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Y a-t-il des pesticides dans nos aliments ?

Article publié le 9 octobre 2008

Y a-t-il des pesticides dans nos aliments ?

À chaque fois qu’est évoquée la recommandation « 5 fruits et légumes par jour », le mangeur inquiet s’interroge à propos des pesticides…
Est ce que le bénéfice apporté par la consommation de fruits et légumes n’est pas annihilé par les produits chimiques potentiellement présents  ?Les médias comme les consommateurs amalgament souvent le risque (qui dépend de la durée de mise en contact, des quantités, et de la cible touchée), l’incidence de la contamination (combien de gens sont concernés) et le danger (la toxicité directe).

Aujourd’hui, les scientifiques en savent un peu plus, notamment sur les risques de contaminations, sur les teneurs des aliments en question, et sur les sources non alimentaires de contamination par les pesticides.

Les pesticides regroupent diverses substances naturelles ou chimiques qui sont utilisées pour lutter contre les « mauvaises herbes », contre les moisissures et champignons, contre les insectes nuisibles, et tout ceci dans le monde agricole, mais aussi lors des activités de jardinage familial ou d’emploi domestique comme dermatologique.

Au total, ce sont des substances diverses que l’on peut retrouver dans l’organisme, notamment par accumulation dans la graisse corporelle, dans le sang ou le lait. Certaines de ces substances sont actives, d’autres sont des métabolites (dérivés issus de transformation), d’autres sont rémanentes (les organo-chlorés par exemple)…
Le DDT a été interdit dans les années 70, mais toujours utilisé de façon illicite et retrouvé, en quantité de moins en moins importantes, dans les organismes humains. D’autres substances voient leur taux corporel augmenter. Enfin, certains produits sont biodégradables (organo-phosphorés et carbamates)

Habituellement, les scientifiques parlent de « crédit toxicologique » comme la quantité maximale que pourrait ingérer un individu quotidiennement et tout au long de sa vie sans en subir de conséquence fâcheuse.

Aujourd’hui en France, on estime à 6 % le crédit toxicologique qu’entraîne consommation de 400 g de fruits et légumes…. Estimation APRIFEL 2007, donc discutable.
Une enquête DGAL portant sur 10 substances indique qu’une seule d’entre elles dépassent la DJA quand les 9 autres sont à taux très faibles ou absentes. Mais c’est parmi les manipulateurs de pesticides que le risque, bien sûr, est largement majoré : les agriculteurs ne prennent pas toujours toutes les précautions nécessaires, et le risque de contamination à toute la famille est alors augmenté. D’un point de vue épidémiologique, certaines pathologies sont significativement plus fréquentes dans ce groupe. S’ils ont en moyenne moins de cancers que la population générale, certains cancers sont plus fréquents chez eux : lymphomes non hodgkiniens, cerveau, leucémies, prostate, sein.

Certains pesticides sont des perturbateurs endocriniens, d’où des risques accrus dans ces domaines-là. Reste que le lait maternel est moins contaminé aujourd’hui que dans les années 70.

Chez l’enfant
On peut mettre en évidence 350 molécules potentiellement toxiques chez les enfants, les plus fréquentes étant les phtalates. Mais ils ne sont pas tous d’origine alimentaire, loin s’en faut ! L’étude INERIS qui vient d’être publiée le montre bien. Sur 130 enfants de la région parisienne, 70 % d’entre eux étaient contaminés … par la pollution de l’air intérieur de leur domicile !
Les enfants qui ont un jardin sont les plus touchés, comme ceux dont les parents sont professionnellement en contact avec ces produits. Le risque est surtout encouru lors du début de la grossesse.
Une des contaminations les plus importantes pour l’enfant sera l’usage des anti-poux, dont les applications (fréquence et concentration) pourrait être une des voies principales de toxicité.

Le BIO
L’obligation de moyens liée au BIO implique l’interdiction de pesticides chimiques et d’OGM … dans la plupart des cas, mais il y a des exceptions.
Les aliments BIO peuvent être contaminés par contact, proximité avec le conventionnel, ou par autorisation exceptionnelle de traitements chimiques (pyrètres, roténone, bouillie bordelaise ou soufre). L’environnement étant riches de substances chimiques, on les retrouvera dans les productions Bio (hydrocarbures, dioxines, métaux lourds, substances radioactives…).

Conclusions
Le risque de contamination par les produits alimentaires d’origine végétale est en réalité bien plus faible que perçu par les consommateurs, qui sous-estiment ou ignore même le risque lié à l’usage des produits de jardinerie ou domestique.
Il est souhaitable qu’une information claire et simple, non anxiogène, puisse être délivrée par le ministère de la santé et – en rebond – par les produits eux-mêmes.

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commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 10 octobre 2008 à 10H22

Comment on peut valider un article comme ça ? Rien que la conclusion est un troll énorme. Aucune démonstration, aucun développement mais une conclusion-affirmation sans équivoque pro-pesticide ...

Des fois je me dis (par optimisme ?) que naturavox valide des articles dans le genre pour faire bondir les gens sur leur siège...

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 10 octobre 2008 à 10H28

ok j’ai compris, plus aucun optimisme maintenant. la censure menée ici montre clairement que naturavox est bien un site lobbyiste pro-destruction de nature. Plus aucun doute pour moi. bookmark effacé et je vais militer pour enlever tous les liens vers NV que j’avais promu.

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(IP:xxx.xx4.136.215) le 13 octobre 2008 à 20H30

quelle magnifique propagande monsantosienne... et avec grand cynisme, svp !

je ne parle pas de l’exaltation morbide de ce genre de phrase "certains cancers sont plus fréquents chez eux (les agriculteurs et toute leur famille) : lymphomes non hodgkiniens, cerveau, leucémies, prostate, sein." selon vous parce qu’ils " ne prennent pas toujours toutes les précautions nécessaires".

ensuite on s’en prend aux enfants tiens "Sur 130 enfants de la région parisienne, 70 % d’entre eux étaient contaminés … par la pollution de l’air intérieur de leur domicile !"
- et les 30% restants ? par quoi étaient t’ils contaminés ceux-la ?
- c’est une turkish étude ça , seulement 130 individus sur un endroit aussi vaste que la région parisienne ?? ensuite on détourne la question sur les shampooing anti-poux ! il devrait aussi en exister des anti-désinformation

la conclusion est absolument révulsante, vous nous prenez pour des abrutis en gros ,"qui sous-estiment ou ignore (revise ton besherelle) même le risque lié à l’usage des produits de jardinerie ou domestique. "

puis la finale made in ¨$¨monsanto¨$¨ : "Il est souhaitable qu’une information claire et simple, non anxiogène, puisse être délivrée par le ministère de la santé et – en rebond – par les produits eux-mêmes." En clair, ayez confiance en vos bourreaux

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par Ryuujin (IP:xxx.xx4.169.249) le 22 octobre 2008 à 13H50

"ou par autorisation exceptionnelle de traitements chimiques (pyrètres, roténone, bouillie bordelaise ou soufre). "

Ces traitements ne sont pas considérés comme "chimiques", et sont donc autorisés en bio. Il ne s’agit généralement pas de traitements occasionnels, mais de traitements classiques, sauf pour la roténone (qui sera d’ailleurs interdite prochainement).

Le problème pointé par les analyses de la DGAL se situe plutôt au niveau des métaux lourds, et proviendrait de l’usage d’engrais organique uniquement. L’usage d’excréments d’animaux peut dans certains cas concentrer des métaux lourds, et polluer les produits. Il y a également eu des cas d’épinards contaminés par une bactérie pathogène suite à l’usage d’un compost mal fait aux USA, qui ont fait un mort, quelques handicapés et plus d’une centaine de malades.

Par contre, c’est vrai que la première source de pesticides et cie, ce n’est pas contrairement à ce que beaucoup de gens croient l’agriculture, mais les usages de produits domestiques ! C’est ce qui ressort du dernier dossier de l’INSERM : http://www.inserm.fr/fr/presse/comm...


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