la fin a sauté

...Je vous cite. . "les scientifiques situent le seuil entre 100 et 120 individus".

Bref, vous reprenez mot à mot les arguments espagnols dont le seuil de viabilité enfle au fur et à mesure des années et que la population ursine espagnole principale se développe elle-aussi. Etrange...

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 20H33

Moi je donne mes sources et j’essaie de suivre votre raisonnement,mais j’avoue avoir de plus en plus de mal,je pense que vous mélangez plusieurs données,mais peu importe. Ma conclusion :laissons les scientifiques exprimer leur avis en toute indépendance,et ne perdons naturellement pas de vue les possibilitées ou le seuil en nombre d’ours qui sera suportable,pour la population,mais c’est une histoire qui s’écrira au jour le jour.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 20H58

Toues les sources sont sur le site de l’ours du MEED-MEDAD et les arguments résumés dans les discours des ministres successifs.

Les experts expertisent ou le devraient. En toute idépendance réciproque. Et ce n’est toujours évident car il est rare que l’expertise ne naisse pas d’un engagement impliquant une bonne dose de subjectivité. C’est pourquoi l’expertise doit être controversée et indépendante de la décision. Mais, je consulterai les sources que vous avez indiquées.

Il reste que, s’il faut 120 individus pour garantir la survie de l’espèce, cela pose un réel problème. Dire que la tolérance va se gérer au fil de l’eau, c’est aller droit à des difficultés. En l’état actuel, je répète que s’il faut 120 individus, le patrimoine des Pyrénées ne peut qu’être géré avec la ressource espagnole. Cela montre bien à quel point la fuite en avant slovène est sans issue. S’il faut des étapes avec les espagnols, pourquoi pas. Mais, il faut le dire clairement, dire pourquoi et dire comment. L’ours slovène peut être une solution d’attente. Mais là encore, il faut dire comment, pourquoi et dans quels délais.

Les contrats gérés au fil de l’eau sont rarement honnêtes. Et un contrat honnête peut être honnêtement révisé.

A part cette divergence sur la manière de gérer le seuil de tolérance, j’ai le sentiment que nous sommes pas très loin. Encore faut-il ne pas avoir envie de ne pas être d’accord (double négation à ne jamais utiliser pour être compris ! :-/ )

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.201) le 3 août 2007 à 22H00

pour moi l’ours slovène est identique,je ne fais pas de différence," fuite en avant et sans issus,pourquoi" ?-------------------------------- "Dire que la tolérance va se gérer au fil de l’eau, c’est aller droit à des difficultés".pourquoi ?---------------------------- Pouvez-vous être plus précis svp,qu’appelez-vous ressource espagnole ? "En l’état actuel, je répète que s’il faut 120 individus, le patrimoine des Pyrénées ne peut qu’être géré avec la ressource espagnole"


"Les contrats gérés au fil de l’eau sont rarement honnêtes. Et un contrat honnête peut être honnêtement révisé". voulez-vous parler de contrat ou plutot de gestion de la population ursine ?

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 22H40

Equivalence des deux souches : les experts ne semblent pas d’accord entre eux. Mais je reconnais que nombre d’entre eux pensent comme vous. C’est pourquoi, sauf certitude absolue, il paraît préférable de maintenir la souche pyrénéenne avec la souche des Cantabriques qui, elle, est totalement identique à celle des Pyrénées puisque les populations ne se sont séparées qu’à l’aube des deux derniers siècles.

Je parle du contrat moral entre tous les acteurs, c’est à dire en premier lieu des habitants. Les ours passent d’une zone à l’autre en Pyrénées mais pas en Cantabriques où les échanges ne peuvent être qu’organisés.

Il n’y a donc que deux possibilités. Soit on considère l’ensemble de la population ursine des deux zones des Cantabriques et des zones des pyrénées comme un tout qui doit être géré "ensemble dans la transparence". Soit on prétend gérer la population pyréenne comme une entité séparée, ce qui implique un effectif dépassant le seuil de tolérance dans les conditions actuelles et largement supérieur aux apports actuels. Serge Lepeltier parlait de 30 (là encore, toujours sur la base des mêmes études). Ses successeurs ont du renoncer. On vient de voir la difficulté de la secrétaire d’Etat malgré son intelligence, son habileté et son réel engagement sur ces sujets.

Dans le temps, il est également possible de maintenir la population pyréenne avec le renfort slovène puis d’espérer aboutir à une gestion commune. C’était le projet initial dont le FFNE avait reçu mandat.

Mais le flou sur les solutions, le sentiment que ce qui est fait ne correspond ni aux exigences de la sauvegarde ni aux demandes des autres, entretient la suspicion de part et d’autre, attise les incompréhensions (cf. François plus bas, c’est symptomatique de ceux qui croient détenir l’unique vérité). Je pense qu’il faut jouer cartes sur table et élaborer un plan commun de sauvegarde avec l’Espagne. D’autnt qu’une large part des fonds sont européens.

J’ai bien conscience de n’être qu’un parisien ! Mais si les citadins sont des parisiens bornés et les bergers des productivistes attardés, je ne vois plus bien quelle légitimité auraient les porteurs de vérité. Ceci ne s’adresse pas à vous en particulier. Mais l’ours est symptomatique de cette écologie de conflit qui gâche l’aspiration pourtant si partagée de protéger nos environnements. Mon papier était volontiers provocateur, peut-être excessif ! Mais le débat est nécessaire. C’est ce que j’ai voulu montrer.

Merci d’y avoir participé ! Le débat, ailleurs, n’est pas clos.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 16H57

Je ne porterai pas de jugement sur les motivations réelles de certaines associations à prétention environnementale. Aucune n’est de toute façon ennemie !

En revanche, rien n’est possible sans les "hommes et les femmes du cru", ceux à qui on voudrait imposer que leur territoire de vie devienne une sorte de zoo de troisième type au profit d’une aristocratie de privilégiés. Ceux du cru, ce sont tous ceux qui habitent, vivent et font vivre la région. C’est avec eux que l’ours doit cohabiter, pas avec les touristes ! Non ? Alors, évitons de trier entre les présupposés bons et les présumés mauvais. Nous sommes tous dans le même bateau.

Les associations en question

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par jacques (IP:xxx.xx3.48.253) le 3 août 2007 à 18H24

tu écris :"ceux à qui on voudrait imposer que leur territoire de vie devienne une sorte de zoo de troisième type au profit d’une aristocratie de privilégiés." Ce ne sont là que tes mots et ton interprétation.Et surtout personne ne fait aucun tri quel qu’il soit,il y a juste des échanges d’arguments et d’opinions.

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 3 août 2007 à 18H50

Pour avoir ma branche paternelle montagnarde, j’ai eu droit au retour d’expérience des anciens : la montagne n’est plus du tout ce qu’elle était. Les gens qui y sont ont perdu tout bon sens et les connaissances qui étaient indispensables pour y vivre. Alors les "hommes du cru" ça me fait bien rire. C’est pas "vivre avec l’ours" qu’ils veulent souvent d’ailleurs, c’est que l’ "ours vivent avec eux" : à l’ours de s’adapter car c’est leur montagne.

Je ne prétendrais d’ailleurs donner de conseils, car le savoir des gens qui ont passé les siècles dans les montagne, je ne l’ai pas reçu (du moins pas assez pour le prétendre à mon goût). Mais ce que j’ai reçu comme cri c’est de ne pas faire confiance à ceux qui se disent "du pays, du métier", parce qu’ils se basent sur un schéma de conquéte/croissance en rupture avec les enseignements passés, tout en dérobant un prestige qu’ils ne méritent pas.

Alors je m’en remet à mon bon sens, à ma conscience. Et dans ce cas-ci, elle me dit que plus on essaie de légitimiser les exploitants d’élevages dans leur "droit à la montagne", et plus on est en train d’en faire des accros aux subventions (qu’ils réclament à grand cris en faisant du tapage "contre l’ours"). Et plus il y a de subventions et plus ils vont nécroser. Tant mieux.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 3 août 2007 à 19H31

Je partage votre point de vue. Ceux qui vivent dans les espaces encore à peu près naturels n’en sont pas les propriétaires et rêvent trop souvent d’en faire des villes à la campagne. Et les subventions n’arrangent rien ni personne... ni les uns, ni les autres. Je ne défends pas le point de vue des pasteurs contre celui des défenseurs de l’ours ! En revanche, ce sont "les gens du cru" qui gardiennent paysages, biodiversité et faune. Ils sont dans le cadre ! Et les opposer à l’ours est une mauvaise affaire pour chacun, y compris pour l’ours.

L’argument selon lequel la population locale serait le plus grand ennemi de la faune est bien connu (cf. le lien ci-dessous). Ce fut même le moteur originel des grandes organisations environnementales soucieuses de préserver les grands territoires familiers des grandes aristocraties du monde. Cela n’a pas été inutile en limitant le gâchis productiviste pour des motifs d’esthétisme d’élite. Mais, je pense que c’est aujourd’hui devenue un argument dangereux. Si les gens du cru ne sont pas les propriétaires de la nature dont ils sont les gardiens, on aurait tort de les considérer dans le même mouvement come des manants productivistes arriérés...

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par François (IP:xxx.xx9.76.153) le 3 août 2007 à 21H36

A vrai dire, j’ai hésité à répondre à cet article tant il est erroné et excessif… Mais pour moi qui suit de très près ces questions d’ours depuis longtemps, c’est un morceau de choix ! Son auteur, ingénieur économiste et docteur en mathématiques, s’invente « expert en ours des Pyrénées » en développant une ignorance sur le sujet dont l’indigence n’a visiblement d’égal que la haute estime que l’auteur semble avoir de lui-même. On y apprend - sans rire - que de l’ours pyrénéen ou slovène, « L’un hiberne, l’autre pas. L’un agresse l’homme et la vie pastorale, l’autre pas. » ! Plus loin, que « préserver l’ours (…) c’est préserver le biotope d’il y a 15.000 ans. », que « les ours des Pyrénées existent (…) dans les cantabriques » ou encore que les ours des Pyrénées « se tirent » en Espagne !!! Faut-il répondre vraiment à ces tant d’inepsies ? Faut-il dire que cette année, comme les précédentes, tous les ours dans les Pyrénées – quelque soient leurs origines – ont tous hiberné ? Faut-il rappeler aussi que selon les experts – les vrais, pas ceux qui voudraient l’être – et les nombreuses études qu’ils ont produites, les ours d’origine slovène ou pyrénéenne ont très exactement le même comportement et la même alimentation… ? Faut-il préciser que de tous temps, les ours se moquent bien des frontières et occupent l’espace pyrénéen tout entier, qu’il soit français ou espagnol, et qu’aucune migration d’ours pyrénéen vers l’Espagne n’a été constatée ? Faut-il rappeler que Cannelle – qui n’était donc pas partie en Espagne – s’est reproduite avec Néré, jeune ours issu de la réintroduction de 1996 ? Faut-il dire enfin, qu’il n’y a pas plus de différence génétique entre un ours pyrénéen et ours slovène qu’entre un homme pyrénéen et un homme slovène ? Vraiment, le débat complexe sur l’ours et les problèmes qu’il révèle n’ont pas besoin de ces discussions de bistrot.

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par christb64 (IP:xxx.xx4.64.189) le 25 août 2007 à 17H59

Mr Hernu, avec un tel article je ne comprends pas où vous voulez en venir ni quels sont vos buts et vos propositions ? Voulez-vous dire qu’à la place des réintroductions d’ours Slovènes il aurait mieux valu ne rien faire et laisser disparaitre l’ours des Pyrénees ? Que pensez-vous du fait que les ours Béarnais soient, depuis quelques années , en position de stérilité et donc en voie inéluctable d’extinction ? Il reste deux ou trois ours de souche autochtone en Haut-Béarn , voulez-vous qu’on les capture et qu’on les relâche dans les Cantabriques ? Et, que fait-on des autres , Slovènes et métissés ? Mr Hernu ,venant d’un homme de la nature et compte tenu des contre vérités mises en évidence dans d’autres commentaires , j’ai du mal à saisir le sens réel de vos propos !

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 30 août 2007 à 09H43

Difficile tellement les idées reçues sont tenaces ! Et merci de poser la question avec sincérité.

Je propose clairement que la France et l’Espagne -mais c’est déjà dit-, dans le cadre des dispositions européennes, concluent un pacte de coopération et de préservation de la souche pyréréenne (n’inventons pas une nouvelle souche béarnaise après avoir faussement prétendu que souche slovène = souche pyréréenne).

Il n’est nullement question que les Espagnols capturent nos derniers ours (!) mais au contraire qu’ils nous aident à maintenir la souche paisible (détachée de la souche slovène depuis 10 000 ans) : il y en a environ 130 en Cantabriques dont certains ont effectivement capturés en Pyrénées ! Juste retour des choses.

Toute cette affaire est du grand guignol comme la mort "accidentelle" de Franska ou l’affirmation fausse que canelle était le dernier ours pyrénéen. Quelle blague ! Les choses sont simples : il y a une souche pyrénéenne qui n’est plus pratiquement en danger si évidemment la réserve de Cantabriques n’est pas préservée comme une zone privilégiée à l’usage des familles aristocratiques, évidemment proches de la nature mais qui, à ce titre, préfèrent voir des ours slovènes en pyrénées plutôt que des ours pyrénéens afin de maintenir leurs privilèges. Je crois qu’il est grand temps de faire preuve de bon sens et d’honneteté dans cette affaire où les défenseurs de la nature ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Il est ridicule d’opposer le pastoralisme à la préservation de la faune en faisant monter en mayonnaise de faux arguments qui n’aboutiront qu’à faire disparaître les ours pyrénéens des pyrénées effectivement pour les cantonner dans une réserve "à l’abri des populations locales".

Pensez-vous un seul instant que ce ne soit pas fait exprès. Croyez-vous "vraiment" que c’est ainsi qu’on défend l’ours ?

Le premières réintroductions se font bien passées. Et pourtant ce fut également avec l’ours slovène car il n’y avait aucun moyen de faire autrement vu la faible population pyrénéenne en Pyrénéen et Cantabriques alors (30). Mais, c’était également pour étudier les conditions dans lesquels on pouvait réappreiller les deux souches. Mais aucune étude transparente n’est sortie.

Tout a changé depuis, sur les méthodes, les finalités, les acteurs et les moyens. Autre sujet sur lequel il faut s’interroger. Comment imaginer réintroduire l’ours dans le dos des élus et de la population ?

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par christb64 (IP:xxx.xx4.13.198) le 20 septembre 2007 à 21H22

Mr Hernu , suite à la description comparative que vous osez entre l’ours des Pyrénées et l’Ours Slovène, que pensez-vous de ces chiffres diffusés il y a quelques jours par FR3 Midi Pyrénées : 600 000 ovins montent chaque année dans les estives , sur ces 600 000 , 10 000 ne redescendront pas pour des raisons diverses ( accidents , maladies , méteo , chiens errants etc...) , sur ces 10 000 , environ 300 sont imputables à l’ours . Au 31 Août 2007 , voilà le tableau des pertes, établi suivant les procédures d’indemnisations ( qui ont le sait savent se montrer, dans le doute, extrêmement généreuses , ce qui est normal ) : Balou = 8 Hvala = 26 Sarousse = 0 Et Franska = 124 ( ce , à cause ,malgré les bonnes intentions , d’une erreur de relâchage qui a condamné cette ourse à une errance malheureuse et prédatrice , semblable à celle qu’avait connue l’ours Néré , en d’autres temps . Néré, qui s’est depuis stabilisé dans la tranquilité, au contact du noyau Béarnais ). Nous avons donc , selon ces dossiers d’indemnisations , pour la saison 2007 , et la vingtaine d’ours du massif , une prédation totale de 354 ovins , soit 3% des brebis montées dans les estives . Que pensez-vous de ces chiffres . Que pensez-vous , pour des ours qui sont de féroces carnassiers ennemis du pastoralisme , du nombre extrêmement faible de prédations causées par Balou et par Sarousse ( ourse presque herbivore !! ) ? Ne dirait-on pas , selon vous , des ours de souche de qualité Pyrénéenne ? Par ailleurs, ne pensez-vous pas qu’au lieu de se focaliser sur le plantigrade ( qui n’est qu’un bouc émissaire )la principale préoccupation du pastoralisme devrait être de trouver une réponse à la disparition de ces 9 700 à 9 600 brebis qui ne redescendent pas des estives , et dont l’ours n’est pas la cause ?

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par Jean-Paul Mercier (IP:xxx.xx8.155.16) le 21 septembre 2007 à 00H20

Pourquoi faut-il en permanence que dans notre beau pays il se trouve toujours un zozo de service qui écrive des articles nuls et orientés en se donnant des airs de savant. Monsieur Hernu, peut-être impressionez-vous le gogo, mais votre papier est un tissus d’âneries ! Commençons donc par le début : -l’un (le pyrénéen) hiberne, l’autre pas ! Vous avez lu celà dans la dépêche du midi ou dans "nous deux" ? -Préserver l’ours slovène, c’est préserver le biotope d’il y a 15 000 ans. Il y a 15 000 ans, nous ne sommes pas certains de la présence d’ours en Slovénie. -Lorsque l’ours slovène arrive, l’ours des Pyrénées s’en va. Il n’y avait plus d’ours en Pyrénées CentraleS lorsque les trois premiers ours slovènes sont arrivés. -C’est la même fable que celle de l’ours slovène carnivore, alors que le gentil ours pyrénéen est végétarien. Vous devriez en parler aux vieux bergers des vallées, s’il en reste ! De plus, vous ridiculisez le prétendu savoir des 150 experts, et là, vous rejoignez la cohorte des imbéciles qui cachent leur ignorance sous le mépris des scientifiques, des parisiens, des "écolos", de l’état etc.. L’histoie des luttes autour de l’ours (autour de l’ours, car il n’a jamais été qu’un prétexte à des luttes syndicales, politiques ou à une rallonge de subventions), l’histoire de l’ours dans les Pyrénées, donc, est jalonnée de cette mise en cause du savoir des "spécialistes", ceux du Parc des Pyrénées, ceux de l’équipe de suivi, ceux de la Diren et bien sur ceux des Associations"écolos" etc...

J’ai tout de même gardé la plus belle perle pour la fin : "les deux espèces, certes identiques(!), ne sont pas compatibles !". Je ne connaissais pas ce prodige de deux espèces "identiques" incompatibles. S’il s’agit de "la" même espèce, le bon Monsieur Linné, si vous aviez pris la peine de vous documenter à minima, vous aurait expliqué justement que la compatibilité (reproductive), constitue le principal caractère de détermination d’une espèce. Enfin, je vous informe que les ours slovènes sont identiques aux pyrénéens (à quelques variations infinitésimales près) puisqu’ils font tous partie de la branche occidentale des ours d’Europe et qu’ils sont interféconds. d’ailleurs ils l’ont déjà prouvé. Merci.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 21 septembre 2007 à 10H35

Il vaut mieux parler du fond plutôt que de s’en prendre à une personne en inventant des positions qu’elle n’a pas pour la critiquer et tenter de la faire passer pour un imbécile. La compatibilité reproductive, précisément, j’en parle en expliquant pourquoi lors de la première réintroduction on a été conduit à se tourner provisoirement vers l’Ours slovène. "les deux espèces, certes identiques( !), ne sont pas compatibles " Je ne sais où vous avez pêché cela.

Les "deux espèces" sont évidemment compatibles du point de vue de la reproduction. Il s’agit d’une espèce ! Tel n’est donc pas le problème ! La question qui se posait, qui se pose toujours d’ailleurs, est de savoir s’il ya compatibilité étiologique, c’est à dire dans toutes les composantes actuelles de l’intégration dans les environnements, y compris pastoraux.

On ne voit pas d’ailleurs pas pourquoi les deux souches (je ne dis pas espèces) ne seraient pas compatibles vu qu’elles sont issues toutes deux de la même espèce commune précisément 10 000 ans auparavant. Je l’explique abondamment.

Les deux souches ont, depuis, adopté des comportements différents ; les ours slovènes par exemple redescendent en plaine d’où le comportement errant de Franska. La question posée lors des premiers essais de réintroduction était de savoir si ces comportements étaient devenus "ataviques" ou simplement acquis. Vous pourrez critiquer les mots utilisés en relisant Linné mais tout le monde aura compris. Question complexe qui n’a pas besoin des ricanements de ceux pour qui le doute n’est jamais permis.

Or, la réponse n’a pas été apportée. Je le maintiens. La question a d’ailleurs soigneusement été évitée aux experts.

Quant aux ours, il tombe sous le sens qu’il vaudrait mieux s’entendre avec l’Espagne plutôt que de protéger les intérêts des grandes familles royales contre les populations pastorales.

C’est dit ! Attention aux retours !

Je comprends bien qu’il faut ridiculiser à tout prix ceux avec qui vous n’êtes pas d’accord. Mais, j’attends vos arguments plutôt que la critique erronée de mon incompétence. C’est tellement facile. Cela permet d’esquiver la seule question que je pose dans ce papier.

Faut-il repenser le plan de sauvegarde des ours de concert avec l’Espagne, quitte à forcer un peu les choses (!) - c’est clairement ma position - ou faut-il continuer à s’aveugler sur les raisons pour lesquelles ce plan ne voit pas le jour, ce qui conduit à préférer l’ours slovène contre toute logique - la position de fait semble t-il de certains prétendus défenseurs de l’ours mais qu’évidemment ils n’ont pas le courage de défendre frontalement -.

Ils préfèrent ricaner de ceux qui n’ont pas "leur" position sans voir, apparemment, qu’ils condamnent, par leur aveugelement, l’ours à se réfugier demain dans des sortes de zoos de troisième type. Ils protesteront contre cette solution, peut-être même violemment, quand cela se produira mais, comme Ponce-Pilate, ils auront clairement contribué à la provoquer.

L’ours ne peut être durablement réintroduit sans le double respect de l’écosystème et de l’habitat humain. C’est d’ailleurs le message de la remarque exposition à la Villette sur ce thème : Bêtes et Hommes, Hommes & bêtes.

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par Katharina (IP:xxx.xx4.146.81) le 21 septembre 2007 à 00H50

"prédation totale de 354 ovins , soit 3% des brebis montées dans les estives"

=> Prédation totale de 354 ovins, soit 3 % des brebis qui ne redescendent pas de l’estive. Soit 0.06 % des brebis montées.

Chiffre qu’il ne faut considérer comme gonflé car il y aura aussi un risque de brebis égarées suite à une prédation sur un troupeau et elles ne seront pas comptabilisées.

L’honnêteté des déclaration est importante afin de permettre au système de rester efficace.

Je ne reviendrais ni sur l’article ni sur les commentaires de l’auteur, trop tirés par les cheveux pour moi ;)

Je lui propose tout de même un document officiel et particulièrement la page 86 de celui-ci http://minilien.com/?yiPNTxuPXn

Cordialement

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par Katharina (IP:xxx.xx4.146.81) le 21 septembre 2007 à 17H06

J’avais cru lire une excellente réplique de l’auteur, mais, erreur de ma part, cette belle réponse structurée vient de notre ami Jean-Paul ;). Bonjour Jean Paul.

Je reste d’accord sur le fait que cette sauvegarde devrait être issue d’une concertation sur la chaîne pyrénéenne, d’autant plus que c’est une directive européenne. Mais de là à imposer la participation des ours cantabriques, non. Tout d’abord parce que c’est une population qui est encore fragile même si tout récemment elle semble aller mieux.

De plus, les espagnols, qui se sont investis dans la protection de l’ours de leur côté, comme par hasard loin des frontières françaises, n’ont pas envie de voir leur travail devenir des sujets de ball trap sur les terrains de jeu français. Idem pour le bouquetin des Pyrénées. Par contre, les populations slovènes nécessitent une régulation, et c’est l’occasion de donner une chance de survie supplémentaire à quelques ours bruns de l’ouest.

Pour les questions en suspend, il suffit de voir que plus personne n’entend parler de Pyros ou Zyva, ou encore de leur progéniture, même si quelques prédations leur sont imputables. IL suffit de voir le comportement de Hvala, Sarousse, et Balou, qui après avoir tout normalement exploré leur nouveau territoire, se comportent parfaitement bien.http://www.loup-ours-berger.org/200... J’ai même lu quelque part, que le faible taux de prédation de Sarousse, lui valait le titre de "presque entièrement herbivore". Comme par hasard, c’est l’ourse qui a décidé de passer la frontière qui se retrouve affublée de ce titre.

Je rejoins donc Jean-Paul dans ses conclusions.

M. Hernu, je ne comprends absolument pas comment, compte tenu de votre CV, vous pouvez rester aussi crédule quant aux fonctionnements politiques.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 21 septembre 2007 à 09H52

Oui, l’Ours n’est certainement pas le responsable de tout et se focaliser sur cette seule question est sans doute excessif. Mais, vos arguments mériteraient d’être développés.

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par Jean-Paul Mercier (IP:xxx.xx3.245.210) le 21 septembre 2007 à 11H16

Puisque vous m’y engagez, je vais essayer de développer un peu ma position.

L’ours n’est pas "le" responsable, il n’est pas responsable du tout. Le renforcement des populations d’ours me semble ressortir d’une bonne gestion de la biodiversité et beaucoup moins qu’on ne le croit de ce que l’on appelle la géographie humaine. Les manifestations et les excès des anti-ours(de la piétaille qui agresse les écolos ou macule de sang la mairie d’Arbas)ne sont que des actions médiatiques téléguidées par des responsables. Le véritable groupe de pression, mariage de la carpe et du lapin, regroupe des personnalités très dissemblables voire opposées. Par exemple les responsables des syndicats agricoles qui ont mené les éleveurs ovins pour la viande, comme en Ariège, dans le mur en les poussant à faire de l’agneau de bergerie,acheté en particulier par les espagnols qui nous le revendent avec profit après l’avoir engraissé. De vieux politicards, toujours en quête d’un bon engagement démagogique pour fidéliser leur clientèle électorale des "fonds de vallées". Des chasseurs"traditionnels", le plus souvent contestés par leurs pairs. Enfin, des éleveurs ovins de montagne qui sont en train de mourir et qui croient que la pompe à fric n’est pas encore tarie,ce qui est faux, car de nouveaux pays ont intégré l’UE, comme la Pologne qui entendent bien profiter des aides.

Cette union opportuniste et contre nature dure malheureusement depuis près de vingt ans. Pour l’instant chacun y trouve son compte et y gagne quelques miettes électorales, syndicales ou pécuniaires. L’affaire des réserves Lalonde, la création du Parc sans ours, alors que sa protection devait en être la raison d’être, hors de la zone de présence de l’espèce, étaient déjà symptomatiques de cette coalition. La création,sous le prétexte de la gestion du dossier ours par les locaux, avec la complicité d’un scientifique peu perspicace, de l’IPHB,institution patrimoniale de détournements de fonds européens et français au profit de quelques éleveurs (de fromage, donc non menacés actuellement)fut l’apothéose de cette grande union contre Paris, les écolos et les "estrangers" qui ne vont tout de même pas nous dicter notre conduite dans "nos" montagne !

J’ai personnellement visité 15 zones étrangères à ours dans le cadre d’une étude en cours. Partout la cohabitation avec l’élevage, surtout ovin, est un dossier sensible et exige un traitement adapté. Mais cela fait l’objet habituellement d’une analyse objective dans les médias nationaux. En France, le soin apporté à la concertation avec les locaux est exemplaire, l’information et l’indemnisation sont très développés. Et pourtant rien ne peut atténuer les oppositions.

Voilà pourquoi je pense que l’ours n’a rien à faire dans ce dossier qui porte pourtant son nom !!!

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par nounours (IP:xxx.xx8.66.243) le 21 septembre 2007 à 18H41

Pure désinformation. Autant de mensonges ne méritent pas qu’on discute avec ce personnage.

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par paul (IP:xxx.xx5.157.63) le 21 septembre 2007 à 19H33

Vous parlez de pseudo experts, mais je ne vois pas dans votre bio des compétences en sciences de la vie.

Comment pouvez vous parler de ce sujet sans le connaitre ?

Avez vous au moins lu le dossier de presse complet et les derniers événements ?

Comment expliquez vous les battues contre l’ours Franska ? Elles ont chassé cet ourse vers les villages, au risque de contacts dangereux pour la population, puis finalement sur une autoroute.

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par Patrice HERNU (IP:xxx.xx7.233.40) le 21 septembre 2007 à 19H44

Comment expliquez-vous surtout les balles retrouvées lors de l’autopsie ?

Quant à l’expertise, elle n’est franchement pas utile pour comprendre qu’il est étrange que le plan de réintroduction ne tient pas compte des ours préservés en Cantabriques dans les réserves Royales.

Je suis assez d’accord avec la réaction ci-dessus qui explique que l’ours est dans cette affaire l’otage de rivalités auxquelles il aurait du rester étranger et dont il fait les frais. Les experts ne doivent pas être instrumentalisés et le bon sens devrait finalement l’emporter.

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par Katharina (IP:xxx.xx4.146.81) le 21 septembre 2007 à 21H35

Quel affreux mélange entre les balles (en fait des plombs, merci d’être précis) et l’origine des ours !!

Quel culot que d’insister en disant que le plan de réintroduction ne tient pas compte des ours préservés en Cantabriques alors que j’ai cité le document de référence et même la page expliquant que celles ci avaient été envisagées, mais non réalisables. http://www.visuf.com/

Pour le reste, toujours la même rengaine qui nous rappelle que M. Hernu semble souffrir d’un complexe face à certaines catégories sociales supérieures qu’il ne cesse de décrier.

Je cite M. Hernu "Les experts ne doivent pas être instrumentalisés et le bon sens devrait finalement l’emporter." J’espère sincèrement que vous ne vous considérez pas comme un expert dans ce dossier malgré votre titre de Président de la Ligue Européenne pour l’Ecologie et l’Environnement, et que vous êtes plus informé dans le domaine du carbone. Bon sens pour la suite ...

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par christb64 (IP:xxx.xx4.11.230) le 21 septembre 2007 à 21H49

Mr Hernu, je vis en Béarn , et non dans les Cantabriques . Ce qui m’importe c’est qu’il y ait encore des ours vivants " chez moi " et non pas de savoir si les monts Cantabriques doivent être intégrés à la chaîne Pyrénéenne pour que celà serve d’alibi à la disparition des derniers ours Français . Vous savez que pour des raisons bien compréhensibles les Espagnols n’ont pas voulu nous céder d’ours ( Katharina s’est déja exprimée à ce sujet ) . Ceci dit , si vous êtes un proche de Mr Borloo , et que vous pouvez intervenir et le convaincre d’entamer des négociations pour qu’on puisse réintroduire à court terme deux ourses Ibériques en Béarn , pourquoi pas !.. Mais pas dans vingt ans , Mr Hernu , parceque aujourd’hui les ours Béarnais sont stériles et condamnés. On ne peut plus attendre . Ce noyau sera définitivement éteint , et vous le savez bien , s’il n’y a pas trés prochainement un apport de deux femelles au milieu de cette population ( et non pas une ourse lâchée à Bagnères en espérant qu’elle aille à Laruns ... Echec dont la responsabilité incombe aux politiques et en particulier à l’iphb qui n’a pas su tenir sa parole . Ce sont ces gens là, les vrais responsables qui ont rendu atypique l’errance solitaire de Franska ). Monsieur Hernu , l’ours des Pyrénées ne se tire pas , on lui tire dessus , comme en 1982 où une ourse et son petit ont été tués par des chasseurs au vallon du Bitet ou en 2004 , date de la mort de Cannelle . Voilà la principale raison pour laquelle nous n’avons plus d’ourse en Béarn . Personnellement , je considère que quelque soit son origine , la présence de ce plantigrade est un gage de qualité environnementale qui donne une identité au paysage ainsi qu’un caractère unique au relief de notre massif .Je soutiens également un pastoralisme vivant , intégré à l’harmonie de son environnement et pour celà , je fais confiance entre autres à l’ADET qui est à ce jour la seule association qui a su malgré les critiques , non seulement assurer le maintien des ours dans les Pyrénées mais aussi a réussi à en faire progresser la population . Je renouvelle également chaque fois que c’est possible ma confiance au FIEP, qui j’espère pourra un jour jouer un rôle actif dans le retour des ourses ( Ibériques ou Slovènes ) en Béarn ... Et vous , Mr Hernu , concrètement, que faites - vous , ou , que pouvez-vous faire pour pérenniser la présence de l’ours dans nos montagnes ? En avez-vous seulement le désir et la conviction ? Merci pour vos réponses .

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par Katharina (IP:xxx.xx4.146.81) le 24 septembre 2007 à 14H44

Une image qui résume assez bien la situation vue par les espagnols

http://claireetloloonair.blogspirit...

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(IP:xxx.xx7.233.40) le 24 septembre 2007 à 15H53

Oui, sur ce point, on s’est bien compris... Quand je disais "l’ours des Pyrénées se tire...", c’est aussi ce qu’il fallait comprendre. C’est bien pour cela qu’un plan commun supervisé par l’Europe est INDISPENSABLE...

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