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Non ! L'Agriculture biologique n'est pas durable !

Article publié le 4 décembre 2007

Les pieds dans le plat ou dans le fumier ?

Léon Guégen, expert en nutrition, nous offre sa plume pour ces quelques réflexions très importantes pour l’avenir de nos menus ... 

Le « Grenelle de l’environnement  » a mis l’accent sur l’agriculture biologique et sur ses perspectives de développement. Si l’on ne considère que les raisons environnementales légitimes, les pays développés comme la France peuvent s’offrir le luxe d’augmenter la production et la consommation de produits Bio. Cependant, l’argument avancé ne peut être la nutrition et la santé humaine, car la valeur qualitative ajoutée n’est pas significative. Et même si les aliments Bio étaient « meilleurs pour la santé », à quoi servirait-il de consommer un repas Bio par semaine en mangeant "n’importe quoi" dans les vingt autres repas ?
 
Alors que l’on va droit vers une pénurie mondiale d’aliments de base (céréales, pomme de terre, lait...), il semble déraisonnable d’encourager à grande échelle une forte et inévitable diminution des rendements. De plus, si les prix des produits Bio diminuent par suite d’une offre plus grande, comme d’aucuns l’espèrent, l’agriculteur AB y trouvera-t-il encore son compte sans des subventions importantes ? Par exemple, acceptera-t-il des rendements faibles en blé alors que les cours mondiaux flambent ? Il devra aussi penser à son revenu, à sa survie…et éventuellement à celle des futurs 9 milliards d’habitants de la planète ! Ne serait-il pas plus sage d’encourager une forme d’agriculture raisonnée, encore plus durable, socialement et économiquement acceptable ?

Vous pourrez lire la suite de cet excellent article de Léon Guégen, Directeur de Recherches honoraire de l’Inra, ancien directeur du Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire du Centre de recherches de Jouy-en-Josas, membre de l’Académie d’agriculture de France et rapporteur à l’Afssa, sur le site de L’IFN www.ifn.org

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Alimentation Bio

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commentaires
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par Boumboum (IP:xxx.xx4.228.98) le 4 décembre 2007 à 10H09

Je vous aime ! :-)) mais vous allez vous faire lyncher...

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(IP:xxx.xx7.219.51) le 4 décembre 2007 à 12H47

M’agriculture bio ne s’accompagne pas nécessairement d’un baisse de rendement : voyez par exemple la permaculture.

Pour le reste, vous avez peut-être raison dans la mesure où l’agriculture bio doit être accompagnée et participer à une mutation plus globale : Bio ou pas bio, nous aurions des problèmes de pénurie alimentaire de plus en plus importants si l’on consacre davantage de surfaces agricoles aux biocarburants et à l’alimentation carnée. La flambée des cours mondiaux est d’ailleurs une conséquence de ce décalage entre l’offre qui stagne et la demande qui croît.

Vous parlez de l’agriculteur AB. Pour information, ce n’est pas le seul label bio, ni le plus exigeant. je vous invite donc à éviter d’assimiler l’un à l’autre.

Vous invitez à une agriculture raisonnée, économiquement sage. Êtes vous en train de penser à une agriculture dont les mécanismes dépendent entièrement du pétrole ? De plus en plus de personnes trouvent que cela n’est pas prudent. Déjà, de fait, une grande partie de notre alimentation voit sont prix varier en phase avec le cours du pétrole. Engrais, pesticides, machinisme, délocalisation : c’est cela qui est en cause.

Dans cette optique, la question des subventions ne se pose plus.

Au regard de beaucoup, le produit bio est encore considéré comme un produit de luxe, et les prix y sont pour quelque chose. Mais il me semble inévitable qu’à l’avenir, ce statut change et que ce soient les produits délocalisés et dépendants de la chimie qui deviennent hors de prix. Et le tissus social ne s’en portera que mieux.

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par jcm (IP:xxx.xx4.102.126) le 4 décembre 2007 à 13H36

Je viens de noter cet article comme "intéressant" car il pose quelques questions dignes d’intérêt, notamment celui de donner l’occasion de rappeler que l’Inra fait quelques impasses sur certaines techniques de mise en culture au demeurant assez intéressantes (voir Pivot, Arte et le "bio" : quand une chaîne de qualité fait un travail lamentable).

Mais tout d’abord le titre et l’argumentaire.

Différentes études montrent au niveau mondial que l’agriculture biologique pourrait nourrir la population terrestre même si elle s’accroît substantiellement.

C’est aussi l’avis de la FAO.

Ces études ont tenu compte de la question des subventions (on les retrouvera sur le Net avec un moteur de recherche) et tout dépend également comment sont conçus et orientés les systèmes de subventions par rapport à un examen global de l’agriculture et des conséquences qu’elle entraîne (externalités).

A ce sujet on verra ce que l’on peut faire depuis déjà des années en traitant en parallèle les questions agricoles et de qualité de l’eau : Münich : la ’’bio’’, pour une eau non traitée.

Elles prennent aussi en compte les questions de rendements, lesquels ne sont pas nécessairement plus faible en "bio" que dans d’autres systèmes où, d’ailleurs, on peut constater ici et là qu’ils décroissent !!!

Cette décroissance est liés à différents phénomènes dont le réchauffement climatique qui produit une baisse de rendement de quelques 9% par degré d’élévation de la température nocturne pour les céréales, et en particulier le riz.

Ici, cela se produira quelque soit le mode de mise en culture, mais du côté du "bio" certaines techniques rizicoles "bio" s’avèrent nettement plus performantes que des techniques "intensives" (riz "SRI" en particulier, et ce n’est pas la seule).

Mais il convient de se poser quelques questions sur ce que signifie "durable" :

- est-il "durable" de pratiquer une agriculture qui pollue intensément les sols, puis les eaux douces, puis les eaux océaniques (voir la question des zones océaniques mortes dans monde, qui ne cessent de croître) ?

- sera-t-il vraiment "durable" de pratiquer une agriculture aussi massivement basée sur le pétrole et ses dérivés que l’est la nôtre aujourd’hui sachant qu’il y a de fortes probabilités que ce pétrole devienne de plus en plus coûteux ?

Et face à cette dernière menace, dont il ne faut pas négliger la gravité, ne serait-il pas beaucoup plus prudent de commencer dès maintenant à restaurer nos sols très fortement dégradés (et qui ne peuvent être productifs qu’à grands renfort d’intrants issus du pétrole), une restauration qui peut prendre de 6 à 10 ans, afin de pouvoir recourir à certaines formes de "bio" de façon immédiate lorsque nous ne pourrons plus faire autrement, prix du baril oblige ?

Sur la concurrence induite par les agrocarburants il est toujours temps de demander un moratoire : UN MORATOIRE POUR QUOI FAIRE ?.

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 4 décembre 2007 à 13H58

J’adore les gens qui disent : "il y a chute de rendement dans l’agriculture industrielle" sans même se poser la question du pourquoi. Et ensuite tenter un parralèle totalement déplacé sur la culture bio, sans même mentionner les faits concernant les rendements au cours du temps pour la bio.

Et puis le troll AWARD de l’année : "car la valeur qualitative ajoutée n’est pas significative"

Toujours aussi intègre à l’INRA apparemment.

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par bénédicte (IP:xxx.xx7.23.86) le 4 décembre 2007 à 14H03

il ya bien les commentaires d’un nutritioniste qui ont été exposé dans tous les Mc Do de France pendant des mois pour vanter le hamburger, il y a bien, même un Claude Allègre, alors...

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par mathieu hangue (IP:xxx.xx7.171.238) le 4 décembre 2007 à 14H21

Derrière cette attaque contre la bio, c’est d’autre chose dont il est question, de l apromotion de "l’Agriculture Raisonnée".

Tout le monde ou presque souhaiteque l’agriculture redevienne enfin "raisonnée" et surtout raisonnable ? Derrière ce vocabulaire, se cache en fait une belle tromperie : le Forum pour une Agriculture Raisonnée et Respectueuse de lEnvironnement ou FARRE qui compte parmi ses membres les géants de la chimie, des OGM, le Crédit Agricole, etc...

(Voir l’article : "FARRE : l’Agriculture raisonnée ou... un drôle réseau de protecteurs"

http://www.amisdelaterre.org/FARRE-... )

Apparemment le Ministère de l’Environnement a redonné son agréement à FARRE, dernièrement. Serait-ce à rapprocher du fait que lors du Grenelle, on a vu renaître cette idée d’Agriculture Raisonnée sous un nouveau nom : la Haute Valeur Environnementale ou HVE.

Le syndicat agricole majoritaire, la FNSEA, et tous ses satellites, y sont fortement favorables. Alors que cette HVE ne sera qu’un ressucé de l’Agriculture Raisonnée, elle sera présentée comme une avancée du Grenelle et peut-être même avec l’appui de certains écologistes !

MH

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par alberto (IP:xxx.xx2.242.237) le 4 décembre 2007 à 16H20

Mme de Reynal, je connais non loin de chez moi un arboriculteur qui traite abondamment une trentaine de fois par an ses pommes et ses poires : puisque vous avez l’air d’apprécier, contactez-moi, je vous communiquerais où l’on peut acquérir ces excellents fruits.

Considérant votre opposition de principe au développement durable le raccourcissement de votre longévité qui en résultera ne pourra que vous aggéer.

Bien à vous.

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(IP:xxx.xx7.219.9) le 5 décembre 2007 à 18H42

A quoi ça sert de pondre un article de ce genre si on n’essaie même pas de le défendre. Certaines réactions sont acerbes, certes, mais en restant inerte, son auteur est totalement contre-productif.

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par fontaine (IP:xxx.xx3.36.254) le 5 décembre 2007 à 19H34

une parcelle en bio recoit autant de pluie que sa voisine conventionelle autant d’energie solaire Necessite plus de travail plus de tracteur plus de fuel plus d’homme plus de penibilité .Au final une production moindre avec en prime une notion de risque en qualité. A production égale nécessitant plus de surface le bio a un gros impact sur l’environnement.produisant peu elle restitue peu au sol notamment en matiere organique .Non le bio n’est pas durable pas citoyen pas chrétien c’est une culture de parvenus.

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(IP:xxx.xx7.219.94) le 5 décembre 2007 à 22H39

Ouep, et tous ceux qui vivaient avant l’arrivée des pesticides et compagnie étaient des parvenus.

Et puis épuiser les sols, favoriser l’érosionutiliser des machines à pétrole, c’est bien plus durable. Laisser desgrands groupes s’approprier les sols et le vivant, c’est bien plus durable. Empoisonner les gens à coup de pesticides, c’est bien plus chrétien.

Maintenant que j’ai dit des choses bien stupides, du haut mon égo bien gonflé, je vais pouvoir découvrir les méthodes alternatives qui existent et qui ne sont plus à la mesure des machines, mais de l’homme.

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par Youppi ! (IP:xxx.xx7.108.64) le 19 avril 2008 à 13H35

Ce qui est merveilleux, c’est qu’avec le mécanisme de la sélection naturelle, tous les anti-bio et les anti-écolo vont disparaître de la surface de la terre, car ils seront progressivement éliminés par le cancer, le diabète, Alzheimer et consorts. Déjà leurs enfants sont contaminés dès le stade fœtal par les pesticides et les métaux lourds… il suffit d’un peu de patience !

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par Gérard Piquemal n.d (IP:xxx.xx1.228.129) le 6 décembre 2007 à 21H37

Madame de Reynal,

Vous dites que quand vous voyez utiliser la nutrition comme faire valoir, vous explosez et c’est légitime. Par contre, quand je vous vois reprendre l’article d’un soit disant expert en nutrition qui soutient que le bio n’a pas de valeur qualitative significative, là c’est moi qui explose.

Madame de Reynal, gardez votre esprit critique. Ce n’est pas parce qu’une personne est Directeur de Recherches honoraire de l’Inra que tout ce qu’il dit est paroles d’évangile. Avant de vous répondre, j’ai recherché d’autres sources sur les déclarations de M. Guéguen. J’accepte une partie de son propos mais en rejette la majeure partie.

Suite à une étude de 18 millions de d’euros, financé par l’Union européenne, des chercheurs britanniques viennent de dévoiler les premiers résultats d’un projet comparatif de cinq ans. Ils ont quantifié les nutriments de fruits, légumes et de lait issus de l’agriculture biologique et fait la même chose pour les produits identiques, issus de l’agriculture conventionnelle...

Les résultats sont significatifs : Le bio est jusqu’à 80 % plus nourrissant.

La Presse, BBC et The Telegraph sont des médias dignes de confiance. Je vous laisse consulter l’article paru en français dans le Journal La Presse, à l’adresse : http://www.cyberpresse.ca/article/2...

Respectueusement vôtre

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(IP:xxx.xx8.205.165) le 17 décembre 2007 à 12H31

JE DIS STOP !

" Léon Guégen, Directeur de Recherches honoraire de l’Inra, ancien directeur du Laboratoire de nutrition et sécurité alimentaire du Centre de recherches de Jouy-en-Josas, membre de l’Académie d’agriculture de France et rapporteur à l’Afssa, sur le site de L’IFN www.ifn.org "

Je m’insurge ! En france on veut toujours plus de titres et de diplomes. Je ne penses pas qu’un homme à "gros CV" de mauvaise fois apporte plus de vérités qu’un paysan confronté à la réalité du terrain.

Je crois surtout que le mouvement BIO dérange des lobyes. Pareil pour les anti-OGM qui n’ont rien de personnel à gagner.

Pas besoin de titres pompeux pour exposer des faits. A l’île de la réunion par exemple, les quelques aides européennes destinées au BIO sont détournées vers l’agriculture intensive de la canne à sucre. Les deux agricultures sont en diffultés mais l’une d’elle est privilégiée au détriment de l’autre.

Ce n’est qu’un exemple qui illustre le biaisement des données affichées pour défendre le sytème agrochimique bien lucratif et tellement polluant.

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par léonard (IP:xxx.xx6.178.97) le 28 décembre 2007 à 16H26

Je suis franchement décontenancé qu’un tel article puisse s’inscrire dans un débat légitime, intelligent, et porteur d’idées que devrait véhiculer ce site. Rien de tout cela, et ce n’est pas la première fois que Naturovox ouvre ses colonnes à des auteurs qui sous couvert de pseudoscience, d’expertise, de titre d’expert,de références d’articles douteux et sans réelle base d’études scientifiques viennent nous servir des contre-vérités(lecture récente,par exemple, sur l’effet de serre discutable confondant les infrarouges de provenance solaire avec ceux réémis par la terre,etc) Là c’est encore pire. Le bio c’est pas productif, c’est pas calorique et c’est donc pas nourrissant. Par contre l’agriculture raisonnée avec les OGM sont des techniques agricoles qui permettent et permettront de nourrirent les hommes d’une façon pérenne avec leur flux de pesticides, leur capacité à produire des plantes plus grosses au tissu végétal détérioré et "gonflé" avec des rendements en baisse sans un apport constant d’engrais, etc. En fait le bio c’est très dangereux, l’équilibre des sols, du cycle de l’eau, la qualité nutritive du naturel, la composition de l’air "arbitrairement" fixé à 20% d’O2, 0,3 % de C02 ne sont que des obstructions au devenir de la planète. La preuve c’est que l’homme est une espèce qui gràce à ces paramètres est toujours là à nous pondre des contre-vérités. Que l’auteur que je ne méprise même pas pour l’énoncé de ses âneries vienne me voir dans ma campagne où je jure de lui faire un cours de biologie pointue et des travaux pratiques sur l’intérêt de pratiquer une agriculture équilibrée( et non raisonnée) et de la nourrir de légumes exempts de pesticides et d’engrais chimiques pour la voir sourir..de satisfaction.

Quel tristesse de lire de tels articles.

Léonard

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par olivier FRIGOUT (IP:xxx.xx2.209.148) le 29 décembre 2007 à 22H52

Bonsoir, Ce sont les conditions de consommation occidentales, ou plutôt la nature de cette consommation, qui mettent en effet en péril une agriculture entièrement bio. Un américain consomme en moyenne 123 kg de viande par an, contre 5 pour un indien. Il faut 3 à 10 kg de protéines végétales et 70.000 litres d’eau pour produire 1 kg de boeuf. Or, selon le Conseil Européen de l’Information sur l’Alimentation (EUFIC), consommer 1 à 2 fois de la viande (portion de 150 g) suffit largement pour couvrir nos besoins. La consommation actuelle de viande n’est pas compatible avec le "tout bio" ni avec les besoins à venir en termes nutritionnels, même en intensif. Si la FAO considère que l’agriculture biologique peut nourrir la planète, elle intègre un bouleversement de nos habitudes alimentaires, qui ne peut être que salutaire en terme de santé publique. Et de rappeler ce que Pierre Rabhi constate avec malice : "nous ne gagnons plus notre pain, mais notre bifsteck !" C’est bien là que ce trouve le noeud du problème.

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par pierre (IP:xxx.xx0.24.176) le 15 janvier 2008 à 08H01

Beaucoup de commentaires négatifs, mais personne ne signale que le lien indiqué pour lire l’article complet n’est pas le bon !! Personne n’a donc eu la curiosité de lire la totalité ? J’ai trouvé cela :

http://www.pseudo-sciences.org/spip...

Mais s’agit-il de l’article en question ? En tous cas, les thèmes développés sont les mêmes, et méritent lecture avant rejet…

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(IP:xxx.xx8.37.84) le 16 mai 2008 à 16H02

quel titre...Il faut être expert pour pondre un tel titre...et avec les experts d’OUTREAU ...on voit où on est allé...et c’est bien là qu’est le problème, nous n’avons plus du tout confiance en ce qu’enseigne notre éducation et avec raison, alors...en ’ses’ experts....faut-il attendre que la Nature nous montre ce qu’elle veut ? ....

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par Ryuujin (IP:xxx.xx4.171.32) le 8 octobre 2008 à 00H19

Il faudrait ouvrir les yeux, et voir l’agriculture biologique pour ce qu’elle est : un luxe. Produire moins, avec des rendements moins sûr, pour un gain de qualité sanitaire et environnementale complètement subjectif.

Ne parlez pas de permaculture lorsqu’il s’agit de rendements ; c’est sans oute le mode d’agriculture ayant les rendements les plus faibles au monde.

Et cessez de dire que la FAO affirme que l’agriculture biologique peut nourrir le monde : c’est un HOAX né de l’erreur de lecture dun mauvais journaliste. Non seulement la FAO n’a jamais affirmé cela, mais elle affirme même le contraire : http://www.fao.org/newsroom/fr/news...

L’agriculture biologique a deux gros problèmes : - elle rejette les pesticides de synthèse alors qu’on ne dispose pas de pesticides naturels suffisamment variés et efficaces pour les remplacer. D’où l’impossibilité complète de faire certaines cultures en bio, et le fait qu’on s’attende à des rendements qui feront d’autant plus le yoyo que la surface en bio sera importante. Le bio dépend actuellement pour sa protection contre les maladies et invasions du conventionnel, de la même façon qu’une personne non vaccinée contre une maladie contagieuse dépend des gens vaccinés.

- Le bio refuse les intrants de synthèse, alors qu’on ne dispose pas à l’heure actuelle d’alternatives efficace pour tous les nutriments. L’usage d’excréments d’animaux par exemple permet de colmater une partie de la fuite de nutriments minéraux, mais les animaux en question ne fournissent pas plus de nutriments minéraux qu’ils n’en ingèrent. Le bilan reste négatif. Les jachères n’apportent pas tous les nutriments nécessaires, et font considérablement baisser les rendements moyens. On a encore aucune solution miracle pour remplacer les engrais de synthèse.

Outre cela, quel est l’intérêt du bio par rapport à un conventionnel de même qualité ? Le bio ne permet pas de cultiver de la façon la plus durable possible, car il refuse par principe les intrants de synthèse, même lorsqu’ils sont plus durables que les intrants "naturels". Quel est l’intérêt de la démarche ?

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(IP:xxx.xx9.135.206) le 13 mars 2011 à 11H41

L’agriculture biologique : un luxe ! Cela fait 10000 ans que les êtres humains vivent donc dans le luxe de cette agriculture biologique venue de Mésopotamie. Et cela fait 60 ans que nous consommons les produits de l’agriculture chimique dite "conventionnelle". C’est une évidence : l’agriculture chimique est la seule qui soit durable...


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