Fi des tartufferies : parlons du sein ! Les hommes aiment débattre avec passion sur les forums d’Internet. Ils se targuent de tout connaître en politique, en économie, en international, en informatique...Bref ! ils sont très forts ! Mais que savent-ils du sein ? Un quizz de 10 questions permet de tester leurs connaissances et nous verrons bien au résultat quels sont ceux qui s’en sortiront !
Avant de vous jeter sur le quizz, apprenez, messieurs que du 15 au 21 octobre se déroulera en France la Semaine internationale de l’allaitement maternel : la SMAM ! Que l’initiative est née à l’hôpital Innocenti (Florence), en août 1990. Cette première réunion internationale consacrée à l’allaitement maternel a rassemblé des représentants de 30 gouvernements et de nombreuses ONG. En 1991, les organisations et personnes souhaitant protéger, soutenir et encourager l’allaitement maternel créèrent le réseau mondial WABA (World Alliance for Breastfeeding Action, en français Alliance Mondiale pour l’allaitement maternel), avec le soutien de l’UNICEF.
Maintenant, vous pouvez commencer !
1 - L’allaitement est-il douloureux ? oui - non
2 - La mère qui allaite peut-elle manger ce qu’elle désire ? oui -non
3 - Les laits artificiels valent autant que le lait maternel ? oui - non
4 - Les mamelons trop plats empêchent la succion du bébé ? oui -non
5 - Une femme qui allaite peut-elle prendre des contraceptifs ? oui -non
6 - La reprise du travail est-elle incompatible avec l’allaitement ? oui -non
7 - Les bébés nourris au sein sont plus malades que ceux qui sont élevés au biberon ? oui -non
8 - Combien de mères allaitent en France ? 33 % ? 60 % ?
9 - Si la mère allaitante est malade, pourra-elle être soignée normalement ? oui -non
10 - C’est un service départemental qui s’occupe de l’allaitement maternel ? oui - non, c’est la mairie.
Comptez vos points !
Voici les réponses aux questions du quizz :
1
NON. L’allaitement ne doit pas être douloureux si le bébé est bien
positionné. En début de tétée, la mère peut ressentir un pincement. Si
la douleur persiste plus deux minutes, il est préférable de retirer le
bébé du sein et d’essayer à nouveau. Bien qu’une certaine sensibilité
soit fréquente les premiers jours, cela ne doit pas durer et surtout ne
doit pas être au point que la mère appréhende le moment de la tétée.
2
OUI. Une mère qui allaite doit manger de façon équilibrée, normale et
saine, mais rien ne l’oblige à manger certains aliments ou à en éviter
d’autres.
3 - NON. Les laits de substitution préparés à partir de lait de vache ou de soja ne présentent que des similitudes superficielles avec le lait maternel. Ils ne contiennent ni anticorps, ni cellules vivantes, ni enzymes, ni hormones. Ils contiennent trop d’aluminium, de manganèse, de calcium et de fer difficiles à assimiler et à éliminer par les reins du bébé. Contrairement au lait maternel qui s’adapte aux besoins du bébé, les laits artificiels ne changent pas.
4 - NON. Les bébés ne tètent pas le mamelon, la prise du sein est bien plus large. Bien qu’il soit plus facile pour un bébé de prendre le sein quand le mamelon est proéminent, il n’est pas indispensable que le mamelon ressorte. Une bonne mise en route de l’allaitement permettra d’éviter tout problème.
5 - OUI. Il est possible de choisir un mode de contraception adapté à l’allaitement. Le choix sera celui du couple, sur les conseils de son médecin. L’allaitement est une méthode contraceptive efficace à 98 % si, et seulement si : le bébé est exclusivement allaité ; les règles ne sont pas survenues ; le bébé a moins de 6 mois. Les préservatifs et spermicides sont adaptés à cette période. La pillule progestative (micro dosée) ne présenterait pas de danger pour le bébé et peut être prise dès le 3ème jour sur prescription médicale. Le stérilet peut être posé 4 à 6 semaines après l’accouchement.
6 - NON. Beaucoup de mères reprennent leur travail tout en allaitant. Elles expliquent que cela facilite la reprise car l’allaitement maintient un lien fort entre elles et leur bébé.
7 - NON. "On note chez l’enfant moins de pathologies ORL, moins de gastro-entérite et sept fois moins d’hospitalisations dans la première année. L’allaitement joue aussi un rôle dans la prévention du diabète et de l’obésité, des maladies cardiovasculaires et favorise un taux du cholestérol plus bas. On recense aussi moins de cas de cancer et de mort subite chez les bébés allaités. (Dr Le Gouill. PMI 29) Les mères qui ont allaité ont moins de cancer du sein ou du col de l’utérus. Elles se remettent aussi plus vite après la naissance, car l’utérus reprend plus vite sa forme initiale. Il y a aussi moins de saignements et un effet contraceptif sur lequel il faut cependant être prudent."
8
60 %. En 1992, dans le Finistère, 28 % de jeunes mamans allaitaient
leur enfant. Elles sont aujourd’hui 57 % et se rapprochent donc de la
moyenne nationale qui est à 60 %.
9 - OUI. Presque tous les médicaments peuvent être prescrits pendant l’allaitement. Si toutefois un traitement prescrit est contre indiqué (c’est exceptionnel), il est toujours possible de tirer son lait pendant quelques jours et de le jeter. L’allaitement sera possible dès la fin du traitement.
10 - OUI. Il s’agit du service de la PMI (Protection maternelle et infantile) qui dépend du Conseil général.
Pour en savoir plus :
- Toutes les réponses à ce quizz sont tirées du Guide de l’allaitement maternel du Conseil général du Finistère téléchargeable ici. et de l’interview donnée au journal Le Télégramme par la PMI du Finistère le 12 octobre 2007.
- Le site de la CoFAM (Coordination Française pour l’Allaitement Maternel ) qui n’est pas réservé qu’aux femmes !
Thèmes
A l’attention de la taverne des poètes.
Bonjour, Appréciant vos articles,et moi-même en écrivant un certain nombre sur les sujets de société, politique, pensées poétiques..., je suis à la recherche de contacts pour créer une émulation. Finistérien tout comme vous, je pose la question d’une rencontre. Serait-ce possible ? Salutations. Guillaume Auffret guillaume.auffret7@wanadoo.fr
à Guillaume : Pas de problème. Tant que je n’ai pas à me déplacer à Paris où c’est plein de parigots teigneux à chemises bleues ! Je vous réponds par mail dans la journée.
La grande tétée, c’est par ici : http://www.lefigaro.fr/france/20071...
Y a-t-il un age limite pour taiter ?
Bonjour, En tant que femme, mère de 2 enfants (le premier allaité jusqu’à 5 mois et la deuxième jusqu’à 3 mois) et citoyenne, permettez-moi de remettre en cause ce QUIZZ qui à mon avis n’a pas été pensé par des femmes mais par des institutionnels dans l’éventualité d’un monde idéal. La question de l’allaitement, est discuté depuis une éternité et je ne veux pas trancher mais il me parait important d’insister sur quelques bémols. Oui, l’allaitement peut être douloureux physiquement (en autres joyeusetés crevasses, fatigue, obligation de prendre un stimulant pour favoriser la montée du lait et ensuite de masquer avec gène les montées de lait) et psychologiquement (difficulté à allaiter dans un endroit calme et tranquille à l’abri des regards par exemple). La reprise du travail n’est pas incompatible avec l’allaitement, oui si vous travailler à 10 minutes de chez vous ou si votre employeur vous permet de vous absenter (si vous travailler dans un lieu public !) pour aller tirer votre lait dans les WC (car où pouvez vous le faire), le conserver dans un réfrigérateur (tout le monde à ça au travail !!!), sans compter les réflexions de votre patron sur votre baisse d’efficacité. Quid de la santé des nourrissons nourris ou non au sein ? mon fils allaité jusqu’à 5 mois a été malade (roséole, otites..)alors qu’il était encore allaité, ma fille (pour laquelle j’ai du cesser l’allaitement à 3 mois car elle ne digérait pas mon lait, et oui cela arrive !) a eu une santé de fer. Les médicaments pour les petits "bobos" peuvent être prescrits ok mais quid des pathologies demandant des traitements lourds et longs. Moralité, pas si simple pour une femme de choisir (pas toujours un choix car contraintes culturelles, familiales) ou non d’allaiter son bébé et réduire ce sujet complexe à un quizz est dangereux.
Apparemment, vous n’êtes pas la seule ! Voir ici :
"Allaiter pendant six mois, je ne vois pas comment c’est possible, sourit Anne-Marie Papin, 29 ans, d’Ossé (Ille-et-Vilaine), qui a donné naissance à Lola il y trois mois. Ou alors, c’est très compliqué ! » Elle travaille dans la publicité, connaît les atouts de l’allaitement maternel, mais pouvoir partager la fatigue des tétées nocturnes avec le père l’a emporté. « On alternait un biberon sur deux la nuit, c’est très pratique et permet de gérer la fatigue. Dès qu’il est à la maison, il donne le biberon. » Même argument chez Cécile : « Il adore, il le garde dans ses bras, le promène avec lui ! » Et Anne-Marie se réjouit de laisser « plus de place au père, ce qui équilibre le côté fusionnel mère-bébé".
(Ouest-France 15 octobre 2007 "Regards - Ces mères donnent le biberon, pas le sein")
et pendant ce temps
NESTLE pompe toujours encore sur le continent noir sur le continent rouge sur le continent jaune sur le continent bleu sur le continent blanc
Petit joueur ! Si déjà tu sors ta Durandal attaque vraiment
J’aimerais aussi donner mon ressenti sur l’allaitement au travail. C’est très très dur parce qu’on a une obligation de résultat (ou on se la donne). On voit ce qui coule et on se dit qu’il faut arriver à avoir tant (x biberons de tant de ml). Perso j’avais l’impression de passer ma journée à tirer mon lait (dans la voiture, au travail, le midi, le soir au retour dans la voiture, avant de me coucher)... Alors qu’au sein, il prend ce dont il avait besoin et on ne se pose pas de question. Mais là, s’il n’avait pas sa dose de lait, difficile pour la nounou de satisfaire son besoin... Donc au final, allaitement mixte (lait maternel et artificiel).











