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Amazonie... première guerre écologique !

Article publié le 23 février 2009

Le Brésil est en flammes. Entre juillet 2007 et août 2008, la déforestation a presque doublé. Plus de 8.000 km2 sont partis en fumée. L’équivalent de 2.700 terrains de football par jour…

Amazonie... première guerre écologique !
En cause ? Les bucherons, les chercheurs d’or, mais aussi les éleveurs et les agriculteurs qui anéantissent la forêt pour gagner de nouvelles terres pour cultiver des céréales et du soja pour l’exportation.
Depuis 5 ans, la situation devient alarmante. Sous la pression internationale, le gouvernement brésilien réagit, en février 2008, par une opération coup de poing, à fort impact médiatique, l’opération « Arc de Feu »...

Il s’agit de ratisser la forêt, de traquer et de verbaliser tous ceux qui pillent l’Amazonie. Au cours de descentes "musclées", il s’agît d’inspecter les exploitations forestières, les scieries, sur un territoire aussi vaste que l’Europe.

A Altamira, la moitié des scieries ont été fermées et des tonnes de bois saisies. Mais le mécontentement est grand tant l’économie de la région dépend du secteur forestier. A cela s’ajoutent les Indiens, comme les Kayapo, qui font désormais la police eux-mêmes dans leur réserve. Greenpeace agit aussi dans la région par des actions musclées contre les groupes agroalimentaires implantés dans le secteur...

Mais outre la protection du "poumon du Monde", il en va aussi de la protection de nombreuses tribus, elles aussi, en voie de disparition. Les Indiens Awas, l’un des derniers peuples nomades de chasseurs-cueilleurs de l’Amazonie, sont en danger. Jeudi 5 février, Survival International, l’organisation qui, depuis 1969, milite pour la défense des peuples indigènes, a lancé un cri d’alerte à la communauté internationale et au gouvernement brésilien en lui demandant d’expulser les bûcherons et les fermiers installés dans leurs réserves au mépris des lois.

Entre lutte contre la déforestation et développement économique, les autorités brésiliennes ont fort à faire... En décembre dernier, le Brésil a pris l’engagement de réduire le rythme des déboisements de 70% d’ici à 2018

A voir : Brésil : l’Amazonie à feu et à sang. Un reportage de Melissa Monteiro et Jérôme da Silva - ARTE GEIE / Melting Pot – France 2008, 23mn.

Pour en savoir + sur la déforestation en Amazonie : www.deforestation-amazonie.org

GC.
Thèmes

Déforestation

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commentaires
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par mathieu hangue (IP:xxx.xx1.196.141) le 23 février 2009 à 19H00

Aujourd’hui, la pression foncière est le premier danger pour le Brésil et ses écosystèmes.

La demande croissante en soja pour les animaux d’élevage des pays riches a déjà provoqué d’énormes ravages sociaux et environnementaux. Mais maintenant vient s’y ajouter la ruée vers les agrocarburants avec notamment la canne à sucre pour l’éthanol mais, aussi le soja pour le diesel.

Le Président Lula a passé un décret qui déclarait 200 millions d’ha comme terres dégradées, c’est-à-dire des terres "inutilisées". Non seulement ces terres ne sont pas dégradées - il s’agit de savannes sèches comme le Cerrado, la savanne sèche la plus riche en biodiversité au monde, de zones humides comme la zone du Pantanal et de zones boisées comme les restes de la Mata Atlantica, une forêt primaire avec une biodiversité supérieure à celle de l’Amazonie - mais en plus, elles sont habitées et les populations chassées auront le choix entre les bidonvilles des grandes métropoles ou d’aller déboiser l’Amazonie...

Avec son programme d’agrocarburants le Brésil a des ambitions de grande puissance. Des pipelines pour éthanol, des usines, des ports, des routes sont construits. Des projets de travaux énormes en zone amazonienne avec notamment l’Initiative pour l’Intégration de l’Infrastructure Sud-Américaine (IIRSA) prévoient la construction de routes de canaux, de barrages.

Au Brésil, comme ailleurs dans le monde, les agrocarburants sont une catastrophe sociale et environnementale sans précédent.

MH

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par themask62 (IP:xxx.xx9.237.167) le 23 février 2009 à 19H26

Voilà peut-être une limite du "développement durable", dont l’idéal est une considération égale entre économie, écologie et social.

...et la relance du débat "faut-il mettre un prix à la Nature ?".

Personnellement, il me semble que renforcer la loi (+contrôles massifs) est indispensable. Mais la racine du problème reste notre système économique et productif.

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par jumellea (IP:xxx.xx8.172.235) le 24 février 2009 à 09H59

réduire le plus grand crime contre l’humanité qu’est la déforestation au Brésil de 70% d’ici à 2018 est une utopie ! il n’y aura plus rien à sauvegarder bien avant cette date (par exemple au vu du rythme de la déforestation en Indonésie, ils ont prévus qu’il ne restera que 2% de la forêt en 2012 !!!!!!). Ouvrez donc les yeux ! C’est maintenant qu’il faut agir !

quand je pense aux sommes astronomiques qui ont été englouties en une fraction de seconde dans cette saloperie de crise boursière, et quand je constate qu’il faudrait bien moins d’argent pour arrêter cette bêtise humaine, il y a de quoi se demander si les gouvernements des pays riches ne se foutent pas de nous et s’ils ont quelque chose à battre de tout ça ? Il y a des organismes qui reboisent : http://www.planete-urgence.org/

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alors pourquoi ne pas dépenser une partie de l’argent pour ces associations ?? c’est vrai, il y a des priorités dans la vie, et la survie de la planète n’en est pas une.

regardez un peu ce qui se passe en ce moment en Australie ! Avant 2020, une bonne partie de l’humanité sera déjà morte par la faim engendrée par la sécheresse, par les canicules (surtout les vieilles personnes et les bébés), les incendies très souvent criminels... la pollution (bjr les nombres de cancer -des poumons surtout- et autres allergies, la stérilité)... et ce qui restera de forêts sera irrémédiablement condamné par la convoitise humaine (tendance des riches dans les prochaines années : comme c rare et cher, je veux une forêt chez moi !!!) ou bien même par toute cette merde qu’on rejette chaque jour dans l’atmosphère (ou ailleurs) et qui reviendra sous forme de pluies dévastatrices.

C’est ça que vous voulez ?? On est en train de creuser notre tombeau ! Certain(e)s diront que je suis pessimiste mais je pense être réaliste en disant que si cela continu, on va tout simplement mourir et disparaitre comme toutes les espèces qu’on détruits chaque jour.

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par Gillou (IP:xxx.xx7.180.137) le 24 février 2009 à 11H49

C’est à chacun d’entre nous de faire un petit effort pour sauver la planète, il ne faut pas compter sur les politiques.

Manger un peu moins de viande permettra par exemple d’éviter d’abattre des arbres pour cultiver du soja pour nourrir le bétail qui finira un jour dans notre assiette.

Il faut inculquer ces valeurs à nos enfants car pour les gens de notre génération, le mal est fait :/-)

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par Olivier Daniélo (IP:xxx.xx9.20.116) le 25 février 2009 à 02H32

Entre 1/3 et 2/3 de la déforestation de ces dernières est liée au développement des agrocarburants selon Holly Gibbs, experte du Stanford’s Woods Institute for the Environment

http://www.google.com/hostednews/af...

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