Article publié le 29 octobre 2007
Les industriels utilisent de l’amidon à des fins multiples : pour rendre le papier brillant, pour solidifier les cartons ou des panneaux de fibres, pour de la colle, des matériaux de construction, des textiles...
Les pommes de terre contiennent 75% d’amidon qu’on doit extraire chimiquement, ce qui est un coût, et une pollution.
L’OGM de pomme de terre EH92-5271, que son producteur BASF a baptisé du beau nom d’Amflora, fabrique une pomme de terre composée de 98% d’amidon, le reste étant composé d’amylose regroupé dans la peau, facilement traitable, et utilisable pour nourrir le bétail.
Cet OGM ne franchit pas la barrière des espèces, il n’y a pas de gène d’animal dans la plante manipulée. Ce qui est louable par rapport aux OGM de maïs existants. D’autre part, les pommes de terre se reproduisent pratiquement toujours par les tubercules, et les reproductions par le pollen de leurs fleurs sont jugées négligeables, ce qui permet à BASF de nous assurer qu’il ne doit pas se produire de problèmes de cohabitation, avec le bio, les champs conventionnels non-OGM, voire les jardins familiaux.
Alors, OGM digne de tout respect ? Pas tout à fait.
Les ministres européens ne se sont pas mis d’accord le 16 juillet 2007 pour autoriser sa culture dans l’UE (11 contre, 10 pour, 6 abstentions). Ceci est traditionnel, il n’existe aucun OGM qui ait été accepté par le Conseil des ministres. Ils l’ont tous été par la Commission, qui a le droit de décider ce qu’elle veut lorsque les représentants de la démocratie ne sont pas d’accord. Pratique bien délétère, mais passons.
Ce qui est nouveau, c’est que la Commission est elle-même divisée. Son commissaire à l’Environnement Stravos Dimas ne donne son accord que pour une utilisation industrielle de l’OGM, avec une destruction des résidus, une interdiction de l’alimentation du bétail.
Mais une seconde procédure d’autorisation de l’OGM est diligentée par le commissaire à la Sécurité Alimentaire, Markos Kyprianou, pour autoriser l’OGM tant pour l’industrie que pour l’alimentation du bétail. Mais le 10 octobre 2007, les experts de l’UE n’ont pas trouvé d’accord : 12 contre (Autriche, Italie, Grèce, Pologne...), 10 pour (Espagne, Royaume Uni, Suède...), 5 abstentions (France...).
La commission doit décider et son secrétariat général exige une acceptation pour l’industrie et pour l’alimentation animale dans les plus brefs délais. Stravos Dimas, hésite et demande de nouveaux examens à ses services.
Car l’OGM contient des gènes de résistance à deux antibiotiques : la néomycine et la kanamycine, utilisés en thérapie humaine contre les infections aigües. Le risque d’accroitre la résistance aux antibiotiques par l’alimentation du bétail n’est pas exclue. Les pharmaciens comme l’OMS voient d’un mauvais œil ces techniques, d’ailleurs dépassées, qui peuvent ruiner des années de recherche.
Il est sans doute irresponsable d’accroitre la résistance aux antibiotiques, même sous le prétexte que ceux-ci restent largement galvaudés en médecine humaine.
Autre argument que l’on peut mettre en avant : les contaminations par les OGM s’opèreront par les tubercules qui ne seront pas récoltés ; ce qui est courant, et passeront alors dans la chaine alimentaire... humaine. Avec quelles conséquences ?
Guillaume Moricourt
Auteur d’Agriculture et Santé aux Editions Dangles
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"Les pommes de terre contiennent 75% d’amidon qu’on doit extraire chimiquement"
Je ne comprends qu’on commence un article par un tel propos. Les pommes de terre que je mange sont naturelles et n’ont donné lieu à aucun extrait de quoique ce soit. Il n’y aucune nécessité d’un traitement chimique.
Am.
Apprendre à lire permet de comprendre : le problème n’est pas pour l’alimentation, mais pour la multitude d’autres usages de l’amidon dans l’industrie.
Désolé, adressez-vous à la rédaction, j’ai commencé l’article sur Agoravox et le paragraphe introductif y était supprimé :
"TRIBUNE LIBRE
Une pomme de terre OGM controversée
Les pommes de terre contiennent 75% d’amidon qu’on doit extraire chimiquement, ce qui est un coût, et une pollution. L’OGM de pomme de terre"
Ça me dépasse. Pourquoi rajouter des germes de résistances à des antibiotiques et faire d’un produit presque fréquentable un casse-tête ?
Bon sang, un OGM avec une vraie plus-value, ne traversant pas la barrière des espèces et n’utilisant pas de pollen pour pousser. Une chance, un exemple même de ce que pourraient apporter les OGMs si leur développement était fait avec un autre objectif que le prochain bilan financier de la boîte aux origines.
oui pour une utilisation industrielle, des sacs en papier biodégradables pour la grande distribution par exemple ; en revanche , il est préférable de faire du compost avec les résidus à mon avis par principe de précaution !
@le Chat : bien sûr, un bon compost comme du "bon" temps de la vache folle. Il faut quand même comprendre un jour que la science dite officielle et les autres sciences n’ont pas l’air de savoir ce que représente un gène. Il suffit de lire les parutions de quelques scientifiques pour vérifier qu’il y a très très peu de différence avec un virus à adn et à arn du reste. Nos gènes ressemblent à 50% aux "adn et arn viraux". Alors, il faudrait reprendre beaucoup plus sérieusement les études en "salle close" sur les chromosomes. En moins de 15 ans cela fait la seconde remise en cause complète sur ce que la "science" affirmait haut et fort sur la connaissance des gènes. ( la première remise en cause concernait le modification "facile si l’on apportait des millions" d’un gène pour guérir un diabétique)
Il est inutile de reprocher à l’auteur de l’article de parler des incertitudes que fait peser cette pomme de terre manipulée ^par l’apport de deux gènes de résistance à deux antibiotiques( protection de la pomme de terre contre un pourrissement bactérien). C’est de nouveau parler pour ne rien dire dans le sens où toutes les études de biologie, biochimie et de biologie moléculaire sont incapables à ce jour d’infirmer ou de confirmer l’innocuité de tels transferts de gènes et leur impact environnemental( ce qui n’est pas tout à fait vrai selon des études en cours qui démontrent que l’imact et l’innocuité n’est pas forcément au rendez-vous) Ce que l’on sait c’est que depuis des millions d’années les sélections "gènétiques" ont conduit à produire des lignées cellulaires(et donc des patates entre autres) qui ce sont passées des apprentis sorciers qui produisent de la technosciences business sans aucun recul. Mais ne nous inquiétons pas outre mesure, cet aléas n’est rien au regard de ce qui nous attend, non à l’echelle d"un millénaire ou plus mais de quelques dizaines d’années. Pauvre patate ! Quelle périsse puisqu’elle n’est pas assez productive en amidion, la conne ! Incapable de satisfaire la demande en papier pour produire Gala,Voici, Paris Match, Mariane, le monde,etc...et pour finir le papier cul.
Salut à tous











