D’un point de vue épidémiologique, il est toujours important de considérer les extrêmes : ceux qui n’ont pas assez de tel ou tel nutriment, cuex qui en consomment bien trop ...
Les campagnes de politique nutritionnelle ciblent des populations générales, et gagnent à cibler davantage les populations les moins favorisées nutritionnellement - à la fois celles qui ont des difficultés à couvrir leurs besoins nutritionnels, et celles qui ont tendance à "percuter les maxima".
Les étudiants sont une de ces populations. En France, ils sont majoritairement en situation financière faible, et escamotent le plus facilement le poste "alimentation" que le poste "téléphone portable" par exemple.
L’enquête biennale de l’union des mutuelles régionales met en évidence le mal être physique et spychique de cette population spéciale : d’un bon niveau intellectuel, elle n’a pourtant pas les moyens de ses besoins, ni médicaux, ni nutritionnels.
53 % des étudiants estiment qu’ils nécessitent des informations d’ordre nutritionnel : c’est le premier sujet qu’ils abordent, suivi du stress, du sommeil, des MST, etc.
Ces mêmes étudiants estiment leur état de santé plutôt bon, mais disent avoir du mal à gérer leur stress (> 36 %) et leur sommeil (16 %). Ils ont un problème d’appétit pour 7 % d’entre eux.
Lors des actions de terrain organisées par la Fondation Louis Bonduelle, nommées "Légumes 2000" ciblant les étudiants dans les restaurants universitaires, une forte sensibilité aux messages nutritionnels a été détectée. Les étudiants sont loin des 5 par jour, mais sont un groupe particulièrement perméable aux messages, et surtout qui ont un bon score de transformation du message nutritionnel en acte alimentaire. En clair, plus on les informe, plus ils suivront les conseils.
Il est donc important d’aider à la multiplication de ce genre d’actions de terrain. Plus près des sujets, plus près de la réussite épidémiologique !
En savoir plus : http://www.fondation-louisbonduelle... ;










