Article publié le 20 mars 2008
Plats cuisinés, charcuterie, pain... les aliments sont trop riches en sel. Les pouvoirs publics sont sourds, ou aveugles, les étiquettes restent muettes. Et c’est 75.000 accidents cardio-vasculaires chaque année, dont 25.000 décès. Scandale monumental... ou affaire sans intérêt ?
Pierre Méneton, chercheur à l’INSERM, dénonce depuis des années ce régime bien salé auquel la population est exposée, de fait. Le risque sanitaire est avéré et reconnu par tout le monde, et en premier lieu par l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) qui a rendu, en 2002, un rapport sucré-salé bien peu alarmiste toutefois. S’il reconnait l’effet très grave sur la santé, il se contente de préconiser une petite réduction des doses, à 8g par jour. En France, l’apport moyen se situerait autour de l0g par jour ; un quart des hommes et 10% des femmes en consommeraient plus de 12 g. Or, les besoins sont estimés à 3g, et les agences de santé européennes préconisent un maximum de 5 à 6g.
L’industrie est accro au sodium - Agroalimentaire et pharmaceutique
Mais le sel, s’il n’est plus guère utilisé comme conservateur, garde des propriétés intéressantes pour les industriels : il exhausse artificiellement le gout des aliments et de par sa faculté de rétention d’eau, il permet aussi d’augmenter le poids des boites. Il possède par ailleurs deux autres propriétés : accoutumance et pouvoir assoiffant : réduire la consommation de sel de 11g à 5g réduit le "besoin" de boire de l’équivalent de 330 ml, soit une canette. Mauvais pour la croissance. Dans un pays comme la France, estime Pierre Meneton, une réduction de 30 % des apports en sel entraînerait un manque à gagner de 7 milliards d’euros par an pour l’agroalimentaire.
Si l’on réduisait de moitié les quantités de sel incorporées dans la nourriture industrielle, on diminuerait de moitié le nombre d’hypertendus. C’est du moins ce que permet de conclure l’étude « Intersalt », réalisée en 1997 sur 10 000 personnes dans 32 pays. Sans l’aide d’aucun médicament. Un coup dur pour le très rentable marché des anti-hypertenseurs, qui pèse, seulement en France, 2 milliards d’euros par an. Hasard total, le groupe Solvay, membre du Comité des salines de France et second producteur européen de sel, possède également une branche pharmaceutique qui aligne pas moins de cinq médicaments anti-hypertenseurs !
La vengeance est un plat... salé, qui ne se mange pas !
Méneton, en menant son enquête, s’est aperçu que les professionnels désinformaient systématiquement sur les teneurs en sodium de leurs produits ainsi que sur les conséquences de sa consommation. Et il le dit ! Au mensuel TOC, il déclarait en 2006, que "le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire était très puissant" et "désinformait les professionnels de la santé et les médias". Il a été poursuivi par le Comité des Salines de France pour "diffamation". Ce procès a eu l’effet inverse de celui espéré. Toutes les informations ont été mises sur la table. Appelés à la barre en tant que témoins, l’ancien directeur général de la Santé, Joël Ménard, et le journaliste du Point, magazine dans lequel avait été publié l’article, Christophe Labbé, ont soutenu Pierre Méneton. Mercredi 12 mars, les plaignants ont été déboutés, le tribunal ayant estimé que Meneton avait fait preuve d’une « appréciation critique » et non « diffamatoire ».
Et en attendant, personne n’est au courant et les pouvoirs publics ne bougent pas d’un pouce. Aucun étiquetage, aucun message d’alerte... mais 25.000 morts tous les ans, finalement, qu’est-ce que c’est ? Les morts ont un sens... aussi.
Une vidéo de Pierre Meneton, réalisée par Bakchich.info, qui vous en apprendra peut-être un peu plus.
la solution : plus de nourriture industrielle ! enfin , le moins possible ! et plus de soda, je me suis mis au sirop pour ne plus me faire chier a porter des pack de jus de fruit !
le constat est récurent et l’info circule régulièrement pour qui veut la voir bien sûr. Bien évidemment, qu’il convient de faire encore des efforts de communication, encore et encore ...mais ! Les assos et les pouvoirs publics ne peuvent tout prendre en charge et tout résoudre eux même. C’est aussi au citoyen lambda de se prendre en charge et le vrai levier c’est lui en bout de course. Il à le droit de dire ..NON et de ne pas acheter. Ah évidemment il faut se remettre à cuisiner, éduquer ses enfants et regagner de l’autorité au lieu de subir ses enfants prescripteurs de mal bouffe (vaste programme n’est ce pas).Privé de clientèle les produits néfastes et douteux ne seront plus produit, plus vendus et donc plus consommés. L’école, les médecins, les assos etc fournissent l’info et avertissent la population de consommateurs et c’est à lui de devenir consom’acteurs. Là aussi l’assistanat à des limites. cela va tout de suite mieux à ce sujet lorsque l’on fait d’autres choix que la StarAc....et oui, il faut aussi le dire :-) !
L’information et l’éducation sont nécessaires mais une remise en question des procédés industriels va au-delà des bonnes paroles.Evidemment le mieux est de consommer peu de produits cuisinés produits par l’industrie de masse. C’est également plus économique. Mais surtout il faut soutenir les chercheurs qui soulèvent les questions dérangeantes. Je signale le site de soutien aux lanceurs d’alerte http://sciencescitoyennes.org/spip....
Incapable d’évaluer par moi-même le bien-fondé des analyses, je demande à avoir accès aux différents points de vue et à bénéficier d’une information pluraliste.
Rien ne bouge ? Ne serait-ce pas plutôt aux consommateurs de bouger !? A ce que je sache, les plats cuisinés et autres produits de l’Industrie agro-alimentaire ne sont pas faits pour être consommés à chaque repas ... !
A toujours vouloir contrôler et réguler pour le consommateur ...On en est arrivé à "lobotiser" le consommateur ... Pourtant ce n’est pas le nombre d’émissions sur la mal-bouffe qui manquent ou même les recommandations du Ministère de la Santé à Manger Sain, équilibré, moins sucré, salé et bouger ?
Peut-être l’état devrait-il nous livrer nos courses "équilibrées" de la semaine ? Mais le TOP ne serait-il pas de payer quelqu’un pour bouger à notre place !!! A moins qu’il ne faille d’abord équiper tous les Français d’un sonotone ....
Au Palais Bourbon il y a eu un débat et une loi il y a quelques années suite à des questions orales de députés socialistes Armand Jung et Jack Lang.
A l’Inserm sévissait un Professeur X qui démontrait bien l’inverse. Les écuries d’Augias sont donc karchérisées ?
bon dossier sur www.terresacrée.org
Avec Solvay l/m/es différends existent depuis 1985 lors d’un colloque j’ai évoqué démontré par des résultats scandinaves que tout le bling-bling autour des hypotenseurs est une pathologie désirée voulue.
J’ai été viré comme un malpropre de son réseau d’intervenants free-lance. Et j’ai commencé -seul- cette lutte de la surconsommation de sel.
La loi est en attente de révision...... et elle date de plus de 5 ans en France.
L’industrie alimentaire ne joue pas le jeu et les services de sécurité alimentaire sont inexistants. Même les associations de défense de consommateurs ont disparu du terrain.
Toutes les salaisons les fromages les saucisses les conserves devraient disparaitre. L’ajout de sel et souvent combiné de nitrates est injustifié de nos jours et ne fait que retenir l’eau et faire peser le produit plus lourd. Le sel dans le pain a diminué mais Il faut encore descendre le palier.
Que chacun écrive à son député pour la révision "obligée" de la loi.... et les métiers de la bouche et l’Industrie Alimentaire ont largement eu le temps pour prendre les devants.
a propos d’industrie alimentaire ! le sel certes pose des pbs mais un autre probleme pointe a l’horizon...le gluten. responsable de la maladie coeliaque, le gluten est partout ! et les quantités ingérées sont massive d’ailleurs à tort et à travers...allez donc comprendre pourquoi, du blé figure comme ingrédients dans pas mal d’aliments, charcuteries, bonbon etc etc selon certains auteurs, les sociétés caucasiennes (blanches) sont en etat d’épidémie d’intolérance au gluten, dont les symptomes peuvent se révéler aussi grave qu’un cancer de l’intesttin ou un lymphome. selon certaines statistiques, 1pers sur 100 est atteinte et pourtant seul 3% de cette population est diagnostiquée. trés récemment un etude épidémiologique révèle qu’en finlande..la maladie touche 2% de la population avec un temps de doublement de 10ans ! en france, l’alerte n’a pas ete donnée...essentiellement pcq les médecins sont peu sensibilisés a la pathologie coeliaque ! évidemment, se pose la question peut t’on se passer de blé ? devant le lobby cérealier, la réponse semble délicate ! tout au plus , on peut envisager de soumettre les citoyens a un test sanguin (recherche d’anticorps antitransglutaminase) afin d’identifier les personnes a risque (40% des populations blanches) sur la base de leur genes HLA.cela permettrait de réellement choisir son type d’alimentation (par ex préferer le riz qui est sans gluten) de façon inquiétante l’homme a transferé cette maladie (induite par la blé et un autre facteur non identifiés) au singe en captivité ! sans être alarmiste...il serait bon que les autorités sanitaires tirent l’alarme !
Excellente remarque !
En fait nous aurions aujourd’hui à faire à un gluten de plus en plus indigeste du fait des sélections sur des critères qui font passer en premier la productivité, son poids moléculaire s’est considérablement accru depuis plus d’un siècle.
Sur la médecine : il a fallu que je parvienne à diagnostiquer moi-même mon intolérance au gluten après des années de souffrances...
C’est dire si nos super toubibs sont au courant, car j’en ai consulté plus d’un !
C’est le café au lait à la chicorée qui a remplacé la bouillie épaisse du matin .. et du soir.
Cette bouillie n’était jamais au blé mais à l’orge à l’avoine. La sauce béchamel est lourde à digérer.. NON ? Il faut la laisser 2o-25 mn sur le feu les amidons et les protèines du gluten seront mieux assimilables.
Encore une de ces ânerie pseuso-scientifique il y a des proteines dans le riz donc l’équivalent du gluten. Il y a des kits de dosages très sensibles dans le matos fourni aux labos d’analyse........Normal qu’on trouve des intolérances border-line !!
Une intolérance alimentaire ne peut-être que franche et massive !
D’ailleurs actuellement grosse discussion sur l’humanisation des laits maternels. Quand introduire le lait de vache quand épaissir la têtée et avec quel type de féculents....
Le blé comme le sarrasin n’est bien toléré que sous la forme cuite en crêpes et en pains et en gâteaux.
Dans les plats cuisinés c’est de la folie la teneur en sel pour donner un "meilleur" goût...
Gael - http://www.danger-sante.org/
encore une fois,la solution est facile, mais non, parce que tous repose sur le fric alors,...le sel c’est du poids en plus,...













