Article publié le 29 novembre 2007
Les industries de transformation du poisson trouvent inutile et incohérent de taxer le poisson.
Les industries de transformation du poisson ont pris connaissance d’un avant-projet de mécanisme visant à répercuter la hausse du coût du gazole pêche dans le prix du poisson.
Ce mécanisme comporterait deux volets :
1. un volet d’aide aux bateaux, pour les aider à payer leur gazole, sous la forme d’un financement de leur contribution à l’entretien de l’environnement des zones de pêche et de la bande côtière (ramassage des déchets en mer, nettoyage des plages ...)
2. un volet de collecte de financement pour financer l’aide citée au premier tiret.
L’industrie de la transformation reconnaît que le mode de rémunération des marins entraîne des variations excessives de leurs revenus. Cette situation plonge périodiquement la profession des marins pêcheurs dans des situations socialement difficiles.
Ceci étant, l’industrie de transformation estime que la solution ne réside pas dans un nouveau mécanisme d’aide, ni dans son financement par une nouvelle taxe.
Il est temps de s’attaquer au problème de fond. La solution doit être recherchée dans un mécanisme de lissage des rémunérations des marins pêcheurs.
Dans nos entreprises de transformation, le travail « à la tâche » a été abandonné depuis longtemps. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas faire varier les salaires de nos employés en fonction des charges de nos entreprises : pourquoi le secteur de la pêche n’arriverait-il pas à la même situation ? Le secteur de la pêche doit aussi adapter son organisation sociale.
En ce qui concerne le projet de taxe à la consommation :
Nous comprenons que le projet, qui semble-t-il recueille l’assentiment des marins pêcheurs et des pisciculteurs, porterait sur :
* la création d’une nouvelle taxe à la consommation sur les tous les produits de la pêche et de la pisciculture, frais et transformés, remis aux consommateurs
* seuls les produits issus de la conchyliculture seraient exclus
* la taxe serait prélevée en bout de chaîne sur le ticket de caisse du commerçant qui remet le produit au consommateur final
* la RHD serait exemptée
* la masse taxable est estimée à 4,5 à 5 milliards d’euros
* le montant de collecte ciblé serait de 70 à 100 millions d’euros
* le taux de la taxe envisagée serait de 2 à 2,5 % ad valorem.
L’industrie de transformation est défavorable à un tel projet pour les motifs suivants :
1. La création d’une telle taxe à la consommation va nécessairement renchérir les produits donc peser négativement sur les marchés, donc sur l’industrie de transformation française, qui compte plus de 20.000 emplois directs et indirects.
2. Elle affectera d’autant plus les produits chers (donc les produits de la pêche française).
3. Le projet s’inscrit en contradiction :
* avec la politique présidentielle et gouvernementale d’amélioration du pouvoir d’achat des consommateurs ;
* avec le Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui au contraire vise à favoriser le consommation de poisson et produits de la pêche deux fois par semaine.
4. Dans certaines catégories de produits, les prix des matières premières ont récemment subi d’importantes hausses, pour partie dues à la hausse du carburant, qu’ils ont du répercuter à leurs clients et donc aux consommateurs : dans ces conditions l’imposition d’une nouvelle taxe reviendrait à faire peser deux fois la hausse du cours du gazole sur nos produits.
5. Si une aide doit être apportée aux marins pêcheurs à hauteur de 70 à 100 millions d’euros, ce montant peut être considéré comme marginal dans un déficit de l’Etat de l’ordre de 50 milliards d’euros.
NB : le déficit de l’Etat est un autre sujet qui mérite des solutions politiques autres que la création de taxes sectorielles à la consommation de tel ou tel produit.
Thèmes
Les pêcheurs et les "industriels" n’ont toujours pas compris qu’à force de ravager les océans avec des moyens technologiques performants, ils l’ont considérablement appauvri. Quand je navigue et que j’observe les fonds au sonar, ces fonds sont déserts..... Il n’y a plus rien ! C’est dramatique !
Aujourd’hui, les pêcheurs se lamentent parcequ’ils ont détruit la faune des océans. Cette faune ne se renouvelle plus. Le seuil de non-renouvellemnt de beaucoup d’espèces est dépassé...
On n’a pas pu par moyens règlementaire de réduire les prélèvements exagérés pratiqués par les pêcheurs. Le système de taxation va renchérir au comptoir le prix du poisson. Le résultat sera moins de vente, et par conséquent une accélération de l’armement de ces navires industriels.
On n’est plus à l’époque 1945-1955, où le poisson proliférait partout, cela à cause de l’absence de pêche durant la seconde guerre mondiale. Maintenant, il faudra pratiquer un moratoire drastique sur la pêche, analogue à celui mis en place par les Canadiens, pour faire remonter les "stocks "de morue et de flétans.
Je ne me lamenterai pas sur le sort des pêcheurs, ayant vu en Iroise remonter un cul de chalut avec 19 tonnes de bars (oui, 19 tonnes) : rien que du petit, parti pour faire de la farine à Loudéac...
Je me souviens aussi de cet imbécile de La Turballe, qui une année avait chaluté au pélagique la frayère des daurades roses sous Hoedic lors de leur ponte : joli coup de filet !... Il était revenu, l’année suivante sur la frayère et avait ramssé les immatures qu’il avait passé par dessus bord , à la pelle, pour nourrir les goëlands... Après, au Comité des Pêches , il s’en vantait lourdement... DEpuis ? Il n’y a plus de daurades roses...
Je ne me lamenterai certainement pas devant ces gens qui font du pélagique dans les estuaires et baies protégées... Jusqu’à raz la côte...
L’été dernier à Quiberon, tous les après midi, il y en avait un même qui rentrait au port avec un chalut ouvert devant des milliers de personnes... Soi-disant pour nettoyer son chalut : cela lui permettait de faire des "prises accessoires" (coquilles stJacques en août dans une zone rde protection...
La pêche au chalut devra être interdite... DE même que celle des filets : à quoi cela rime de filet 30 km de filets sous Belle-ile ? C’est quoi ces "pêcheurs" qui n’hésitent pas à laisser au fond leurs filets ?
Que foutent les "Affaires maritimes" ? Elles qui sont plus enclines à poursuivre un malheureux plaisancier qui a pêché un maquereau, tandis que les fraudeurs industriels se livrent à leurs exactions habituelles sous leur nez ? Et les ULAM ? On pourrait en parler aussi : très prompte à s’en prendre à un pépère, ou à un gamin qui a p^ché son "gorlazo" sous taille... Et qui fait semblant de rien voir quand les pélagiques trainent en zone interdite en plein jur... Ou la nuit à raz la côte.... ET ces mêmes ULAM qui s’en prennent au pêcheur à pied qui ramaassent 2 douzaines d’huitres ou de palourdes et qui font semblant de ne pas voir l’ostréiculteur qui ravage les bancs d’huitres naturelle à grande marrée haute en dehors des zones amodiées ???
Décidement, si on ne peut les faire respecter la mer et ses richesses par voie légale, il faut leur mettre pleins de taxes pour les étouffer encore plus vite.
A ce moment là les Pêcheurs, les vrais, ce qui respectent la mer pourront revenir....
Les poissons sont nos amis, on n’y touche plus. :-/
vous c’est au sonar sur de large zones, moi (plongée/apnée) c’est près des roches où le chalutage est difficile (de la même région) mais le constat est le même : je n’aurai aucune pitié/remord pour l’industrie de la pêche (car c’est comme ça qu’il faut l’appeler, et non pas "pêcheurs") voire même bien content de les voir agoniser comme les poissons qu’ils sortent de l’eau.
Kiberenes, je m’associe entièrement à votre commentaire pour avoir vécu les mêmes évènements en golfe de Gascogne sur certains bateaux de pêches : trente tonnes de bars ramassés "à boeufs" en trois passages au large de l’embouchre de la Loire, et les pêcheurs tout étonnés de voir le cours du bar descendre à son prix plancher à la criée de Lorient...Pêche à la langoustine durant la saison ou elles sont pleines d’oeufs, remise à l’eau des tourteaux après leur avoir arraché les pinces, refus par les comités locaux d’intaller au large des récifs atificiels permettant des abris pour la reproduction...
La crise, pour avoir fréquenté ce milieu, je la vois venir depuis vingt ans et les acteurs ont continué d’user le filon jusqu’à la corde !
Qu’on aide les rescapés : pourquoi pas, mais à condition d’arrèter de les laisser faire n’importe quoi et de piller indéfiniment la ressource sans lui laisser le temps de se régérérer.
Bien à vous.
Pareil pour la méditerrané !
"Il est temps de s’attaquer au problème de fond"
Commencer par comprendre que les animaux sauvages ne sont pas une ressource inépuisable ça serait un bont début.
Aprés vous pouvez même réfléchir à l’interêt du massacre ... une espèce animale se permet d’exterminer des centaines d’autres espèces pour son petit plaisir culinaire. Et attention, pas n’importe quel espèce mais celle qui se pretend la plus évoluée.
Pour apporter mon témoignange, les fonds se desertifient meme sur la cote, lorsqu’on lit les rapports de chasse sous marine d’il y a 50 ans en médittaranée et qu’on compare aujourd’hui ...... on est passé de l’eden au desert absolu.
@Don Pedro Bravo pour cet article. J’espère que le débat va continuer et provoquer des changements dans le monde de la pêche. Signé : un citadin qui aime la nature.
"un citadin qui aime la nature" vous auriez du préciser "dans son assiette" :-))
Le chalutage va devenir non rentable car trop gourmand en carburant, et c’est une excelente chose ! Ce mode de prélevement est trop déletère pour les fonds marins. Je suis aussi opposé à une subvention indexé sur la consomation de gazole car c’est vraiment l’opposé du principe "pollueur payeur" : mais pollueur subventionné. qu’on laisse le poisson atteindre tout seul son prix "naturel" compte tenu de l’augmentation du carburant.
L’avenir de la peche passera par le retour au "petits metiers" : peche artisanale, et par la création généralisée de récifs artificiels qui fixent la biomasse près des cotes ( et qui empeche le chalutage trop près des cotes)
Le cout de l’essence et les quotas de pêche de différentes espèces n’étant pas prêt de diminuer, le lissage de la rémunération des pêcheurs sur l’année ne me parait pas être une solution pérenne.
Ne peut-on pas plutot reponsabiliser tous les acteurs de la chaine de distribution aux consommateurs. En effet, ceux-ci n’ont comme valeur ajoutée que celle de faire parvenir le poisson d’une chambre froide à notre assiette et pourtant ce sont eux qui font passer les prix des produits frais d’au moins 1 à 4 entre le producteur et le consommateur.
Ah oui, j’oubliais les charges en France sont trop importantes :-O
Après on veut nous faire croire que ce sont les chomeurs/Rmistes qui sont assistés dans ce pays... retirez les aides aux pêchoux, la PAC aux paysous, les subventions aux industrielloux, associatioux... et vous pouvez faire vivre tous les précaires décemment, même au dessus de leur moyens :-)











