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Manger la viande crue, un geste pour la planète ?

Article publié le 23 février 2009

N’en déplaise à certaines consciences végétariennes, la consommation de viande semble bel et bien faire partie de la palette alimentaire de l’espèce humaine.

Manger la viande crue, un geste pour la planète ?

S’il est vrai que dans notre société la manière dont sont traitées les bêtes à viande trahit souvent une absence totale de considération pour la vie animale, s’il est vrai que les pratiques habituelles de nombreux professionnels de cette filière heurtent toute conscience attachée au respect de la vie, force est de constater que même les peuples primitifs qui voient l’animal comme une personne ne s’interdisent pas de le tuer pour le manger. Qu’ils aillent jusqu’à s’excuser de prendre leur vie, jusqu’à rendre leurs ossements pour apaiser leur colère, cela ne signifie-t-il pas que la réalité de leurs besoins nutritionnels est plus prégnante encore que leur respect pour ces êtres qui sont leurs frères ?

Sans doute le fait de la consommer crue, comme le font les Inuits du Grand Nord Canadien, plutôt que cuite, participe-t-il de cette symbiose avec l’environnement qui caractérise l’état d’esprit de ces peuplades primitives. Le goût fondant, riche et profond de la chair sauvage, cette plénitude qui accompagne la satiété vous incline à penser que le plaisir que vous ressentez là est un don de l’être tué, que par son sacrifice il vous transmet, à vous, à vos enfants, à votre famille sa vitalité et sa force.

Depuis plus de vingt ans que je mange régulièrement de la viande crue, que j’en ressens les bienfaits, bien que je n’ai pas encore vu d’études scientifiques sur ce sujet, je comprends le respect que le sauvage porte à ses proies. Je comprends qu’il veille à ne pas susciter leur courroux, à ne pas les tuer inutilement, à ne pas détruire leur habitat.

Car pour manger la viande crue, pour qu’elle vous gratifie de ses bienfaits, il faut que l’animal ait vécu normalement, c’est-à-dire dans son milieu naturel, en totale liberté toute l’année, qu’il se soit nourrit lui-même, sans apports artificiels. Ces animaux là ne tombent pas malades, n’ont pas besoin de médicaments ou d’antibiotiques et les femelles mettent bas sans le vétérinaire. Les élevages qui respectent les animaux, leur mode de vie et leur écosystème sont rares, mais ils existent et méritent d’être signalés et encouragés. Dans son très beau livre « Les bisons du cœur brisé » Dan O’Brien, écologiste de formation, témoigne de son expérience d’éleveur installé dans les grandes plaines du Middle-West américain. Consterné par les dégâts écologiques provoqués par l’élevage des vaches, il en vient à abandonner ces animaux importés d’Europe par les colons du 19ème siècle pour les remplacer par des bisons. Contre toute raison économique, il fait le choix du cœur lorsqu’il décide de les laisser vivre libres sur ses terres plutôt que de les engraisser au maïs. Alors le miracle se produit, grâce à la présence des bisons, cette terre revit. Toute une flore et une faune sauvage qui avaient disparues depuis des décennies réapparaissent. Car contrairement aux bovins européens, le bison est un élément essentiel de l’écosystème des Grandes Plaines du Middle-West. Et plutôt que d’emmener ses bêtes à l’abattoir, de leur faire subir le stress d’une rafle suivie d’une sinistre déportation, il confie à son ami cherokee le soin de tuer sur place, comme le faisaient ses ancêtres un siècle plus tôt, celles qu’il a sélectionnées. Prendre au troupeau juste ce qu’il faut, quand il faut, pour assurer la survie économique de l’élevage, gage de pérennité du troupeau. Ce n’est pas l’abattoir, mais presque un rituel. Pour Dan O’Brien, c’est une moisson. Cette façon de concevoir l’élevage n’est pas banale. Elle se fonde sur l’idée que la terre que l’on cultive, les bêtes que l’on élève ne sont pas des choses malléables à merci, transformables à façon, commercialisables sans vergogne, mais au contraire forment un tout foisonnant de vies et d’interdépendances auquel nous sommes intimement lié. C’est admettre que le respect de cette diversité et de cette vie omniprésente, la préservation de leurs interrelations complexes est nécessaire à notre propre survie. C’est prendre conscience que ce tout est notre planète et que d’elle dépend notre avenir.

Le livre de Dan O’Brien : Les bisons du cœur brisé, Dan O’Brien, éditions A Vue d’œil

Le web du ranch de Dan O’Brien

Thèmes

Ecologie Alimentation Environnement

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commentaires
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par Neozenith (IP:xxx.xx4.108.131) le 23 février 2009 à 13H03

"je comprends le respect que le sauvage porte à ses proies"

J’imagine (et j’espère !) que vous écrivez cette phrase au second degré, car comment critiquer la façon de consommer de notre société et en même temps utiliser le mot "sauvages" pour qualifier les tribus primitives ?

Au regard de notre consommation et de notre rapport à la nature, nous sommes beaucoup plus sauvages que ces tribus, qui ont su conserver un sens de la raison et de l’honneur vis à vis des animaux !

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par la Mouche du coche (IP:xxx.xx2.25.245) le 23 février 2009 à 13H35

Plutôt que de manger de la viande crue, l’auteur devrait aller voir les filles, cela lui ferait du bien et lui rétablirait l’esprit. :-)

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par homme1 (IP:xxx.xx5.31.190) le 24 février 2009 à 11H56

Sauvage n’a pas forcément une connotation péjorative ou raciste et étant donnée la façon dont l’auteur parle des peuples ou groupes en question je ne pense pas qu’on puisse le taxer de racisme et même si le terme est employé au 1er degré il n’est à mon sens pas choquant étant donné le contexte. Sauvage peut en effet être traduit par "conforme à l’état de nature" et par "non asservi, non domestiqué" , vu sous cet angle, réhabilitons le mot sauvage !! Également synonyme du mot liberté ! Vous m’avez compris : Malheureux celui qui a perdu ou sa sauvagerie ! (nous en sommes tous dotés à la naissance)

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par Deneb (IP:xxx.xx6.180.73) le 23 février 2009 à 13H09

Il faut aller plus loin : manger la viande à même la bête vivante. Prelevez une belle escalope directement sur la vache broutante, mordez à pleins dents un lapin qui se débat.

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par Siegfried (IP:xxx.xx6.56.135) le 10 mars 2009 à 20H07

Le commentaire de Deneb m’a trop fait rire, c’est exactement ce que je pensais !

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 23 février 2009 à 13H17

"force est de constater que même les peuples primitifs qui voient l’animal comme une personne ne s’interdisent pas de le tuer pour le manger"

Je suppose que les bisons vous leur courrez aprés et les mettez à mort avec vos terribles canines de carnivores ? naturellement ... et que donc, comme vos ancètres primitifs, vous traversez l’atlantique a la nage sur la journée pour aller les chasser et que vous les ramenez ensuite dans votre grotte pour nourrir vos petits ?

Force est de constater que nous ne sommes plus des "peuples primitifs" (puisqu’on a inventer un mot pour nous differencier d’eux) et surtout, force est de constater que les peuples primitifs n’ont pas de supermarché au coin de leur rue pour satisfaire tout leur besoins nutritionnels avec ou son animal. Si ils en avaient ils les utiliseraient et acheteraient végétarien, ça leur eviteraient de devoir s’excuser, vous croyez pas ?

Je suppose que manger un animal crue peut etre et est surement une bien meilleure chose que d’acheter du jambon sous cellophane. De la a en faire un comportement plus naturel ou plus sain que le vegetarisme il y a de la marge.

De plus, vu la surpopulation d’humains je ne vois pas bien comment vous aller organiser votre "symbiose" avec l’envirronement en filant à tout le monde une dose de viande crue.

Ah ! arretez de vous prendre pour des primitifs ou des carnivores parce que vous machouiller le corps d’un autre animal. Vous pouvez tres bien le faire avec un poireau ou une fraise, ou alors, retourner vivre dans une caverne.

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par Sebastien (IP:xxx.xx8.182.130) le 23 février 2009 à 14H21

J’aime bien la viande crue en tartare. L’auteur a-t-il d’autres recettes a partager ?

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par lola (IP:xxx.xx5.157.225) le 23 février 2009 à 14H57

Avis aux végétariens !

Un petit dictateur moustachu ( ben non pas l’autre agité hein ! ) qui a sévi en Allemagne entre 1933 et 1945 était végétarien ( et contre l’alcool en plus ! ).

Pour éviter ce genre de comportements à l’avenir il FAUT ... manger de la viande !

Entrez en ... RESISTANCE !

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par Daniela (IP:xxx.xx0.113.34) le 23 février 2009 à 15H52

Mais bien sûr, Hitler était végétarien, donc être végétarien est dangereux... :-O

D’abord, je n’ai trouvé aucune source sérieuse attestant qu’il l’était. Ensuite, cela changerait quoi ?

Ah, on me souffle à l’oreillette qu’il avait deux yeux, donc ceux qui ont deux yeux sont dangereux aussi ? Il était autrichien, donc les Autrichiens sont des dangers publics ?

Arrêtez le délire ! Si pour être quelqu’un il faut manger de la viande, vous en concluez que les bouddhistes n’en sont pas (ben oui, pour les vrais bouddhistes, on ne mange pas un animal) ? Les pauvres qui ne peuvent pas s’en payer non plus ?

Un peu de réfléxion ne fait pas de mal..

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par lola (IP:xxx.xx5.183.251) le 23 février 2009 à 18H03

Manger de la viande ( et boire du pinard voire ... de la GRIMBERGHEN ) permet d’avoir un peu d’humour et d’éviter les DERIVES ... savonarolesques !

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par Actias (IP:xxx.xx2.72.243) le 23 février 2009 à 18H06

Hitler se gavait de sucreries, etait accro aux metanphétamines, buvait de l’alcool et bien sur aimait beaucoup la viande, comme tous les dictateurs sanguinaires.

La seule chose qu’il ne faisait pas c’etait fumer.

La propagande de Goebells est reprise haut la main par Lola. Félicitations.

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par lola (IP:xxx.xx5.183.251) le 23 février 2009 à 18H23

Vous MENTEZ !

C’est N’IMPORTE QUOI !

TOUS les HISTORIENS sérieux SAVENT qu’il ne voulait pas manger de viande et qu’il dénigrait l’alcool !

Par contre il aimait la truite au beurre...

Il considérait que c’étaient des attitudes bourgeoises qu’il méprisait profondément.

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.125) le 23 février 2009 à 22H34

"TOUS les HISTORIENS sérieux "

Lesquels ? c’est plutot l’inverse, les historiens sérieux savent ce qu’il en est. Les journalistes eux par contre, si ils ne se renseignent pas, continue à propager le mythe.

Hilter a souvent fait l’apologie du végétarisme, mais ne l’a jamais mis en pratique conrète, épisodiquement et principalement pour des raisons médicales. Par contre Gandhi, Tolstoi , leonard de vinci ou Einstein en ont fait l’apologie mais l’ont aussi mis en pratique concrétement.

Désolé mais je sais de quoi je parle, alors je ne vous traite pas de menteuse, vous ne savez juste pas de quoi vous parlez.

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.125) le 23 février 2009 à 22H52

@ Lola : Vous trouverez quelques sources recompilées dans cet article : http://www.cahiers-antispecistes.or...

mais il en existent beaucoup d’autres. Je le dis au cas ou vous seriez, comme moi, une personne curieuse et ouverte et non une personne qui tordra toujours les faits pour les faire entrer dans son mode de pensé.

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(IP:xxx.xx7.214.121) le 24 février 2009 à 10H29

Je serai ravis de faire ta connaissance vu les références que tu as lola ! Rien ne vaut la bonne viande fraîche n’est-ce pas ?!!

Non, sans rire, l’auteur avez déjà publié sur naturavox un article sur l’alimentation cru...mais il s’agissait de fruits et légumes, donc la, passe encore, mais la viande cru : il faut quand même pas exagérer, on a un peu évolué depuis l’homme de cromagnon !

Et puis notre métabolisme c’est adapté à la viande cuite, qui est bien meilleurs au goùt, alors pourquoi devrions nous revenir en arrière ?!

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par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.46) le 23 février 2009 à 15H09

Il me semblait que les prédateurs s’en prenaient en priorité aux proies faibles ou mal portantes ? Chose qui est d’ailleurs évolutivement plus avantageuse tant pour les proies que pour les prédateurs.

Pour répondre à Actias, avant de s’attaquer à la surpopulation humaine, qui est un problème aussi difficile que délicat, on pourrait s’attaquer à la surconsommation de viande, et réduire ainsi significativement l’empreinte écologique de chaque humain. Produire 9 milliards de steaks de boeuf par jour pour toute la planète est difficilement faisable, mais produire 12 milliards de steaks de mouton par semaine est bien plus facile à envisager.

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par Actias (IP:xxx.xx2.72.243) le 23 février 2009 à 18H12

Il faudra s’attaquer au deux. Mais commencer par diminuer la viande serait bien sur un bon début.

Par contre ; il me semble que les ovins on le plus mauvais rapport de conversion energetique.

(Il faudrait conclure par une blague prout/caca pour Lola sinon elle va profiter de mes phrases compliquées pour dire que je suis un intello vg chiant ... mais j’ai pas d’idée la :->)

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par lola (IP:xxx.xx5.183.251) le 23 février 2009 à 18H28

Et voilà : pas d’arguments, de l’intox et des insultes !

C’est le propre du FANATISME !

Elle est belle la dérive Savonarolesque !

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.125) le 23 février 2009 à 22H36

Je vous cite : "Manger de la viande ( et boire du pinard voire ... de la GRIMBERGHEN ) permet d’avoir un peu d’humour et d’éviter les DERIVES ... savonarolesques !"

Qui est à court d’argument depuis le début et se réfugie dans les généralisations bon marchés des le 2eme commentaire ?

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par sobriquet (IP:xxx.xx8.39.116) le 23 février 2009 à 23H36

@Actias (et à Lola qui dit quelque chose de semblable ci-dessous)

"Par contre ; il me semble que les ovins on le plus mauvais rapport de conversion energetique."

Ok, au temps pour moi !

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par lola (IP:xxx.xx5.157.225) le 23 février 2009 à 15H17

@ sobriquet

Certes, mais les moutons amochent beaucoup plus leurs patures que les bovins !

Donc ils sont plus mauvais pour la nature !

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par marcoB12 (IP:xxx.xx4.187.142) le 23 février 2009 à 15H20

Bien sûr qu’on peut manger de la viande et même crue et sans doute même vivante. On peut aussi s’en passer depuis plus de 20 ans et se porter aussi bien que vous... Après qu’est-ce qui est préférable pour l’environnement (vu notre nombre) ?...je vous laisse y réfléchir devant un bon morceau bien saignant...

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par Capitaine Poltron (IP:xxx.xx8.114.156) le 23 février 2009 à 15H41

Il semble que l’auteur ait trop joué aux indiens quand il était petit. Met-il encore sa parure de plumes d’aigle quand il va acheter son steak ?

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par pissefroid (IP:xxx.xx1.184.219) le 23 février 2009 à 17H49

La viande est une transformation des végétaux dont le rendement est loin de 100%.

Compte tenu des ressources limitées il me semblerait préférable de devenir végétarien.

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par Bobland59 (IP:xxx.xx8.106.63) le 23 février 2009 à 17H54

Oui nous pouvons revenir aussi aux moeurs des hommes de Neandertal........ Moi je me contente d’un steak tartare de temps en temps !

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par joelim (IP:xxx.xx0.6.104) le 23 février 2009 à 18H09

Bientôt le nouveau snobisme : manger de la viande crue de bébé d’animal sauvage.

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par Philène (IP:xxx.xx2.84.147) le 23 février 2009 à 20H49

Peut être que si les Inuits avaient eu du bois, ils auraient pu faire cuire leur viande. Je crois que les peuplades qui ont mangé de la viande crue l’ont fait par obligation, tout comme de manger des insectes et autres. On fait avec ce qu’on trouve dans son environnement. Quant à nous vanter les bienfaits de manger de la viande crue et ... sauvage, je voudrais bien savoir où se trouve votre lieux de chasse ! Le problème dans nos pays riches c’est que l’on abat probablement plus de bêtes que nous ne pouvons en ingurgiter, simplement pour garantir aux grandes surfaces un stock suffisament attrayant pour attirer le consommateur. Il est vrai que si nous devions chasser de nos propres mains chacun notre bout de gras, on serait sûrement un peu plus en extase devant le sacro-saint gigot du dimanche ! Pour les autres, "commander" sa viande au fur et à mesure des besoins, c’est à dire la régler à l’avance au boucher, qui ordonnerait alors l’abattage de la bête APRES paiement, ça nous inciterait à réflêchir à deux fois avant de faire des provisions de la sorte, et remettrait un peu plus les pendules à l’heure pour ce qui concerne le respect de la vie, quelle qu’elle soit. Après, qu’on la mange crue ou cuite, la viande est un petit élément qui participe, aussi, à la bonne santé de notre organisme, mais n’en est sûrement pas l’essentiel et vient en tout les cas bien loin derrière les fruits et les légumes.

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.125) le 23 février 2009 à 22H42

En fait, faire cuire la viande (aliment naturellement assez indigeste, surtout crue) permet notemment en la rechauffant et la ramollir, ainsi d’eviter de perdre a peu pres autant d’energie en la digerant qu’elle n’en procure.

Pour un "primitif" c’est surement un acte indispensable de manger de la viande. Mais chez les "civilisés", on peut être aujourd’hui en aussi bonne sinon probablement meilleure, en ne mangeant pas d’animaux. Ma manière d’être primitif, c’est de respecter les animaux en tant que personne, et quand je peux me passer de tuer un être sensible je le ne le tue pas ... par respect de la vie tout simplement.

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par luka (IP:xxx.xx1.14.178) le 23 février 2009 à 23H33

Les 3/4 des articles viennent de personnes qui ne savent pas ce que c’est que d’aimer la viande crue, probablement parce qu’ils ne connaissent pas Je ne trouve pas que ces réactions soient ouvertes, tolérantes, curieuses, et rationnelles (excusez moi pour ce gros mot) Elles ne font que témoigner d’un rejet digne des conquistadors, des machistes, des racistes, des gens bien de chez nous quoi. Loic parle d’un plaisir qui vaut vraiment la peine d’être partagé ! Et je vois bien peu de personnes ouvertes en fait. La viande sauvage crue un peu séchée pour moi, est merveilleuse, mais on n’est pas obligé d’en manger tous les jours (toute viande confondue) Moi je me contente de 3-4 kg par an (sanglier, taureau et vache, cheval, âne, oeufs...) POur ce qui est des vers, je n’en ai jamais eu, et nous avons tout ce qu’il faut pour lutter contre à commencer par les graines de courge, j’ai eu surtout du plaisir et un sentiment de gratitude parfois grand, qui m’a dépassé. La cuisson noie l’animal, annule son être, on ne sent plus que si tu croques là c’est un petit goût de thym et ici d’ail et là du beurre, là c’est un peu plus fort, on part dans des rêveries sur un corps qu’on mange, on écoute, l’animal, pas l’intervention d’un cuisinier qui s’approprie pour vous qlqchose qu’il ne connait pas. Manger cru c’est un peu comme manger son propre corps, c’est comme communier si j’ose dire, on sent l’union de 2 chairs et ça ne peut se faire que dans le cru selon moi, du coup après avoir essayé cela, manger cuit c’est comme perdre le meilleur de l’animal, une connaissance intuitive de son sol, de ses herbes, de son sexe, de son âge et de la saison à laquelle il est mort, on le cuit et l’on ne sentira jamais son vrai gout, d’autant plus qu’on le mélange avec d’autres choses... Je trouve cela dommage et irrespectueux. D’un point de vue physiologique, il n’y a plus les enzymes contenus dans la viande qui servent à la digérer, et il faut puiser dans sa réserve d’enzymes pancréatiques (indice d’espérance de vie si j’ai bien compris), ceci va donner un travail fatigant pour le corps Je ne parle pas de la vérité, je parle d’une expérience belle pour moi et d’autres et qui demande une certaine ouverture parce qu’il n’est pas possible de se la représenter sans la vivre un minimum. "ce forum est un débat civique et civilisé" à ce qu’il parait, je trouve ça drôle POur ceux qui ont du mal à écrire le Français correctement et qui réagissent de façon agressive contre...le fait que ce n’est pas civilisé de manger la viande crue, l’auteur étant sûrement dérangé. C’est drôle ! D’autant plus que plus la science est pointue plus elle confirme que c’est plus sain de manger la viande crue et cru en général (d’un point de vue physiologique). Pour finir, j’ai été au Niger l’an passé, j’ai trouvé les Nigériens bien plus tolérants sur ma façon de manger que les Français -façon de manger tout cru. Nigériens que la France a su civiliser avec sa merveilleuse culture des droits de l’homme, pauvres sauvages qu’ils étaient avant nous...mais c’est un autre débat...

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par Actias (IP:xxx.xx3.182.125) le 23 février 2009 à 23H54

"probablement parce qu’ils ne connaissent pas"

Je ne connais pas le plaisir que l’on peut éprouver à tuer à un enfant et le manger ... la dessus j’avoue mon ignorance. Mais je ne crois pas que ce soit une raison suffisante pour le faire même si vous trouveriez probablement le gout délicieux (normalement c’est assez proche du porc).

Par contre je sais ce que c’est de tuer un animal de ses mains, lui arracher les tripes de son ventre encore tiède et de d’en manger des morceaux crus. Je n’ai pas toujours étais végétarien, il m’a fallu du temps pour comprendre. Je SAIS que je gagne bien plus a ne pas tuer un animal qu’à le massacrer pour satisfaire mes lubies gastronomiques.

Il me semble que nous sommes dans un débat d’idée, si vous en êtes réduit à répondre aux arguments de vos adversaires en s’attaquant à leurs personnes (je crois deviner que vous aimeriez que je sois intolérant) c’est tout simplement que vous êtes vous même à court d’arguments.

Encore une fois, je connais les deux états, celui de carnivore actif et celui de végétarien de longue date. Le choix final devient une évidence.

Par rapport au crudivorisme, qui est un comportement tout a fait respectable, ce n’est pas ce que je dénonce. Peut être qu’il vaut mieux manger sa viande crue que cuite (si on y tient absolument) mais je sais aussi qu’il existe des végétariens crudivores qui se portent très bien.

Le fait de cuire ses aliments n’implique pas de problèmes éthiques ou environnementaux majeurs contrairement à la consommation de viande (quelque soit sa température).

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par Angélie BARAL (IP:xxx.xx8.37.162) le 24 février 2009 à 11H31

Viande vs. Végétarisme, c’est UN débat... ce n’est pas tant le débat ici qui consiste à mettre avant tout en avant la viande crue vs. viande cuite.

Faire autant de commentaires désobligeants n’a jamais rehaussé le débat...

Pour être plus constructif, il y a 2 points indéniables : 1. Manger la viande crue ne nécessite pas d’énergie de cuisson. Pour rappel, un ménage consacre 6% de toute son énergie consommée à la cuisson - on peut supposer que la viande en représente au moins le tiers. Favoriser un peu plus les steaks tartares, sur 66 millions de français, ferait une sacrée différence ! Parce qu’on a beau dire, mais les végétariens ne courent pas les rues... et ils consomment beaucoup de dérivés du soja, ce qui est loin d’être la panacée en matière d’environnement. 2. La viande, comme la plupart des aliments, perd de sa qualité nutritive en cuisant (surtout qu’il est fréquent qu’elle soit surcuite). Un même poids de viande apportera donc beaucoup plus à l’organisme cru que cuit.

Ensuite, c’est affaire de goût et une question sanitaire. Je déconseille à quiconque de manger du poulet cru. Mais certains japonais mangent, par exemple, du foie cru (c’est un choix, non une obligation) et ne s’en portent pas plus mal - ce qui est très déroutant pour un français. Nous débattons aussi sur une question culturelle.

C’est marrant comment les gens font une fixation sur la viande (notamment les végétariens), tandis que personne ne polémique autour du poisson cru... ou du poisson tout court, toujours dissocié de l’animal qui souffre dès qu’il s’appelle vache, poule, cochon... C’est sûr, un poisson, ça ne parle pas pour dire "aïe".

Respectez la vie, c’est tout. Quelle qu’elle soit. Il faut manger, c’est vital, ce qui conduit immanquablement à détruire pour se nourrir, qu’il s’agisse de moissonner, de cueillir, d’élever ou de pêcher. Faites en sorte que cette destruction soit la plus minime possible (même un champ a nécessité de dégager des terres au détriment d’habitats naturels) et surtout, interdisez vous le moindre gâchis. Si déjà, plus personne ne gâchait, l’humanité progresserait d’un coup sur la voix de la sagesse...

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par la Mouche du coche (IP:xxx.xx2.18.148) le 24 février 2009 à 13H16

"C’est marrant comment les gens font une fixation sur la viande (notamment les végétariens), tandis que personne ne polémique autour du poisson cru... ou du poisson tout court, toujours dissocié de l’animal qui souffre dès qu’il s’appelle vache, poule, cochon... C’est sûr, un poisson, ça ne parle pas pour dire "aïe"."

Ben non, nous ne faisons pas de fixation sur la viande. On ne doit pas manger de poisson non plus. :-)

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 25 février 2009 à 12H01

Démontage point par point (il faudra pas venir pleurer et dire que les vg sont mechants) :

"Viande vs. Végétarisme, c’est UN débat... ce n’est pas tant le débat ici qui consiste à mettre avant tout en avant la viande crue vs. viande cuite."

C’est l’auteur qui a "crue" intelligent d’attaquer frontalement les vegetariens dont la premiere phrase de son intro.

"Faire autant de commentaires désobligeants n’a jamais rehaussé le débat..."

Peut etre desobligeants ... en tous cas argumentés. Ce qui est le plus important, et le plus derangeant apparement.

Energie de cuisson. Pour rappel, la production de viande emet plus de GES que TOUS LES TRANSPORTS réunis (c’est l’ONU qui le dit), gaspille 70% des reserves d’eau potable, 60% de la production cerealiere etc ... l’energie utilisée pour cuire la viande est a rajoutée sur la liste mais c’est dérisoire. Moins pire, mais dérisoire.

"Parce qu’on a beau dire, mais les végétariens ne courent pas les rues..."

Il y a plus de végétariens que de gens qui mangent leur viande crue tous les jours.

"et ils consomment beaucoup de dérivés du soja, ce qui est loin d’être la panacée en matière d’environnement."

C’est une blague ? vous savez que 90% de la production mondiale de soja, dont celle qui ravage l’amazonie, est déstinée à l’elevage ? de plus y’a plein de vegetariens qui ne mangent quasiement jamais de soja, encore une legende qui a la vie dure.

"2. La viande, comme la plupart des aliments, perd de sa qualité nutritive en cuisant (surtout qu’il est fréquent qu’elle soit surcuite). Un même poids de viande apportera donc beaucoup plus à l’organisme cru que cuit."

Pourquoi pas. Mais ca n’enleve rien au problemes ecologiques ethiques et sanitaire de la surconsommation de viande.

"Ensuite, c’est affaire de goût et une question sanitaire."

c’est une affaire de gout est un argument de cannibale (j’aime bien donc c’est c’est bien)

"C’est marrant comment les gens font une fixation sur la viande (notamment les végétariens), tandis que personne ne polémique autour du poisson cru"

FYI, Les vegetariens ne mangent pas de poissons, cru ou cuit.

"Respectez la vie, c’est tout."

Bah allez y, parce que pour le moment c’est pas terrible.

"Quelle qu’elle soit. Il faut manger, c’est vital, ce qui conduit immanquablement à détruire pour se nourrir, qu’il s’agisse de moissonner, de cueillir, d’élever ou de pêcher. "

Non. Les vegetariens vivent tres bien de végétaux et de quelques sous produits animaux, ce qui diminue leur empreimte ecologique globale de () 30% et evite la torture et la mort de milliers de creatures sensibles (contriarement aux vegetaux). On est pas du tout obligé de "tuer pour vivre", je n’ai pas de sang sur les main et je vis tres bien comme des millions d’autres vg.

"Faites en sorte que cette destruction soit la plus minime possible (même un champ a nécessité de dégager des terres au détriment d’habitats naturels) et surtout, interdisez vous le moindre gâchis."

La production de viande (sauf exception) est le summum en matière de gachis inventés par les riches occidentaux.

" Si déjà, plus personne ne gâchait, l’humanité progresserait d’un coup sur la voix de la sagesse... "

C’est bien ce que font les vg. mais pas vous puisque vous preferez nourrir une vache plutot que 10 humains.

http://actias.e-monsite.com/rubriqu...

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par Anouk (IP:xxx.xx4.244.183) le 26 février 2009 à 08H55

Nous sommes au 21ème siècle, alors que l’humanité essaie de montrer qu’elle a évolué spirituellement, elle semble bien au contraire régresser au vu de cette lecture témoignage. Qu’en est-il de ces siècles de réflexions sur la nécessité ou le "besoin" de se nourrir de chairs animales et de produits dérivés d’animaux ? Manger de la chair animale qu’elle soit cuite ou crue reste le même geste : manger un être qui fut vivant, qui comme les humains avait une sensibilité lui permettant de ressentir la même souffrance physique que nous. Manger de la viande crue ? pourvu que l’animal fut en bonne santé.. l’idéologie semble idyllique, donne bonne conscience. Non, tout n’est pas aussi simple. Je suggère à l’auteur de zieuter sur son voisin, voir s’il est en bonne santé.. dans d’autres époques où le canibalisme faisait partie des traditions, il aurait pu consommer des morceaux de son voisin, s’il fut en bonne santé ? la chair de tout être vivant reste de la chair, qu’elle soit humaine ou animale. Repeupler les parties du globe avec des bisons ou autres espèces d’animaux est certes un geste qui peut être applaudi, mais savoir que ces animaux finiront dans les estomacs humains l’est moin. Réponse à la personne qui a mentionné que les végétariens ne montaient au créneau que lorsqu’il s’agissait de viandes : nous sommes de plus en plus de "vegans’ qui ne consommons aucun animal, ni poisson, oeufs ou produits laitiers. Nous nous portons très bien.. Donnez vous bonne conscience si vous le voulez en mangeant "crus" des cadavres d’animaux, en prenant les inuites en exemple, votre conscience n’a peut etre pas plus évolué que la conscience de tous ces animaux. La Planète a besoin de souffler : qu’on laisse les animaux tranquilles, ce sera le premier geste pour elle.

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par AnabolicDrive (IP:xxx.xx3.216.31) le 1er mars 2009 à 19H24

Manger de la viande crue pose des problèmes de sécurité alimentaire.  :-/

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par Loïc (IP:xxx.xx4.241.171) le 8 mars 2009 à 22H16

Pour répondre à l’ire végétarienne déclenchée par ce modeste témoignage permettez moi d’apporter quelques précisions à mon propos.

Consommation de viande et écologie Les végétariens ont sans nul doute raison de dénoncer l’impact écologique de la consommation de viande des pays riches. Leurs arguments ne sont guère contestables, ni contestés, même par ceux qui ne sont pas végétariens. Les destructions massives de forêts primaires pour la production d’aliments pour le bétail, l’univers concentrationnaire des élevages industriels, le bilan carbone de la filière viande dans son ensemble, etc. sont autant d’aberrations qu’il faut dénoncer. Mais ces récriminations s’adressent d’abord et avant tout à un mode de production et de distribution qu’il est urgent de réformer. Invoquer un principe intangible de respect de la vie résout peut-être radicalement le problème mais je crains que cette position purement idéologique ne corresponde pas toujours aux réalités physiologiques.

Sommes-nous fait pour manger de la viande ? En effet, la consommation d’animaux par d’autres animaux est omniprésente dans la nature et constitue même un des fondements des cycles biologiques et des équilibres des biotopes. Au-delà des positionnements philosophiques ou sentimentaux se pose la question suivante : "l’espèce humaine est-elle faite pour manger de la viande ?" Ou, posée autrement : "la consommation de viande est-elle nécessaire à l’espèce humaine ? " Je n’ai pas de référence scientifique qui permette de trancher définitivement cette question mais permettez-moi de faire la remarque suivante : Si la viande ne faisait pas partie de la palette alimentaire humaine, si notre système digestif n’était pas adapté à la dégradation et l’assimilation de chairs animales, notamment crue, comment les Inuits et autres peuples esquimaux auraient-ils pu survivre dans des déserts glacés totalement dépourvus de végétaux pendant plus de la moitié de l’année ? Jamais ils n’auraient pu s’y établir et coloniser ces contrées inhospitalières des millénaires durant. Il est peut-être possible pour certains de vivre en bonne santé en mangeant peu (ou pas) de viande et peu de sous-produits animaux, mais s’en passer totalement pour des raisons idéologiques, y compris du poisson, des œufs et des produits marins comme le suggèrent certains végétariens ne me semble pas pouvoir garantir en toutes circonstances des capacités d’adaptation suffisantes aux contraintes climatiques, aux disponibilités alimentaires locales, ainsi qu’aux situations de chacun qui, selon l’âge, l’état de santé, l’activité physique ou intellectuelle, etc., peut avoir des besoins nutritionnels spécifiques.

Pourquoi la viande crue ? L’objet de mon propos, sans doute ai-je été mal compris, était aussi de faire remarquer que le manger cru respecte mieux les mécanismes de régulation de l’organisme. Dès lors que les aliments sont apprêtés, cuisinés, mélangés, des goûts nouveaux sont fabriqués. Les arômes de la cuisson et les mélanges de saveurs troublent les mécanismes de régulation de notre système sensoriel. A l’inverse, le fait de manger cru, que ce soit de la viande, des œufs, du poisson, des fruits de mer ou encore toutes sortes de végétaux ou de fruits, met notre organisme, par l’entremise de ce système sensoriel, en prise directe avec notre environnement. Nul artifice n’interfère dans la relation qui se crée. Les sensations d’appétence s’ajustent aux besoins du corps sans même qu’on en soit conscient. Cette adéquation fait que, même si on se régale, on ne mange pas plus que nécessaire. La satiété vient plus vite d’une manière plus nette et s’avère plus durable sans que le plaisir gastronomique en soit diminué, bien au contraire. Aussi globalement, il est fort probable que la consommation de produits animaux serait comparativement beaucoup plus faible qu’aujourd’hui si tout le monde les mangeait crus, surtout s’ils sont de bonne qualité et naturels.

Importance des conditions de vie des animaux de boucherie En outre les animaux d’élevage, notamment ceux voués à la boucherie, ont généralement une alimentation enrichie pour les faire grossir notamment grâce à l’utilisation de compléments alimentaires tels que du tourteau de soja, de l’ensilage, des céréales concassées, etc. Cette alimentation qui déroge à leur palette alimentaire naturelle déjoue les mécanismes de régulation de ces animaux et crée des désordres physiologiques comme le fait l’alimentation cuite humaine (lien Bienfaits alimentation crue). Leur viande, chargée de résidus liés à une assimilation imparfaite des aliments, est moins équilibrée et notoirement plus riche en graisse que celle d’animaux vivant en totale liberté et qui se nourrissent de ce qu’ils trouvent dans leur environnement. Il s’en suit une dégradation de la régulation sensorielle lorsqu’on consomme cette viande crue. C’est pourquoi il est préférable, pour bénéficier au mieux du pouvoir régulateur du cru, de consommer des viandes de gibier ou alors issues d’élevages évoluant en toute liberté toute l’année dans un écosystème diversifié et préservé. Le livre de Dan O’Brien montre que c’est la plus belle vie qu’on puisse offrir aux animaux. C’est aussi la plus propice à la restauration de la biodiversité et des biotopes, sous réserve que ces animaux ne soient pas trop dégénérés par des siècles de sélection qui les rendraient inaptes à un retour à la vie sauvage.

Le pouvoir régulateur du manger cru Un internaute a posé la question de la sécurité alimentaire lorsqu’on mange la viande crue. Une viande abîmée est immangeable crue tandis que cuite elle peut être recyclée par un restaurateur peu scrupuleux pour peu qu’il l’assaisonne bien. D’une manière générale les aliments crus, lorsqu’ils ne sont pas comestibles, soit parce qu’ils sont avariés, soit parce qu’ils ne correspondent pas un besoin de l’organisme, ne suscitent aucune appétence et leur goût est désagréable, immangeable voire violemment douloureux dès la mise en bouche (cas de la viande). C’est pourquoi, et c’est là encore un effet du pouvoir régulateur du cru, il est finalement beaucoup plus facile et fréquent de s’empoisonner avec les aliments cuits qui peuvent rester mangeables même s’ils sont avariés qu’avec les aliments crus.

Les choix alimentaires des peuples des forêts primitives Se référant à ma remarque sur les peuples primitifs qui tuent presque à contre cœur, un autre internaute suggère que s’ils disposaient "de supermarché au coin de leur rue pour satisfaire tous leurs besoins nutritionnels … ils les utiliseraient et achèteraient végétarien, ça leur éviteraient de devoir s’excuser" J’ai eu l’occasion de lire quelques ouvrages d’anthropologues renommés ("Age de pierre, âge d’abondance" de Marshall Sahlins, "Par delà nature et culture" de Philippe Descola) qui me donnent à penser le contraire. L’exemple que je cite dans l’article fait justement référence à un de ces peuples des forêts primaires qui ont une connaissance approfondie des immenses et très diverses ressources végétales qu’ils peuvent y puiser. Ils ont plus de choix pour subvenir à leurs besoins nutritionnels que nous dans nos supermarchés et pourtant, malgré le respect qu’ils portent à tous les êtres vivants, ils mangent de la viande. Je pense que la consommation de produits ou de sous produits animaux ne doit pas être considérée d’un point de vue idéologique. Il n’y a pas d’obligation à en consommer ou pas, tout dépend des besoins du moment et des disponibilités du milieu dans lequel on vit.

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(IP:xxx.xx0.199.79) le 10 mars 2009 à 20H16

Loïc, Merci de rédiger et publier de tels textes de haute valeur. Quand on pense que tu parles de vécu, de choses évidentes pour toi, et pas d’hypothèses ! Reste parmi nous, dans cette marée d’ignorance.

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par raymonde (IP:xxx.xx3.214.154) le 15 mars 2009 à 21H04

où trouver viandes et poissons sauvages ? tout est en élevage maintenant même le bio !! Raymonde

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