La vitamine B1, aussi appelée thiamine ou autrefois aneurine, est une vitamine hydrosoluble. Nous l’éliminons dans nos urines et notre sueur. Comme notre organisme n’en stocke que très peu, nos réserves sont moindres, il faut donc surveiller notre alimentation de manière à absorber l’apport nécessaire chaque jour (surtout que les carences sont fréquentes).
Ses actions
participe du fonctionnement des muscles et du coeur
intervient dans la transmission de l’influx nerveux
joue un rôle dans la croissance
permet de lutter contre l’état dépressif et le stress
favorise la cicatrisation
améliore la mémoire
stimule les fonctions intellectuelles
Nos besoins 1,1 à 1,3 mg/jour/adulte : 1,1 pour les femmes, 1,3 pour les hommes à partir de l’âge de 15 ans.
Carences
Signes : fatigue, faiblesse musculaire, paralysie, névrite, perte d’appétit, troubles digestifs, troubles de la mémoire, irritabilité, béribéri, confusion mentale,
Sujets à carence : ceux qui consomment régulièrement de l’alcool, du café, les fumeurs, les sportifs, les anxieux, les dépressifs, les femmes enceintes et allaitantes, les hyperthyroïdiens, les diabétiques, les enfants, les adolescents, les personnes sous contraception orale, sous médicaments diurétiques, sous antiacides, en cas de régime amaigrissant, suite à une intervention chirurgicale ou après une blessure.
Aliments riches en vitamine B1
Presque tous les aliments contiennent de la thiamine mais plus particulièrement :
ail, asperge, châtaignes, céréales complètes, fenouil, fèves, foie, fruits de mer, germes de blé, graines de tournesol, graines germées, jaune d’oeuf, lait, légumes secs, levure de bière, maïs, noix (noisettes, de pécan, de cajou), oeufs de poisson, pâtisson, pain complet, petits pois, topinambour, viande de porc, volaille, yahourts.
Une meilleure absorption
Pour que la vitamine B1 soit bien assimilée par l’intestin, il est recommandé de combiner les aliments qui en sont riches à des aliments contenant de l’acide folique, du magnésium et des protéines.
Plus on consomme de glucides (sucres), de produits raffinés (à base de farine et de sucre blancs), de café et d’alcool, plus les besoins en vitamine B1 augmentent.
Vomissements et diarrhées perturbent forcément son assimilation par l’organisme.
La vitamine B1 s’altère quand elle est exposée à la chaleur, à la cuisson, à l’ionisation (faites un petit tour chez Raffa pour en savoir plus) : il faut donc acheter les aliments qui en contiennent dans le circuit de l’agriculture biologique, les conserver au frais et opter pour une cuisson douce. Par contre, elle n’est pas sensible au froid et supporte donc la congélation.
Toxicité en cas d’hypervitaminose > La supplémentation doit toujours être prescrite et surveillée par un médecin. Peu de risques de toxicité (surtout par voie alimentaire) car elle est éliminée dans les urines et la sueur.
Sources
Encyclopédie pratique des vitamines, des sels minéraux et des oligo-éléments, Dr Jean-Paul Curtay
Vitamines et sels minéraux, Karen Sullivan
Vitamines et minéraux, Dr Christina Scott-Moncrieff
Guide Hachette des vitamines et des oligo-éléments, Anne Dufour et Danièle Festy
Vitamine B1 sur Vitalor
La vit. B1 dans les fruits et légumes frais sur Aprifel
Vitamine B1 sur Medisite
Vitamine B1 sur Wikipédia











