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Manger sans peur et sans reproche

Article publié le 3 décembre 2007

Médecin nutritionniste, je me bats aujourd’hui contre la dictature des régimes et les règles trop autoritaires que l’on assène aux consommateurs et aux patients au nom du bien manger. Apprenons à manger selon nos besoins et nos envies pour « manger sans peur et sans reproche ».

L’espèce humaine s’est adaptée au fur et à mesure de son évolution à de nouvelles conditions de vie.

La recherche de nourriture, besoin fondamental par excellence, est passée d’un mode très actif (la chasse) à un mode plutôt passif (les courses). Cela pourrait relever de l’adaptation positive, si les choses n’étaient pas en train de nous dépasser.

Le besoin primaire de se nourrir, dévolu à l’origine à l’apport d’énergie, a toujours été associé à la notion de plaisir. C’est une des clés de la préservation de l’espèce : ressentir du plaisir dans l’assouvissement des besoins fondamentaux.

Mais depuis quelques dizaines d’années, la société de consommation est en train de modifier ces paramètres alimentaires primaires. La proximité des aliments, leur adaptation à un usage rapide, leur grande variété pousse l’individu à manger non plus par besoin, mais seulement par envie ou encore par ennui.

Or en matière de physiologie, si les apports excèdent les besoins, l’organisme se met à stocker. Processus fort utile au temps des famines, mais contre-productif en période de surconsommation.

Cela se traduit en pratique par une prise de poids générale de la population (quelques kilos de génération en génération), mais surtout par une croissance sans précédent du taux d’obésité chez l’adulte, et chez l’enfant. En attendant que la génétique évolue et s’adapte à ce nouvel environnement, il faut réagir.

Pour enrayer le processus, seule la prévention est efficace. Il faut ajuster ses apports alimentaires à ses besoins énergétiques pour que le processus de stockage ne s’active pas. Cet ajustement se fait spontanément pour une grande partie de la population. Mais, pour les « stockeurs », génétiquement programmés pour faire des réserves, il est nécessaire de procéder à un ajustement volontaire. Cet ajustement n’est pas synonyme de régime restrictif, mais de choix. Et faire le bon choix en matière d’alimentaire, c’est celui qui fera correspondre le plaisir et les besoins.

Pour réussir cette équation, il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance de son environnement alimentaire, mais aussi du fonctionnement de son corps. Identifier les sensations alimentaires de base : faim et surtout rassasiement. Pouvoir faire la différence entre l’envie de manger et la faim. Ajuster les horaires des repas aux besoins de l’organisme.

Autant de connaissances qu’il est parfois bon de rappeler pour éviter de tomber dans le piège des dictats. En effet, les besoins sont différents d’un individu à l’autre. Les goûts varient. Les contraintes de consommation sont également différentes.  

S’y retrouver dans l’environnement alimentaire nécessite quelques connaissances de base. Connaître les familles d’aliments, leurs rôles, leurs avantages nutritionnels, leurs inconvénients. Savoir associer et cuisiner les aliments pour les rendre savoureux et diététiquement adaptés, fait également partie des connaissances qu’il faut acquérir pour manger selon ses besoins.

Enfin pour gagner encore en liberté et ne pas se tromper dans ses choix, il est désormais indispensable de comprendre les messages de communications des industriels de l’aliment. Que signifie telle allégation ? Savoir lire les étiquettes des produits. Repérer les mentions utiles et inutiles. 

Autant de connaissances qui permettent au consommateur de choisir le produit qui lui faut sans se tromper.

 


envoyé par carolinelemarchand
Thèmes

Alimentation Obésité Diabète

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52 votes

commentaires
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par alberto (IP:xxx.xx9.179.119) le 3 décembre 2007 à 14H04

C’est bien, gentil...mais un peu court quand même !

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par JL (IP:xxx.xx3.87.192) le 3 décembre 2007 à 22H08

A part le titre original et la jolie musique, merci pour l’hymne qui n’est plus l’hymne, je vois pas le message ! Il y en a un ?

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par Luc DUSSART (IP:xxx.xx4.214.185) le 8 décembre 2007 à 23H58

Vous m’invitez quand à manger chez vous ?

Je crois toutefois me souvenir que l’exercice de la médecine et la publicité de ses services, ce n’est pas compatible. Je vais rappeler à l’éditeur de ce site les obligations légales qui le concernent.

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par Héléna Schweig (IP:xxx.xx1.23.124) le 9 décembre 2007 à 02H44

Monsieur,

Vos commentaires grivois et masochistes concernant une personne plutôt légitime pour s’exprimer librement et à titre informatif sur un sujet important n’apportent strictement rien au débat.

C’est une occasion pour vous je suppose de promouvoir votre pseudo expertise sur les addictions diverses et de masquer vos frustrations vis à vis des femmes.

Quels lobbies représentez-vous à travers vos sous entendus sans intérêt. L’agro, la restauration rapide,.... ?

Oui nous avons besoin d’information, et de préférence venant de personnes légitimes et engagées.

Mère de trois enfants en surpoids chez lesquels de nombreuses approches ont déjà échoué, je suis à cours d’idées, mais je souhaite garder espoir.

Cet article y contribue largement, je n’irai pas pour autant à la rencontre de cette dame intéressante que je ne connais pas mais qui semble vouloir initier un vrai débat sur Agoravox. Merci Madame !

Alors, vous comprendrez que vos commentaires, que dis-je, vos éructations nocturnes.....

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par trape (IP:xxx.xx7.65.251) le 21 janvier 2008 à 00H28

Communication, publicité... Voilà une loi d’une absurdité totale car elle signifie que pour parler de médecine, il est recommandé ne pas être médecin car les médecins peuvent toujours être accusés de "publicité". Le nec plus ultra dans le domaine de la communication médicale autorisée, est d’être chanteuse !

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par trape (IP:xxx.xx7.65.251) le 21 janvier 2008 à 00H53

La diversité alimentaire, avec des aliments bruts est à la base d’une bonne diététique. L’industrie alimentaire a fourni des aliments parfois discutables et dont la consommation répétée n’est pas recommandée. Le consommateur est allé vers la mauvaise (souvent) facilité du plat "tout préparé" dont la composition ne fait pas appel qu’à des ingrédients bruts (car ajout de colorants, de graisses hydrogénées, de conservateurs...). Il a, par ailleurs, décidé de moins investir dans son alimentation, au profit d’autres biens de consommation, électronique par exemple ( en 40-50 ans, le budget alimentaire par rapport aux ressources totale de la famille, est passé de 35 % à 18%). Tout ceci est responsable, pour une part, d’avoir 42 % de la population française adulte qui est soit en surcharge pondérale soit obèse (enquete obepi).

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(IP:xxx.xx5.141.96) le 23 décembre 2007 à 17H27

Manger sans reproche ! personnellement, je préfère avec plaisir .

Il est un point qui m’inquiète énormément en médecine qui se veut dictatoriale (voir le reproche qui vous est fait d’oser vous exprimer seule, vous risquez au moins le bucher avec le sous-entendu), vos propos semblent indiquer que vous considérer les êtres humains comme ayant tous les mêmes besoins . Or ,par exemple, lorsque l’on parcourt les études sur les médicaments ,il semble bien qu’il y ait environ 30 à35% d’effet positif, 35à30 % d’effet placébo et 2% d’effet nocébo MAIS surtout 30à 35% de non effet . Malgré ces 30à35% de non effet tout à fait officiels et enregistrés la médecine sort avec le remboursement de la sécurité sociale parfois un protocole qui tendrait à obliger chaque malade à suivre le seul traitement ; donc 30à35 % des malades et assurés sociaux sont d’office écartés de toute possibilité d’amélioration de leur état.

Et bien, ici , dans vos propos , on est tenté de croire qu’il n’y a qu’une seule sorte de régime. Or, dans mes amis, j’en ai qui ne mangent pas de viande depuis plus de 30 ans et qui se portent à merveille contrairement à tout ce qu’on peut lire dans les livres de diététique . Ceci est un exemple , mais un exemple qui prouve que l’on a pas les mêmes besoins et que vos fameuses études en double aveugle ne peuvent prouver que l’inéfficacité d’un produit pour un trouble mais certainement pas être la base pour définir un protocole fusse-t-il pour l’utilité de la viande par exemple.

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