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Vin : le bio peut-il devenir l'ennemi du bien ?

Article publié le 24 janvier 2008

C’est une notion très à la mode mais dangereuse quand on y pense. Le bio est dans toutes les bouches mais peu savent en réalité ce qui se cache derrière cette notion pleine de vertu.

À commencer par une clientèle anglo-saxonne qui ne jure que par ça. Sous-entendu, tout ce qui n’est pas bio n’est pas bon. C’est une erreur. Le bio est aujourd’hui une tendance complexe. Il y a ceux qui le sont sans l’être, ceux qui ont obtenu ou vont obtenir la certification (AB pour agriculture biologique) et ceux qui ont opté pour la biodynamie. Cela fait beaucoup pour le consommateur. Le bio est évidemment une prise de conscience louable : produire en respectant le sol, la vigne et donc... le consommateur. Mais savez-vous que certains produits bio cachent volontiers les produits qui entrent dans sa composition ?

Étrange. Le bio est en bonne voie mais tout n’est pas encore réglé. Nombre de viticulteurs se montrent aujourd’hui prudents. Il ne faut tout de même pas faire n’importe quoi sous la pression des journalistes et de certains clients qui n’ont jamais mis les pieds dans un vignoble. Le bio est intéressant car il appelle la viticulture à repenser ses méthodes de travail mais n’est en aucun cas un gage de qualité : il y a d’ailleurs des producteurs qui s’affirment bio et qui ne le sont pas.

Mais la tendance est intéressante, elle appelle au retour à une viticulture propre, le terme de viticulture raisonnée n’étant plus guère employé. La majorité des domaines a pris conscience qu’il valait mieux prévenir que guérir... Fini donc les pesticides vaporisés systématiquement pour éviter les maladies et autres agressions, le vigneron surveille et apporte des réponses adaptées aux diverses attaques qui surviennent sur sa vigne ; utilise l’herbe pour protéger ses parcelles, utilise à bon escient le cuivre. Certains vont même pulvériser du quartz pour renforcer la plante. Peu importe la méthode pourvu que les vins soient faits le plus naturellement du monde.

Le bio n’est donc pas un label mais une philosophie. Les grands domaines font du bio sans le dire et ce n’est pas plus mal comme ça. L’essentiel est là : garantir aux consommateurs que le produit mis en bouteille a été fait en respect avec l’environnement. Cette notion paraît évidente aujourd’hui, pas besoin de logo pour cela.

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Bio Vin

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commentaires
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par arminius (IP:xxx.xx4.186.3) le 24 janvier 2008 à 11H04

D’accord, le "bio" doit préciser ce qu’il est : s’agit-il de la culture"bio" de la vigne, de l’élaboration "bio" du vin tout en sachant que le"bio" en la matière peut ne pas être irréprochable. La viticulture "raisonnée" qui modère l’emploi de pesticides et protège les agents naturels (haies, bocages, oiseaux etc...) me semblait être la bonne solution intermédiaire, dommage qu’elle n’ait pas su se faire mieux reconnaître. Et quid des sulfites si on veut stocker sans risque de dénaturation le vin en magasin "bio" ?

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 24 janvier 2008 à 12H17

Le label Bio ne suffit pas à garantir des produits sains issus d’une agriculture saine. Il existe et il existera de plus en plus de pesticides conformes à ce label, et rien n’empêche de faire n’importe quoi avec ceux-cis.

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(IP:xxx.xx1.167.32) le 24 janvier 2008 à 12H30

Bonjour, je vais commencer par le pire pour finir par le meilleur.

Les machines automatiques qui écrasent les escargots, les lézards et autre traitements et poussières, qui lavent le cep avec tout ce qui traine dessus, qui renvoient vers la coopérative où cet ensemble de produits sent la pisse en fermentation...excusez moi, rien que d’y penser, je vais dégueuler. Ce n’est pas une vendange, mais quasiment une vidange !

j’ai fait deux vendanges en Corbières.

Au cours de la première, j’ai demandé au patron, soixante dix ans surplace, de me montrer, du pan de la colline, quelle était la meilleure vigne de toutes celles que nous voyions sous nos yeux. Il me montra deux parcelles au loin, dont les feuilles étaient déjà jaunies , mais se moquait de "Anglais" qui l’exploitaient. Il vendait ses remorques à la coopérative cinquante centimes le kilo. on avait du traitement bleu plein les mains, qui sentaient mauvais...

A peine terminées, j’ai recommençé chez les Anglais. Là, on remplit les cageots tranquillement, sélectionnant le meilleur produit. On peut prendre le temps d’éliminer les insectes, les parties pourries, on jette au sol tout ce qui n’est pas le meilleur. Ils mettent eux-même ce vin en bouteille et les vendent jusqu’à dix Euros dans leur pays. Les herbes poussent dans les allées sauf les épineux qui son déracinées à la main. J’ai même vendangé les deux parcelles vues la semaine d’avant, les feuilles rabougries laissaient passer le soleil et les grappes avaient atteint le sommet du mûrissement sans contenir cette humidité qu mène à la pourriture. Si vous pressiez un peu trop celle-çi, elle vous collait à la paume tellement elle était chargée en sucre...et je me suis pris des éclats de rire, simplement saoûlé par ce sucre et cet alcool naturel naissant ! Le degré dans la cuve atteignait dix-neuf, Je me suis régalé avec leur vin délicieux que j’ai vendangé avec un immense plaisir.

Quand vous allez en vacances, prenez le temps de trouver une chambre d’Hôte dans l’un de ces petits villages afin d’y dénicher le meilleur éleveur, vous ne le regretterez pas.

Bon vin à tous.

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(IP:xxx.xx9.191.87) le 24 janvier 2008 à 16H15

journaliste ??? hummm...

l’article effleure le sujet, dit une chose et son contraire (et encore, essaie). bref : rrrrr....zzzzzzzzzzzzzzzzz...

Allons plutôt boire un petit verre ! Un Corbières au hasard...

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par nialsig (IP:xxx.xx9.23.97) le 24 janvier 2008 à 16H38

Même s’il est chargé en sucre le jus du raisin ne fermente jamais au dela de 16°. Au delà l’alcool tue les levures. Donc il est impossible de produire un vin qui fait 19° nature.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.173.183) le 24 janvier 2008 à 18H00

Sans doute le mélangent-t-ils avec leur cuve des premières récoltes où il est bien moins élevé, ou l’ajoutent-ils aux autres cuves, mais, pesé en arrivant, j’ai pu lire ceci sur l’ardoise sous la vanne de vidage ?

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par zygomar (IP:xxx.xx9.46.21) le 3 septembre 2008 à 12H03

"Même s’il est chargé en sucre le jus du raisin ne fermente jamais au dela de 16°. Au delà l’alcool tue les levures. Donc il est impossible de produire un vin qui fait 19° nature."

Et toc !!! Bravo !!

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par judel.66 (IP:xxx.xx1.88.146) le 24 janvier 2008 à 19H03

un article et un commentaire remarquables... 116732( nom ?)ce que vous dites est vrai ...les machines a vendanger aspirent tout : escargots , sauterelles , etc... + raisins....quand il n’y a pas de tri sur un tapis roulant au vidage de la machine a l’arrivée a la cave tout va dans la cuve et fermente ensemble ....en principe chez un viticulteur honnéte, aimant son métier, et ayant les moyens pour etre bien équipé ce tri est fait ....il est certain que l’utilisation de la machine a vendanger a la place des ""chers"" cueilleurs sonne le glas d’une certaine vendange d’autrefois et la mort du petit viticulteur qui n’a pas les moyens de s’équiper seul et de s’offrir le tapis roulant puis ,bien sur ,maintenant, l’oenologue....

bien sur ,dans le bordelais et dans tous les bons et grands cépages on vendange toujours a la main et on trie en cueillant ...le raisin est amené intact a la cave. ,controlé , egrappé avant d’etre foulé et mis en cuve ...ça revient plus cher ! ! ....

Lebas.... le vin bio ou plutot dit bio est un attrappe couillons ,il ne peut pas exister...aucun viticulteur ,

aucun maitre de chais, aucun oenologue ne vous dira ce qu’il met dans le mout pour éviter qu’il ne tourne rapidement en vinaigre....voir ce que faisaient grecs et romains avec leur retziné....

par contre , la culture de la vigne a fait de gros ,tres gros , progrès..."".ceux qui ont les moyens ""de controler en permanence l’etat phytosanitaire de leurs vignes économisent les traitements ,ne les font qu’en cas de besoin , on fait de moins en moins des traitements systématiques , a priori ... les produits phytosanitaires sont trés chers et règlementés...

contrairement a ce que des saligauts veulent faire croire en France tous les traitements phytosanitaires agricoles sont règlementès et controlés,et l’on en arrive a pouvoir soutenir que"" maintenant"" tout ce qui arrive ""loyalement"" sur les marchés est trés près de ce que l’on dit""bio"" une vacherie pour conclure : n’achetez qu’avec beaucoup de prudence de la main a la main chez le petit agriculteur, surtout si vous n’etes qu’ un""touriste -qui- passe"" !!....n’oubliez jamais qu’on vend ainsi les fonds de cuve ou les restes que l’on ne peut pas vendre au négociant, revendeur , client sérieux habituel.....(c’est vrai aussi en turquie pour les tapis)..... ! ! !

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.32.57) le 24 janvier 2008 à 23H16

Bonsoir,

Je vous remercie pour le ompliment. "Remarquable" . ( Cela veut-il dire que vous allez "le copier coller" ? rires ). Vous avez tout à fait raison, le meilleur vin se trie se fait à la source . Cela demande plus de temps et de mains, mais moins d’outillage et de personnel capable de l’utiliser correctement.

L’année suivante, j’ai vendangé plus au sud, sous un formidable chateau Cathare. Des jeunes de bonnes familles, originaires de Champagne, enrichis à souhaits, ont acheté dans le Bordelais, puis en Pyrénnées orientales. au bout de deux jours, on m’a demandé si je voulais trier ? Curieux de tout, j’ai dit oui...

Moi qui aime chanter en travaillant au soleil, je me suis retrouvé sous un hangar fermé, coinçé entre trois moteurs électrique ! C’est déjà pas drôle, mais en plus, penché sur la table de tri avec deux inconnus enrhumés, qui n’ont pas arrêté de tousser et de se moucher au dessus du tapis roulant qui envoie tout à la fermentation... La patronne, qui ne m’a pas fait le moindre compliment, ni encouragement, qui m’a proposé un cubi de la coopérative que je lui ai refusé, et offert un gobelet plastique de mauvais mousseux en guise de remerciement...La table de tri tournait trop vite, il était impossible de tout éliminer. A la source, la chef d’équipe, d’origine nord africaine, transmettait des ordres à un conglomérat de manouches, de toutes origines dont aucun ne comprenait correctement les conseils...ils mettaient tout ou presque, j’ai vu passer une quantité d’insectes, des grappes complètement pourries et aux grains éparpillés, impossible à tout attraper, à chaque fois que je laissais passer une des feuilles mortes, la patronne me le faisait remarquer, jisqu’au dernier jour...Ces gens sont très riches, mais je ne les envie pas.

Mais, je vous rassure, tout ceci n’est pas marqué sur l’étiquette.

Afin d’apporter une touche positive, je vais m’étendre un peu. Juste avant de boire le mousseux, il était sept heures, je vais jusqu’au tabac avant qu’il ne ferme. Sur la place, un homme m’interpelle à la terrasse du café ? Olivier, avec sa guitare. Nous nous étions mutuellement offert un caré le matin. J’abrège avec les vendangeurs et retourne au café terrasse, sous les platanes centenaires. deux heures après, nous étions tous en train de chanter à tue tête, sa femme dansait sur la table, et les allemandes d’à coté buvaient debout en se trémoussant...

Les vendanges, c’est pas lapaye qui est mémorable, c’st plutôt la fête qui doit cloturer cette pénible épreuve, dans l’alcool avec modération et joie sans limites...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.175.231) le 5 février 2008 à 05H49

J’oubliais,

tout ceci sans compter les camions citernes immatriculés 33 qui circulent dans les Corbières... ? Je vous laisse méditer sur la réputation mondialement reconnue qu’a acquise, le Bordeaux, et le coût du transport par rapport au coup du transfert... ?

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par viviane Palumbo (IP:xxx.xx3.247.138) le 25 janvier 2008 à 11H11

bonjour à tous, ceux qui se sont lancés depuis plus de 15 ans dans la culture bio des vignes sont aujourd’hui au top. un exemple de vin véritablement "bio" vignes non traitées, effeuillage à la main au mois de juillet, deherbage à la main, engrais naturel, vendanges en caissettes, tri des grappes une à une ect.... les vignerons de Correns 83570 Correns vente à la cooperative du Val dans le Var. leurs vins sont délicats, subtils, ne montent pas à la tête, n’accrochent pas le palais, ils ont l’AOC COTES DE PROVENCE ET DES MEDAILLES D OR ET D ARGENT AUX DIFFERENTS CONCOURS GOUTEZ-LES D URGENCE CAR ILS NE BOUCLENT PAS L ANNEE A CAUSE DES QUANTITES RESTREINTES. je souligne que je n’ai aucun interêt dans cette affaire sauf le respect de l’envirronnement et pour souligner que les grands domaines et certaines cooperatives regroupant des amoureux de notre planète avaient devancés l’écologie depuis longtemps

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par jc.seigner (IP:xxx.xx2.222.179) le 6 mars 2008 à 09H59

La vague bio - que dis-je ? le raz de marée- est devenu un excellent support pour la communication. Même sans se revendiquer d’un label, faire référence à la Nature est un bon argument. Au sujet du vin, je me souviens d’une publicité qui vante la non utilisation d’herbicides dans de grands vignobles du sud de la France... oui mais ce qui n’était pas dit c’est que ces vignobles soumis à une forte pression des vers de la grappe utilisent d’énormes quantités d’insecticides pour lutter contre ces prédateurs. Cette utilisation d’insecticides faite dans le cadre de la bonne pratique agricole est bien entendu sans danger pour la santé des consommateurs, ce qui est dangereux c’est ce que l’on met dans leurs têtes.

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(IP:xxx.xx8.103.182) le 5 juin 2008 à 17H02

Article vide, pas d’informations, de vagues généralités....  :-(


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