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Pourquoi faudrait-il suspendre la culture de maïs OGM

Article publié le 11 décembre 2007

Toute variété végétale nouvelle a un impact sur l’environnement et est susceptible d’avoir un impact sanitaire. Il n’est pas possible de parler de l’intérêt ou de la sécurité des plantes génétiquement modifiées en elles-mêmes, pas plus que de n’importe quel autre type de plante obtenue par sélection génétique conventionnelle. Les nouvelles variétés, génétiquement modifiées ou non, ne peuvent donc être évoquées qu’au cas par cas.

En termes de risque pour la santé humaine et pour l’environnement, les variétés nouvelles, qu’elles soient obtenues par sélection génétique conventionnelle ou par transgénèse, comportent fondamentalement le même niveau de risque, qui est faible dans les deux cas. Une variété de plante résistante à certains insectes et obtenue par sélection conventionnelle présenterait des risques de nature comparable à ceux d’une variété GM ayant les mêmes propriétés. Cependant, en pratique, les règles en vigueur imposent que la seconde soit soumise à des tests beaucoup plus approfondis que la première.

La dissémination d’une plante GM est susceptible de poser des problèmes si l’espèce ou la variété concernée se dissémine naturellement. Le risque est d’autant plus élevé que le gène ajouté à la plante leur confère des avantages sélectifs dans les conditions pratiques d’utilisation. De tels OGM ne sont pas autorisés. Il en est ainsi pour le colza résistant à un herbicide qui n’a pas été approuvé en France par la Commission de Génie Biomoléculaire. La culture de maïs en général et de maïs GM résistant à certains insectes en particulier, ne crée pas de risque particulier de dissémination car le maïs ne se dissémine pas spontanément. Les résultats de multiples expériences sur la distance parcourue par le pollen, ont permis de définir l’éloignement requis entre deux champs de maïs pour rendre possible, en acceptant de faibles taux de présence fortuite, la coexistence entre les divers modes de production. Ces résultats sont en accord avec les pratiques d’isolement déjà anciennes, permettant de produire des semences de haut niveau de pureté variétale.

Le maïs est cultivé et consommé depuis des millénaires. Aucun effet négatif du maïs pour la santé animale et humaine n’a pu être observé malgré les très nombreuses modifications génétiques que représente la sélection des variétés cultivées. Le principe actif insecticide des maïs GM résistant à certains insectes est aussi exploité (par épandage) par l’agriculture conventionnelle, par l’agriculture biologique et en jardinerie depuis des décennies sans qu’aucun effet toxique et/ou allergène n’ait été observé. Les commissions spécialisées dans le monde sont en accord sur ce point. Par ailleurs, il a été démontré que le maïs GM Bt, est moins attaqué par des champignons pathogènes. Il contient de ce fait moins de mycotoxines, substances reconnues comme étant cancérigènes.

Enfin, les effets potentiels sur l’environnement, en particulier sur les insectes non cible ont déjà fait l’objet de nombreuses études. Sans exclure l’utilité d’une biovigilance, ces études indiquent de manière concordante que les maïs Bt ont un impact environnemental plus faible que les traitements insecticides aujourd’hui autorisés.

La cohabitation des cultures de maïs conventionnel, de maïs génétiquement modifié et de maïs produit selon le cahier des charges de l’agriculture biologique est donc possible. Elle est déjà une réalité dans une vingtaine de pays, sans poser de problème particulier.

Une décision de suspension de la culture des maïs GM, qu’elle dise son nom ou qu’elle soit dissimulée derrière des mesures réglementaires discriminatoires - et donc dissuasives - n’aurait aucune justification scientifique car elle ne s’appuierait que sur des incertitudes imaginaires voire mensongères tant sur le plan environnemental qu’alimentaire. Une telle décision serait donc en contradiction avec le principe de précaution.

Signataires : Michel Naud, président de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) ; Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de Science et pseudo-sciences ; Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche INRA ; Marcel Kuntz, directeur de recherche CNRS ; Yvette Dattée, directeur de recherche INRA ; Philippe Joudrier, directeur de recherche INRA ; Pr. Marc Fellous, Université Paris VII

Thèmes

Environnement Agriculture OGM Sécurité alimentaire

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commentaires
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par lerma (IP:xxx.xx7.112.26) le 11 décembre 2007 à 10H50

Les OGM n’ont pas la pollution que nous connaissons actuellement dans nos campagnes avec les produits chimiques qui pourrissent les rivières.

Arrêtez de faire peur avec les OGM ,cela devient lourd !

Les OGM sont des outils qui permettent à l’Argentine de faire des plantations dans des provinces difficiles comme San Juan http://www.tvargentine.com/sanjuan.html http://www.tvargentine.com/sanjuan/...

J’ai moi même consommé des produits OGM et je suis encore vivant !

Le conservatisme tue la campagne française,associé aux pollueurs et les victimes sont les consommateurs

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par JP (IP:xxx.xx0.94.33) le 11 décembre 2007 à 21H27

T’es encore vivant d’accord, mais qu’est ce que tu es con !

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 23H49

Une question à l’auteur de cet article : qu’est-ce qui permet de certifier à un consommateur de maïs GM que ce maïs n’a pas été traité aux pesticides conventionnels ?

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par Michel Naud (IP:xxx.xx3.5.213) le 9 juin 2013 à 14H46

Je viens de retomber par hasard sur cette interpellation publique que nous avions réalisée en 2007 ; je viens de la relire ; pas un mot plus haut que l’autre ; aucune des affirmations qui était des nôtres en 2007, aucune, n’a été prise en défaut.

Nous pourrions la publier de nouveau sans rien changer.

Cepandant aucune plante biotechnologique n’est plus cultivée en France. Les destructions en bandes organisées des essais de la recherche publique comme privée continuent dans la même indifférence pratique de la part des pouvoirs publics. Les experts indépendants du Criigen, déjà largement décrédibilisés avec la saga du Mon863 ont perdu tout crédit, non seulement dans la communauté scientifique mais aussi dans la communauté des journalistes scientifiques avec "l’étude de trop" de Gilles-Eric Seralini sur le NK63 ; mais cet universitaire a gagné par son acharnement d’être décoré de l’ordre du mérite par Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’écologie. La culture des plantes biotechnologiques continue de croître année après année à l’échelle planétaire. Aucun problème sanitaire, ni humain ni animal, n’a pu leur être imputé, pas même un mal de tête. Ceux qui font preuve d’esprit critique s’interrogent sur comment se fait-il, soixante ans après la mise en lumière de la structure en double hélice de l’ADN (1953), quarante ans après la réalisation de la première transgenèse (1973), trente ans après le début de commercialisation des plantes biotechnologiques pour la culture, que l’on porte crédit encore à des peurs infondées en matière sanitaire et environnementale, et comment on peut porter crédit à des affirmations suivant lesquelles cela ne serait réalisé que dans l’intérêt de grandes entreprises semencières alors que les agriculteurs (qui sont les clients) sont chaque année de plus en plus nombreux à en demander et à en redemander...

Pendant ce temps là les débats sont toujours aussi houleux. Comme le dit le site gouvernemental québécois consacré aux OGM : "L’arrivée des OGM peut être considérée de façon différente : en continuité ou en rupture avec ce qui se faisait auparavant. Elle soulève ainsi des questions importantes qui peuvent remettre en cause certaines représentations culturelles et spirituelles sur ce qu’est la vie et ce qu’est l’être humain"

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 14 décembre 2007 à 05H05

Bonjour à tous, Répondre à autant de messages est impossible. Je vais aller à l’essentiel.

Sur les faits, c’est à dire les données scientifiques fondant les affirmations de cette déclaration, le plus simple (qui plus est en français) est de se reporter aux archives de la lettre électronique consacrée aux plantes génétiquement modifiées (info pgm) produite par l’université Joseph Fourier de Grenoble. Vous trouverez le lien sur le site de la déclaration.

Sur la déclaration : à l’initiative de scientifiques de l’AFIS cette déclaration est d’ores et déjà soutenue par plus de 300 scientifiques français et européens dont nombre d’académiciens. Certes cela ressemble à l’argument d’autorité mais dès que les anti-OGM trouvent un scientifique - et ils ont du mal en dehors du cercle étroit des "chercheurs militants" - ses propos sont reproduits sur toute la planète ; là on fait l’inverse, pas beaucoup de sites, mais beaucoup de scientifiques ;-)

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 14 décembre 2007 à 05H16

Je voudrais maintenant répondre à quelques points.

J’ai lu dans le fil qu’"il est possible de produire du maïs biologique donc sans pesticide et OGM" (taihun) ; le même message confond totalement hybridation et sélection génétique conventionnelle. Je suis désolé de briser éventuellement quelques illusions mais produire selon le cahier des charges de l’agriculture biologique cela n’a jamais été "produire sans pesticide" ; le maïs, dans nos contrées - c’est à dire, de nôtre côté de l’atlantique, au sud de l’europe -, est attaqué par des insectes dits foreurs (pyrale, sésamie) et les agriculteurs, tous les agriculteurs, traitent leurs champs pour se protèger. En agriculture dite biologique il est pulvérisé, par épandage, des spores de la bactérie du sol dite, en français, Bacille de Thuringe, Bt pour les intimes, qui détériorent le système digestif des dits insectes. Les maïs dit Bt produisent eux-même la protéine insecticide en question. C’est bien parce que ce produit est connu depuis des décennies, dans tous les types d’agriculture, que nous pouvons affirmer qu’il n’a jamais été contesté d’effet toxique ou allergène pour les animaux ou les êtres humains ; notre recul n’est pas limité aux quinze dernières années, celles de la culture de ces maïs biotechnologiques, mais à des décennies.

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 14 décembre 2007 à 05H42

Je ne veux pas vous noyer sur les réponses ; allez vous ballader sur le site de l’AFIS (http://www.pseudo-sciences.org) vous y lirez les dossiers réalisés sur les OGM certes mais aussi sur l’agriculture biologique. Il faut partir des faits, non de fantasmes.

Aurélien, l’un des commentateurs les plus militants de cet article s’accroche semble-t-il deséspérément à un credo suivant lequel ce ne serait pas "darwinien", c’est à dire si j’ai bien compris sa compréhension du darwinisme, que comme on n’a pas laissé faire la nature "toute seule", que l’intention du biotechnologiste est présente, cela générerait des risques nouveaux.

Je ne voudrais pas rentrer dans une discussion philosophique car cela est hors sujet : nous nous basons sur des faits : effets bénéfiques ou non sur la santé, bénéfiques ou non sur l’envcironnement, bénéfiques ou non pour le consommateur, bénéfiques ou non pour l’agriculteur - sans oublier, ses conditions de travail et pas uniquement la dimension économique -, etc. d’ailleurs, les maïs Bt, "l’essayer c’est l’adopter" du côté des agriculteurs ; regardez ce qui se passe dans le sud-ouest ; comme les agriculteurs ne sont pas masos, ceux qui entretiennent encore une pointe d’esprit critique devraient se demander pourquoi, si cela n’avait été conçu que par les producteurs de semences, pour leur intérêt propre aux dépens de leurs clients (? ??), les agriculteurs en redemandent et s’allient aux semenciers contre les détracteurs des plantes génétiquement modifiées.

Néanmoins, cher Aurélien, d’abord l’être humain est partie intégrante de la "nature" et exerce une pression de sélection sur son environnement - en même temps qu’il subit une pression de sélection - comme tous les êtres vivants ; l’être humain produit des artefacts ; il n’est pas le seul - Darwin lui-même avait déjà pressenti que l’être humain ne différait pas en nature mais qu’en degré des autres animaux pour ses différentes capacités, cognitives inclues - ; la transgénèse n’est qu’une technique ! plus pratique que d’autres pour atteindre certains objectifs, moins pratiques que d’autres pour d’autres objectifs ; elle fait partie d’une boîte à outil dans laquelle la sélection génétique conventionnelle (qui est dirigée, Aurélien, dans laquelle l’intention du sélectionneur est présente - il n’y a qu’à voir comment on a produit toutes les races de chiens domestiques d’aujourd’hui par sélection génétique conventionnelle à partir du loup ; un même processus est en cours depuis une vingtaine d’années en Russie à partir du renard) est présente ; mais vous semblez, plusieurs d’entre vous avoir manqué beaucoup d’épisodes car à une vision ydillique de comment se réalisent la sélection génétique (y compris avec des croisements interspécifiques), vous n’avez pas vu les épisodes de l’utilisation des agents mutahènes (chocs chimiques ou par rayonnements ionisants) pour l’obtention de mutations aléatoires et d’aller voir si, par hasard, on obtient quelque chose d’intéressant. Toutes ces méthodes sont des méthodes dites conventionnelles. Elles conduisent à des variétés utilisées sans aucun frein, y compris dans le "bio" ; cela n’émotionne personne alors que des flux de gènes incommensurables et incontrôlables se balladent ; c’est pour cela, que comme le dit un des commentateurs, les arguments ici lus, réellement "pseudo-scientifiques" contre les OGM sont de nature quasi religieuse ; comme le dit dans une interview sur plein champ, Philippe Joudrier, un des signataires de notre déclaration, qui est le président du comité biotechnologies de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments, on peut aujourd’hui affirmer que les aliments biotechnologiques mis sur le marché sont aujourd’hui les plus sûrs, et oui, tout simplement car ils sont, et de loin, les plus contrôlés ; d’ailleurs les seuls accidents sanitaires qui ont eu lieu ont été sur des variétés conventionnelles (notamment pomme de terre et courgette). Nous ne sommes pas "antibio", chacun peut bien manger ce qu’il veut même si ce cahier des charges est farfelu, et je ferai remarquer que sur otre site vous verrez que nous sommes intervenus pour oeuvrer à stopper la panique qui a eu lieu en suisse suite à des intoxications avec du lait bio ; comme l’a écrit Klaus Ammann dans nos collonnes, tous les produits consommés en suisse qu’ils soient "bios" ou "ogm" sont sains, les peurs alimentaires se propagent de façon virale mais sont le plus souvent totalement infondées.

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 14 décembre 2007 à 05H52

Une seule dernière réponse à celles et ceux qui évoquent les éternelles "études indépendantes". Alors que la plupart de ces commentateurs adoptent généralement une posture "antilibérale" ou au moins critique au regard du marché, il est particulièrement incroyable que se déroule en permanence un procès contre les organismes... publics. Nous avons en France un système remarquable de recherche publique : INRA, CNRS, INSERM, CIRAD, etc. Les commissions de biosécurité sont constituées de chercheurs du public. Les antilibéraux se tirent une balle dans le pied en prenant la recherche publique comme cible.

D’autre part ce sont des doux rêveurs. Croient-ils qu’un laboratoire dit indépendant comme le Criigen exerce son activité sans aucune ressource. Tout un chacun sait l’aide apportée par Carrefour qui a misé son marketing sur les filières dites de qualité et en particulier "bio"(groupe qui, soit dit en passant, est cinq fois plus gros que Monsanto et figurent dans les tout premiers groupes mondiaux alors que "le géant américain Monsanto" est très très loin derrière aussi bien en chiffre d’affaires qu’en bénéfice). Mais moi cela m’est égal. Le Criigen peut bien être financé par qui veut le financer, le problème avec le Criigen c’est celui de la validité scientifique de ce qu’il avance et non pas le financement mobilisé, or la saga du Mon863 a totalement détruit toute crédibilité des équipes du Criigen dans la "communauté" des biologistes.

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 17 décembre 2007 à 00H04

très bien de citer le mais BT mais il me semble qu’il est justement interdit par une bonne partie de l’UE pour des raison de risque d’accumulation de toxines. Il y a une grande différence entre utiliser des bactéries existantes et transférer des génes de bactéries sur du mais. Si vous n’êtes pas à méme de comprendre la diff. c’est assez grave. Quand à faire croire que nous confondons hybridation et sélection génétique c’est nous prendre pour des débiles. Quand à savoir ce qu’est une recherche scientifique et un comité d’éthique je sais ce que c’est pour travailler depuis 25 dans la recherche et avoir fait partie de nombreux comités scientifiques dont celui qui a justement demander l’arrêt des expériences de truite transgénétique. Pour quelqu’un qui milite pour l’information scientifique, je trouve votre article partial (ce qui peut s’expliquer) mais présentant surtout toutes les caractéristiques des pseudosciences que vous denoncez, quand on fait de la science on sait que rien n’est blanc ou noir et que la découvertes s’accumulent se complétent et se contredisent. Ne donner aucune référence aux papiers parus Proceedings of the National Academy of Sciences americain sur les impacts u mais BT me paraissent pour le moins suspect si ce n’est pas douteux. Que vous vouliez défendre les OGM (ce qui est mon cas pour tout se qui se fait en lab. sur les extremophiles en particuliers) libre à vous mais essayer de faire acroire à tous que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes est une escroquerie.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.230.145) le 24 décembre 2007 à 10H28

Je viens de trouver à retardement vos réponses, merci.

Premièrement, je ne fais pas dans le militantisme mais essaie de réfléchir aux implications notamment biologiques de la transgénèse et des OGM en tant qu’organismes à part entière.

Je ne fais pas de pétitions ou de tractages...

Modifier génétiquement des organismes notamment par des voies (agrobacterium) ayant biologiquement une signification pathogène, n’est en rien comparable à des pressions sélectives exercées par l’homme dans le cas d’un écosystème agricole (par le biais d’hybridation ou autres procédés agronomiques traditionnels).

La modification génétique touchant à ce qui caractérise l’organisme même au niveau le plus fondamental que l’on connaisse en biologie, correspond à de l’intelligent design industriel, il n’y a pas d’autres mots. Ce processus n’est pas comparable à des processus biologiques forcés ou orientés par l’agronome, car les modifications de transgénèse sont biologiquement et statistiquement impossibles à réaliser par les voies conventionnelles.

Enfin, sachez que je ne me place dans une perspective mémétique de l’information, qui est fort utile, il est vrai pour une analyse intellectuelle de la propagande dans les sociétés modernes, mais de piètre valeur dès lors que l’on quitte le domaine de la communication pour celui de l’analyse et de la réflexion proprement dite.

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par antireac (IP:xxx.xx3.80.82) le 6 janvier 2008 à 16H32

Et toi alors...

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par antireac (IP:xxx.xx3.80.82) le 6 janvier 2008 à 16H33

Et toi alors...

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par antireac (IP:xxx.xx3.80.82) le 6 janvier 2008 à 16H38

On a sucré mes commentaires pourtant ni racistes ni injurieux. Pourquoi ?

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par Krokodilo (IP:xxx.xx5.195.60) le 11 décembre 2007 à 11H03

Le vrai problème n’est pas la question des OGM, effectivement, mais celle des pesticides, que l’auteur semble prêt à boire au petit déjeuner tant il les trouve scientifiquement inoffensifs ! Or, aller toujours plus loin dans le sens de l’agriculture extensive c’est aussi aller vers toujours plus de pesticides. Le même mécanisme de manipulation est à l’oeuvre que celui qui a retardé d’un siècle la reconnaissance de la dangerosité de l’amiante : soutien à tous ceux qui vont dans le sens de l’industrie des pestcicides (produits phyto-sanitaires en langue de bois, et bravo à l’auteur pour appeler un chat un chat), lobbying intense notamment à Bruxelles pour limiter les études d’impact en émasculant le protocole Reach, soutien à des associations paravent porte-parole de la bonne parole, etc. etc. Il faudrait un livre entier pour décrire toutes les techniques de manipulation. Certes, le lien direct entre pesticides et augmentation inexpliquée des cancers (inexpliqués par la pyramide des âges) est difficile à faire, mais les soupçons sont de plus en plus concordants, et je crois que les preuves expérimentales chez l’animal s’accumulent. Au fait, la dose autorisée n’est qu’une supposition, pas une non-toxicité, ces produits s’accumulent quand même !

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 11H08

Une gentille propagande OGM qui ne discerne nullement les processus naturels de transgénèse et les processus artificiels de transgénèse. La différence est énorme, notamment du point de vue de la biologie fondamentale.

Dire que depuis la nuit des temps les organismes font de la trasngénèse pour justifier la transgénèse des OGM est un leurre et un amalgame scientifique.La nature des OGM est corrélée à l’usage artificielle de la transgénèse et à tout ce qu’elle implique au niveau fondamental(intention du généticien, très éloignée de l’évolution darwinienne naturelle et de ses possibilités ->cf biologie statistique)

D’autre part l’équivalence en substance entre produits GM et conventionnel a déjà été sérieusement remis en question dès 2002, et il s’agit vraisemblablement d’un principe non pas scientifique,du point de vue de la biologie fondamentale, mais pragmatique, destiné à comparer des standards de la nutrition. L’absence de crédit pour la recherche sur les OGM en soi et non sur le développement commercial des OGM, l’absence de recherches indépendantes sur les OGM en soi, et non sur le développement commercial des OGM, font que l’imposition de ces produits est non seulement un déni de démocratie (société civile largement opposée), mais un déni de scientificité ( ce qui est un comble pour l’AFIS censée promouvoir l’inforamtion scientifique).

La position foncièrement militante de l’AFIS concernant les OGM (il n’y a qu’à voir le dossier OGM sur leur site) indique un problème de fond très grave quant à la promotion de l’esprit scientifique dans la société.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 11H29

Sans les coquilles et complément :

Une gentille propagande OGM qui ne discerne nullement les processus naturels de transgénèse et les processus artificiels de transgénèse. La différence est énorme, notamment du point de vue de la biologie fondamentale.

Dire que depuis la nuit des temps les organismes font de la transgénèse pour justifier la transgénèse des OGM est un leurre et un amalgame scientifique. La nature des OGM est corrélée à l’usage artificiel de la transgénèse et à tout ce qu’elle implique au niveau fondamental(intention du généticien, très éloignée de l’évolution darwinienne naturelle et de ses possibilités ->cf biologie statistique, perturbations apportées au niveau de la genèse génétique de l’organisme -> biologie du développement ...)

D’autre part l’équivalence en substance entre produits GM et conventionnel a déjà été sérieusement remis en question dès 2002(Kuiper and Al.), et il s’agit vraisemblablement d’un principe non pas scientifique,du point de vue de la biologie fondamentale, mais pragmatique, destiné à comparer des standards de la nutrition. LE caractère nouveau d’obtention de ces organismes nécessite une interrogation approfondie de ces standards, et il semble que le caracrère nouveau des OGM indique que cette équivalence en substance ne semble pas très fondée.

D’autre part, l’absence de crédit pour la recherche sur les OGM en soi et non sur le développement commercial des OGM, l’absence de recherches indépendantes sur les OGM en soi, et non sur le développement commercial des OGM, font que l’imposition de ces produits est non seulement un déni de démocratie (société civile largement opposée), mais aussi un déni de scientificité ( ce qui est un comble pour l’AFIS censée promouvoir l’information scientifique).

La position foncièrement militante de l’AFIS concernant les OGM (il n’y a qu’à voir le dossier OGM sur leur site composé de pro-OGM notoires : Oury, Houdebine et Cie...) indique un problème de fond très grave quant à la promotion de l’esprit scientifique dans la société.

D’autre part que penser d’une revue sur les OGM, à sens unique et sans aucun point de vue contradictoire ? Est-ce toujours de la science ou de la propagande dogmatique ?

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 11H34

Remarquez que je n’ai pas osé dire "pseudo-science"...

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par Daniel (IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 12H15

Il faut dire que si on regarde la brochette de scientifiques qui apportent publiquement leur soutien à cette déclaration tu te ferais reprendre à la volée en les traitant de "pseudo-scientifiques" :-p Ton discours ne fait guère le poids : http://nonaumoratoire.free.fr/

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 12H18

Hum, à qui s’adresse votre commentaire Daniel, à vous-même ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 12H19

Mais il y a les arguments des opposants, c´est d´ailleur le coeur des articles. Ils prennent les arguments des ecolos et ils les demontent point par point avec des arguments qui tiennent la route. Si vous arretiez de dire des aneries, ils arreteraient d´en parler.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 12H26

Parmi toute la belle brochette de scientifiques ayant signés ce texte, y aura-t-il des personnes qui voudront bien répondre à mon commentaire, plus haut=, traitant de certains aspects scientifiques abordés dans l’article ?

C’est courageux de participer à un média citoyen (en étant relativement soutenu quand même...), mais plus encore de répondre aux questions relatives au débat que l’on propose, car en tant que président de l’AFIS, monsieur Naud, vous devez sans doute aimer rectifier les informations et débattre sur l’aspect scientifique des problématiques.

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par yves (IP:xxx.xx3.174.97) le 12 décembre 2007 à 07H23

Si vous disqualifiez "a priori" les scientifiques qui s’appuient sur leurs travaux pour défendre leurs résultats, sous le prétexte que vous désapprouvez le principe de leur recherche, vous refaites...le procès de Galilée.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.120.180) le 12 décembre 2007 à 10H15

Ces scientifiques font-ils de la science ? Non ils défendent un maïs d’une multinationale.

Pas besoin d’avoir un doctorat en génétique moléculaire pour le comprendre

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par aurelien (IP:xxx.xx0.120.180) le 12 décembre 2007 à 10H19

Où sont leurs travaux personnels sur la question ? aucune référence, aucune source dans l’article : il s’agit clairement de lobbying, avec tous les poncifs proOGM habituels.

Aucun questionnement scientifique, aucune intention de recherche n’est non plus abordée dans l’article, qui est sur leur site ’nonaumoratoire’ lié à une pétition proOGM. 

Il faut peut-être arrêter d’être aveugle, cela n’a aucun rapport avec de la science, ni avec un esprit scientifique qui doute , qui questionne, qui explore...etc Il ne s’agit que de militantisme.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 11H58

La question est plutôt : "Pourquoi faudrait-il autoriser le maïs GM ?"

Inconvénients : transfert de matériel génétique horizontal, production permanente par la plante de bactéries insecticides Bt, risque de résistance, etc...

Avantage : réduction de l’utilisation des pesticides ? Faux, quand on regarde l’évolution du tonnage d’utilisation des pesticides aux Etats-Unis depuis dix ans, pays où la surface agricole n’a pas bougée et où la part de culture GM a fortement augmentée...

Donc, garder vos plantes GM en milieu confiné, merci.

D’autre part, c’est la culture du maïs tout court qui est une abberation sous nos lattitudes...

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par Energia (IP:xxx.xx2.152.203) le 11 décembre 2007 à 12H02

Les OGM ne permettent pas d’augmenter les productions agricoles. Au contraire, ils peuvent diminuer les rendements et coûter très cher aux agriculteurs, comme on le voit avec l’exemple des fermiers américains.

On trouve ici : Agriculture et nourriture parmi diverses sources d’information sur l’agriculture et l’alimentation, une étude de la Soil Association sur la baisse des rendements avec les OGM (deux résumés en français, l’étude complète en anglais).

Lire aussi ces explications simples et détaillées sur les OGM : Les OGM en débat

Si vous le voulez, vous pouvez directement accéder au document en anglais : Seeds of doubt

La FAO, agence des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture nous dit de son côté que l’agriculture biologique peut subvenir aux besoins alimentaires de la planète, sans OGM ni produits chimiques donc.

A condition toutefois de ne pas consacrer des surfaces toujours plus grandes à la production d’agrocarburants, qui provoquent une catastrophe à la fois alimentaire et écologique.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 13 décembre 2007 à 18H45

Vous vous trompez sur de nombreux points :

Aucun OGM n’a été fait actuellement pour augmenter le rendement… cet argument est sans cesse asséné par les antis, ce qui prouvent qu’ils parlent de choses qu’ils ne connaissent pas ! En effet, un OGM résistant à un insecte, par exemple, est fait dans le but d’éviter une perte de rendement si lors de sa culture, l’insecte en question attaque cet OGM ! Ce n’est pas tout à fait la même chose !

Ensuite, les sources d’information que vous citez sont toutes partisanes et donc non objectives. On ne peut pas leur faire plus crédit que si c’était greenpeace qui s’était exprimé.

Vous vous servez, de plus d’un mensonge largement répandu. Les antis ont réussi à faire croire que la FAO avait dit que l’AB était capable de nourrir l’humanité… en fait, ce n’est pas vrai !. Car de fait, la FAO a accueilli une conférence internationale sur l’AB organisée par des ONG. Et c’est l’un de ces documents issu de cette conférence qui faisait état que l’agriculture biologique « devrait » pouvoir produire suffisamment d’aliments pour nourrir la population mondiale actuelle. Mais en tout état de cause, il ne s’agit pas d’un document de la FAO. Par ailleurs, admettons même que l’AB puisse nourrir les 6 milliards d’habitants actuels…(ce qui est contraire à toutes les projections faites antérieurement), pourra t-elle nourrir les 9 milliards que nous serons en 2050 ?

D’autre part : Jacques Diouf vient de dire qu’il n’y a pas de solution unique au problème de l’alimentation des victimes de la faim et des pauvres de la planète " (Jacques Diouf, Directeur général de la FAO) Ce qui, quelque part, contredit passablement le prétendu rapport de cette conférence internationale… !!!! http://www.agrisalon.com/06-actu/ar...

Mais les antis ne sont pas à quelques mensonges près !

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx2.132.208) le 13 décembre 2007 à 20H27

Pour nourrir la planète, Mr Diouf ne mentionne pas l’utilité des PGM, contrairement aux pros Gattakien.

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par jcm (IP:xxx.xx9.17.45) le 11 décembre 2007 à 12H20

Les voilà donc sur Naturavox les propagandistes de service qui mélangent tout à l’intention des personnes peu informées et affirment en affichant leurs titres, supposant probablement qu’il nous suffira de ces étiquettes pour acquiescer !!!

Mais d’autres pareillement étiquetés mous ont affirmé que l’amiante était un bienfait et que les nuages tchernobyliens avaient respecté nos frontières.

Ne l’oublions pas : ce genre d’étiquette, titre plus ou moins prestigieux, n’est en rien une garantie d’objectivité ni de vérité.

Il y a des "croyants" partout, dans toutes les sphères, professions, disciplines, il y a aussi des intérêts, parfois évidents, parfois dissimulés, pour motiver certaines personnes à soutenir certaines thèses...

Au demeurant, messieurs, votre texte fourre-tout et mélange tout sera loin de pouvoir convaincre quiconque s’est un peu renseigné sur ce que sont réellement les OGM et les risques potentiels tout à fait particuliers qu’ils peuvent recéler.

Alors pourquoi publier de telles approximations ?

Elles ne peuvent que vous décrédibiliser...

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 12H32

En général, on mesure la qualité propagandiste d’un message ou d’un article, à la disposition et volonté de l’émetteur à débattre des données émises.

Attendons de voir si l’auteur, ou un de ces signataires daignera répondre aux questions et contradictions suscitées par ce texte dans les commentaires, notamment dans leur aspect scientifique, étant donné qu’il s’agit apparemment du but de la communication.

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(IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H02

L´amiante on sait que c´est dangereux depuis la fin du 19eme siecle. Les mycotoxines on sait que c´est deja dangereux, le bio, on sait qu´il contient plus de mycotoxines. Les OGMs, personne n´a encore prouve leur dangerosite.

Quand on se renseigne "un peu" (pour ne pas dire que c´est son metier) on voit que les choses ne sont pas aussi simples que l´on aimerait.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H14

Il existe bien des OGM non commercialisés, des essais infructueux de Monsanto et autres consoeurs...

Les scientifiques ont-ils accès aux données concernant ces essais non commercialisés des firmes ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 15H03

Bon aller je te repond, il en existe peut etre des centaines de milliers. Content ?

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 17H51

"par Boumboum (IP:xxx.x4.228.98) le 11 décembre 2007 à 15H03 Bon aller je te repond, il en existe peut etre des centaines de milliers. Content ? "

L’existence de ces OGM défectueux, même s’il n’en existerait que quelques dizaines, et j’entend bien des OGM de type ’organisme à part entière’, agricole, et destinés à la dissémination dans l’environnement, jugés non conformes par ces firmes, indique que la transgénèse artificielle en soi ne crée par des organismes viables de fait. Le tri effectué, dans l’opacité la plus totale, oeuvre contre la recherche scientifique sur les OGM.

Car pour donner des avis scientifiques sur la technique de la transgénèse, en tant que moyen d’obtention d’organismes à part entière, il est nécessaire non seulement d’étudier les OGM jugés viables, mais aussi les OGM jugés non viables (et qui peuvent être toxiques). Sans ces informations, il y a clairement une volonté de ne pas permettre à la communauté scientifique de faire son travail de recherche.

Si la communauté scientifique est asservie à des firmes qui ne lui laisse d’autre choix que de tester les OGM commerciaux qu’ils ont développé et qu’ils présentent pour une autorisation de mise sur le marché, tout en cachant les données concernant les OGM défectueux, il y a clairement un déséquilibre ne permettant pas l’analyse scientifique du développement des OGM et de son industrie.

Dans ces conditions, il y a clairement une dérive technocentriste portant tort à la recherche scientifique.

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 19H33

Vous êtes mignon ; si vous jouez au basket et que vous devez mettre un panier à plus de 20 mètres, vous allez passer 3 heure à analyser chaque lancé ? Je ne l’éspère pas pour vous, mais vous regarderez où va la balle pour réctifier au lancé suivant.

Si il ne s’agit pas de cela, je pense que vous n’avez tout simplement pas compris grand chose et que vous vous faites vos propres films.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 19H45

Manipuler le vivant, ce n’est pas un jeu Boumboum, j’espère que vous en êtes conscient.

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 23H17

Les figures de style vous connaissez ?

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 23H20

Les analogies sont utiles en science, quand elles sont neutres.

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par orlando de rudder (IP:xxx.xx2.113.21) le 10 janvier 2008 à 16H44

Que de débats ! Arrêtons de discuter et laissons les écolos parler : plusils sont libres de le faire,plus ils s’enferrent et en viennent à des propos inacceptable : travaillons ! Scientifiques (il s’agit de savants et d’intellectuels, je préfère ces mots honnis de l’obscurantisme)... Certes,il y a autorité.Cependant il est vrai que PAsteur n’était pas médecin et que ceux de Molière avaient tous leurs diplômes et faisaient autorité. Enfin Harvey vint... Vivela vie : elle n’et ni bio, ni écolo ! LE néo-darwinisme est un totalitarisme comme le néo-malthusianisme.D’autre part,il vaut peut-être mieux se fier à Lamarck qu’à Darwin, non ? Vivent els lumières,Condorcet,Diderot,Arago, Bachelard ! LAissons pérorer les Diafoirus et les Savonarole : ils on FORCEMENT raison ! Ne tombons pas dans le piège du débat : travaillons, exposons, montrons dans la joie, avec ferveur et amour ! Et, come dirait mon fils : "Sauvez un arbre ! Mangez un castor" ! Ce qui va plus loin qu’on le croit ! Hi ! Hi ! Vive la vie !

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par Bernard Auxenfans (IP:xxx.xx7.162.142) le 11 décembre 2007 à 12H53

Celui qui ose ecrire que "Les OGM ne permettent pas d’augmenter les productions agricoles" doit penser que les 10 millions d’agriculteurs dans 26 pays qui utilisent des semences transgeniques sont absolument STUPIDES ... et adorent jeter leur argent par la fenetre ... ou alors c’est qu’ils n’ont pas le choix et sont OBLIGES par ces multinationales diaboliques de les acheter !!!

Allons soyons serieux ... tous ces arguments des luddites fanatiques gaulois Anti-OGMs sont obsoletes et prouves faux depuis longtemps.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 12H58

Allez en parler aux syndicats de la petite paysannerie indienne, de visu...

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 13H02

Les agriculteurs qui utilisent les plantes GM le font principalement parceque, pour l’instant, cela facilite la conduite culturale.

Mais aprés expériences, beaucoup s’en détourne, comme en Inde...

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H06

C´est pour ca que toute les courbes d´utilisations vont vers le haut...

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H15

@ Boumboum

de pesticides ?

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 13H28

cher ami

argumentation fausse ; il n’y a pas qu’en FRANCE que les OGM sont refusés : GRECE , AUTRICHE , ANGLETERRE .

et regarde bien l’origine du lien ? tu vas être surpris

http://www.gmo-compass.org/eng/news...

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H40

D´utilisation des OGMs, ces courbes la. Ensuite pour les pesticides, il faut comparer ce qui est comparable, chose dont vous etes incapable. Un agriculteur qui devient plus riche, traite mieux ces champs, il abandonne vite le bio par defaut si vous preferez.

Mais si vous comparer le traitement OGM avec son equivalent non OGM, vous vous rendrez compte que l´empreinte ecologique est moindre chez les OGMs.

La monoculture et la deforestation, triste s´il en est, est bien plus liee a leur developpement economique qu´aux OGMs. Vous avez donc raison, il faut les renvoyez a la pauvrete...

Pour ce qui est de l´herbicide, Monsanto n´est pas seul a le vendre car il est tombe dans le domaine publique. (je parle round up = glyphosate). Vous pouvez monter votre entreprise et produire cet herbicide, en le modifiant, comme ca vous repondrez au probleme de resistance des mauvaises herbes...

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H07

"Un agriculteur qui devient plus riche, traite mieux ces champs, il abandonne vite le bio par defaut si vous preferez."

Dites-vous que les lobbies industriels font miroiter la richesse et les profits aux agriculteurs, grâce à l’utilisation d’OGMs ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H15

Parcequ´un labo publique qui developpe un OGMs vous seriez pour ?! Bien sur que non ! Vous diriez, "c´est la porte ouverte aus autres OGMs".

Ce qui est une pente savonneuse qui est un argument fallacieux, mais bon, quand on a peur, tout est permis.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H26

Je ne comprend pas bien votre argument, mais pour y répondre, je dirais que s’il s’agissait de labos publics, je dirais que l’Etat fait fausse route, et pour les mêmes raisons.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H33

je pensais que vous etiez "semi-conspirationniste". :)

Maintenant, vous faites la chasse au non naturel, eloignez vous vite de votre PC...

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H46

Je ne comprends rien à votre réponse-insinuation, nous allons en rester là je crois, monsieur.

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par personne (IP:xxx.xx3.239.164) le 19 décembre 2007 à 23H38

Vos affirmations n’ont pas été vérifiées dans la réalité. Mes cousins agriculteurs, gros producteurs céréaliers et laitiers, sont obligés par leur coopérative d’acheter le Rundup (pour lequel le maïs BT a été conçu). Il y a encore quelques années, le glyphosate beaucoup moins cher était autorisé, mais son utilisation (si on le trouve encore dans les commerces de la région) provoquera le refus des récoltes par la coopérative et la disparition d’aides substentielles. La coopérative forme d’ailleurs ses adhérents à l’utilisation des nouveaux produits, notamment préconisés par les multinationales.

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par Dégueuloir (IP:xxx.xx3.121.170) le 11 décembre 2007 à 12H57

les OGM sont une voie sans issue,une erreur grave,dont on ne mesure pas encore les conséquences,pourtant on cherche à nous les imposer malgré nous,le marché y semble surtout très juteux,pour Mossanto ....on voit bien l’arnaque ,seuls les gogos y croient.....

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 12H57

Et pendant ce temps là, Christian Vélot, chercheur en génie génétique, se fait harceler par sa hiérarchie universitaire parcequ’il ose informer de manière indépendante les citoyens sur les OGM.

Merci de le soutenir :

http://sciencescitoyennes.org/spip....

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par Dégueuloir (IP:xxx.xx3.121.170) le 11 décembre 2007 à 13H00
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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H04

Trouve sur doctissimo.fr a propos du Dr Velot :

Possibilité de produire de la lipase gastrique M. Vélot affirme qu’il n’y a pas eu de recherche sur les autres modes de productions.

D’après lui, il y a pas eu de recherches sur la production par des levures.

Citation :

« Disposant du gène de la lipase gastrique de chien, tout biologiste moléculaire travaillant sur la levure (et c’est mon cas) est capable en quelques semaines de fabriquer la levure transgénique produisant cette lipase gastrique. A t-on essayé de produire la lipase gastrique dans la levure ? Non ».

Or "on" m’a fournie un document, je ne citerais pas l’auteur (je n’ai pas demandé l’autorisation de le diffuser, et vu les attaques personnelles, je ne veux pas l’impliquer) Cette personne a écrit

Citation :

Cela est faux : la production d’une lipase gastrique humaine dans la levure de boulanger a été tentée dès les années 1980 par la Société CellTech en Grande Bretagne. Une lipase gastrique humaine possédant une activité enzymatique est produite par la levure modifiée génétiquement. Le niveau de production est cependant très faible et la lipase demeure associée à la surface de la levure ce qui compromet sa purification. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans la revue internationale Biochimica et Biophysica Acta en 1987 (Bodmer, Angal et al. 1987). Malgré le dépôt d’un brevet par CellTech, aucune exploitation de ce système de production n’a vu le jour. Les travaux sur la production de la lipase gastrique dans la levure ont été poursuivis (Smerdon, Aves et al. 1995 ; Crabbe, Weir et al. 1996) mais ils n’ont pas permis d’améliorer la production

Premier mensonge, donc ou
- votre "chercheur" n’a pas trouvé ces travaux de recherche ( ce qui pose des problèmes de crédibilité)
- votre "chercheur" cache ces travaux de recherche (ce qui pose encore plus des problèmes de crédiblité)

Dans tout les cas, il se croit supérieur a plusieurs labos de recherche qui n’ont pas réussi à produire de la lipase fonctionnelle et sont discours a problème de crédibilité.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H22

quelle rapport entre cette anecdote sur la levure et les OGM commerciaux destinés à la culture en plein champ ?

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H36

La question est biaisée dès le départ, la question est plutôt, scientifiquement s’entend :

Les OGMs sont-ils nécéssaires ?

ou encore :

Faut-il contrôler de manière non darwinienne les plants destinés à la pratique agricole ?

Car le moteur du darwinisme n’est pas la transgénèse, et encore moins la transgénèse contrôlée intentionnellement par les généticiens.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H42

Le fait de pose la question biaise le tout...

Les OGMs sont ils dangereux apres controle ? non

Doit-on interdire quelque chose parceque l´on en a pas envie ? Vive la dictature !

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(IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 13H48

Aurélien, Vous dites : "Les OGMs sont-ils nécéssaires ?" ou encore : "Faut-il contrôler de manière non darwinienne les plants destinés à la pratique agricole ?", et vous considérez, semble-t-il, que ces questions sont "scientifiques" ? La transgénèse est une technique, Aurélien, une technique... comme une autre, qui se combine avec les autres. Il n’y a pas de technique "darwinienne" ou non "darwinienne". La transgénèse est la technique actuelle la plus "propre" pour contrôler les flux de gènes ; mais il ne s’agit pas de l’opposer aux autres techniques ; nous avons un panel de techniques, maîtrisées, en vue d’atteindre l’objectif poursuivi ; il s’agit de prendre la mieux adaptée à l’objectif ; c’est tout. Vous développez, probablement à votre corps défendant, une vision religieuse de la nature.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 14H04

Boumboum, vous n’avez pas à inverser la charge de la preuve et vous le savez trés bien, malhonnête.

C’est à vous de démontrer l’avantage du maïs Bt, alors sortez nous les courbes de consommations de pesticide.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H16

"Vous développez, probablement à votre corps défendant, une vision religieuse de la nature."

C’est bien ce qui me semble effectivement, et c’est que j’avais noté en lisant l’article de monsieur Houdebine, chercheur à l’INRA : "OGM, le bien et le mal".

Vous renversez l’analyse de la situation de manière hautemetn technophile, mais permettez-moi de vous dire que la science n’est pas la technique.

Les faits sont que la culture des OGM agricoles, leur production et leur dissémination sont un contrôle non darwinien des organismes vivants destinés à la pratique agricole. Il n’y a aucun doute là-dessus. Ces organismes échappent aux lois de l’hérédité de Mendel (à la base de la génétique moderne) et ne répondent en rien aux critères d’acquisition de nouvelles fonctions propres au darwinisme. Il s’agit donc d’un contrôle intentionnel des fonctions et caractéristiques de ces organismes, pour faire bref de l’intelligent design industriel.

Et cela sans aucun jugement de valeur, ce sont des faits. Maintenant, en tant qu’esprit scientifique, peut-on cautionner un contrôle non darwinien des organimes destinés à la pratique agricole qui représente une part conséquente de la biodiversité des territoires, et tout en sachant que ces organismes se disséminent de manière incontrôlée ?

Je vous pose la question

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 14H17

""La transgénèse est la technique actuelle la plus "propre" pour contrôler les flux de gènes ;""

Propagande, la reproduction, par construction, ne permet pas le transfert génétique inter-espèces...

La transgénése artificielle actuelle est de la boucherie génétique, et vous le savez très bien : pas de contrôle a priori du nombre d’occurence ni de la localisation des coupures. On n’est même plus dans la science mais dans la technique combinatoire. Combien de golgoths pour un sujet qui tiens à-peu-près la route ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H19

Prouvez moi que votre vie est merite, et n´inversez pas la charge de la preuve ! Vous etes terriblement liberticides, si vous voulez interdire, condamne, ou quoique ce soit qui entrave a la liberte, c´est a vous de le prouve ! Surtout si vous vous permettez de choisir a la place des paysans !

Pour la courbe des fongicides, bien sur qu´il y a une plus forte consommation, mais comme je le dis, ca doit etre compare a son equivalent ! Vous pouvez aller voir ce site : http://www.isaaa.org/

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H36

@ Boumboum,

je ne sais pas à qui vous répondez, en tout cas, il ne s’agit pas ici de jugement de valeurs ou de choix de société, mais bien d’une question d’ordre scientifique qui a été postée plus haut.

Il me semble que la question d’Emmanuel l’est aussi : sait-on si les scientifiques ont accès aux données concernant les essais infructueux de ces firmes ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H43

Moi j y est acces :-)) Et un scientifique exterieur n y aura jamais acces :-p Ca fait chier hein ?

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par annah c. hue (IP:xxx.xx2.243.180) le 11 décembre 2007 à 14H45

La dictature c’est quand on a une milice qui extorque les citoyens, par exemple monsanto au canada qui réclame du pognon à des paysans dont les semences ont été polluées par leur produits. Je dis bravo aux stratèges de monsanto : on fait passer des lois pour dire que si t’as des grains avec des gènes de monsanto, toute ta récolte est dû à cette merveilleuse société, et qui par un heureux hasard n’arrive pas à contrôler la dissémination de ses gentils gènes, en effet, dehors, il y a du vent, des insectes, que monsanto n’a pas encore réussi à éradiquer malgré tous ses efforts pour produire une terre stérile, avec l’agent orange, le roundup qui est cancerigène, et maintenant avec les gentils monstroplantes, qui sont des véritables usines toxiques (mais bien entendu uniquement toxiques pour les méchants parasites et pas pour les gentils humains).

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 14H48

"Choisir à la place des paysans"

Quel élan de solidarité, versons une petite larme...

Vous savez que vos employeurs, les semenciers, ont réussi par leur pression à faire en sorte que dernièrement en France, les agriculteurs n’aient plus le droit ancestral de resemer leur propre récolte ?

Nous voulons un catalogue officiel de semences libres de droits, à l’instar du logiciel libre.

Jamais je ne semerai volontairement de plantes GM.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H52

Oui, parceque si ces plantes etaient toxique pour l´etre humain le bio le serait aussi et vous n´auriez plus aucune nourriture.

Vous avez l´air d´etre la personne la plus informe du monde, vous sortez d´une grotte ou de chez Greenpeace ? Vous savez lire l´anglais ? Non parceque le rapport de justice n´est aps de votre avis, mais surement qu´ils ont ete achete par Monsanto !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (je fais du zele sur les point d´exclamation ca le fait grave)

Sinon c´est dingue, Microsoft est 100 fois plus important que Monsanto et il se sont fait avoir plusieur fois par la justice. Alala, la justice a vraiment 2 vitesses, l´une pour les moyenne multinationale, et l´autre pour les plus grosses...

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 18H54

@Boumboum

"Moi j y est acces Et un scientifique exterieur n y aura jamais acces Ca fait chier hein ?"

Le secret industriel est une raison suffisante pour ne pas faire confiance à ceux qui le pratiquent. Vous ne voudriez pas que l’on vous croit sur parole ?

Si seulement les institutions montraient que l’on peut leur faire confiance, ça pourrait tout changer. Mais au lieu de ça, ils lancent des campagnes de lobbying et de communication, prennent des initiatives en évitant soigneusement toute discussions susceptible de ralentir les opérations.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 11 décembre 2007 à 18H55

citation : "La transgénèse est la technique actuelle la plus "propre" pour contrôler les flux de gènes ;"" Propagande, la reproduction, par construction, ne permet pas le transfert génétique inter-espèces...

La transgénése artificielle actuelle est de la boucherie génétique, et vous le savez très bien : pas de contrôle a priori du nombre d’occurence ni de la localisation des coupures. On n’est même plus dans la science mais dans la technique combinatoire. Combien de golgoths pour un sujet qui tiens à-peu-près la route ?"

Qu’est ce que cette boucherie génétique ? ??? quelle vision anthropocentrique et de plus une vision de l’ADN comme étant immuable ! Savez vous seulement que les humains n’ont ni le même nombre de gènes entre eux et qu’ils ne sont pas non plus dans le même ordre d’un individu à l’autre ... mais c’est valable aussi pour les plantes. Deux variétés de maïs peuvent avoir des teneurs en ADN qui diffèrent jusqu’à 42%..., chez le soja, c’est 12% ... cela représente tout de même 100 millions de bases... il doit y en avoir des gènes là dedans ! Avez vous remarqué que lorsque les humains se reproduisent, il y a, malheureusement, un pourcentage loin d’être négligeable de descendants anormaux (et encore ne comptabilise t-on que les phénotypes anormaux !). Et pourtant, c’est une reproduction "naturelle".

Savez vous que lors de n’importe quel croisement, il peut se passer un nombre de modifications génétiques (boucherie ?) bien autrement plus importante qu’une simple transgénèse (qui n’est finalement qu’un coupé/collé). Avez vous entendu parler de délétion, d’addition (qui vont jusqu’à des chromosomes entiers... cas de trisomie...ça vous dit quelque chose...) voire même des génomes entiers. Avez vous entendu parler de translocation, Avez vous entendu parler de réactivation de transposons et de rétrotransposons....

Sans oublier toutes les mutations qui se produisent en permanence dues à notre environnement bombardé par des rayons-X, par le rayonnement UV, par le contact avec des produits chimiques cancérigènes... savez vous que la drépanocytose est due à une mutation ponctuelle de l’hémoglobine... ?

Alors s’il n’y a pas de contrôles a priori, vous allez (peut être) admettre qu’il y a contrôle a posteriori pour les OGM. Ainsi après transgénèse, on sait combien et où l’insertion s’est faite. On serait bien en peine de le dire lorsqu’on a à faire à un croisement "naturel". Dans les croisements naturels, il n’y a pas de "contrôle a priori du nombre d’occurence ni de la localisation des coupures". Ce qui justement n’est pas le cas avec un OGM. Ah, oui, mais bien sûr comme c’est "naturel", il ne s’en passe pas... ben voyons !

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 20H01

Faux on ne sait pas exactement où est localisé l’insert.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 20H19

D’autre part un insert (transgénèse artificielle) n’a pas grand chose à voir avec une mutation, ce sont deux processus différents.

Par contre, des effets mutagènes liés à la transgénèse sont possibles, et en considérant la fabrication intentionnelle de l’insert avec des éléments choisis dans les banques génétiques, ces effets sont absolument imprévisibles, tant dans la teneur que dans l’apparition.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 20H22

Ce que la nature empêche ou limite par elle-même ("barrière" ou résistance génétique naturelle), l’usage de la transgénèse artificielle ne le permet plus, et les probabilités de mutagénèse inconnues s’en trouvent augmentées, sans compter leur transfert horizontal dans l’environnement.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 11 décembre 2007 à 21H10

faux, on sait où la construction est dans le génome. Elle est non seulement re-séquencée totalement mais de plus, les séquences bordures le sont également, ce qui détermine le lieu d’insertion dans le génome hôte.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 11 décembre 2007 à 21H23

citation "D’autre part un insert (transgénèse artificielle) n’a pas grand chose à voir avec une mutation, ce sont deux processus différents. Par contre, des effets mutagènes liés à la transgénèse sont possibles, et en considérant la fabrication intentionnelle de l’insert avec des éléments choisis dans les banques génétiques, ces effets sont absolument imprévisibles, tant dans la teneur que dans l’apparition."

Qu’est ce qui vous permet de dire cela ?.

Une addition, une délétion, une duplication, une transposition, une rétrotransposition, un crossing-over inégal, et même une mutation ponctuelle... tous ces événements qui arrivent en permanence dans un génome lors de la vie de la cellule peuvent avoir des conséquences diverses, graves, neutres voire même positives sans que quiconque soit capable de le prévoir, de le contrôler ni l’empêcher... !!!

En revanche, la construction délibérée d’un transgène, son insertion (qui est faite via une bactérie qui le fait naturellement en permanence dans la nature depuis des millions d’années sans aucun contrôle d’ailleurs) à partir d’éléments connus, dont on connaît justement le fonctionnement est sans aucun doute beaucoup moins aléatoire que ce que peut "faire la nature naturellement"... d’autant qu’ensuite, on est capable de voir ce qui s’est passé et évaluer, mesurer des conséquences éventuelles. C’est donc tout le contraire de ce que vous dites !.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 22H19

Désolé de vous recontredire Gattaca, mais il est impossible de savoir comment et où va se recombiner le transgène d’autant plus si cela est fait par Agrobacterium comme vous le décrivez, encore moins par bombardement avec un pistolet génique.

La réussite du transfert est appréciée indirectement le plus souvent (cf gènes marqueurs accompagnateurs du transgène, par exemple un gène de résistance à un antibiotique) ou par l’activation ou la désactivation spécifique d’un caractère recherché.

On peut rappeler que Agrobacterium est à l’origine une bactérie virale, et c’est en observant la transmission de la galle du collet chez les plantes qu’a été pensée l’utilisation de cette bactérie pour effectuer une transgénèse choisie et dirigée. Il ne s’agit donc pas d’un processus naturel anodin à l’oeuvre partout dans la nature, mais dans ce cas précis de l’imitation d’un processus viral.

L’information sous-tend le concept de mémoire : un transgène ayant participé à un processus d’ordre viral garde-t-il une mémoire génétique de ce processus ? Est-il donc plus à même de se transférer horizontalement ou de se propager de nouveau par voir bactérienne ? Ce sont des questions importantes et qui ne semblent pas encore être traitées comme telles à ma connaissance.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 12 décembre 2007 à 15H55

citation aurélien : "Désolé de vous recontredire Gattaca, mais il est impossible de savoir comment et où va se recombiner le transgène d’autant plus si cela est fait par Agrobacterium comme vous le décrivez, encore moins par bombardement avec un pistolet génique. La réussite du transfert est appréciée indirectement le plus souvent (cf gènes marqueurs accompagnateurs du transgène, par exemple un gène de résistance à un antibiotique) ou par l’activation ou la désactivation spécifique d’un caractère recherché. On peut rappeler que Agrobacterium est à l’origine une bactérie virale, et c’est en observant la transmission de la galle du collet chez les plantes qu’a été pensée l’utilisation de cette bactérie pour effectuer une transgénèse choisie et dirigée. Il ne s’agit donc pas d’un processus naturel anodin à l’oeuvre partout dans la nature, mais dans ce cas précis de l’imitation d’un processus viral. L’information sous-tend le concept de mémoire : un transgène ayant participé à un processus d’ordre viral garde-t-il une mémoire génétique de ce processus ? Est-il donc plus à même de se transférer horizontalement ou de se propager de nouveau par voir bactérienne ? Ce sont des questions importantes et qui ne semblent pas encore être traitées comme telles à ma connaissance."

réponse : Ne déformez pas ce que j’ai dit, si on ne peut savoir à l’avance où va aller se faire l’insertion, on le sait a posteriori (c’est à dire qu’on le détermine à la fois par Southern, par PCR, par localisation in situ, par connaissances des cartes physiques et génétiques).

Essayez donc de savoir où s’est fait une seule des très nombreuses recombinaisons qui se passent lors d’un simple croisement « naturel » !

Pour la suite, rassurez vous, vous n’allez pas m’apprendre grand chose à propos des agrobactéries, par contre ce qu’il faut que je vous apprenne c’est que Agrobacterium (tumefasciens ou rhizogenes) n’est pas une bactérie virale. C’est une bactérie dotée d’un plasmide (comme beaucoup de bactéries) Ti (pour Tumor inducing) capable de transférer l’ADN T (pour Transformant) à l’origine vers certaines légumineuses pour provoquer soit la galle du collet, soit une racine « chevelue » (hairy root).

Les virus, comme ces bactéries (et sans doute bien d’autres non identifiées), que cela vous fasse plaisir ou pas, font de la transgénèse à tour de bras dans la nature, sans rien demander à personne et sans aucun contrôle depuis des millions d’années. La nature est un fantastique laboratoire en milieu ouvert dont personne ne contrôle quoi que ce soit.

Ensuite, vous repartez dans des délires… ! pourquoi, par quel mécanisme (et où serait situé l’information dans la séquence d’ADN) un processus viral garderait-il une mémoire génétique de ce processus… ! les choses sont bien plus simples que cela et se passent en termes d’interactions. Quelle imagination débordante mais qui, malheureusement, relève de la science affliction !!

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 11 décembre 2007 à 13H15

Les mycotoxines, on en bouffe depuis la nuit des temps à ces doses là, et, en définitive, on ne peut pas dire que ça nous ait fait du mal. Qui oserait affirmer quoi que ce soit de comparable à propos de la toxine Bt aux doses où elle est utilisée dans les pesticides et OGMs ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H32

Le BT est utilise en bio egalement, bon a savoir.

Les mycotoxines ont deja tue, renseignez vous ! L´ergot du seigle y est lie et c´est pas beau a voir. Depuis quand y a t il moins de probleme ? Depuis que les fongicides existe... d´ailleurs la bouillie bordelaise est faites pour ca (Produit bio qui repend des metaux lourd dans les vignes).

Les mycotoxines, si elle ne sont pas surement cancerigenes (avec de lourde presomptions) sont definitivement immunosuppressives, ce qui veut dire qu´elles favorisent les maladies. Elles causent plus de $1 milliards de pertes chaque annees aux US (moins depuis les OGM, et meme avec les pesticides, alors en bio...)

Certains avancent que les reglementations Europeennes (drastiques pour votre petit confort) pourrais couter beaucoup aux pays africains en economie et en sante. Puisque tout ce qu´ils pourraient exporter, serait de premiere qualite alors qu´ils guarderaient pour eux le "reste", concentrant de fait le poison. Certains chercheur avancent meme le fait que la transmission du virus du SIDA est favorise par la fragilisation du a ces toxines.

Il y a quelques images de leur mefats sur les animaux : http://www.engormix.com/european_ex...

Mais si vous etes a ce point habitue, demandez donc a l´union europeene de supprimer cette legislation abusive, et essayez donc de laissez pourrir les fruits et de les manger ensuite (lorsqu´il y a la moisissure noir, c´est la meilleur).

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H42

ça y est bientôt les pro-OGM scanderont en coeur, "Pour se prémunir du sida, mangez des OGM..."

Si vous tenez tant à critiquer le bio, citez moi des rapports accablants la filière bio en France, qui est quand meêm la plus contrôlée, rappelons-le.

Concernant les animaux, mêmes les singes semblent plsu intelligents que certains scientifiques ou industriels modernes (n’en déplaise pas à Darwin, pour une fois ;-) ) :

"Les singes préfèrent les bananes bios

COPENHAGUE (AFP, lundi 27 janvier 2003) - Les singes et les tapirs du parc zoologique de Copenhague préfèrent manger des bananes et autres fruits bio, laissant de côté toute autre nourriture traditionnelle.

« Pour une raison ou une autre, les tapirs et les chimpanzés choisissent des bananes cultivées biologiquement plutôt que les autres. Peut-être qu’ils arrivent instinctivement à sentir la différence, et leur choix n’est absolument pas dû au hasard », a déclaré à la revue Oekologisk Jordbrug (Agriculture biologique), le gardien Niels Melchiorsen, préposé à la nourriture des animaux.

« Les chimpanzés sont notamment capables de discerner le bio du conventionnel. Si on leur offre des bananes bio et traditionnelles, ils prennent systématiquement les bananes écologiques, qu’ils mangent avec la peau », a-t-il souligné. « Ils épluchent en revanche les bananes classiques avant de les manger ».

Le zoo de Copenhague, qui aspire à recevoir le « label vert » (écologique), a commencé l’année dernière à donner 10% de produits alimentaires bio à ses pensionnaires. Il vise cette année la barre des 15%, et espère atteindre jusqu’à 33% d’aliments écologiques en 2005."

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 13H42

ET SI ON REVENAIS AU SUJET BOUM BOUM !

cordialement

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H54

Mais Aurelien, j´espere que vous etes encore a l´ecole parceque vous avez beaucoup de chose a apprendre. Cite une depeche de l´AFP qui cite un partisan du bio n´a tout simplement AUCUNE autorite scientifique !

Pour le SIDA, le seul moyen de luter est le preservatif.

Les mycotoxines sont une peste, et a par pour les demeures conspirationnistes, les OGMs, methode discutable ou non, sont fait pour lutter contre les pestes et nous fournir de la nourriture, tout comme les methode de l´agriculture biologique ! (dont je ne critique que l´hypocrisie et l´ignorance de certains)

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 11 décembre 2007 à 13H55

"Le BT est utilise en bio egalement, bon a savoir."

Tout à fait ; c’est là qu’on voit les limites de ce que peut apporter un label.

Pour le reste, je ne nie pas les risques des mycotoxines pour la santé. Je constate simplement qu’elles n’ont pas causé de vagues mondiales de surmotalité/maladies humaines avant l’usage régulier des pesticides et fongicides. On n’a pas une telle expérience des substances qui ont été mises sur le marché plus récemment. Pour info, on suspecte les pesticides entre autre d’être à l’origine de la plus grande extinction massive d’espèces à l’échelle mondiale, abeilles inclues.

Mais bon, tant que ça ne provoque pas de cancer chez l’homme...

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 13H55

il ne marche pas ton lien BOUM BOUM

cordialement

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 11 décembre 2007 à 13H58

l’AFIS est objective, d’habitude ; quel dommage qu’elle compromette sa rigueur sur le sujet des OGM !

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H06

Mince, desole pour le liens, il faut etre inscrit, car il marche chez moi. Sur le site, il me semble qu´il y est tout de meme des articles libres. www.engormix.com

Sinon wikipedia est pas trop mal : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mycotoxines

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 14H24

notre intérèt général commun c’est " le bénéfice sanitaire " commun :-)) ;-)

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 15H52

"Je constate simplement qu’elles n’ont pas causé de vagues mondiales de surmotalité/maladies humaines avant l’usage régulier des pesticides et fongicides. On n’a pas une telle expérience des substances qui ont été mises sur le marché plus récemment. Pour info, on suspecte les pesticides entre autre d’être à l’origine de la plus grande extinction massive d’espèces à l’échelle mondiale, abeilles inclues."

Bien sur que vous ne pouvez pas constatez, vous n´etiez pas ne ! Mais l´ergot du seigle a tue ! Ensuite ce n´est pas facile a determiner, du fait qu´il ne provoque pas de maladie directe mais les favorises. Ensuite certaine famine y sont lies, les secheresses, tout comme les fortes pluies, provoquent du stress pour la plante qui favorisent l´apparition des champignons. Donc non seuleument le grand est en moins grande quantite, mais il est egalement de moins bonne qualite et en plus contamine ! http://www.ehponline.org/docs/2005/...

Pour ce qui est des abeilles, les pesticides ont ete innocentes, desole.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 18H09

@ Boumboum (IP:xxx.x4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H54

Je suis d’accord, l’usage du préservatif est le seul moyen pragmatique de se protéger du SIDA.

Concernant la dépêche AFP, évidemment qu’elle n’est pas une étude scientifique, mais elle montre quand même une situation expérimentale qui a pu être observée : le fait que ces animaux ont choisi instinctivement des aliments bio. Biensûr cette expérience pourrait être effectuée de manière plus scientifique et sérieuse, c’est une idée.

Enfin, il n’y a pas d’âge pour apprendre et pour se remettre en question, même si l’on est bardé de diplômes ou si l’on attaché à sa respectabilité professionnelle.

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 19H00

@boumboum

Concernant les abeilles, si vous pouviez citer vos sources, cela m’intéresse.

Concernant l’ergot du seigle, oui il a causé ds morts, mais il n’est pas moins intégré à son écosystème, participe donc d’un équilibre. Tout le contraire des OGMs, usines de mort dans les écosystèmes.

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 19H09

Le fait que l’on cree des champs n’est pas naturel et provoque sa propagation. Arretons tout simplement l’agriculture !

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 20H14

Mieux vaut vous arrêter de parler, ça devient pathétique boumboum

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 11 décembre 2007 à 20H23

Oui, autant il arrive à Boumboum de sortir des arguments intéressants,autant il se montre parfois très buté. Par exemple, sa focalisation sur le mot "naturel"

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 22H29

Oui, cela dit je ne disais pas cela par méchanceté mais pour la clarté du forum, qui est déjà assez chargé, et sans possibilité de consultation des derniers messages comme c’est le cas dans les articles d’Agora Vox sur la colonne de droite.

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 23H04

Ce que j’essaie de dire quand j’utilise "naturel", c’est qu’énormément d’arguments contre les OGMs ne sont pas spécifique à ceux-ci mais à l’agriculture en générale.

L’autre chose c’est que tous vos argument ne sont basée que sur des risques potentiels mais non avérés, et de ce fait ils sont controlés. Faut-il que j’explique la différence entre potentiel et avéré ?

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 23H16

Les OGM ne sont pas une alternative miracle aux pesticides, comme c’est apparemment la direction que prend la communication proOGM. Pour plusieurs raisons. D’une part la diminution de pesticides n’a pas été clairement avérée dans les faits (étant donné de plus que les OGM sont considérés comme conventionnel, car ils n’excluent pas l’utilisation de pesticides ou de fongicides, au bon vouloir des agriculteurs), d’autre part parce que la technique même amène de nouvelles incertitudes écologiques, sanitaires, environnementales et...économiques, sans compter le coût que coûte à la société les contraintes majeures de traçage, de confinement et de séparation des filières. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Je ne vais pas devoir vous expliquer la différence entre "écologique" et "environnementale", j’espère ?

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(IP:xxx.xx7.219.123) le 12 décembre 2007 à 00H12

@boumboum

Il y a environ un an, j’aurais probablement tenu un discours comparable au vôtre. Mais entre temps, le hasard m’a fait lire "L’agriculture naturelle" de Mansanobu Fukuoka. Parmi d’autres choses (dont on pourrait discuter par ailleurs), il présente une critique de la science contemporaine, comme démarche et comme institution. Comme démarche, parce que, selon lui "la connaissance scientifique est fragmentaire et incomplète par définition" (Chapitre 2, Le caractère fallacieux de la compréhension scientifique). Comme institution, parce qu’elle a souvent tendance à confondre connaissance positive et connaissance tout court.

Moi-même, à l’époque très confiant en les progrès de la science, j’ai eu du mal à comprendre sa pensée à ce sujet. Finalement, j’ai le sentiment d’en être sorti enrichi, comme si j’avais perdu des oeillères. Ça ne m’empêche pas de toujours donner crédit aux travaux scientifiques, mais je les considère avec beaucoup plus de réserve.

Si vous êtes disposé à vous interroger sur le sens de la démarche scientifique, je vous invite à vous intéresser à cet ouvrage, ne serait-ce que pour mieux le descendre ensuite ;-)

D’ailleurs, en le lisant, vous comprendrez sans doute mieux comment certains peuvent prétendre se passer d’engrais et de pesticides pour une agriculture efficace et durable.

Cordialement

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(IP:xxx.xx9.244.55) le 11 décembre 2007 à 13H40

L’auteur, Michel Naud, fait référence pour appuyer son argumentaire de "nombreuses études" : pourrait-il nous en transmettre les références ?

Faute de réponse de sa part à cette question ainsi qu’à celles qui lui ont été posées dans les commentaires ci-dessus, son article ne serait qu’un bla-bla de plus dans le concert des lobbistes de tout poil qui ânonnent leur rengaine à l’usage du bon peuple.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H45

http://scholar.google.de/scholar?hl...

Tu comprends les etudes scientifiques et l´anglais ? Sinon tu faits partis du bon peuple...

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 13H52

Parce que vous croyez que ces monsieurs vont se mouiller ?

Il semble qu’il s’agisse d’une propagande communicative uniquement.

C’est comme cela que ces réseaux fonctionnent. Ils n’ont rien à envier aux propagandes religieuses sectaires qui refusent tout débat et tout avis contraire à leurs dogmes.

Le dossier OGM de l’AFIS est clair : démystification de l’irrationalité des anti-OGM, l’article ici-même parle d’"imaginaire"...etc

Dommage que cette association utilise pour lutter contre les dérives sectaires de certaines pseudo-sciences ne soient elles-même tomber dans le dogmatisme technoscientifique des OGM, perdant ainsi de sa crédibilité scientifique.

C’est un danger pour la démocratie et la laïcité, car en se trompant sur cette question, l’AFIS perd aussi de sa crédibilité générale, et par rapport à d’autres sujets sur lesquels elle a pu être utile.

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par Daniel (IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 13H55

Les références évoquées par les auteurs sont visibles notamment sur le site de la lettre électronique de l’université de Grenoble : http://tamise.ujf-grenoble.fr/wws/i... vous aurez de quoi vous occuper, il y a déjà 114 numéros de cette lettre électronique recensant tout ce qui s’écrit sur les plantes génétiquement modifiées. Un site coopératif international, la ASK Force est en cours de construction (en anglais) à l’initiative notamment du responsable du jardin botanique de Berne, Klaus Ammann. Mais le plus simple pour quelqu’un intéressé est de s’abonner à la lettre électronique pre-citée qui diffuse toutes les informations, y compris l’existence des rumeurs mensongères qui agitent le landerneau internautique.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 13H58

L´AFIS cite les etudes, vous ne cite rien, vous ne faites que de la pauvre rhetorique.

Ce texte n´est qu´un condense de ce qui est dit dans leur articles, qui eux, cite les etudes, vous avez deja vu une etude de 600 pages en en-tete d´une petition ? Elle a deja le merite de faire trois fois la taille de celles de Greenpeace et autres.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H00

Assessment of the food safety issues related to genetically modified foods

* Harry A. Kuiper**For correspondence (fax +31 317 417717 ; e-mail h.a.kuiper@rikilt.wag-ur.nl, * Gijs A. Kleter, * Hub P. J. M. Noteborn and * Esther J. Kok

Le principe d’équivalence en substance même si elle n’est pas une fin en soi, ne trouve pas d’alternative valable pour ces nouveaux produits...

Article finalement biaisé acceptant, à la base, l’utilisation de produits GM (organismes à part entière) comme produits alimentaires.

voir ma question plus haut :

"Faut-il contrôler de manière non darwinienne les plants destinés à la pratique agricole ?

Car le moteur du darwinisme n’est pas la transgénèse, et encore moins la transgénèse contrôlée intentionnellement par les généticiens."

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par Daniel (IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 14H07

Comme vous vous répétez Aurélien, je vais me répéter aussi :

Aurélien, Vous dites : "Les OGMs sont-ils nécéssaires ?" ou encore : "Faut-il contrôler de manière non darwinienne les plants destinés à la pratique agricole ?", et vous considérez, semble-t-il, que ces questions sont "scientifiques" ? La transgénèse est une technique, Aurélien, une technique... comme une autre, qui se combine avec les autres. Il n’y a pas de technique "darwinienne" ou non "darwinienne". La transgénèse est la technique actuelle la plus "propre" pour contrôler les flux de gènes ; mais il ne s’agit pas de l’opposer aux autres techniques ; nous avons un panel de techniques, maîtrisées, en vue d’atteindre l’objectif poursuivi ; il s’agit de prendre la mieux adaptée à l’objectif ; c’est tout. Vous développez, probablement à votre corps défendant, une vision religieuse de la nature.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H09

Sans vouloir tomber sur le point Godwin, si vous appliquiez le Darwinisme a l´espece humaine, il faudrait "laisser" les faibles mourir.

Parfois ca ne fait pas de mal de faire entorse au lois que l´on pense acquises.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H19

@ Boumboum, parce que ce n’est pas cela qui a lieu vous croyez, "laisser les faibles mourir" ? Voyez plutôt la situation internationale, mais là il s’agit de considérations politiques et de gestion de ressources, c’est un autre débat.

@ Daniel, Répétons-nous alors :

"Vous développez, probablement à votre corps défendant, une vision religieuse de la nature."

C’est bien ce qui me semble effectivement, et c’est que j’avais noté en lisant l’article de monsieur Houdebine, chercheur à l’INRA : "OGM, le bien et le mal".

Vous renversez l’analyse de la situation de manière hautemetn technophile, mais permettez-moi de vous dire que la science n’est pas la technique.

Les faits sont que la culture des OGM agricoles, leur production et leur dissémination sont un contrôle non darwinien des organismes vivants destinés à la pratique agricole. Il n’y a aucun doute là-dessus. Ces organismes échappent aux lois de l’hérédité de Mendel (à la base de la génétique moderne) et ne répondent en rien aux critères d’acquisition de nouvelles fonctions propres au darwinisme. Il s’agit donc d’un contrôle intentionnel des fonctions et caractéristiques de ces organismes, pour faire bref de l’intelligent design industriel.

Et cela sans aucun jugement de valeur, ce sont des faits. Maintenant, en tant qu’esprit scientifique, peut-on cautionner un contrôle non darwinien des organimes destinés à la pratique agricole qui représente une part conséquente de la biodiversité des territoires, et tout en sachant que ces organismes se disséminent de manière incontrôlée ?

Je vous pose la question

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par Daniel (IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 14H29

"ces messieurs vont se mouiller" dites-vous ? mais contrairement à vous Aurélien, Michel Naud dont vous parlez signe l’article, met sa photo sur internet et assume totalement ce qu’il dit ; Louis-Marie Houdebine est encore plus public ; Marc Fellous, le professeur de génétique de l’hôpital Cochin et qui a présidé la commission du génie biomoléculaire après Axel Kahn, le dit Axel Kahn disant la même chose que lui en matière d’OGMs, me semble se mouiller en signant ce texte ; Philippe Joudrier, qui est le président du comité biotechnologies de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments me donne aussi l’impression de se mouiller en signant ce texte ; etc. parce que vous croyez que "se mouiller" pour ces gens là cela consiste à descendre dans l’arène pour discuter avec quelqu’un qui répète à l’infini comme une antienne que "c’est pas darwinien, c’est pas darwinien" :-))

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H32

J’ai posé une question claire et nette, je ne me répèterai pas.

Si l’auteur de l’article n’a pas le courage d’y répondre, que dire de plus.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H35

C´est surtout qu´il n´en a pas le temps et que votre question est idiote.

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par aurelien (IP:xxx.xx9.103.143) le 11 décembre 2007 à 14H39

oui, venant d’un type se prénommant boumboum c’est assez flatteur.

Avez-vous vous-même signé l’article ? Je pense que ce n’est pas impossible...

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par Daniel (IP:xxx.xx0.184.76) le 11 décembre 2007 à 14H56

Vous ne vous répéterez-pas ? mais que faites-vous d’autre depuis le début de cette discussion, pour laquelle il vous a déjà fallu trois essais pour envoyer un premier message complet ? Et vous considérez honnêtement qu’il faut du courage aux rédacteurs de cet article pour répondre à Môssieur Aurélien ? Vélot aurait-il trouvé son successeur ? ;-)

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 13 décembre 2007 à 19H10

Récemment, une correspondance dans la revue Nature Biotechnology comptabilisait :

* 31848 publications (comptes arrêtées en 2003) sur les biotechnologies végétales, dont 30624 dans le domaine « science et technologie » et 1224 sur l’ "alimentation, les aspects sociologiques, politiques, éthiques et légaux".

4480 publications concernaient directement les plantes GM et 1678 leurs aliments dérivés, ce qui inclut un total de 2189 consacrées à la "sécurité ". De ces dernières, 692 sont des "études de recherche" qui sont distinguées des "commentaires".

Les études sur l’environnement (détection, flux de gène, effets sur insectes non-cibles, etc.) étaient au nombre de 455 et celles sur l’alimentation et la santé (composition, toxicologie, nutrition, etc.) de 237 (dont plus de 100 étaient des études nutritionnelles). 
Voir : http://www.nature.com/nbt/journal/ [...] -624b.html (accès limité) 



Cette rubrique extraite de la Lettre d’information sur les PGM de l’Université de Grenoble-1 (http://tamise.ujf-grenoble.fr/wws/i..., un site fiable par rapport à de très nombreux autres) infirme les affirmations sur l’absence d’études sur les OGM : 692 travaux de recherche sur leur biosécurité ont été recensés.


Dans son livre sur les OGM, Marcel Kuntz a comptabilisé plus de 1500 références sur l’évaluation des OGM (son décompte étant postérieur à 2003). 


Ainsi, le débat gagnerait en qualité s’il excluait la négation des travaux scientifiques et son succédané : discréditer les scientifiques ("tous vendus aux multinationales", publications d’"études" soit disant "indépendantes" ).

Bonnes lectures !!!

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par JL (IP:xxx.xx3.87.192) le 11 décembre 2007 à 14H09

C’est extraordinaire, je lis : ""Une décision de suspension de la culture des maïs GM, (...) serait donc en contradiction avec le principe de précaution"".

C’est bien connu que le principe de précaution préserve l’intérêt des empoisonneurs en renversant la charge de la preuve. Et plus il y a d’empoisonneurs, plus la preuve est difficile à établir.

Comment disent-ils déjà ? Ah oui, "ensemble tout est possible".

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H13

A vrai dire, le principe de precaution inverse la charge de la preuve.

Vous pensez que quelqu´un est coupable, prouvez-le, vous pensez qu´un produit est dangereux, prouvez-le, c´est comme cela que ca marche.

Dans l´autre sens, c´est logiquement impossible.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 14H27

"Dans l´autre sens, c´est logiquement impossible."

Binairement mais pas statistiquement. Sinon, à quoi servent la phase 4 des études de mise sur le marché des médicaments ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H32

A reduire le risque, tout comme on le fait DEJA avec les OGMs, mais bon, les gens s´attendent au risque 0, alors que dans ce sens, cela n´existe pas.

votez :
par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 15H03

"A reduire le risque, tout comme on le fait DEJA avec les OGMs, mais bon, les gens s´attendent au risque 0, alors que dans ce sens, cela n´existe pas."

Non, on ne le fait pas déjà pour les PGM : comme ce sont pour la pluspart des plantes à pesticides, les phases de tests devraient au moins être aussi longues que pour les pesticides, ce qui n’est pas le cas.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 15H26

Mais parceque les pesticides ont un effet different, ils sont a evaluer differement des PGM insecticides. Etes vous une specialiste en toxicologie ? Pourriez vous pretendre a ne pas monter dans une voiture parcequ´elle n´a pas ete evaluee comme un avion ?

Qui plus est, avec tout ce remue menage autour des PGMs, si il y avait quelque chose a decouvrir de nefaste, cela aurait deja ete faits.

La verite, c´est que puisque vous ne comprennez pas cette technologie, votre cerveau vous dit naturellement que c´est dangereux, et ainsi vous ne pouvez pas admettre qu´aucune etude ne prouve un quelconque effet toxique.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 15H44

"Mais parceque les pesticides ont un effet different, ils sont a evaluer differement des PGM insecticides. Etes vous une specialiste en toxicologie ? Pourriez vous pretendre a ne pas monter dans une voiture parcequ´elle n´a pas ete evaluee comme un avion ?"

Oui, je suis plus exigeant avec l’évaluation d’une voiture qui se reproduit qu’avec celle d’un avion.

"Qui plus est, avec tout ce remue menage autour des PGMs, si il y avait quelque chose a decouvrir de nefaste, cela aurait deja ete faits."

Dix ans, c’est peu. On a la chance d’avoir l’Europe presque indemme de PGM, profitons-en.

"La verite, c´est que puisque vous ne comprennez pas cette technologie, votre cerveau vous dit naturellement que c´est dangereux, et ainsi vous ne pouvez pas admettre qu´aucune etude ne prouve un quelconque effet toxique."

La technologie GM est assez basique, n’importe quel grouillot de master bio vous en fabrique à la pelle, suffit d’avoir le matos. Par contre, les conséquences elles sont encore largement méconnues. Merci de ne pas sortir ça de la paillasse.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 16H05

Alors pourquoi considerer que les graines issues du croisement "classique" sont plus sur ? Surtout que celle-ci ne sont pas testes...

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 17H36

"Alors pourquoi considerer que les graines issues du croisement "classique" sont plus sur ? Surtout que celle-ci ne sont pas testes... "

Précisement parceque leur matériel génétique restent dans les limites de la mutation/reproduction, contrairement à la trangénése artificielle, et que ses limites permettent malgré tout une grande diversité...

Pourquoi vous ne bossez pas sur des trucs plus pertinents comme le smart breeding ou des procédés comme le polyter, par exemple, plutôt que sur les PGM ? Ya de quoi faire...

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 19H15

A mince, vous êtes tombé dans le piege. Des pomme de terres qui avaient ete croisées "naturellement" on fait tomber quelqu’un dans le coma et ont faillit en tuer d’autres, je suis sûr que vous en avez entendu parlé. Les OGMs ? Bien toujours rien, aussi instable que vous les prétendez...

Et dites moi, lorsque l’ on prend un gêne de la même plante pour le déplacer, est- ce toujours dramatique ?

Pour ce qui est des PGMs, et bien que vous le vouliez ou nous, c’est l’avenir.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 20H13

"Pour ce qui est des PGMs, et bien que vous le vouliez ou nous, c’est l’avenir."

C’est quoi , vous êtes dans une secte (comme dirait Christian Vélot) ?

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 23H34

Les PGMs ont fait leur preuve de quoi : qu’ils représentent un marché très rentable pour les semenciers qui créent des marchés captifs ? Que les agriculteurs n’ont plus leur mot à dire au niveau de la PAC et des accords de l’OMC ? Que les cultures avoisinantes sont facilement contaminées et que les champs des agriculteurs sont devenus suspects aux yeux de la population, mais aussi des détenteurs de brevets qui envoient des surveillants dans les champs ? Que l’agriculture est une paillasse à ciel ouvert au grand bénéfice de multinationales ? Que la recherche publique est de plus en plus dépendante des firmes industrielles, qui par définition, sont intéressées par leurs profits à court terme, tout comme leurs banques ? Que la compétition agricole entre professionnels et l’introduction de ces produits amènent la suspicion et la division parmi les agriculteurs, entre voisins, et le mécontentement parmi la population ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 23H10

C’est l’avenir, car toutes les recherches vont dans ce sens, et que la majorité des pays producteurs y adhèrent depuis que les PGMs ont fait leur preuves.

Maintenant ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Les Pgms, ne sont qu’un outil parmis d’autres. L’agriculture est un tout, et il reste abhérent de se privé de quelque chose, qui a fait ses preuves et qui présente moins de risque que ses équivalent, sur la base de risque potentiel. (Cela s’applique à tout).

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par annah c. hue (IP:xxx.xx2.243.180) le 11 décembre 2007 à 14H26

Je pense qu’il voulait parler des ses agriculteurs indiens qui se suicident après avoir écouter les vrais scientifiques de monsanto et consorts.

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 14H37

C´est drole en fonction des sources il y a une baisse des ou une hausse des suicides. J´aimerais beaucoup trouve une source fiable autre que France 2 ou canal+.

Soit dis en passant j´ai peu de respect pour quelqu´un qui se suicide au lieu de se battre.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 15H15

Umendra Dutt se bat en Inde pour la restauration des cultures vivrières et de la biodiversité. Lui-même paysan il fait de plus en plus d’adeptes, sans vos semences.

http://www.countercurrents.org/en-d...

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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 11 décembre 2007 à 15H19

Je lui souhaite bien de reussir son business, un monde monoculturel serait une catastrophe, on est d´accord.

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx5.135.250) le 11 décembre 2007 à 15H26

Oui, et en plus ce n’est même pas un business...

Nous sommes tous des lobbyistes, et il y en a qui sont mieux payés que d’autres ;-)

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par olivier cabanel (IP:xxx.xx8.254.144) le 11 décembre 2007 à 16H41

affligeant ! vous oubliez une donnée essentielle :

lorsqu’on seme des maïs ogm en plein champs, on organise la dissémination des pollens transgéniques.

ainsi que l’a déclaré Jean Marie Pelt (qui n’est pas n’importe qui, comme vous le savez), les pollens ont été retrouvés a des centaines de kilometres, y compris dans les hautes couches de l’athmosphère, c’est dire.

vous oubliez aussi que les maïs trangénique possedent dans leur fibre des pesticides. que nous allons ingurgiter un jour ou l’autre.

lorsque l’on sait qu’aujourd’hui, les pesticides (qu’ils soient ogm ou vaporisés sur les plantes ne change rien) sont responsables de la féminisation des espèces, et que nous, pauvres humains sont au bout de cette chaine, on a des raisons de s’inquièter.

d’autant que la suspension des ogm n’est qu’un effet d’annonce, puisqu’elle prendra fin en février 2008, au moment idéal ou l’on seme le maïs.

de qui se moque-t-on ?

je vous renvoie a mon article "ou sont les hommes" paru ds natura, et qui explique cela en détail.

remerciez au passage les semenciers ogm pour la promotion que vous leur faite, espérant pour vous qu’elle est sans contrepartie.

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 19H24

Alors pour l’ insecticide BT, laissez moi juste vous dire que : 1) le bio l’utilise, et 2) la bactérie BT est présente dans la terre, si vous vivez à a campagne vous devez en réspirez régulierement depuis que vous êtes petit.

On peut rajouter également que ce qui est un poison pour certaines éspèce ne l’est pas pour d’autre. Amusez vous a faire manger de l’avocat a un cheval... Et si vous vous baladez dans un champ GM, vous constaterez que la vie y est bien plus présente que dans le conventionnel.

Pour le pollen, de quel pollen s’agissait-il ? Ensuite une petite question. A partir de combien de graines fait-on un champs OGM ? Je veux dire à la toute base. Alors sachant qu’aucun champ n’a jamais été pollinisé à plus de 1% (sauf en test lorsque l’on fait exprès) Pensez vous vraiment qu’il soit impossible de produire des semences purs ? Attention à la réponse, cela pourrait définir votre niveau de compétences...

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 19H39

je ne sais pas .

par contre j’aimerais bien le savoir .

pour en savoir +

cordialement

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 11 décembre 2007 à 21H00

Commentaire affligeant que le vôtre en effet. Semer du maïs ogm (maïs GM suffirait au passage !) n’est pas « organiser » la dissémination de pollen « transgénique » comme vous dites. Une dissémination de pollen, cela ne s’organise pas facilement ! Ce que le "grand" Pelt oublie de vous dire ... c’est de vous parler de la durée de vie du grain de pollen (autrement dit de son pouvoir fécondant), elle n’est que de deux heures... alors si le grain de pollen veut bien se donner la peine de faire le tour du monde... on s’en fiche !. Parenthèse sur votre référence à Pelt : hautement significative… ainsi Pelt serait spécialiste des OGM ?… a t-il seulement une référence d’une publication scientifique dans une revue internationale à comité de lecture les concernant ? Ainsi, si Pelt a des compétences dans son domaine (en gros, la botanique), il n’a pas pour autant de compétences spécifiques en biochimie, biologie moléculaire, génie génétique, ni sur les OGM. Comme l’a si bien dit Kafadaroff dans son livre (OGM : le gâchis) : « De la communauté de scientifiques on ne relate que les propos de la poignée de scientifiques en mal de notoriété qui, en jouant sur la peur et grâce au relais actif des activistes anti-OGM ont acquis une renommée médiatique facile que leurs travaux n’ont pu leur donner. » Alors, ce qui me paraît significatif, c’est votre besoin de vous retrancher, pour justifier vos propos et tenter de les crédibiliser derrière un scientifique qui en tous cas n’est pas spécialiste du domaine (et on pourrait facilement donner le nom de quelques autres scientifiques anti-OGM qui sont largement médiatisés et qui ont d’ailleurs été cités dans les commentaires ci-dessus).

Revenons en à notre pollen : Le grain de pollen de maïs est une particule petite et très dense, si bien que lorsqu’il tombe à terre, la probabilité qu’il soit re-soulevé et aille féconder une fleur femelle au bon stade de réceptivité relève de l’exploit.

C’est bien pour cela que depuis que l’on cultive du maïs (ou d’autres plantes d’ailleurs), et que l’on constate une dissémination... elle est toujours très faible (en général inférieure à 0,5%). On sait parfaitement, et depuis longtemps déjà, contrôler cette dissémination par de simples mesures d’isolement (distance entre deux champs d’une même espèce).

Nous n’oublions pas que le maïs transgénique possède dans ces cellules (pas seulement "leur fibre") la toxine Bt... et alors... vous l’avez déjà ingurgité de nombreuses fois (sans doute d’ailleurs en mangeant des produits issus de l’AB). Mais avec les OGM, on a prouvé que la toxine Bt présente dans ces OGM n’est pas toxique, ni pour les hommes, ni pour les animaux.

Par ailleurs, il faudrait en finir une bonne fois avec ce concept de plantes à pesticides. Dans le sens où ce n’est pas seulement les PGM qui sont à pesticides, ce sont toutes les plantes et sans doute également les animaux et l’homme. Car, en effet, tout organisme vivant possède un très grand nombre de protéines "pesticides" sans compter d’autres molécules qui le sont aussi (gommes, essences, polyphénols, senteurs...). Les graines en sont bourrées. On connaît même des protéines qui sont à la fois insecticides, levuricides et bactéricides... au final, faire de la transgénèse avec un gène codant une toxine insecticide, c’est simplement ajouter à cet organisme une protéine insecticide qu’il n’avait pas dans sa panoplie. De plus, je fais malgré tout une sacrée différence entre un pesticide de nature protéique et un pesticide « chimique ». Le premier, notre organisme sait le dégrader, une protéine n’est pas quelque chose que l’organisme ne sait pas « traiter », par contre, une molécule chimique, que l’organisme ne connaît pas du tout, c’est bien autre chose.

Quant à vos assertions de "féminisation" des espèces dues aux pesticides... j’aimerais bien des références scientifiques de ce que vous avancez imprudemment ! Ne serait-ce pas plutôt dus aux hormones contraceptives que l’on commence à retrouver dans les cours d’eau et nappes phréatiques ? j’espère que vous ne mettez pas dans le même sac les hormones et les pesticides ?

Bref, vous auriez des raisons de vous inquiéter, cela voudrait dire que vous préférez manger quelque chose qui n’a pas été contrôlé (cas de toutes les variétés mises sur le marché et obtenues par une autre méthode que la transgénèse) plutôt que quelque chose qui l’a été… curieuse conception ! mais libre à vous de faire l’autruche !

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par seik (IP:xxx.xx5.74.206) le 11 décembre 2007 à 21H48

et si un oiseau ou autre animal volant passe par là !

au hasard ?

cordialement .

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 22H39

"Le grain de pollen de maïs est une particule petite et très dense, si bien que lorsqu’il tombe à terre, la probabilité qu’il soit re-soulevé et aille féconder une fleur femelle au bon stade de réceptivité relève de l’exploit."

Et oui Gattaca, la vie relève de l’exploit, et si ce processus de pollinisation n’existait pas, nous ne serions pas ici à discuter sur ce forum sans doute.

Quant à la durée de vie du pollen, c’est tout autre chose pour les séquences composant l’insert : ces séquences génétiques peuvent rester actives plusieurs mois voire plusieurs années alors même qu’elles se sont désolidarisées de leur réceptacle génétique. Que sont d’ailleurs les virions sinon des fragments d’acide nucléide avec une capside ?

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 12 décembre 2007 à 00H00

citation "Et oui Gattaca, la vie relève de l’exploit, et si ce processus de pollinisation n’existait pas, nous ne serions pas ici à discuter sur ce forum sans doute.

Quant à la durée de vie du pollen, c’est tout autre chose pour les séquences composant l’insert : ces séquences génétiques peuvent rester actives plusieurs mois voire plusieurs années alors même qu’elles se sont désolidarisées de leur réceptacle génétique. Que sont d’ailleurs les virions sinon des fragments d’acide nucléide avec une capside ?"

Ne vous enfoncez pas dans votre ignorance et ne l’étalez pas SVP !

Je ne nie nullement la dissémination, je dis et les faits parlent d’eux mêmes depuis des décennies que lorsqu’elle existe, elle est très faible.

Cela illustre donc le fait que le pollen étant une particule petite et dense, une fois qu’elle est tombée au sol (et c’est le cas de 95% du pollen qui tombe dans un rayon de 5m autour de la fleur mâle) la probabilité qu’il soit re-soulevé est voisine de zéro.

Lorsqu’il y a pollinisation croisée, c’est que le grain de pollen n’est jamais tombé et qu’il a pu être transporté par le vent vers une autre parcelle de maïs (très voisine) de précocité quasi identique pour que la fécondation ait quelque chance de se produire.

Quant à la deuxième partie de la réponse, c’est du délire total. C’est quoi des séquences génétiques actives... ??? De l’ADN seul n’a aucune activité, il ne peut se passer quelque chose qu’en présence de protéines spécifiques ... dans un environnement bien particulier et notamment bien protégé de toute dégradation possible.

Juste un petit détail pour vous informer, les biologistes moléculaires travaillent avec des gants... non pas pour éviter une contamination bactérienne ou virale, mais pour éviter de mettre des nucléases (qui traînent en permanence sur notre peau) dans leurs tubes à essais, ce qui dégraderaient les acides nucléiques contenus dans ces tubes.

Peut-être faites vous partie des personnes qui s’imaginent qu’on ne trouve des gènes que dans les OGM... ? Peut être faut il vous apprendre que vous mangez à chaque repas des milliards de milliards de gènes, qui en plus proviennent de plusieurs règnes vivants (microorganismes, plantes, animaux...) quelle infâme bouillie génétique dans notre estomac et intestin... sans compter que nous avons 10 fois plus de bactéries dans notre système digestif que de cellules dans tout notre corps.

Et tout d’un coup, justement les séquences de l’insert, ce serait celles qui résisteraient à tout, qui feraient tout, qui sont dangereuses et uniquement elles... on croît rêver... ! De plus, avez vous des preuves de vos délires ?

Vous citez les virions...mais alors réalisez vous que le patrimoine génétique du virus est justement protégé par une capside (enveloppe protéique), le matériel génétique n’est donc pas "nu"... et que c’est grâce à ces conditions tout à fait particulières que des virions arrivent à mieux résister dans le temps !!! Il vaudrait mieux cependant qu’ils ne "tombent" pas sur des protéases.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.120.180) le 12 décembre 2007 à 10H38

Votre agressivité n’est pas à votre honneur

"Je ne nie nullement la dissémination, je dis et les faits parlent d’eux mêmes depuis des décennies que lorsqu’elle existe, elle est très faible."

Quelles sont vos sources ? A quoi faites-vous référence ? Quels contrôles ? Sur quoi ?

Votre discours faussement autoritaire est une fumisterie, il ne peut que tromper les personnes en mal d’autorité.

La vérité est que vous n’en savez rien, par exemple les échanges dans l’environnement, les transferts horizontaux de ces constructions d’insert, si ces séquences sont plus facilement recombinantes, et la manière et les possibilités de recombinaison...Etc etc

Ne sortez donc pas des statistiques sans fondement.

D’autre part, la constitution et la genèse des virus aussi est une science très complexe, et du matériel génétique recombinant peut très bien en être à l’origine, tout en précisant qu’il y a de multiples formes de virus et de rétriovirus.

LEs OGM sûrs et contrôlés, c’est sur le papier. La preuve que vous êtes dans l’intellection et l’idéalisme est votré référence à l’insert dans un autre post dans lequel vosu affirmez que l’on connaît ou et comment celui-ci se recombine, ce qui est une affirmation fausse. Quand on ne sait pas où que l’on croit savoir (par idéalisme ou autre), mieux vaut être prudent monsieur.

La science et l’arrogance du savoir ne font pas bon ménage, et ce que l’on peut reprocher à ceux qui défendent les OGM dogmatiquement, est bien souvent une forme d’arrogance et de certitude, basé sur un réductionnisme de papier, mais qui s’envole vite à l’épreuve de la réalité des faits, de la complexité du vivant et de la recherche scientifique de connaissance (non une recherche scientifique orientée par des impératifs industriels ou de croisance économique).

En ce qui concerne le matériel génétique "libre", je vous conseille de lire les études scientifiques sur le TGH en deçà du seuil darwinien par exemple.

Encore une fois la science n’est pas la technique, et quand la technique entend se substituer à la science, le milantisme dogmatique apparaît. Et sincèrement, ce n’est pas la vision de la science que je défends et que l’on peut souhaiter à une démocratie moderne.

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par gattaca (IP:xxx.xx6.58.248) le 14 décembre 2007 à 17H50

@aurelien Mais de l’expérience séculaire que l’on a avec l’agriculture. Si vous pouviez me citer un seul cas d’une plante volontairement cultivée par l’homme qui a envahi (donc s’est disséminé), je serais particulièrement intéressé !. Autant on connaît des plantes sauvages qui arrivent à envahir un territoire (ambroisie et autres), autant on n’en connaît pas pour les plantes cultivées par l’homme.

Mais voici quelques sources d’expérimentations très récentes qui, si besoin était, prouve que lorsqu’il y a dissémination, elle est toujours très faible.

Pollinisation croisée de maïs Bt en champ et en conditions de production : Des analyses ont été effectuées sur des maïs conventionnels situés à 25 m, 50 m, 75 m, 100 m et 150 m d’une parcelle de maïs GM. Aucune mesure n’a révélé une présence supérieure à la norme de 0,9% d’OGM (qui impose l’étiquetage). Des niveaux de 0,5% ont été trouvé à 25 m et 0,1% à 150 m (dans le sens des vents dominants). A 180 m, ces niveaux n’étaient plus détectables (inférieurs à 0,01%).

ROYAUME UNI (2007) :Un flux de gène a été détecté jusqu’à 200 m de la source de maïs GM.  Un modèle prévoit qu’un champ de maïs conventionnel de 150 x 150 m nécessite d’être éloigné de 3 m du champ de maïs GM pour obtenir un taux de présence fortuite d’OGM inférieur à 0,9% dans la récolte (79 m pour obtenir 0,1%). Ces valeurs changent peu pour des champs de tailles différentes. A study of crop-to-crop gene flow using farm scale sites of fodder maize (Zea mays L.) in the UKR. Weekes et coll. Transgenic Research Vol. 16(2) avril 2007 http://www.springerlink.com/content...

ESPAGNE (2006) Les auteurs déduisent de cette étude en situation réelle de co-existence entre culture GM et non-GM de maïs que des distances de séparation de 20 m doivent suffire pour garantir un flux de gène inférieur à la norme de 0,9%. Pollen-mediated gene flow in maize in real situations of coexistenceJ. Messeguer et coll. Plant Biotechnology Journal. Volume 4(6) Page 633-645, November 2006 http://www.blackwell-synergy.com/do...

PORTUGAL 2006 Le rapport décrit les résultats de la mesure de présence fortuite d’OGM dans des échantillonnages de cultures conventionnelles de maïs à proximité de maïs GM. Une série de mesure montre des résultats négatifs (10 cas sur 18) ou inférieurs à 0,15% (6 cas sur 18) ou inférieurs à 0,5% (2 cas sur 18) lorsque des mesures d’isolement sont prises. Dans une autre série, sans les mesures d’isolement recommandées, 2 cas ont révélé des présences de 0,98 et 1,21% lorsque le champ conventionnel était entouré de 3 parcelles de maïs GM.  Coexistence between genetically modified, conventional and organic crops. Status Report for 2006 : http://www.dgpc.min-agricultura.pt/...

Sans compter de nombreuses études des années antérieures (France (2), Danemark, Allemagne, Espagne, Italie, Amériques) qui avaient déjà montré que la coexistence est parfaitement possible.

citation aurelien « La vérité est que vous n’en savez rien, par exemple les échanges dans l’environnement, les transferts horizontaux de ces constructions d’insert, si ces séquences sont plus facilement recombinantes, et la manière et les possibilités de recombinaison...Etc etc » Ne sortez donc pas des statistiques sans fondement. »

D’une part, je n’ai pas sorti de statistique ! Vos transferts horizontaux, d’une part, lorsqu’ils existent … ils sont très rares et font sans doute partie des mécanismes évolutifs.

Mais ici, on assiste à une argumentation tout à fait particulière utilisée systématiquement par tous les antis (y compris aurélien donc). Ils nous parlent de divers phénomènes, problèmes, événements et laissent croire que ceux ci seraient (sont) spécifiques des OGM. Bizarre, bizarre !.

Ainsi, et comme par hasard, seul le gène ou la construction introduite dans l’OGM aurait des propriétés, aptitudes et spécificités particulières que n’auraient aucun des autres dizaines de milliers de gènes contenus dans n’importe quel organisme (supérieur). Seul ce gène serait dangereux (responsable de la synthèse de toxines), bouleverserait tout le génome, aurait une aptitude toute particulière à se disséminer, résisterait à tout, provoquerait des dégâts que vous n’êtes même pas capable d’envisager. Que celui-là, seulement celui-là et pas chacun des autres... ! bizarre !

Il ne sert de rien de masquer votre discours avec la genèse des virus qui n’a pas grand chose à faire ici (mais l’utilisation de l’amalgame fait aussi partie de la panoplie des arguments des antis).

citation aurelien « Les OGM sûrs et contrôlés, c’est sur le papier » dites-vous !, preuve que vous n’y connaissez rien !.

Un dossier de demande de mise sur le marché d’un OGM doit répondre à un ensemble de questions précisées dans des « Lignes directrices » spécifiques de la CGB, de l’AFSSA, de l’EFSA et/ou par toute instance d’évaluation. Les dossiers sont conséquents (de 1000 à 4000 pages) et ils sont loin de parler de la pluie et du beau temps. Je vous mets au défi de trouver d’autres plantes cultivées (conventionnelles) qui soient autant et mieux contrôlées que les PGM mises sur le marché !

citation aurelien : « vous affirmez que l’on connaît ou et comment celui-ci se recombine, ce qui est une affirmation fausse »

Mais ma parole, en plus vous ne savez pas lire et vous déformez une fois de plus mes propos. Je vous l’ai écrit pourtant deux fois. Oui, vous avez raison, on ne sait pas où va aller se mettre l’insertion dans le génome. Mais on le sait ensuite, une fois l’OGM réalisé car on recherche où elle a été s’insérer. Est-ce plus clair comme cela !

Oui, la science n’est pas l’arrogance mais alors, de cette dernière, vous en étalez à chacun de vos très nombreux messages. Vous « croyez » « savoir ».

Mais justement une « croyance » n’est pas un « savoir ».

Pour conclure, ce remarquable texte dans le Monde de Kofis Kafatos auquel j’adhère totalement.... !

Les principes de l’activité scientifique sont universels.

La science n’accepte pas les convictions qui ne reposent pas sur des démonstrations.

Elle refuse les préférences personnelles ou les révélations.

Elle soumet toutes les propositions au critère impitoyable de l’expérimentation, de la concordance avec les connaissances déjà acquises et de la logique.

La science n’accepte pas l’idée que des OGM sont dangereux parce qu’ils pourraient transgresser des limites inviolables de la nature.

La science reconnaît comme une réalité vérifiée que des gènes peuvent être transférés entre des espèces distinctes dans la nature.

Elle a clairement établi que les organismes complexes peuvent intégrer et utiliser une information génétique nouvelle.

Il est hors de question que la science, confrontée aux objections métaphysiques d’un mouvement politique bien organisé dans les pays prospères, puisse renoncer à une méthodologie riche en potentiels pour augmenter à la fois les rendements et la qualité de la nourriture, dans un monde qui va manquer de plus en plus de ressources.

Fotis Kafatos, LE MONDE | 23.10.07 | 14h52

Président du Conseil scientifique du Conseil Européen de la Recherche

Directeur général du laboratoire européen de biologie moléculaire à Heidelberg en Allemagne

Membre associé étranger de l’Académie des sciences (France)

Membre de la National Academy of sciences (États-Unis)

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par josew (IP:xxx.xx8.21.47) le 11 décembre 2007 à 20H00

Je propose qu’on nourrisse désormais uniquement aux OGM toute la brochette qui a signé cet article... et Boum-Boum avec !

Et que l’on examine leur bulletin de santé année après année...

Ce serait une grande expérience en situation réelle, un peu dangereuse il est vrai, mais puisqu’ils prétendent qu’il n’y a aucun risque, eh bien cela ne devrait pas leur poser trop de problème...

Allez MM. les néo-scientistes, tous à la gammelle OGM !

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par Boumboum (IP:xxx.xx0.74.82) le 11 décembre 2007 à 23H15

Je pense que nous aurions des problèmes de santés. Savez pourquoi ? Et bien parceque pour l’instant le seul fruit GM est la Papaye, il n’y a pas encore de légumes et je n’aime guère le tofu. Alors mangé du maïs et du soja à l’huil de colza tout les jours, non merci.

Maintenant, vous pouvez demander aux Américains et même aux Espagnols comment ils se sentent.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.10.192) le 11 décembre 2007 à 23H45

Donnez de la papaye bio et de la papaye OGM à des animaux habitués à ces fruits...et laissez les choisir : peut-être aura-t-on une idée déjà de ce qui est consommable ou pas ?

simple idée...

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par aurelien (IP:xxx.xx0.120.180) le 12 décembre 2007 à 14H20

Seule une étude de recherche en littérature (abstracts, et littérature grise) a été effectuée à ce sujet

Do animals have a different food preference for GMO’s or non-GMO’s ? A literature search on experiments with farm animals on food preference and performance with regards to GMO’s and non-GMO’s. Irene Janssen

concluant à l’impossibilité de trancher (seules 2 études avérées) et demandant des recherches extensives dans ce domaine.

C’est assez étonnant quand même, le peu de recherche sur ce domaine.

Les industriels ont-ils peur que les singes préfèrent les bananes bio ?

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par aurelien (IP:xxx.xx0.120.180) le 12 décembre 2007 à 14H35

Etude publiée en juin 2001, et effectivement depuis, en 2003, les singes du zoo de Copenhague semblait préférer le bio...

Mais quid des recherches des scientifiques à ce sujet ?

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par miniTAX (IP:xxx.xx3.186.107) le 12 décembre 2007 à 14H54

"Les industriels ont-ils peur que les singes préfèrent les bananes bio ?"

Les industriels ont surtout autre chose à faire que de chercher à savoir si les singes aiment manger bio. Ils ont déjà assez à faire avec les singes qui "démontent" les McDo.

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par miniTAX (IP:xxx.xx3.186.107) le 12 décembre 2007 à 14H49

Les OGM sont des produits dangereux qui n’ont, heureusmenent pour l’instant, pas fait une seule victime parmi ses milliards de consommateurs depuis presque 15 ans que c’est cultivé à grande échelle en plein champ.

Si on attend plus longtemps, le nombre de mort qu’ils VONT provoquer risque de dépasser très fortement ceux dus au vin et aux frites. Il faut à tout prix interdire de tels produits dont la nocivité se manifeste à aussi long terme.

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par gattaca (IP:xxx.xx8.105.131) le 12 décembre 2007 à 16H09

Qu’en savez vous ? affirmation gratuite !

Vous faites preuve d’une logique effarante... depuis 15 ans aucun problème bien que consommé par des milliards de consommateurs... et d’un autre côté vous prédisez un nombre de morts à venir... En gros ... méfiez vous de tout ce qui n’a jamais posé de problèmes ... car cela sera catastrophique demain ! On n’est pas ici dans un problème statistique !

Vous faites la confusion classique des gens qui posent des questions non scientifiques. Du genre : tant que vous nous avez pas prouvé l’innocuité, nous n’en mangerons pas.

Car c’est une question à laquelle il est impossible de répondre. La science ne peut pas prouver ce qui n’existe pas ! c’est vrai pour tout évidemment, pas seulement pour les OGM. Fourrez vous dans le crâne ce principe essentiel et on pourra avancer ensuite !

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx2.132.208) le 13 décembre 2007 à 20H43

"La science ne peut pas prouver ce qui n’existe pas !"

"La science", quelle science unique ?

Il suffit de disposer du tiers exclu.

Vous excluez les mathématiques de "la science" ?

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par Emmanuel W (IP:xxx.xx2.132.208) le 13 décembre 2007 à 21H11

Etonnant que des chercheurs et universitaires revendiquent la mise sur le marché français du maïs monsanto MON810...

Vous avez des actions chez monsanto ? Vous avez peur de ne plus avoir de crédit pour vos recherches ? Ou un beau frère maïsiculteur dans le sud-ouest ?

En Bresse et dans le sud-ouest, on revient de plus en plus à des maïs population.

Et c’est plutôt satisfaisant. Non seulement ils ne sont pas GM, ils ne sont pas hybrides F1, mais on resème simplement une partie de la récolte aprés séléction massale.

C’est beau, c’est bon, c’est nettement moins cher, et ça permet d’apprécier les 10.000 ans de sélection que nos ancêtres ont pratiquée gratuitement, eux.

Mais le gratos est haï par tout les libéraux bien-pensants.

Les français ne veulent pas à 80% de plantes GM de plein champ, d’où cette pression lobbyistique. Si leur choix n’est pas respecté, les faucheurs vont devoir déployer leur armes : pollinisations sauvages des plans porte-graines, incrustations de barres en métal dans les épis pour bousiller les égraineuses, etc...

Espérons ne pas en arriver là.

La science ne pense pas. Heidegger

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 13 décembre 2007 à 23H22

1/ La valeur économique (à un niveau global), alimentaire et écologique (comme vous le reconnaissez il est possible de cultiver du mais biologiques donc sans pesticide et OGM) n’ayant jamais été prouvé pour quelles raisons se lancer dans l’aventure des OGM alors que comme vous le dites l’hybridation donne de bons résultats (avec peut-être en plus 8000 ans de recul sur ces effets secondaires potentiels) pourquoi se créer de nouveux problèmes réels et connus (contaminations possibles "en acceptant de faibles taux de présence fortuite, la coexistence entre les divers modes de production" je vous cite, etc..) pour une rentabilité quasi-nulle et une dépendance tjs plus forte envers les semenciers. 2- POur connaitre le problème un certain nombre d’espèce animales (des poissons) transgéniques ont déjà été créés et des élevages pilotes testés (même en France), même si toutes les études des fabricants (j’emploie le mot à dessein) vous prouver leur innocuité en donneriez-vous à vos enfants ? Si la réponse est non, votre analyse n’esr que de la soupe servie aux semenciers.

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 13 décembre 2007 à 23H30

Houdebine n’est-ce pas un des créateurs de truites trnasgéniques qui grossissent plus vite que leur ombre.

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 16 décembre 2007 à 08H43

Les recherches de Louis-Marie Houdebine sont faciles à trouver en interrogeant votre moteur de recherches préféré avec son nom ; je confirme que Louis-Marie est bien un spécialiste de la transgénèse animale et que par contre il n’a jamais eu à travailler sur des truites ou des poissons en général. Louis-Marie Houdebine a écrit un livre grand public intitulé "OGM, le vrai et le faux", et il est un des co-auteurs du rapport de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments sur les OGM et l’alimentation.

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 16 décembre 2007 à 23H43

Petit rappel il n’y a pas que l’internet mais aussi la base de données du CNRS. Je sais bien qu’il n’est que co-auteur mais si on signe on est partie prenante. Il n’y a pas que cet article. Titre du document / Document title High efficiency gene transfer in rainbow trout (Salmo gairdneri Rich.) by microinjection into egg cytoplasm Auteur(s) / Author(s) CHOURROUT D. (1) ; GUYOMARD R. ; HOUDEBINE L.-M. ; Affiliation(s) du ou des auteurs / Author(s) Affiliation(s) (1) INRA, lab. génétique poissons, Jouy-en-Josas 78350, FRANCE Revue / Journal Title Aquaculture (Aquaculture) ISSN 0044-8486 CODEN AQCLAL Source / Source 1986, vol. 51, no2, pp. 143-150 (21 ref.) Langue / Language Anglais Editeur / Publisher Elsevier Science, Amsterdam, PAYS-BAS (1972) (Revue) Mots-clés anglais / English Keywords Pisces ; Genetic transfer ; Micromanipulation ; DNA ; Plasmid ; Freshwater environment ; Vertebrata ; Mots-clés français / French Keywords Pisces ; Transfert génétique ; Micromanipulation ; DNA ; Plasmide ; Milieu dulçaquicole ; Vertebrata ; Mots-clés espagnols / Spanish Keywords Transferencia genetica ; Micromanipulacion ; DNA ; Plasmido ; Medio de agua dulce ; Localisation / Location INIST-CNRS, Cote INIST : 15964

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par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 14 décembre 2007 à 15H46

Encore et toujours les mêmes approximations, voire contre vérités. Il y a des incertitudes scientifiques autour des plantes modifiées génétiquement, dues notamment au fait que l’on s’est lancé très vite dans les OGM agricoles sans prendre les précautions nécessaires. Exemple : Le produit phare de Monsanto - pour ne citer que cette firme - le RoundUp allait passer dans le domaine public et Monsanto allait perdre sa principale source de revenus. Il fallait réagir vite, très vite ! En créant des plantes tolérantes à ce pesticide et en vendant le kit "semences/pesticide", Monsanto s’assurait de nouveau un marché fructueux. Pour Monsanto il ne s’agissait pas de diminuer la consommation de pesticides mais la consommation de pesticides... concurrents ! Nuance qui échappe souvent à nos gentils scientifiques pro-OGM... Pour ce qui est de la qualité des contrôles pour la mise sur le marché, comme il fallait faire vite, ils ont été... très vite faits ! Comme les précautions minimales n’ont pas été prises, c’est maintenant plus de 10 ans après le lancement de ces cultures à l’échelle commerciale et sous la pression de l’opinion publique, que les études se font. Même la Commission européenne reconnaissait dans le secret de la procédure contentieuse au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce qu’il y a avait de gros doutes. Voir "Ces doutes que l’on nous cache" document réalisé à partir d’une copie du verdict de l’OMC, parvenue par une fuite aux Amis de la Terre /Friends of the Earth : http://www.amisdelaterre.org/Commis... . Lisez le commentaire de ce rapport qui n’aurait jamais être rendu public. C’est édifiant : en public, la Commission nous dit, comme Mr Naud, qu’il n’y aucun problème, que toutes les précautions ont été prises, mais dans le secret de la préocédure contentieuse, elle dit exactement le contraire en le justifiant scientifiquement !! Les OGM agricoles c’est la mise en coupe de l’agriculture. La firme Monsanto n’annonçait-elle pas d’ailleurs à une réunion d’actionnaires, en 2005, qu’ "Elle avait comme objectif de controler d’ici 4 ans l’ensemble du maïs européen." Allez, pour terminer, je citerai un scientifique, Jacques Testard : "Avant, la science servait à expliquer le monde aujourd’hui, à le contrôler"...

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par gattaca (IP:xxx.xx2.16.228) le 15 décembre 2007 à 10H42

1) il n’y a pas d’approximations, c’est plutôt votre commentaire qui est très approximatif.

2) Le génie génétique et les OGM qui en sont issus sont la première discipline scientifique qui ait fait un moratoire (suivi de la conférence d’Asilomar) avant de s’aventurer dans cette voie. Fait unique dans l’histoire des sciences.

3) Vous vous imaginez que la sélection conventionnelle n’avait pas déjà réussi (laborieusement et un peu au hasard) à obtenir des plantes tolérant un herbicide donné ? les obtenir par transgénèse n’est pas fondamentalement nouveau.

4) Il y a une confusion (approximation) volontairement entretenue par les antis sur ces dossiers soit disant « secrets ». Les semenciers doivent suivre une procédure (très contraignante) pour pouvoir mettre sur le marché leur PGM. Les dossiers doivent donc satisfaire à des Lignes Directrices que vous pouvez trouver auprès de chaque instance d’évaluation. Mais ces dossiers ne sont pas secrets, ils sont confidentiels !. Ce qui veut dire que les experts en charge de l’évaluation de ces dossiers ont accès à l’ensemble de leur contenu. Par contre, et à juste titre tant que la PGM n’est pas acceptée –peut-être qu’à l’issue du processus, elle ne le sera pas-, le dossier n’a pas à être étalé sur la place publique pour des raisons économiques évidentes.

5) Vous préférez faire confiance à des sites comme ceux des amis de la terre… niveau de fiabilité et partisan à peu près identique à celui de greenpeace… grand bien vous fasse !

6) Quant à Testard,… lui aussi, il redécouvre l’eau tiède. De tout temps, le « savoir » a été le « pouvoir », rien de nouveau sous le soleil !. Néanmoins, je préfère que ceux qui décident le fassent sur la base du « Savoir » que sur la base de « l’Ignorance ».

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 16 décembre 2007 à 08H11

Bonjour,

Je viens de découvrir votre allusion à des variétés résistant "naturellement" à des insectes ; j’en ai eu l’expérience pas plus tard qu’hier sur le marché Talensac de Nantes ; nous étions, ma femme et moi, allés acheter nos légumes chez un producteur ; la légende - il faudrait que je lui demande - dit que c’est un prof de philo reconverti à l’agriculture ; il est clair que c’est un marginal, il est tout aussi clair qu’il est sympathique, et comme un légume est un légume nous allons régulièrement nous approvisionner chez lui car il est vraiment sympa ; par contre ses légumes sont de vraies catastrophes ; ce mec ne fait pas de l’agriculture biologique, il fait de l’agriculture sans intrants : cela pousse comme ça veut, sans traitement d’aucune sorte ; le résultat est clairement imaginable.

Hier il avait deux sortes de carottes ; ses carottes habituelles, dans un état indescriptible - celles qu’on lui prend usuellement -, et, pour une fois des super carottes, ayant eu une croissance normale et non attaquées par les insectes ; des clients s’étonnait et lui même candide répondait que c’était marrant parce que cette variété là résistait bien aux mouches ...

Moi dans ces cas là j’écoute et je me marre tout seul puis on en parle après en rentrant du marché ; je ne sais comment a été obtenue cette variété, évidemment par un processus de sélection génétique dite conventionnelle (peut-être même par les procédés "barbares" de la mutagénèse, cela n’a jamais ému personne, pas même les adeptes de la religion agrobiologique), mais de façon évidente elle est résistante à des insectes nuisibles de la carotte ; je ne vous dis pas ce qu’auraient dit les clients si cette variété avait été obtenue volontairement en utilisant la technique de la transgénèse plutôt qu’une autre ;-)

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par Michel Naud (IP:xxx.xx0.100.11) le 16 décembre 2007 à 08H34

Pour une fois dans cette discussion je vais sortir de ma posture relative à des faits scientifiques pour questionner avec ma casquette de citoyen comme les autres ; avez-vous eu les uns ou les autres le réflexe de vérifier ce qu’on nous raconte à propos du "géant américain Monsanto" ?

On n’ose plus parler de Monsanto de peur de se faire taxer de je ne sais quel crime contre l’humanité ; je me rappelle avoir lu que le Criigen s’était fait financer par Carrefour, qui fait beaucoup de lobbying sur la flière bio (la filière "qualité" de carrefour a fait du "bio" le fer de lance de sa campagne Marketing, conviction ou analyse de marché ? peu importe, c’est un fait) ; cela n’émotionnait personne ; moi cela ne m’émeut pas ; je m’en fous, ce qui m’intéresse c’est de savoir si le Criigen dit des conneries ou non ; en l’occurence il en dit :-)

Par contre je suis quand même allé vérifier et je vous engage à le faire ; c’est en ligne sur internet ; vous trouverez le lien par exemple sur l’article de wikipédia ; le magazine américain Forbes fait annuellement le classement des 2000 plus grosses entreprises mondiales ; Monsanto y est, bien sûr ; c’est la 674ème entreprise mondiale d’après ce classement avec un chiffre d’affaires de de 6,54 milliards de dollars et un bénéfice de 0,45 milliards de dollars. Ce "géant des biotechnologies" est quand même loin derrière le géant français des biotechnologies, Sanofi-Aventis, 74ème entreprise mondiale, avec 37,43 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 5,28 milliards de dollars de bénéfices ; Carrefour aussi (finalement le Criigen semble être peut-être plus à l’aise pour interpréter les statistiques de capacité de financement que les résultats toxicologiques) qui est classée 115 ème entreprise mondiale avec 97,73 milliards de chiffre d’affaires et 2,85 milliards de dollars de profits. Finalement il y a ne serait-ce que 36 entreprises françaises qui sont classées devant "le géant américain Monsanto" dans le classement mondial des entreprises.

Ceci ne permet pas d’avancer d’un quelconque iota pour décider de la politique française pour utiliser les biotechnologies afin d’améliorer notre agriculture et notre alimentation, mais cela illustre le côté ridicule de la communication diabolisante sur la méchante grosse entreprise multinationale américaine.

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(IP:xxx.xx5.135.250) le 17 décembre 2007 à 15H38

Toutes les entreprises n’ont pas eu l’honneur de fabriquer de la dioxine destinée à polluer le Vietnam.

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par Emmanuel (IP:xxx.xx5.135.250) le 17 décembre 2007 à 15H58

Etonnant que des chercheurs et universitaires revendiquent la mise sur le marché français du maïs monsanto MON810...

Vous avez des actions chez monsanto ? Vous avez peur de ne plus avoir de crédit pour vos recherches ? Ou un beau frère maïsiculteur ?

En Bresse et dans le sud-ouest, on revient de plus en plus à des maïs population.

Et c’est plutôt satisfaisant. Non seulement ils ne sont pas GM, ils ne sont pas hybrides F1, mais on resème simplement une partie de la récolte aprés séléction massale.

C’est beau, c’est bon, c’est nettement moins cher, et ça permet d’apprécier les 10.000 ans de sélection que nos ancêtres ont pratiquée gratuitement, eux.

Mais le gratos est haï par tout les libéraux bien-pensants.

Les français ne veulent pas à 80% de plantes GM de plein champ, d’où cette pression lobbyistique. Si leur choix n’est pas respecté, les faucheurs vont devoir déployer leur armes : pollinisations sauvages des plants porte-graines, incrustations de barres en métal dans les épis pour bousiller les égraineuses, etc...

Espérons ne pas en arriver là.

Oui au moratoire.

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par charles (IP:xxx.xx2.172.19) le 18 décembre 2007 à 16H32

Il m’apparait que les anti OGM ont une facheuse tendance a prendre les "autres" pour des cons.Et notamment les fermiers americains ou argentins.Leur serait il possible de preter a ces personnes assez de credit pour penser qu’il sont une majorite a ne pas faire n’importe quoi.Ces gens la ,votent, quand d’années en années ils remettent ca.Le jour ou les antis auront raison ils seront les premiers a faire machine arriere.Mais a mon avis c’est pas demain la veille ! Allez boujou comme on dit ici.

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 18 décembre 2007 à 23H55

On n’a pas pris les russes ukrainiens etc. pour des cons pourtant il y a bien eu tchernobyl. On a bien utilisé l’amiante pendant des années ou rejeter du PCB dans le Rhone sans qu’il se passe vraiment quelque chose. Cet argument est nul parcque la variable temporelle et celle qui compte dans ce genre de problème. Quand aux agriculteurs de ces pays connaissez vous toutes leur remarques et critiques sur les OGM ?

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par Boumboum (IP:xxx.xx3.72.120) le 19 décembre 2007 à 14H20

le communisme, ce n’est pas prendre les gens pour des cons ? Vous êtes incapable de vous gérer, c’est l’état qui s’en occupe. L’amiante, on savait que c’était toxique avant 1900, il y avait des preuves scientifiques. (qui n’existe pas en OGM). Les Rhône, c’est la première fois qu’on le met en relation avec les OGMs, quel est le rapport ? Le pcb est hyper toxique, tout le monde le sait c’est pareil. Ensuite, il se trouve que les Americains sont les plus gros cultivateurs d’OGM du monde, et pour beaucoup, ils ont un niveau d’étude superieur au votre.

Enfin bon, quoiqu’il en soit, on attend toujours l’étude qui démontrera la toxicité des PGM et l’irreversibilité de leur dissémination.

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par taihun (IP:xxx.xx3.154.122) le 20 décembre 2007 à 00H22

Ne vous inquiétez pas pour mon niveau d’étude comparé à celui des US j’ai travaillé suffisament longtemps dans des univ. américaines. je m’inquiéterais plutôt du votre. Quand à la performance sanitaire du système alimentaire américain il laisse tellement à désirer qu’il est autorisé de chlorer la viande sous plastique et que l’élevage (pratiquement uniquement intensif) est une catastrophe écologique. l’agriculture a fait encore pire en utilisant massivement des phytosanitaires. S’il est exemple à ne pas donner en terme d’agriculture durable c’est bien celui des US ou seule la superficie disponible à palier aux pratiques désastreuses. C’est d’ailleurs le pays où la vente de nouriture bio croît les plus vite.

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par charles (IP:xxx.xx2.172.19) le 18 décembre 2007 à 16H59

Je me demande si celui qui a inventé le couteau a succité de telles passions.Les antis avaient raison:Ruwanda ,un million de morts !

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par personne (IP:xxx.xx3.239.164) le 20 décembre 2007 à 00H05

Dans la réponse, quelle vanité, quel mépris ! Bien sûr que je comprends l’anglais et sais analyser des résultats scientifiques ! Nous sommes probablement beaucoup sur ce forum "capables" de nous forger nos opinions à partir de données concrètes et des facteurs d’incertitude. Notre capacité d’analyse n’a rien à envier à celle de l’auteur.

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par mathieu.hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 26 décembre 2007 à 11H37

Mr Naud prend les gens pour des gugus. On ne compare pas Monsanto à Exxon Mobil ou Microsoft. On compare Monsanto avec les autres marchands de biotechnologies et de semences. Monsanto rachète, de par le monde, de nombreuses entreprises semencières et contrôle une part toujours plus importante de ce marché. Dans des pays comme les Etats-Unis, les agriculteurs n’ont plus la possibilité de trouver des semences non-OGM. Aujourd’hui, 90% des traits génétiques utilisés dans des plantes modifiées génétiquement sont sous brevets Monsanto... Lorsque Monsanto annonce officellement devant l’assemblée des investissuers nord-américain, son intention de contrôler d’ici deux ans l’ensemble de la production de maïs de l’Union européenne, je ne suis pas sûr que cet objectif soit dans l’intérêt de l’agriculture européenne ou française, ou dans celui des citoyens. MH

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par franc3704 (IP:xxx.xx8.28.79) le 3 janvier 2008 à 14H16

Point de vue : Une grève de la faim est en cours pour soutenir le moratoire contre les OGM agricoles : Justifiée ?

La seule culture de plante OGM agricole, autorisée en France, est celle du maïs MON810, 30 000 hectares, produit par la société Monsanto. MON810 produit une toxine insecticide contre la pyrale du maïs, papillon dont la larve est un ravageur du maïs.

Intérêt ? éviter un traitement insecticide des parcelles susceptibles d’être contaminées par le parasite.

Inconvénient ? 1/ La toxine de MON810 détruit d’autres papillons utiles, certains en voie de disparition.

2/ 15% des surfaces de maïs justifient une intervention contre la pyrale (étude Monsanto du 04/02/2001). Qu’est-ce qui justifie la généralisation d’un traitement insecticide par le biais de cette culture alors que peu de champs sont concernés ?

3/ Une solution de lutte biologique contre la pyrale a été mise au point par l’Institut National de la Recherche Agronomique. Elle consiste à diffuser dans les parcelles menacées un parasite de la pyrale, une petite guêpe inoffensive pour l’homme, le trichogramme. Il y a 20 ans d’expérience de cette technique ! Et çà marche !

4/ Il n’y a aucun recul pour mesurer l’effet de la molécule du maïs qui contient cet insecticide sur les consommateurs du maïs, animaux puis humains, ni dans le sol (50% de la matière sèche du maïs porteur de l’insecticide, est enfouie dans le sol).

En conclusion, rien ne justifie l’autorisation d’ensemencer MON810 car il n’apporte aucun avantage pour les utilisateurs et, par contre, accroît les risques sanitaires et environnementaux.

Au gouvernement de nous prouver sa capacité à résister au lobbying de la multinationale, seule véritable bénéficiaire de la diffusion de cette semence. François Braillon Ingénieur ENSA Rennes Paysan retraité.

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par Michel Naud (IP:xxx.xx6.70.146) le 3 janvier 2008 à 18H35

Bonjour,

Après avoir échangé avec mon ami Marcel Kuntz sur le procédé breveté de lutte biologique utilisant la trichogramme, je profite de votre message structuré pour vous répondre en reprenant votre canevas.

FB : La toxine de MON810 détruit d’autres papillons utiles, certains en voie de disparition.

MN : désolé mais c’est faux ; les études sont nombreuses.

FB : 15% des surfaces de maïs justifient une intervention contre la pyrale (étude Monsanto du 04/02/2001). Qu’est-ce qui justifie la généralisation d’un traitement insecticide par le biais de cette culture alors que peu de champs sont concernés ?

MN : Qui a jamais parlé de généralisation ? Seuls les agriculteurs confrontés aux attaques de pyrale et de sésamie utiliseront ces variétés.

FB : Une solution de lutte biologique contre la pyrale a été mise au point par l’Institut National de la Recherche Agronomique. Elle consiste à diffuser dans les parcelles menacées un parasite de la pyrale, une petite guêpe inoffensive pour l’homme, le trichogramme. Il y a 20 ans d’expérience de cette technique ! Et çà marche !

MN : Oui, ça marche mais le Bt se révèle plus simple et plus efficace. Personne n’interdit aux agriculteurs d’utiliser le trichogramme, procédé breveté soit dit en passant ! Je vous rappellerai que c’est aussi un français qui a réussi il y a quinze ans à introduire le gène codant la protéine détruisant le système digestif de la pyrale et de la sésamie dans le génome du maïs. Si aujourd’hui seul le Mon810 nord-américain est commercialisé en Europe, c’est avant tout le résultat des groupes de pression opposés aux biotechnologies. Le maïs Bt n’est pas moins français que le trichogramme. Je rappellerai aussi que la première plante génétiquement modifiée réalisée, il y a vingt cinq ans n’est pas plus américaine, elle est belge, et elle est associée au nom de Marc Van Montaigu de l’université de Gand. Marc van Montaigu et Philippe Gay sont d’ailleurs l’un et l’autre signataires de la déclaration dont l’AFIS est à l’initiative. Objectivement chacun est obligé de constater que Greenpeace et José Bové roulent aujourd’hui pour les entreprises biotechnologiques nord-américaines…

FB : Il n’y a aucun recul pour mesurer l’effet de la molécule du maïs qui contient cet insecticide sur les consommateurs du maïs, animaux puis humains, ni dans le sol (50% de la matière sèche du maïs porteur de l’insecticide, est enfouie dans le sol).

MN : Ces variétés sont en culture depuis 1996. Plus de 100 études sur animaux de ferme ont été réalisées et aucun effet n’a été constaté. Par ailleurs ce principe insecticide est bien connu puisqu’il est utilisé en épandage (en spores) tant en agriculture conventionnelle qu’en agriculture dite biologique. Argumenter sur le manque de recul frise la malhonnêteté intellectuelle.

FB : En conclusion, rien ne justifie l’autorisation d’ensemencer MON810 car il n’apporte aucun avantage pour les utilisateurs et, par contre, accroît les risques sanitaires et environnementaux.

MN : c’est évidemment faux ; pourquoi donc les agriculteurs confrontés à la pyrale et à la sésamie se mobilisent-ils pour le droit de cultiver avec ces variétés si ils n’y trouvent aucun avantage ? Et la réduction des mycotoxines ce n’est pas un avantage pour la consommation de ce maïs ? Et le fait que l’impact sanitaire et environnemental est moindre que les méthodes classiques d’épandage, ce n’est pas un avantage ? A l’inverse, rien ne justifie de freiner l’utilisation de ces variétés, il faut à l’inverse laisser la liberté aux agriculteurs, en appliquant les codes de bonne pratique qui sont connus pour assurer la coexistence entre les filières et la liberté de produire avec des variétés GM ou des variétés non-GM, et en autorisant la commercialisation des autres variétés qui ont été autorisées, notamment françaises, afin d’en finir avec ce monopole aberrant auquel le fondamentalisme des opposants a conduit aujourd’hui.

FB : Au gouvernement de nous prouver sa capacité à résister au lobbying de la multinationale, seule véritable bénéficiaire de la diffusion de cette semence.

MN : J’espère bien que le gouvernement saura prendre ses décisions en prenant en compte l’intérêt général et en se fondant sur des connaissances validées. Et vous, vous ne souhaitez pas que la représentation nationale et le gouvernement prouvent aussi leur capacité de résister au lobbying des groupes de pression extrémistes ?

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par Iv (IP:xxx.xx8.238.173) le 4 janvier 2008 à 13H41

Monsieur, Nous ne sommes pas extémistes, mais simplement nous avons subi trop d’excès dans le domaine agroalimentaire pendant des années, pour simplement croire à l’agriculture de nos ancètres et non à la culture du brevet, ainsi qu’aux multinationales voulant imposer leur monopole :
- suppression des haies dans nos champs
- monoculture, disparition de la biodiversité
- pesticides cancérigènes
- terres érodées, apauvries, mortes
- veaux élevés dans des cages

On ne peut même plus avoir confiance en l’Etat français dont les décisions sont subordonnées aux lobbys divers : scandale récent de la culture de la banane en Guadeloupe alors qu’on savait depuis très longtemps le danger du chlordecone !

La culture bio permettrait elle de sauver les sols de l’appauvrissement face à l’agriculture intensive ; et permettrait de sauver la diversité des espèces que nos ancètres avaient dans leurs assiettes, qui eux ne souffraient pas d’obésité. Si vous voulez me faire croire que cela n’a aucun rapport, vous n’y arriverez pas, c’est un état d’esprit : manger sain, varié, avec du goût, consommer local, savoir ce qu’on a dans son assiette, prendre plaisir en mangeant quoi !

Il est maintenant prouvé que la planète entière pourait se nourrir de BIO.

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par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 5 janvier 2008 à 14H50

Je reprends quelques arguments pro-OGM :

Michel Naud écrit : "Ces variétés sont en culture depuis 1996. Plus de 100 études sur animaux de ferme ont été réalisées et aucun effet n’a été constaté. Par ailleurs ce principe insecticide est bien connu puisqu’il est utilisé en épandage (en spores) tant en agriculture conventionnelle qu’en agriculture dite biologique. Argumenter sur le manque de recul frise la malhonnêteté intellectuelle."

MH : C’est étonnant, vos 100 études. Lors d’un débat, j’ai entendu, Mr Séralini affirmer face à Mr Topan, manipulateur de gène à Biogemma, qu’AUCUNE étude suffisamment longue pour prouver quelque chose scientifiquement, n’a jamais été menée dans le monde. Mr Toppan - qui n’a pourtant pas sa langue dans la poche ! - s’est bien gardé de répondre... Vous voulez nous faire croire que Mr Topan n’est pas au courant de vos 100 études ?

En plus, vous ne répondez pas tout à fait à la question qui abordait aussi le problème du sol. C’est une des raisons récurrentes invoquées par des gouvernements pour interdire le maïs MON810. L’ignorance des effets de ce maïs sur les micro-organismes du sol était évoquée aussi par la Commission européenne dans les mémoires secrets lors du contentieux de l’OMC. Cette problématique a été totalement ignorée jusqu’à récemment. Le milieu naturel est plus compliqué qu’un laboratoire...

Autre point, ce n’est absolument pas la même chose de pulvériser une forme de la toxine Bt sur un champ lorsqu’il y en a BESOIN et d’avoir sur des milliers d’hectares, une plante qui produit par toutes ses différentes parties - dont les racines - en permanence une toxine qu’il y en ait besoin, ou pas...

A propos des micotoxines. Ces microchampignons (principalement famille des fusarium en ce qui nous concerne) produisent des toxines qui peuvent être effectivement très dangereuses pour la santé. C’est le dernier cheval de bataille des pro-OGM. Comme le maïs Bt est moins piqué par des insectes foreurs comme la pyrale, il y a moins de possibilités de présence de ces toxines dans le maïs. Donc vive les OGM. 

Pas si simple : Lilian Ceballos a passé en revue les publications scientifiques à disposition aujourd’hui sur ce problème. Voilà la conclusion de sa revue : "Contrairement à des solutions simplistes qui prétendraient maîtriser les contaminations fongiques par l’adoption de variétés GM, la maîtrise de ces contaminations passe par la caractérisation des génotypes et des itinéraires culturaux, et de leurs conséquences sur l’accumulation de mycotoxines."(Revue complète : http://www.amisdelaterre.org/Les-my...)

Quant au "fusarium", une série d’études au Etats-Unis fait le lien entre son augmentation et l’utilisation du glyphosate, le principe actif du RoundUp, celui justement utilisé sur les plantes GM de Monsanto... (Voir Robert Kemer du ministère états-unien de l’griculture)

Pour terminer, je voudrais revenir sur un fait qui est très peu connu en Europe : c’est qu’il n’y a pas de procédure d’autorisation pour les plantes ou aliments modifiés génétiquement. Lorsqu’une entreprise veut commercialiser un OGM aux Etats-Unis, elle n’a aucune obligation de consulter l’Agence pour l’Alimentation et les Médicaments (FDA) et il n’y a pas de règlement spécifique pour les OGM. Une étude de risque n’est exigée que si la compagnie laisse entendre qu’il en faudrait une. Il n’est donc pas étonnant que, jusqu’à maintenant, aucune entreprise n’ait choisi de le faire. La commercialisation des OGM aux Etats-Unis repose sur l’absence totale de procédure concernant la santé ou la sécurité. Le processus d’autorisation des OGM aux Etats-Unis ne respecte pas les exigences internationales du Codex Alimentarius de l’ONU, qui sont pourtant considérées comme la norme de référence par l’Organisation Mondiale du Commerce.

Le "Centre pour une Science dans l’Intérêt du Public", (CSPI) publiait en 2003, un rapport sur le système d’autorisation des OGM du Ministère concerné, le FDA. Il s’agit d’une des rares organisations de consommateurs favorables au principe des OGM alimentaires aux Etats-Unis. Les conclusions de cette association pro-OGM, n’en sont que plus percutantes ! (Ce rapport a été cité notamment par le Washington Post, le 7/01/ 2003)

"Voici quelques faits que nous avons pu constater :

- Dans 50% des cas (3 sur 6), lorsque le Ministère a exigé un complément d’information pour pouvoir mener une évaluation du risque complète et approfondie, l’industriel qui mettait au point l’OGM, n’a pas accédé à la demande du Ministère. Dans ces cas là, le Ministère n’avait d’autre choix que de terminer son évaluation sans les informations souhaitées.

- Dans le cas de trois dossiers, les récapitulatifs des données contenaient des erreurs évidentes qui n’ont même pas été repérées par le Ministère lors de l’examen du dossier.

- Certains dossiers n’évaluaient pas des composés reconnus scientifiquement comme potentiellement dangereux, tels que les toxines dans les tomates ou certains produits dans le maïs. De plus, les batteries de tests d’allergénicité n’étaient pas toujours présentes, seuls les meilleurs résultats étaient présentés.

- dans les récapitulatifs des données contrôlés par le Ministère, il manquait souvent des détails non négligeables, comme des données statistiques nécessaires pour une évaluation pertinente des risques.

- le Ministère n’a pas reçu les données adéquates prouvant que le gène et la protéine n’avaient pas subi de transformation dans la plante hôte, manipulée. Des analyses, comme les tests d’allergénicité par exemple, utilisaient des formes de la protéine qui pouvaient être différentes de la protéine résultant de la manipulation génétique dans la plante hôte.

- Le Ministère n’a pas produit sa propre évaluation mais a, en fin de compte, fait pour le grand public, le résumé de ce que les industriels avaient fourni comme analyse des risques alimentaires. Il est clair que sur de telles bases, le processus actuel de "déclaration volontaire" du Ministère n’est pas à la hauteur pour s’assurer que les OGM futurs seront sans danger."

Un sondage de la Commission européenne le montrait déjà il y a quelques années : plus les citoyens sont informés sur les OGM, plus ils sont opposés aux OGM en liberté...

MH

votez :
par Di Girolamo (IP:xxx.xx1.26.33) le 6 janvier 2008 à 12H04

Ces débats montrent clairement qu’il faut effectivement suspendre la culture du maïs OGM .

Les aspects scientifiques ne sont qu’un des éléments de cette problématique complexe. Il est urgent dans ce contexte de désaccord social sur un problème qui déborde largement des aspects purement techniques 1) de suspendre 2) de se donner les moyens d’entreprendre une expertise débat longue , approffondie ,contradictoire , médiatisée et participative, dotée de moyens humains d’animation .

Ces travaux sont indispensables si l’on ne souhaite pas enclancher et renforcer les divisions Dans le contexte maintenant clairement connu d’enjeux planétaires majeurs ; toute autre option est stupide et suicidaire.

Le déficit démocratique et l’absence d’outil public de débat digne de ce nom est un danger encore plus grand que les OGM et procèdent de la même logique d’une société qui a renoncée à la politique , au sens de maîtrise collective de notre destin.

votez :
par ManuH (IP:xxx.xx0.40.61) le 10 janvier 2008 à 10H43

Bon, une fois tout lu, le pour, le contre ... On fait quoi ??? On vote pour départager ? on impose ? Est ce qu’on en sait plus ? Est ce que celui qui aura effectivement la réponse sera cru ?

Tout le monde a les questions, l’élite possède ses propres réponses. Sur quel critère l’homme qui n’a pas la connaissance se base t’il pour croire ?

Finalement, la question est "Qui a le plus de poid pour etre cru" ? Question de vouloir savoir à tout prix ? Ou question de vouloir vendre à tout prix ?

Et quand on a faim, on prend ce qu’il y a ... enjoy

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