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Chasse aux phoques. Le Canada défend sa peau

Article publié le 10 avril 2009

Brigitte Bardot peut encore se faire de nombreux cheveux blancs : ouverte fin mars au Canada, la chasse aux phoques reste le plus grand massacre de mammifères marins dans le monde avec 900 000 phoques environ tués chaque année dans le monde à des fins commerciales ou de subsistance. Le quota d’abattage a même été porté à 338 000 animaux tués au Canada, pays où sont abattus près du tiers des phoques chassés dans le monde. Mais cette pratique, sujette à débat, pourrait se voir endiguée par de prochaines mesures européennes.

La chasse aux phoques, pourquoi et comment ?

6.000 personnes pratiquent la chasse au phoque au Canada ; les phoques sont principalement tués pour leur peau, utilisée par l’industrie de la mode (fourrure) et pour leur huile, très prisée par l’industrie pharmaceutique.

Ainsi la chasse au phoque constitue une importante source de revenus pour de nombreuses petites localités côtières isolées du Canada atlantique, du Québec et du Nord : selon le ministère canadien du Commerce, elle peut représenter jusqu’à 35% du revenu annuel d’un chasseur de phoque.

Si le phoque n’est pas à proprement parlé une espèce menacée, sa chasse est dénoncée pour sa cruauté par de nombreuses ONG comme le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) ou la Human Society International, auxquelles vient s’ajouter la célèbre Fondation de Brigitte Bardot.


Developpement durable article
 

En effet, non seulement, la chasse vise les très jeunes phoques puisque 98% des phoques chassés ont entre deux semaines et trois mois, mais leurs conditions d’abattage sont parfois accablantes. Si les chasseurs tuent les phoques désormais à l’aide de fusils dans leur majorité, certains continuent d’employer la technique du hakapik (instrument d’1,50 munie d’une pointe métallique), qui amènerait à des dépeçages d’animaux encore vivants  ! En 2001, une équipe de vétérinaires a observé la chasse et examiné les cadavres dépecés ; selon elle, 42% des phoques auraient été dépouillés de leur peau alors qu’ils étaient probablement conscients.


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Pour 2009, le ministère canadien des Pêches a augmenté de 43.000 bêtes le quota d’abattage (338 000 au total) qui concerne principalement 3 espèces de phoque :
  • 280000 phoques du Groenland, soit 83 % des prises autorisées par le gouvernement pour 2009,
  • 8200 phoques à capuchon,
  • 50 000 phoques gris.

Les produits dérivés du phoque bientôt interdits ?

Cette technique d’abattage des phoques, certes désormais restreinte mais dont les images très choquantes sont abondamment relayées par les médias, ainsi que les campagnes de mobilisation, ont amené la Commission européenne à demander l’interdiction quasi totale des importations de produits dérivés du phoque. Le Parlement européenne doit se prononcer sur ce projet de loi le 22 avril 2009.
Or l’Europe est représente plus de 60 % des parts de marché de la chasse commerciale canadienne.On ne s’étonnera donc guère de voir le Canada menacer de porter plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) si l’Union européenne décide d’interdire les produits dérivés du phoque.


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Le gouvernement canadien a beau mettre en avant le durcissement de sa législation pour éliminer les pratiques les plus cruelles comme le hakapik, cela ne pourrait peut-être pas suffire.
Déjà mis à mal, le commerce du phoque voit donc son avenir s’obscurcir doucement, avec pour principale conséquence une hausse du chômage dans les zones isolées du Canada, notamment dans la province du Nunavut (nord-est) où le taux de chômeurs frôlerait les 60% dans certains endroits et où les jeunes chasseurs Inuits ont du mal à comprendre en quoi le fait de chasser le phoque, qui se fait il est vrai majoritairement à la carabine désormais, est plus cruel que l’élevage en masse d’animaux enfermés toute leur vie dans le noir de batteries industrielles occidentales...

Thèmes

Biodiversité Animaux Sensibilisation Pêche Banquise Chasse au phoque

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commentaires
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par pilet14 (IP:xxx.xx5.195.216) le 10 avril 2009 à 12H01

Je n’attend qu’une chose que le Canada proteste contre la destruction des oeufs de pigeons ou de goelands dans nos villes, contre l’effarouchement des étourneaux ou contre les battues administratives au sanglier organisées en région parisienne... ou encore contre l’abbatage l’année dernière avec la bénédiction des écologistes de 1,75 millions d’oppossums en nouvelle zélande.

http://nozamieslesbetes.naturalforu...

Quand je pense que nos écologistes à nous mettent des batons dans les jambes de ceux qui veulent limiter les populations de rats musqués, de ragondins ou d’ibis

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par Marjolaine Jolicoeur (IP:xxx.xx0.254.58) le 10 avril 2009 à 15H16

Est-ce qu’on peut accepter toutes les brutalités, les massacres et les violences au nom de l’argent ?

La chasse au phoque est un débat essentiellement autour de l’industrie de la fourrure. Et les peaux cette année ne valent presque plus rien.(Entre 15 et 30$) La viande est contaminée aux pesticides et aux métaux lourds. Quand à l’oméga 3, on trouve facilement des alternatives végétales et non-violentes : graines de lin, algues, huile de chanvre, ect.

Les Inuits tuent environ 1000 phoques contre 325 000 pour les chasseurs blancs. Le boycott européen ne concerne pas les Inuits, merci de ne pas faire de la désinformation ! La "hausse du chomâge" chez les Inuits n’est absolument pas reliée au boycott de la chasse au phoque. C’est une situation beaucoup plus complexe, tout comme pour les régions rurales éloignées. On devrait miser sur l’éco-tourisme ou des modes de vie plus éthiques au lieu d’avoir recours à la cruauté, la violence et la barbarie sanguinaire. L’argent n’excuse pas tout. On peut aussi se questionner sur le fait que vendre la peau d’un animal pour sa fourrure, ne fait pas partie de la tradition autochtone. Un chasse de subsistance dans un contexte particulier peut être acceptable. Mais les Inuits doivent, comme nous, aussi évoluer. Les femmes Inuites détiennent le plus haut taux de BPC au monde dans leur lait maternel, mettant ainsi en danger autant leur santé que celle de leur bébé. Si les peuples autochones veulent survivre, leur alimentation est à changer.

La chasse au phoque ne se perpétue que parce qu’elle est grassement subventionnée par le fanatisme idéologique du gouvernement canadien. Elle ne rapporte qu’à peine 6 millions de dollars mais reçoit des subventions de l’ordre de 60 millions.

Merci aux européens de boycotter tous les produits dérivés du phoque...

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par Rachit M. (IP:xxx.xx9.150.205) le 10 avril 2009 à 22H56

Oui, je suis bien d’accord, la chasse aux phoque est dépassée et maccabre, de tuer dans un berceau une d’une lâcheter incroyable et maccabre, rien a voir avec une chasse, c’est un massacre imoral.

Les poissons et les phoques ont toujours vécus ensemble, et il en a toujours été ainsi, seul l’homme a tout détruit avec sa srupêche , le poisson est maintenant contaminé, je n’en veut plus, je préfère prendre mes omégas dans les graines de lin, plus sur pour ma santé et pas besoin de tuer et ça laisse plus de poisson a ceux qui en ont vraiment besoin pour vivre ! Les animaux marins !

La fourrure n’est plus utile aujourd’hui, on en n’a plus besoin, laisons-la a ceux qui enont vraiment besoin pour vivre , les animaux !

Le problème c’est l’homme en quête d’argent mais le problème c’est que l’homme justifie tout au nom de l’argent ! Les traditions ne font que passée , sinon, nous en serions encore a l’age de Pierre ! Elles empêche le progrès !

Nos gouvernement ne prennent pas leur responsabilité en n’aidant pas ces gens a se renouveler et de cesser de nous faire honte a travers la planète,et ces gens devrait avoir honte de nous salir ,tous, chaque canadiens est salit a cause de leur chasse dépassée, et notre pays aussi .

Il faut que ces gens se renouvelle car cette chasse ne seras jamais accepctable de par son contexte et cesser de mélanger les pommes et les oranges, l.on parle de la chasse aux phoques,ici , au Canada, ne passer pas a coté du sujet s’il vous plait.

Elle ne nous rapporte rien a nous canadiens au contraire elle est un fardeau financier pour chacun de nous, contribuable et ne nous rapporte que des insultes a travers le monde entier, il est possible pour ces gens de trouver une autre façon de gagné des sous, mais il ne veulent pas se creuser les manéges, c’est bien plus facile pour eux et nos gouvernements de continur a taper sur le crane de jeunes bêtes qui n’a pas eu le temps de vivre !

Le Parti Vert ne c’est pas gêner lui pour le dire que cette chasse est dépassée et nuisible, l’on voit bien ici que nos gouvernemets ne se préoccupe pas de ce que nous pensons,nous, canadiens qui sont contre cette chasse car nous avons été des milliers de canadiens a se prononcer contre, et il a fait le sourd d’oreille.

Les prochaines élections serons bien différents pour moi, pour une fois, j’oserai prendre un vrai virage ’’Vert’ ! Pour plus de respect pour nous,notre environnement, et pourquoi pas , les animaux !

Rachit M.

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par Andréas Guyot (IP:xxx.xx7.146.12) le 13 avril 2009 à 03H22

Je souhaite que l’Europe interdise les produits des phoques, pour ma part je n’en achète pas, et je n’irais pas non plus en vacance au Canada,

L’arguement des emplois et toujours le même, celui qui est absent, et que les phoques vivent depuis 15 millions d’années et que si ils avaient du manger tous les poissons, nous n’aurions pas mangé grand chose, et jusqu’à preuve du contraire la diminution de la ressource date de la pêche organisé par l’homme.

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