Article publié le 6 août 2007
Les aliments ne sont pas composées que d’eau et de nutriments énergétiques Les vitamines et les minéraux sont également essentiels à notre organisme, sans pourtant apporter de calorie. Les vitamines sont, comme les nutriments énergétiques, des matières organiques, c’est à dire fabriqués par des êtres vivants et contenant toujours du carbone. Les matières minérales ne contiennent pas obligatoirement du carbone et sont puisées dans l’environnement. Par exemple, dans l’os, la matrice est formée de matières fabriquées par l’homme lui même (protéines, etc..) alors que le calcium provient tel quel de l’extérieur.
Les minéraux dans l’organisme humain, moyenne décroissante :
| Les macro éléments | Les oligo éléments |
Eléments traces
|
|||
|
Calcium
Phosphore
Potassium
Sodium
Chlore
Magnésium
|
1000 g
700 g
108 g
105 g
74 g
24 g
|
Fer
Zinc
Fluor
Cuivre
Iode
Manganèse
Vanadium
Sélénium
Molybdène
Chrome
Cobalt
|
400 mg
250 mg
200 mg
100 mg
15-20 mg
< 20 mg
3–20 mg
2 mg
9 mg
1-5 mg
< 1 mg
|
Soufre
Silicium
Aluminium
Plomb
Etain
Cadmium
Nickel
|
traces
|
Dans
100 g d’aliment il n’y a que quelques grammes de composés minéraux.
Logiquement, ils ne représentent guère plus chez l’être humain (4% de
son poids). Mais, comme les vitamines, les minéraux sont essentiels
pour l’équilibre de notre organisme. Dans les dents et les os, la
présence et le rôle des minéraux sont visibles. Toutefois les minéraux
sont présents dans un grand nombre de fonctions biochimiques. Par
exemple, le contrôle de l’équilibre de l’eau (Sodium) ou la régulation acido basique des divers compartiments hydriques. En
effet, certains minéraux ont une action acidifiante,
tels que les chlorures, le soufre et le phosphore (dans les céréales,
le poisson, la viande et les œufs). D’autres minéraux, à l’inverse,
favorisent un milieu basique. C’est le cas du calcium, du fer, du magnésium
et du potassium (dans les fruits, les légumes et les produits
laitiers). Le bon dosage (donc une alimentation variée) de ces
différents minéraux permet le maintien de l’équilibre acido basique de
notre organisme.
Ils
agissent également sur le système hormonal, le système enzymatique et
la fonction musculaire et nerveuse. En effet, hormones, enzymes et
vitamines ne peuvent se passer des minéraux, qui entrent dans leur
constitution chimique. Par exemple, l’hormone thyroïdienne ne peut
exister sans iode ou l’hémoglobine sans le fer. Les muscles, quant à eux, ont besoin de minéraux différents (calcium, potassium, magnésium) selon qu’ils se contractent ou
se relâchent.
Notons que tous les minéraux forment une unité dans le sens où l’efficacité de l’un des minéraux n’est obtenue que par la présence des autres.
S’il vient à manquer l’un des minéraux, c’est tout le fonctionnement de
l’organisme qui est touché, même les fonctions qui n’utilisent pas le
minéral manquant. A l’inverse, trop d’un minéral peut provoquer une
compétition entre les minéraux et réduire, de ce fait, l’efficacité de
tous.
L’organisme élimine des minéraux chaque jour (sueur, urine, ..). L’apport est donc essentiel. Les recommandations quant aux apports à absorber chaque jour font l’objet d’une grande minutie des chercheurs.
Dans le cas des macro éléments, il est possible d’évaluer les apports conseillés à l’aide d’une méthode dite factorielle
qui prend en compte chacun des besoins nets (entretien, croissance,
gestation, lactation) et la part absorbée réellement par l’organisme
dans l’intestin. Les valeurs de ces différents facteurs sont alors
mesurées par des bilans entrées / sorties. Les recommandations
nutritionnelles françaises proviennent en grande partie de ces
résultats.
Mais
en ce qui concernent les oligo éléments et les traces minérales, la
lourdeur et le coût de la mise en œuvre de ces techniques rendent
quasiment impossible l’évaluation factorielle des apports conseillés.
Peu d’études ont été réalisées en France. De plus, on est chacun
différents, notamment génétiquement, au niveau de l’efficacité de
l’absorption intestinale ou face à l’adaptation de notre organisme à
utiliser des apports faibles. Tout ceci rend très imprécise la notion
d’apport adéquat. Les valeurs adoptées pour certains oligo-éléments
proviennent donc, faute de mieux, des données publiées par le « Food
and Nutrition Board » du National Research Council américain de
1989. Ces données sont basées sur l’observation (signes cliniques et
paracliniques) des limites apparentes de carence ou de subcarence. Bien
sûr, une marge de sécurité est en général ajoutée. Celle ci prend en
compte les risques de toxicité par surdosage ou interactivité négative
avec d’autres éléments. Car en effet, comme pour les vitamines, les
excès de certains minéraux peuvent être néfastes. Par exemple, un excès
de fer peut engendrer dans l’immédiat des irritations gastriques, sur
la durée, une maladie du sang (l’hémosidérose) et des études sont en
cours sur les possibles risques cardiovasculaires d’un excès de fer dans l’organisme.
Notons que la mise en garde sur les excès concernent en très grande
partie les personnes utilisant régulièrement des compléments
alimentaires médicamenteux ou sous forme d’alicaments.
Dans l’alimentation courante, ces apports sont plutôt insuffisants.
Ceci dû principalement à une alimentation trop pauvre en fruits et
légumes frais et secs. Ce type d’alimentation est accentué par des
moyens de cuisson et de lavage qui détruisent les minéraux. En effet,
ils n’aiment pas les grandes eaux. Mieux vaut préférer le lavage des
fruits et légumes à l’eau courante (sans trempage) et la cuisson à
l’étouffée ou à la vapeur, tout comme pour les vitamines.
La
vingtaine de minéraux, présente dans l’ensemble de notre alimentation
représente chacun des rôles essentiels au bon fonctionnement de notre
organisme. Un apport régulier est donc essentiel pour combler ces
pertes quelque soit notre âge ou notre sexe On savait déjà que les fruits et légumes
étaient vitaux pour l’être humain. Voici une preuve de plus !
En savoir plus sur les minéraux : besoins,
propriétés, sources, carences, excès







