Les oméga 3 font la Une des magazines depuis quelques mois. On leur prête de nombreuses vertus thérapeutiques, notamment pour la prévention des maladies cardio-vasculaires, la démence, la dépression et même pour la schizophrénie. Mais quels sont réellement les données scientifiques ?
Pour la prévention cardio-vasculaire
C’est probablement dans ce domaine que les Oméga 3 ont été les plus étudiés.
Les
recherches concordent pour reconnaître à ces nutriments un réel intérêt
préventif. Les oméga 3 agissent à plusieurs niveaux dans la prévention
cardio-vasculaire :
- ils limitent le processus inflammatoire au niveau des artères,
- améliorent le processus de coagulation,
- abaissent le taux des triglycérides circulant dans le sang,
- réduisent la pression artérielle.
Selon le professeur Bourre, spécialiste des oméga 3, la consommation de
poissons gras réduit par deux le risque de faire un infarctus du myocarde.
Dans les processus nerveux et psychologiques : les preuves restent à faire ! Seules
des études d’observation ont été menées pour étudier l’effet des oméga
3 sur l’humeur. Ces études montrent que les consommateurs réguliers
d’aliments riches en oméga 3 comme le poisson gras ont moins de
troubles de l’humeur à type de dépression.
Rien à voir avec le
rôle des Oméga 3 sur la constitution du cerveau et du tissu nerveux :
là, les oméga 3 ont un rôle de construction et de développement du
cerveau, à ne pas confondre avec l’humeur ! Aussi les oméga 3
sont-ils fortement recommandés durant toute la grossesse, pour le
développement du fœtus, puis durant les premières années de la vie : on
retrouvera les oméga 3 dans le lait maternel.
Sur les maladies de peau
Les
oméga 3 sont partie des membranes cellulaires : ils conditionnent donc
la bonne santé des tissus, et en particulier du tissu le plus visible :
la peau. La peau extérieure comme la peau intérieure : les muqueuses.
Des
études nombreuses ont démontré l’impact d’une consommation d’oméga 3
sur la qualité de la peau, et sur la réduction de pathologies comme le
psoriasis ou la dermatite.
Les Oméga 3 jouent un rôle prouvé dans
les processus inflammatoires et devraient, dans les prochains mois,
démontrer des propriétés encore plus intéressantes en dermatologie.
Notamment en prévention de la destructuration de la peau, des rides,
des vergetures, etc.
Où trouver les "oméga 3" ? Aliments ou compléments alimentaires ?
Dans
le règne animal, vous les trouverez dans les poissons gras : le saumon
sauvage, le maquereau, le hareng, la sardine… ou dans les huiles qu’on
peut en extraire. Dans le règne végétal, vous les aurez dans
certaines graines oléagineuses et les huiles qui en découlent, comme
le colza, la noix et le soja... L’idéal est de consommer au moins un
poisson gras par semaine, d’assaisonner ses plats avec un mélange
d’huiles, dont l’huile de colza ou de soja et de manger régulièrement
des graines oléagineuses non salées, non sucrées, non fumées. L’huile doit se consommer crue de préférence car les oméga 3 sont sensibles à la chaleur.
Tous les oméga ne se valent pas
Le
terme « oméga » désigne la position d’une première double liaison
biochimique, langage de spécialiste ! Le plus important est donc le
chiffre qui est derrière. Retenez que les Oméga 3 nous sont très
précieux et que nous en avons tous besoin : l’acide
alpha-linoléique (ALA) végétal et exclusivement dans les végétaux,
l’acide eicopentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexanoïque (DHA)
animaux est dans les poissons gras par exemple, alors que les Oméga 6
sont déjà consommés en excès.
Et les Oméga 9 ? marketing ou science ?
C’est bêtement l’acide oléique, donc l’huile d’olive : aucun intérêt nutritionnel en soi.
Attendez le prochain : oméga 1 ou oméga 12 ? Les paris sont lancés ...
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