Conférence J-M PELT
Article publié le 8 février 2008
Enjeu prioritaire pour l’humanité du début du XXIe siècle, la sauvegarde de la biodiversité est intimement liée à la lutte contre le réchauffement climatique, contre les pollutions et dégradations diverses que nous avons provoquées depuis le début de l’ère industrielle (début XIXe siècle), à la réconciliation de l’homme avec la Nature ; nos conditions de vie futures dépendent grandement de la façon dont nous aurons su protéger et respecter notre milieu, car n’en déplaise aux scientistes, la technologie ne pourra jamais remplacer tous les services que la nature nous offre gratuitement !
C’est le Sommet de la Terre à Rio en 1992 qui a popularisé ce terme de biodiversité.
La biodiversité, ou diversité du vivant, est composée par l’ensemble des organismes vivants et par les relations qu’ils entretiennent avec leurs milieux de vie. Au sens large, ce mot est quasiment synonyme de vie sur terre.
Actuellement on recense 1,8 millions d’espèces vivantes connues sur terre, dont environ 270.000 plantes fleuries, un million d’insectes, 10.000 oiseaux ...
Mais selon les scientifiques, cela ne représenterait qu’une infime partie de la biodiversité existante ... à peine plus de 15% d’après certains !
Pour les seules bactéries, on estime qu’il existerait entre 600.000 et 6 millions d’espèces, pour seulement 7300 espèces identifiées !
Or, ce patrimoine s’érode ; nous sommes entrés dans la 6e extinction des espèces vivantes.
Selon l’UICN (union mondiale pour la nature), un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers des amphibiens sont en danger, et 70 % des espèces végétales se portent mal.
Si cette extinction s’avère particulièrement rapide, néanmoins il est très difficile d’en estimer la vitesse du fait de notre connaissance parcellaire du Vivant.
Tout ce que l’on peut affirmer, c’est que le rythme des disparitions s’accélère, et pour donner un ordre d’idées, qu’il serait de 10 à 100 fois plus rapide que les rythmes d’extinction naturelle.
La durée de vie normale d’une espèce étant d’un à dix millions d’années, seuls une connaissance pointue et un suivi très fin sur le long terme permettraient de savoir si elle est menacée ou disparue. Or ce type d’étude, qui nécessiterait une méthodologie extrêmement lourde et complexe à mettre en place, n’existe pas encore. Nous devons donc pour l’essentiel nous en tenir à des hypothèses, reposant sur des modélisations et des extrapolations de relevés effectués sur le terrain.
Par ailleurs, le manque d’intérêt pour la nature dite ordinaire[1] a eu pour conséquence que ce n’est que très récemment que nous avons commencé à remarquer la disparition progressive d’espèces végétales ou animales communes dans notre environnement quotidien (fleurs des champs, passereaux communs ...) ...
Quelles sont les causes majeures de ces extinctions ?
Il est indéniable qu’elles ont des causes anthropiques directes. Depuis les années 1990, l’empreinte écologique[2] de l’homme dépasse en effet les capacités de reconstitution des écosystèmes.
Parmi les principales causes de perte de biodiversité, nous retiendrons :
- La destruction ou dégradation de certains biotopes : milieux humides, massifs coralliens, déforestation généralisée (en Asie, en Afrique subsaharienne, dans l’Amazonie, ...) ; A titre d’illustration, si nous considérons que les 2/3 des espèces connues vivent dans les zones tropicales, la destruction de leurs forêts met donc en péril toute la chaine écologique qui s’y trouve, dont nombre d’espèces endémiques.
- Le recours intensif aux pesticides et herbicides.
- La surexploitation de certaines ressources vivantes : plantes sauvages récoltées pour leur usage médicinal ou cosmétique sans tenir compte de leur rythme de renouvellement, surexploitation des ressources halieutiques et méthodes de pêche industrielle prédatrices (forte proportion des prises rejetées car non économiquement rentabilisables), exploitation forestière non contrôlée ...
Conséquences de la perte de biodiversité.
Quelle est l’importance de la baisse de la biodiversité ? Quel est son impact ? ... Finalement il faut reconnaitre qu’on ne sait pas grand-chose, que ses conséquences sont difficilement mesurables !
En effet, la nature ayant par principe horreur du vide, quand une niche écologique se vide car une espèce disparait, elle est immédiatement occupée par une autre espèce ! La chaine va continuer, mais elle sera différente, ses équilibres seront perturbés, et l’écosystème sera irrémédiablement modifié.
Par exemple, si une graminée donnée disparait d’une chaine écologique, peu importe pourquoi ici, cela peut entrainer la régression de certaines populations d’insectes d’une espèce particulière, qui se nourrissaient majoritairement de son pollen, et qui faute de nourriture en quantité suffisante, vont voir leur population décroître.
Or ces insectes constituaient l’essentiel de la nourriture d’un petit rongeur ; lequel va exercer sur la population décroissante d’insectes une pression trop forte, pour assurer la survie de sa propre espèce.
Résultat : le rongeur va accélérer la disparition des insectes et provoquer la fragilisation de sa propre espèce par manque de nourriture.
Donc, soit le rongeur va migrer vers une nouvelle source de subsistance et quitter son biotope d’origine, soit il va s’adapter à un autre mode d’alimentation (mais le phénomène d’adaptation des espèces est très lent, donc il y aura d’abord diminution du nombre d’individus de l’espèce, puis augmentation de ceux qui auront su s’adapter), soit sa population va décroitre et s’éteindre par manque de nourriture et/ou par appauvrissement de son patrimoine génétique si sa population est isolée.
Enfin, dans notre exemple volontairement très simplifié, la raréfaction de notre rongeur va provoquer un déséquilibre des prédateurs supérieurs dont il constituait la nourriture ...
Ainsi, en simplifiant au maximum le fonctionnement d’une chaine trophique, nous constatons que la disparition d’une espèce va provoquer d’autres disparitions par ricochet et bouleverser les équilibres de l’intégralité de la chaine.
C’est pour cela que la perte de biodiversité est grave, et en même temps difficile à mesurer et à suivre.
On a remarqué que les capacités de remplacement d’espèces dans un milieu sont étonnantes, mais en même temps elles vont provoquer des modifications d’interactions et d’équilibres. Et plus le nombre d’espèces dans un écosystème est important, plus il sera dynamique, car il sera moins « sensible » aux variations quantitatives d’une espèce donnée.
Nécessité de protéger.
Il est devenu impératif de mettre en place des politiques de protection de la biodiversité. Mais la mise en place de tels outils se heurte à notre vision des espèces : les considérons nous comme utiles, sans intérêt ou nuisibles ?
Ainsi nous avons tendance à considérer la biodiversité sous l’angle de notre interprétation de la pertinence ou non de la présence de certaines espèces individualisées, oubliant le principe d’écosystèmes complexes et en interconnections.
Une personne de l’assistance a du reste posé cette question bien dérangeante à Jean-Marie Pelt : si l’on parvient aisément à comprendre le rôle de chaque espèce et les interactions qu’elle entretient au sein de son écosystème avec les autres, où se situe l’homme dans cette chaine ? Quel rôle la nature lui a-t-elle assigné, qu’il a à ce point détourné à son seul profit ?
Difficile question en vérité ... Même s’il peut nous sembler évident, en regard de la dégradation de l’Environnement et du climat que les activités humaines ont provoqué essentiellement depuis ces 150 dernières années, que si l’homme n’était pas là ... la Nature ne s’en porterait que mieux !
Toujours est-il que nous sommes là, et notre devoir aujourd’hui est de réparer les dégâts que notre espèces a occasionnés et de protéger la biodiversité au delà de toute considération anthropocentriste !
Autre point de réflexion important : comment concevons-nous la biodiversité ?
En effet, selon notre façon d’envisager la biodiversité, les méthodes de protection et leurs finalités vont différer.
Christian Lévêque, écologue, estime que nous devons être capables de protéger des milieux en s’adaptant à leurs changements ; il rappelle que la biodiversité est un concept en permanente évolution, entre espèces émergeantes et espèces en déclin. Nous devons donc accepter cette donnée, sous peine de fragiliser davantage une biodiversité déjà à la fois fortement altérée et anthropisée.
A vouloir cantonner la biodiversité dans des espaces clos protégés, on risque de la figer, de créer des sortes de musées à l’intérieur desquels on va arrêter le temps, en totale opposition avec la notion même de vie.
Par conséquent, la réponse qu’il propose par rapport aux problèmes des espèces invasives, est plus mitigée que celle de nombreux autres écologues.
Il estime plus utile de s’intéresser au contrôle de la prolifération - notamment à la pullulation d’espèces autochtones provoquée par des perturbations d’équilibre dans des écosystèmes - et de la nuisance de certaines espèces, plutôt qu’à l’éradication systématique de toutes les espèces considérées comme invasives.
Jean-Marie Pelt partage la crainte de Christian Lévêque, en ce qui concerne le risque de fabriquer une nature totalement artificielle, d’où son engagement pour la défense de la nature ordinaire, commune, pour la réhabilitation de plantes abusivement qualifiées de « mauvaises herbes » (J-M Pelt est botaniste de formation), mais en revanche il est beaucoup plus circonspect en ce qui concerne la montée des espèces invasives.
Entre 2002 et 2006, le nombre d’espèces invasives a augmenté de 50 %. Toutes ne constituent pas une nuisance, certaines s’insèrent dans des niches écologiques vides, mais d’autres viennent menacer des organisations d’écosystèmes stables et posent des problèmes.
Mais le réchauffement climatique a des conséquences autrement plus dramatiques sur la biodiversité :
Le réchauffement climatique, outre le fait qu’il modifie la répartition des espèces en favorisant notamment une remontée vers le nord, créé des perturbations sur les modes de vie (avancement des périodes de reproduction, de floraison, de fructification), qui seront autant de facteurs supplémentaires de pression sur les milieux.
Selon les experts du GIEC, 35% des espèces mondiales pourraient disparaître à cause du changement climatique.
Il y a donc bien urgence à agir ...
De quels outils ou méthodes disposons nous pour protéger la biodiversité ?
Nous pouvons créer des parcs, des espaces de protection (espaces NATURA 2000 par exemple), des trames ou corridors verts pour lutter contre la fragmentation de territoires et créer des axes de circulation des espèces pour favoriser les échanges inter et intra-spécifiques, constituer des banques pour préserver des semences anciennes (cf. la banque de semences des principales cultures vivrières du monde qui seront conservées à partir de février 2008 dans une grotte artificielle souterraine constituée comme une sorte de congélateur géant de 5200 m3 au Spitzberg, en Norvège - projet réalisé sous l’égide de l’ONU).
Nous disposons d’organisations telles que l’Union Mondiale pour la Nature (UICN), chargée de la surveillance d’espaces et de la publication annuelle d’un livre rouge de suivi des espèces menacées.
La région Ile de France vient de se doter d’une agence régionale pour la nature et la biodiversité, « Natureparif « , dont l’objectif sera de collecter, organiser et centraliser les informations concernant l’étude de la biodiversité, pour en améliorer la connaissance et la protection. Car actuellement on constate que la biodiversité des villes tend à devenir plus riche que celle des campagnes, notamment parce que les villes sont moins polluées par les pesticides.
Nous pouvons attribuer une contre-valeur financière aux services gratuits que nous fournit la nature :
- pour sensibiliser le grand public à cette idée de coût environnemental
-
pour intégrer ces coûts écologiques dans les coûts de production des biens et services marchands,
- et
pour établir une échelle d’indemnisation des coûts environnementaux
occasionnés, dans le cadre de l’application du principe du
payeur-polleur.
Par exemple on considère que chaque promeneur en forêt coûte entre 0,15 et 0,30€ à la société tant pour la gestion de la forêt (exemple : aménagement et entretien de chemins) que pour la réparation des dommages occasionnés.
Le sort de l’homme et de la nature sont donc intimement et inexorablement liés.
L’espèce humaine, par ses activités prédatrices (chimie, industries, agriculture productiviste), a dégradé l’environnement et le climat ; la première conséquence que nous commençons à subir est le réchauffement climatique, accompagné d’un ensemble de dérèglements en cascade.
Il est donc nécessaire de réconcilier durablement l’homme et la nature, pour qu’il retrouve place en son sein et abandonne le modèle destructeur de l’homme prométhéen qui a prévalu jusqu’ici, et pour qu’enfin l’humanité assume sa responsabilité majeure qui consiste à réparer les dégâts commis et à veiller à la conservation des milieux.
Il y a un effort pédagogique très important à mener auprès du grand public pour le sensibiliser à cette thématique ; les compétences dans les domaines de l’environnement et de l’écologie existent, des cursus de formation se mettent en place, il ne manque plus qu’une réelle volonté politique pour imposer le sujet au sein de notre gouvernance, et développer les filières professionnelles s’y rapportant.
Le Grenelle de l’Environnement a fait naitre énormément d’espoir car il a su rassembler dans différents groupes de travail des experts et des professionnels très divers qui ont fait émerger de nombreuses propositions très intéressantes et novatrices.
Mais 7 mois plus tard, force est de reconnaître que l’intérêt du gouvernement pour l’écologie est retombé, les propositions sont une à une démontées.
Plus que jamais nous devons donc rester vigilants et poursuivre notre combat au quotidien pour le respect de l’Environnement.
Quelques données bibliographiques pour aller plus loin ...
- Rapport Sénat : La biodiversité : l’autre choc ? L’autre chance ? (http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-131-notice.html) ; Synthèse du rapport : http://www.senat.fr/rap/r07-131/r07-131-syn.pdf
- WWF : calcul de l’empreinte écologique : http://www.wwf.fr/s_informer/calculer_votre_empreinte_ecologique
- Rapport GEO4, ONU : http://www.unep.org/geo/geo4/report/GEO-4_Report_Full_en.pdf
[1] Par opposition à certaines espèces emblématiques qui retiennent toute l’attention des chercheurs et du public.
[2] Empreinte écologique : c’est la mesure de la pression qu’exerce l’homme sur la nature. Elle s’exprime en surface (ha) productive nécessaire pour répondre à la consommation de ressources et aux besoins d’absorption des déchets produits d’un individu ou d’une population donnée. Cependant cet outil ne prend pas en compte la pression sur la ressource en eau, ni sa pollution provoquée notamment par l’activité agricole.
Après lecture de cette synthèse réaliste mais ô combien pessimiste pour l’homme, il ne me reste plus qu’à m’accrocher au fol espoir de ma prochaine métamorphose de chenille humaine rampante sur cette Terre en papillon-ange évoluant dans la lumière de l’Esprit. Ce 21ème siècle verra donc l’accomplissement de la prédiction qu’il sera spirituel ou ne sera pas. S’il vous plaît ne m’otez pas ce dernier espoir et raison de continuer à vivre biologiquement. Kun la espero renkonti vin en la luma mondo.
Le but n’est pas d’affoler les lecteurs d’AVox, mais d’attirer l’attention sur le coté irrémédiable des dommages occasionnés à l’Environnement, sur le fait que notre sort est intimement lié à cette Nature que nous saccageons en toute impunité, et que, étant donnée l’importance des dégradations constatées, il faut passer maintenant aux actes, pas seulement au niveau gouvernemental, mais également au niveau individuel.
Il devient urgent de prendre conscience de la fragilité et de la vulnérabilité de la nature, de sortir de notre société du tout "technologique" pour renouer avec la simplicité, le bon sens, le respect de l’autre et de notre environnement ; de cesser de nous comporter en simples consommateurs compulsifs, pour mieux apprécier et protéger ce qui nous entoure ...
Enfin je vous conseille la lecture du dernier ouvrage de J-M Pelt, paru il y a quelques jours, et qui traite de cette thématique :
"Nature et spiritualité"- ed Fayard
Je crois que c’est quelque chose qui ne se pratique pas tellement sur le site, mais bon, je vais peut-être innover ... pour la bonne cause :
je vous conseille d’aller lire sur AVox l’excellent article publié ce jour et concernant l’affaire KOKOPELLI, injustement condamné en justice : "Kokopelli : le revers de la médaille du Grenelle"
... parce que sauvegarder la biodiversité, c’est aussi soutenir des initiatives intelligentes comme celles de KOKOPELLI !
La MONDIALISATION et la DEMOCRATIE sont incompatibles.
La première n’autorise plus le choix, ni ne supporte la concurrence. Elle n’a fait l’objet d’aucune concertation citoyenne, mais s’appuie sur la complicité latente de deux milliards d’humains motorisés que deux milliards d’autres envient au mépris complet des deux derniers milliards, les plus faibles, mais les plus respectueux de ce choix dont rèvent tous les autres.
La MONDIALISATION tente d’effacer les dernières traces de liberté et des derniers paradis terrestres avec le concours de l’EGLISE CATHOLIQUE, qui tente encore d’imposer la théorie de la création, avec le concours des LABORATOIRES PHARMACEUTIQUES qui synthétisent n’importe quelle molécule, par l’intermédiaire des SEMENCIERS qui organisent la dépendance agricole stérile, et comptent ainsi bréveter la MORALE et le VIVANT.
La mondialisation est une énorme SECTE dont nous sommes tous les victimes-complices-volontaires-inconscients, elle est si puissante que même nos Etats vérolés ne comprennent même plus qu’ils ne sont que des minitels face à Internet, les beebop face au portable gsm, des Ligiers face aux 4X4...
Mais, qui a vraiment écouté, compris, et soutenu notre dernier petit « Astérix » , avec ses 1,67 % de voix aux dernières présidentielles ?
Cet article décrit bien les problèmes liés à la destruction de la biodiversité. Mais une fois encore il est incomplet.
Les écologues et autres naturalistes oublient presque systématiquement (voir le Grenelle de l’Environnement) un secteur de la biodiversité qui est très important : la biodiversité agricole. Car il n’y a pas que la biodiversité sauvage mais aussi la biodiversité domestique.
C’est certainement dans ce secteur que l’érosion a été la plus importante. Aujourd’hui, vous n’avez plus qu’une poignée de variétés pour une plante donnée et souvent les plantes qui poussent dans les champs sont des clones.
Les plantes GM ne font qu’agraver cette tendance avec les firmes qui les possèdent et qui contrôlent les semences mondiales...
Même chose pour les animaux d’élevages. On assiste d’ailleurs actuellement aux tentatives de faire accepter le clonage des animaux !
La FAO, l’organisation des Nations Unies qui s’occupe de l’Alimentation et de l’Agriculture ne s’y est d’ailleurs pas trompée : elle a lancé il y a peu, un cri d’alerte pour sauver la biodiversité agricole "seule condition pour elle pour permettre à l’agriculture mondiale d’avoir les moyens de s’adater aux changements climatiques".
MH
@ Mathieu
Merci d’avoir relevé cet oubli de ma part, d’autant que c’est quelque chose qui m’est cher.
En effet, un grand nombre d’espèces de végétaux et d’animaux de ferme sont menacés de disparition car pas assez productifs ou ne correspondant pas à l’esthétique calibrée de la GMS.
Ainsi dans la grande distribution nous ne voyons que 3 / 4 espèces de tomates, la plupart cultivées hors sol ... toutes belles, sans défaut esthétique, ... mais sans gout !!
Dans les races bovines, hormis la Prim’holtein pour le lait et la charolaise pour la viande, point de salut ! où sont passées pies noires et pies rouges de bretagne, blonde d’aquitaine, salers, aubrac, bazadaises, tarentaises aux yeux ourlés de noir ...
Dans la catégorie volaille, je crois que l’hécatombe est bien pire ...
Or tout cela non seulement participe de la biodiversité agricole, mais également de notre partimoine, de notre histoire !
AH, NON, il ne faut pas confondre la biodiversité avec l’EQUILIBRE dans la nature . Pour tous renseignements complémentaires, il faut se rapprocher des spécialistes qui étudient et suivent ces équilibres ; Si l’on avait encore les fougères géantes ,qu’en ferions nous ? ... !!!.... Pour raccourcir, voir : " la phytosociologie ".
Il y en a marre d’entendre ces gérémiades de personnes qui se complaisent avec leurs 35 heures et leurs congés "payés" s’il vous plait et leur retraite rendue honteusement obligatoire...l’étude de la Nature demande de retrouver son intelligence ! et donc, il semble qu’il y ait du travail.
ben justement ninine, retournez à vos 35H ou à votre retraite dorée car soit vous n’avez pas lu complètement, soit vous n’avez rien compris ! en tous cas votre commentaire aigri est sans rapport avec l’article ... et je ne pense pas que vous soyiez une grande spécialiste environnementale ... en tous cas à part une critique hors sujet je ne vois aucune proposition de nature à faire avancer le débat.
Bonjour.
Il est une expérience de longue haleine, mais simple et bien récompensée au bout. Dès le mois de mai, vous trouverez sur le marché, des plants de tomates à un euro. Plantez le dans un bac, sur votre balcon, ou derrière une fenêtre. Caressez le tous les jours et brumisez le avec de l’eau à température ambiante. Si tout s’est bien passé, vous aurez deux ou trois kilos de fruits. achetez une pâte à pizza, et avant de disposer les champignons, lardons, olives, et fromage, coupez votre tomate en six rondelles sur une planche à découper et disposez les bien à plat sur la pâte...Vous serez étonnés de ce que ce que vous avez produit chez vous apporte un plus à ces plats communs que subitement vous regretterez d’avoir tant consommé sans goût !
Pour être franc, si l’on a la chance de pouvoir produire chez soi, on a après, bien du mal à acheter avec plaisir.
En un mot, la biodiversité...c’est le paradis terrestre tant souhaité et si compromis ... !
@ lisa sion
Jolie définition de la biodiversité, plus poétique que technique ... mais qui explicite bien le fait que la sauvegarde de la biodiversité, c’est l’affaire de chacun de nous, et que commencer par la regarder, lui prêter un peu d’attention, c’est commencer à la respecter. Merci !
bonjour,
Je vous remercie de me remercier. Ca m’encourage de m’encourager, En effet, plus jeune j’ai pensé être technicien-agro-pharmaco-monsanto-bricolo-phito-laboto-pétro-biologique...finalement, j’ai fait poète musicien.
www.reveillerleurope.com/blog : Sur ce blog école et européen, tenu par des pontes de la construction européenne (danzin, masurel), retrouvez l’article fondamental qui met en garde, en complément de celui ci-dessus, contre l’utilisation abusive de l’océan : http://reveillerleurope.com/blog/20...
Bonjour J’ai pensé que cette information pouvait vous être utile : Lancée le 30 juin dernier, « Natureparif » l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France, a vocation à devenir l’observatoire régional de la biodiversité et à animer le forum de tous ceux qui participent à la connaissance et à la préservation de la biodiversité francilienne. C’est une association de loi 1901, initiée par le Conseil régional d’Ile de France avec le soutien de l’Etat. Venez visiter la première version de notre site. A cette occasion, nous vous proposons de télécharger en libre accès le guide "Intégrer la biodiversité dans les stratégies des entreprises" réalisé par Orée et la Fondation pour la recherche sur la Biodiversité. Le site de Natureparif, dans une version plus ambitieuse, sera accessible en janvier 2009. Véritable portail de la biodiversité en Ile de France, il permettra aux internautes de connaître les associations de protection de l’environnement qui agissent près de chez eux ou travaillent à la préservation de telle ou telle espèce, proposera des liens directs sur leurs sites, délivrera nombre d’informations pratiques pour partir à la découverte de la nature francilienne et apprendre les gestes pour mieux la préserver, il permettra enfin de connaître l’éventail des informations disponibles sur la nature francilienne au travers un catalogue complet des données collectées hier et aujourd’hui. N’hésitez pas à nous envoyer vos informations et remarques. Christophe webmaster@natureparif.fr










