Faire les courses, ce n’est pas un moment très agréable (encore moins pour les hommes j’ai remarqué) surtout quand on passe à la caisse. Ça l’est encore moins quand on charge son panier avec des produits bios.
Hier, j’ai failli m’étouffer devant un melon bio de taille très moyenne à 4.50 euros … Et pourtant Lylian Le Goff, dans son livre « Manger Bio c’est pas du luxe » semble dire le contraire (je n’ai pas encore lu le livre, mais il est sur ma liste !).
Si l’on part du postulat que ceux qui mangent bio font attention à
leur santé et à celle de la planète, cela signifie qu’ils consomment
moins de viande et poissons, qui sont sensés être des produits chers,
ils font alors des économies !
Cet argent peut être reporté sur l’achat de fruits et légumes bios, qui
sont effectivement plus chers pour le contribuable à cause des
subventions qui vont surtout à l’agriculture industrielle et chimique…
Dans mon article précédant, je râle justement sur le fait que la viande
est devenue un produit de consommation au rabais, en témoigne alors mon
fameux melon bio qui s’avère plus chèr qu’une tranche de Charal … Alors
est-ce qu’on peut vraiment raisonner ainsi ?
Est-ce un problème de manque de soutien politique à l’agriculture bio et de subvention ? C’est surtout un problème de relativisation à mon humble avis. A-t-on encore la valeur des produits que l’on consomme ? Est-ce lorsque l’on paie un melon bio 4.50euro, la part de cette somme reversée à l’agriculteur reflète vraiment la valeur de son travail ?
Si l’on veut manger de bons produits, cultivés à l’ancienne (sans revenir à la charrette, ne poussons pas le cliché), ce n’est pas en utilisant produits chimiques sur pesticides, substrats artificiels et en faisant des champs de centaines d’hectares de la même culture jusqu’à épuiser les sols, qu’on va y arriver. De cette manière, on fait baisser les coûts, mais aussi la qualité et la valeur nutritive des aliments.
On nous parle toujours de notre pouvoir d’achat (et notre moral aussi, CF les articles d’Olivier et de SoAnn ), mais est-ce qu’il a vraiment baissé ? Je n’ai pas trouvé d’étude à ce sujet, mais je serais curieuse de connaître la part de notre salaire consacrée à l’alimentation aujourd’hui, comparée à il y a 40 ans ! Si c’est comme pour l’essence, cette part a baissé. Aujourd’hui avec une heure de Smic on achète 4.5 litres d’essence quand on en achetait 3l en 1974 . Que fait-on de notre argent alors ? On s’achète des appareils électroniques, on se paie des voyages, on change de voiture, on paie les abonnements internet, on téléphone …
Nos besoins ont changés, ils sont plus superficiels, matériels (je critique, mais je suis la première à dépenser mon argent dans du matériel photo ! ) … La qualité des aliments dans notre assiette a baissé, leur prix a augmenté mais la part qu’ils représentent dans notre budget a (sûrement) baissé. C’est bizarre non ?
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Entièrement d’accord sur votre idée de "relativisation" de la valeur financière des produits de consommation alimentaire ... à l’évidence il en est certains qu’on paye au-dessous de leur valeur réelle - entendons par là : la valeur qu’on peut raisonnablement attribuer à la somme de travail ncessaire pour les produire. C’est le cas de la viande de porc et certainement des volailles élevées en batterie. Néanmoins, on est en présence de situations très différenciées car, d’un autre côté, les fruits d’été - genre cerise ou abricots - deviennent quant à eux des produits de luxe, commercialisé aujourd’hui un peu partout au prix affichés chez fauchon ou Hediard il y a de ça quelques années seulement !! L’explication réside peut-etre dans l’impossibilité detout mécaniser, et l’exposition (vulnérabilité ?) de certaines cultures aux intempéries. Encore heureux, d’un autre côté ...
...et bien, cette année encore ,il y a eu un écofestival en Bretagne. Les subventions pour ce type d’ information ne peut obtenir de subvention...les responsables des "’ conseils"’ régionaux et généraux prouvent encore une fois leur complète inutilité d’existence dans notre pays ( A part les salaires de leurs employés et responsables ). Pourtant, dans ce genre d’endroit,Grâce à des êtres qui se rapprochent des Saints, il est tout à fait possible d’obtenir vos renseignements puisque j’ai réussi à le faire. Ces renseignements ne sont pas faciles à obtenir car ils ont des ...êtres qui leur sont hostiles...mais, j’ai réussi à recouper des info.avec plusieurs intervenants.L’an dernier, les débutants en tomate ..se sont lourdement endettés s’ils n’ont purement et simplement disparu dans ma région. Pour obtenir cette info...il a fallu en approcher des individus et pourtant je savais que le mildiou comme ils disent était passé et donc...que toutes les tomates avaient disparues. Alors, pour vos melons.. ???il faut se renseigner avant de parler prix en vraie culture bio. Les fruits et légumes qui arrivent ont leur histoire ! et comme on dirait que cette histoire suit nos évolutions de niveau de conscience...le prix nul n’est pas là d’arriver. Je me permets de repeter : " suit nos niveaux de conscience " ou bien quelque chose comme cela !
Donc, votre titre n’est pas si loin de la Vérité ! Le royaume du Ciel !











