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Un acte révolutionnaire : boire de l'eau !

Article publié le 3 juin 2008

La boisson Red Bull autorisée en France. Demain peut-être le "poulet-javel" étatsunien... Les dérives sanitaires de l’UE.

1. Christine Lagarde vient d’autoriser la commercialisation en France de la boisson Red Bull, contenant de la taurine, passant outre l’avis défavorable de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, qui souhaitait attendre fin 2008 les résultats d’une étude complémentaire de l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).

Cette boisson était interdite en France depuis 1996, suite à des avis défavorables et répétés du Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF), en raison notamment "d’effets neuro-comportementaux indésirables (...) de la taurine", un de ses composants, estimé dangereux par l’AFSSA, mais elle était autorisée dans 25 pays européens. L’acheter à l’étranger ajoutait un petit goût d’interdit, et le frisson du contrebandier lorsqu’on en ramenait pour les copains !

La taurine est un acide aminé présent dans l’alimentation, mais ici consommé à environ 500 fois la dose habituelle. En outre, toute la pub de cette boisson est un plaidoyer masqué pour le dopage des jeunes (stimulant, énergétique, etc.)

 Sa version jusqu’alors interdite va donc remplacer le modèle déjà en vente, à base d’arginine faiblement dosée, sous réserve d’un avertissement la déconseillant aux enfants et aux femmes enceintes. Le groupe a retiré la plainte qu’il avait déposée contre l’état français... auquel il demandait la modique somme de 300 millions d’euros à titre de dédommagement !

"Surtout, la réglementation européenne récente oblige désormais les pays de l’Union à faire la démonstration de la toxicité d’un produit. La charge de la preuve incombe donc aux pouvoirs publics et plus à l’industriel. Or, aux yeux de Bercy, le dernier avis de l’AFSSA en date du 12 novembre 2007 est jugé un peu léger. "Les doutes de l’Agence, c’est une chose, mais cela ne suffit pas à démontrer la dangerosité du produit", justifie un haut fonctionnaire de Bercy."

On peut s’étonner que la décision finale revienne au ministère de l’économie et non à celui de la santé... Il nous semble que si l’on a cédé par manque de preuve établies de la toxicité de cette boisson, et devant le culot de cet industriel qui réclamait une énorme indemnisation, la première chose à faire est de lancer des études de toxicité et un suivi des consommateurs, et, en cas de toxicité avérée, de rendre la monnaie de sa pièce à ce groupe en lui réclamant au minimum quelques milliards d’euros pour empoisonnement des Français !

En outre, la soumission de la santé publique à des impératifs économiques (sont-ils toujours si impératifs que ça ?) nous paraît être une dangereuse dérive de la France et de l’Union européenne, qui viennent d’autoriser la commercialisation du stock d’huile frelatée ukrainienne (coupée à l’huile de moteur), excepté la Grèce qui a même interdit toute l’huile en provenance d’Ukraine depuis le premier janvier.

Les médias français ont été d’une grande discrétion sur le coup, impossible de connaître la liste des quelques 200 produits qui vont utiliser ce stock (quelques marques ont été citées par "Le canard enchaîné").

2. Dès la mi-juin, l’Union européenne va essayer de nous imposer le "poulet-javel" (procédé américain de nettoyage intensif des poulets en raison du manque d’hygiène et de normes en amont).

Le commissaire européen à l’industrie, G. Verheugen, a convaincu 6 pays, et va prochainement tenter d’emporter la décision (source : "Le canard enchaîné" 28/05/08).

Après-demain, les Etats-Unis tenteront de nous faire accepter un autre produit douteux toujours refusé par la France, leur bœuf à l’hormone de croissance, et de nouveau par le biais de l’UE...

La construction européenne implique-t-elle de renoncer à se fixer des règles sanitaires ? D’accepter les desiderata des USA, d’adopter leur mode d’alimentation et leurs normes ? Les USA dont la sévérité de l’agence alimentaire, la FDA, est très surestimée, on l’a bien vu dans le documentaire sur Monsanto diffusé sur Arte (de Marie-Monique Robin, et son livre "Le monde selon Monsanto"). En France même, le lobbying des semenciers a obtenu une loi tout à fait scandaleuse, par laquelle la responsabilité d’une éventuelle contamination d’un champ bio sera non pas celle du fabricant des semences, mais celle du cultivateur !

Les USA peuvent bien manger ce qu’ils veulent, battre tous les records d’obésité, mais comment l’UE accepte-t-elle de se coucher devant leurs menaces de procédures devant l’OMC – où ils sont tout-puissants...

Le transfert de souveraineté à l’UE n’est pas seul en cause dans ce désintérêt pour l’écologie. L’idéologie actuelle du gouvernement s’oriente vers une déréglementation du droit du travail, vers un démantèlement de la sécurité sociale au profit des assurances privées, une transformation des services publics en simples entreprises mises en concurrence, dont certaines font des choses formidables, mais dont le but premier n’est pas et n’a jamais été le bien public mais le profit, le plus grand et le plus rapide profit possible. Seul un état fort peut songer au bien-être de ses citoyens. Ou une Europe forte et soucieuse du bien public plus que de l’intérêt de telle ou telle groupe industriel.

Parfois, pourtant, l’UE résiste aux pressions énormes du monde de l’industrie, comme en votant le protocole Reach, édulcoré mais bien réel, qui obligera à tester une grande partie des substances chimiques – que nous ingurgitons depuis longtemps ! Mais souvent l’UE cède, en une espèce de mouvement de balancier qui irait une fois vers les multinationales, une fois vers les citoyens.

Autre exemple de cette vision méprisante des états et de l’intérêt public : le projet d’organisation de la pharmacovigilance (surveillance des médicaments) en Europe. Tel qu’il est en préparation, il confie pratiquement tout aux industries pharmaceutiques elles-mêmes, les mettant dès le départ en situation de conflit d’intérêt. Ce sont elles qui recueilleraient les données, jugeraient "qu’une relation de cause à effet est au moins raisonnablement possible" et feraient la première analyse des données, avant de transmettre (ou pas !) les infos au centre de pharmacovigilance de l’OMS. Dans ce projet, les agences nationales seraient quasiment court-circuitées, sans aucun moyen d’étude, soumises au bon vouloir des compagnies pharmaceutiques, et l’on sait à quel point elles sont passées maîtres en manipulation des médias, des médecins et des patients - par le biais des associations et des sites "d’aide" (en anglais, car, au cas où vous l’ignoreriez, la Commission a construit une UE anglophone, au mépris des textes fondateurs de l’Europe).

La construction européenne, c’est bien joli, mais à chaque pas le risque est grand d’un affaiblissement des Etats et de la mise en place d’une Europe ultralibérale où le marché est censé se réguler lui-même.

Rappelons que l’industrie en général a soutenu pendant quasiment un siècle – avec l’aide d’administrations complaisantes et d’experts liés aux firmes – que l’usage de l’amiante ne présentait pas de risque sanitaire, alors que le risque cancérigène était connu depuis le début du 20e siècle. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, une pharmacovigilance aux mains de l’industrie pharmaceutique serait plus qu’inquiétante.

Quand tirera-t-on les leçons de tous les scandales sanitaires du siècle passé, amiante, distilbène, sang contaminé, hormone de croissance ? Il ne s’agit pas de freiner tout progrès scientifique, ni de verser dans un mythique risque zéro – surtout quand dans le même temps on accepte la roulette russe de la circulation automobile, - mais de simple bon sens : une ou plusieurs agences sanitaires indépendantes des industries est le minimum à exiger de l’UE.

3. Un acte révolutionnaire : boire de l’eau !

Finalement, cette modeste affaire de boisson nous pose une grande question : celle de la croissance. Quel type de croissance doit-on privilégier ?

L’avenir de l’Humanité passe-t-il par la mise à disposition de chaque être humain de Red Bull, Fanta, Coca-cola, Pepsi-cola, Perrier, Schweppes, Orangina, Gini, Limonette, Bidule à bulles, Machin sans bulles, etc. ?

Personnellement, nous pensons que l’avenir est à la décroissance, ou plutôt, en termes plus optimistes, à l’alter-croissance.

C’est en ce sens que boire de l’eau est révolutionnaire !

Pendant des siècles, pour faire la révolution, on avait en gros quatre options :

— la révolution à la française, avec massacre de nobles, de bourgeois et de curés

— la révolution bolchevique, une variante de la précédente

— la révolution militaire, encore appelée "coup d’état", avec largage des opposants par avion militaire au-dessus de l’océan

— ou enfin la révolution religieuse pour installer une théocratie fanatique.

Toutes ces révolutions ont leurs charmes, et gageons que nous en verrons encore quelques-unes bien sanglantes, mais il faut reconnaître que tout ça est un peu dépassé, totalement ringard, aussi barbare que douteux quant aux résultats.

Le vrai révolutionnaire est aujourd’hui un militant écolo, qui boit de l’eau ! Car boire de l’eau, c’est dire à notre ministre de l’industrie qu’elle n’a pas à passer outre les recommandations du Ministère de la santé, c’est exiger d’avoir de l’eau potable et sans pyralène à l’inverse des poissons du Rhône, sans nitrates, sans pesticides, sans factures salées - c’est un signe de solidarité avec les millions de gens sur Terre qui n’ont pas cette chance...

Et ce n’est que le début de la révolution de l’alter-croissance, car, sans forcément devenir tous végétariens, il faudra aussi que nous diminuions fortement notre consommation de bœuf, la protéine la plus coûteuse à produire, la moins écologique : la fabrication de ces protéines nécessite beaucoup de céréales pour nourrir ces gros bestiaux qui crachent du méthane – et quand je dis "crachent" je me comprends ! 1,4 milliards de vaches !

Mieux vaut privilégier la volaille et les poissons s’il en reste et s’ils survivent aux antibiotiques à forte dose, fréquents dans les fermes maritimes.

Les révolutionnaires les plus ardents auront aussi à cœur de boycotter les courses de F1, inutiles et polluantes, de voyager moins en avion, de respecter les limitations de vitesse, voire de proposer de les ramener à 80 sur route et 120 sur autoroute...

Longtemps l’archétype du mâle a été dans la plupart des cultures le chasseur ou le guerrier (c’est en général le même, qui change juste de proie), défenseur de son peuple et accessoirement conquérant. Mais le vrai mâle de demain sera végétarien, tout au plus se permettra-t-il des œufs et du poisson deux fois par semaine, et la bonne vieille poule au pot le dimanche. Pas de panique : un peu de charcuterie sera probablement possible, ainsi que du fromage ! Je ne sais pas s’il séduira autant les reproductrices que le fier guerrier, mais l’avenir est à lui ! J’en vois d’ici qui trouvent cette révolution un peu déprimante ; qu’ils se rassurent, avec la guerre de l’eau qui s’annonce, les occasions de prouver sa bravoure et sa virilité ne vont pas manquer.

En outre, s’il y a une chose dont on peut être sûrs, c’est qu’avec l’inexorable augmentation des prix du pétrole, la démographie, l’émergence des pays en voie de développement, l’épuisement des ressources, les crises des marchés financiers hors de tout contrôle, si vous n’allez pas à la décroissance, c’est la décroissance qui viendra à vous !

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commentaires
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(IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 10H55

Apparemment, les commentaires n’apparaissent pas. Je profite de ce test pour signaler une phrase peu claire : c’est le projet de pharmacovigilance qui est en anglais, et non les sites d’aide aux patients gérés par l’industrie pharmaceutique - ils ne sont pas fous et savent bien que rien ne remplace la langue maternelle !

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par JoelP (IP:xxx.xx7.141.44) le 3 juin 2008 à 10H57

La ministre de l’économie qui prend une décision quand la santé publique est une question. L’état obligé de faire la preuve de la dangerosité d’un produit tout en faisant respecter le principe de précaution... On vit une époque moderne.

Bon article. Comme dit le Dalaï Lama "Ne plus mettre de thé dans l’eau chaude, au début cela fait drôle et puis on s’habitue"

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par krokodilo (IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 11H02

Je ne connaissais pas cette citation, un peu pessimiste mais très drôle, peut-être un nuage de lait ?

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par krokodilo (IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 10H59

Apparemment, les commentaires n’apparaissent pas. Je profite de ce test pour signaler une phrase peu claire : c’est le projet de pharmacovigilance qui est en anglais, et non les sites d’aide aux patients gérés par l’industrie pharmaceutique - ils ne sont pas fous et savent bien que rien ne remplace la langue maternelle !

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par JoelP (IP:xxx.xx7.141.44) le 3 juin 2008 à 11H00

La ministre de l’économie qui prend une décision quand la santé publique est en question. L’état obligé de faire la preuve de la dangerosité d’un produit tout en faisant respecter le principe de précaution... On vit une époque moderne.

Bon article. Comme dit le Dalaï Lama "Ne plus mettre de thé dans l’eau chaude, au début cela fait drôle et puis on s’habitue"

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(IP:xxx.xx6.23.50) le 3 juin 2008 à 11H32

Mon commentaire est apparu puis à disapru, puis pus rien...

Je le reposte une 3eme fois et j’arrête l’eau :-))

@ auteur

J’avais envie de rédiger un papier semblable (ou tout au moins sur les mêmes thèmes) ce week end et vous m’avez devancé . Tant mieux, votre papier étant très intéressant !

Je voulais positionner l’autorisation du "red bull" en regard des dérives que vous énoncez (le poulet javélisé par exemple) le tout en regard de notre attitude face à l’UE. Dans un cas en effet , l’UE autorisera l’importation d’un aliment dont le traitment par javélisation pourrait masquer une carence de qualité, traitement massivement rejeté par les opinions publiques. On s’etonnera ensuite que nos concitoyens - moi en premier - aient voté "non" au traité européen. Contrairement à ce que les médias ont rabaché, ou à ce que nos élites politiques bien pesantes (droite et gauche confondues à de rares exceptions) nous ont dit, ce "non" ne vient pas d’un "antieuropéanisme primaire" ou d’une alergie à une décision franco française, mais bien d’un rejet fort du projet européen de libre échage construit sur la déréglementation, le laisser faire, et globalement sur le dos de la qualité de vie au sens large des européens. Voir à ce sujet ce qui se prépare sur le retour des farines animales (plusieurs bons papiers dans Avox, Marianne, etc.)

De même pour l’affaire Red Bull où la ministre et ses services justifient leur décision par le fait que la boisson est autorisée dans le reste de lEurope et que nous pourrions donc pas à terme nous y opposer... Outre la formidable hypocrisie du procédé, celui ci conduit nos concitoyens à détester de plus en plus une Europe qui n’a comme seul moteur que le "toujours plus de fric", quel que soit le prix (environnemental, santé, etc.) à payer ! Dès lors, on comprend mieux pourquoi le nouvceau traité européen n’a pas été représenté au peule qui l’a rejeté (quelle honte !) mais a été adopté entre "gens bien". J’espère que nos concitoyens européens qui doivent l’approuver par referendum le flingueront vite fait !

Enfin dans un contexte franco français, comment ne pas parler des moyens toujours plus réduits dont disposent les DGCCRF... Les contrôlent sont de plus en plus réduits, les décisions sont souvent bloquées au niveau de petits ou moeyns chefs qui craignent qu’une action un peu volontaire ne les mettent trop en lumière, qu’elle nuise à leur carrière. Bref des pressions fortes s’exercent sur une des autorités de contrôles et ses personnels pour ne plus assurer efficacement ce rôle de contrôles. Faut bien que les affaires propèrent...

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 3 juin 2008 à 11H41

Cela fait pas mal d’années que je suis passé à l’eau, mais avec de l’antésite, je pense que cela donne du goût et reste sain (et bon marché). Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Antésite

Am.

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par krokodilo (IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 11H55

Désolé de vous avoir brûlé la politesse ; le monde moderne va trop vite !

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par algunet (IP:xxx.xx0.53.186) le 3 juin 2008 à 17H14

A krokodilo

Attention à l’antésite qui favorise l’hypertension et n’est pas anodine : risque d’accidents cardio-vasculaires !

La France malgré l’avis de l’UE envisage d’en interdire la vente : L’hypertension concerne près de 14 millions de Français. Elle est parfois associée à d’autres pathologies, et sa cause est dans l’immense majorité des cas inconnue. On parle alors "d’hypertension essentielle".

Il faut donc revenir à l’eau et pas celle en bouteille (pollution, risque lié au Bisphenol A, etc...) mais bien sur idéalement celle bue à la source ou tout du moins au robinet (interdit bien sur de laver les poulets avec à cause du clhore !).

Humour OFF :-))

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par JoelP (IP:xxx.xx7.141.44) le 3 juin 2008 à 18H57

Interdire l’antésite à cause de la tension ? Ah non ! Et puis Bercy ne laissera pas faire.

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par gecko (IP:xxx.xx6.210.190) le 4 juin 2008 à 10H31

moi presque pareil sauf que c’est pas de l’antésite mais du pastis que je met dans mon eau ! hi hi hi non bon article

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par zygomar (IP:xxx.xx7.8.26) le 16 juillet 2008 à 18H43
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par Nobody knows me (IP:xxx.xx5.122.242) le 3 juin 2008 à 11H40

On n’arrête pas l’progrès... Euh !! l’commerce, j’voulais dire...

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par goc (IP:xxx.xx9.63.247) le 3 juin 2008 à 14H58

concernant redbull, vous seriez etonné de la debauche de moyens que cette société a mis dans le "marketing" : rien qu’a Monaco, durant l’epreuve de F1, cette compagnie, qui finance 2 ecuries de course, avait installé la plus "colossale" construction destinée a acceuillir des invités dans le luxe et la debauche (il y avait meme a premiere année une piscine avec filles a dispositon, j’ai vu moi-meme).

Or il ne faut pas se faire d’illusions, toute cette debauche de moyens c’est le consommateur qui la paye, donc je vous laisse imaginer vu les benefices enormes que degage l’entreprise, quel peut etre le cout reel du litre de redbull.

Alors je ne suis pas trop surpris de la reaction du ministre qui a autorisé cette boisson, on peut penser que son election a du etre arrosée avec du redbull (je parlais de la boisson biensur). :-p

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par Krokodilo (IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 16H37

Il est important que le menu des grandes rencontres officielles soit à la hauteur de notre réputation, nous proposons donc un menu spécial chefs d’état européens : salade de champignons Tchernobyl à la graisse hydrogénée, Poulet-javel américain à l’huile frelatée d’Ukraine, boeuf USA à l’hormone de croissance (avec autorisation exceptionnelle d’importation pour dégustation) enrichi en sel, salade au mais OGM, vin à forte teneur en pesticides, boisson Redbull à la taurine, eau de source de Bretagne aux nitrates, et en dessert : fraises de serre espagnole appauvries en goût, et faux-chocolat enrichi en graisses végétales !

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 3 juin 2008 à 19H39

Vous oubliez toujours un élément : Vous ne voulez pas de Redbull, il vous suffit de ne pas en acheter. Demain vous ne voudrez pas de beuf aux hormones, n’en achetez pas. Si le supermarché ne le vend pas, il n’en achétera pas !

Le seul combat qui vaut c’est d’imposer l’étiquetage des produits afin que le consommateur sache ce qu’il consomme. Après il est libre.

Pour le Redbull ca n’avait rien d’un frisson de contrebandier. Vous y aviez droit pour votre conso personelle et j’ai déja ouvert un sac plein de canette à un controle de la volante, il ne m’ont rien dit.

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par Krokodilo (IP:xxx.xx0.190.197) le 3 juin 2008 à 19H52

si vous ne vouliez pas d’amiante, suffisait de pas bosser à côté ! Si vous ne voulez pas consommer trois fois la quantité utile de sel par jour, ne mangez pas d’aliments tout prêts, si vous ne voulez pas de médicaments à mauvaise balance avantages/inconvénients lisez la presse professionnelle, si les pauvres sont ceux qui bouffent le plus mal, z’ont qu’à pas être pauvres ! Belle tirade sur l’ultra-libéralisme !

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 3 juin 2008 à 20H07

"si vous ne vouliez pas d’amiante, suffisait de pas bosser à côté !"

Sauf que la je peux boire un redbull a coté de toi, si tu bois pas dans ma canette, tu va pas boire de mon Redbull.

"Si vous ne voulez pas consommer trois fois la quantité utile de sel par jour, ne mangez pas d’aliments tout prêts,"

Ben c’est vrai non ? Et la version plus exacte n’est pas ne consommez pas mais plutot "pas tous les jours". C’est comme le Do Mac, un de temps en temps ne fait de mal à personne, un tous les jours et tu crèves ! Mais fais un régime à la SuperSizeMe en remplacant le DoMac par un bon cassoulet de chez nous et tu va crever tout pareil.

"si vous ne voulez pas de médicaments à mauvaise balance avantages/inconvénients lisez la presse professionnelle,"

Ben c’est toujours mieux d’être informé et en tout cas de prendre les risques en connaissance de causes. Celui qui n’a pas compris ca n’a effectivement pas compris comment marche le monde. Et donc il vont perdre.

"si les pauvres sont ceux qui bouffent le plus mal, z’ont qu’à pas être pauvres !"

Ben la tu viens un peu de sortir une totologie : Les pauvres sont ceux qui bouffent le plus mal ! C’était déja vrai du temps de Louis XIV et aussi du temps de Louis "PasBeaucoup" et même du temps de Jules César. Si tu es pauvres, tu fais tout moins bien que les autres. C’est la définition de pauvre ducon !

Parce que si le pauvre il fesait tout comme le riche et qu’il prenait des vacances sur un yacht en sniffant le saladier de coke et se tapant carla bruni ! Ben il ne serait pas pauvre !

"Belle tirade sur l’ultra-libéralisme !"

J’assumes !

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par Krokodilo (IP:xxx.xx0.20.203) le 5 juin 2008 à 09H39

Je m’apprêtais à répondre à votre message insultant, mais j’ai l’impression qu’il a été modéré, enlevé. C’était pourtant une très bonne illustration du problème : certes, le progrès scientifique s’est accéléré d’une façon incroyable et nous sauvera peut-être du pétrin, mais parallèlement, nous n’avons fait aucun progrès sur nous-mêmes : nous pouvons mais ne savons pas ou ne voulons pas nourrir toute la planète, ni fournir de l’eau potable à tous, nous ne savons pas maîtriser notre violence, ni organiser nos sociétés pour cohabiter pacifiquement, et nous produisons des gens comme vous, malpolis, agressifs, à l’individualisme forcené.

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par vinvin (IP:xxx.xx5.20.60) le 3 juin 2008 à 22H20

Bonjour.

Et bien moi je reste fidèle a KRONENBOURG, au moins je sais ce que je bois !

Cordialement.

VINVIN.

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(IP:xxx.xx6.233.226) le 4 juin 2008 à 10H06

L’eau.... rien de meilleur !

Quant au redbull, je l’ai goûté une fois, ça m’a suffit !

Le dieu argent dirige de plus en plus le manque d’esprit de nos dirigeants, voilà qui n’est pas nouveau. L’ennui est que cela semble prendre des proportions de monopole fort inquiétantes.

Remercions donc cette Dame Christine Lagarde pour sa compétence... comme il se doit !

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par bobby (IP:xxx.xx6.233.226) le 4 juin 2008 à 10H09

pas vu que mon pseudo n’était pas automatiquement accolé, sorry !


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