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Les insecticides 'bio' : il faut les élever !

Article publié le 12 août 2009

La chasse aux insecticides se poursuit avec succès et leur remplacement par des moyens naturels, c’est à dire des organismes biologiques ou des insectes auxiliaires progresse.

Une filiale commerciale du groupe coopératif In Vivo a même été crée pour développer, produire et et commercialiser les découvertes de l’INRA, Institut National de la Recherche Agronomique. Elle s’appelle Biotop, a été crée en 1991 et disposait jusqu’à maintanant d’un seul établissement à Valbonne dans les Alpes Maritimes. Elle vient d’ouvrir un second établissement dans la Drome, à Livron, sur 6 hectares où elle est en train de reconfigurer une ancienne plate forme fruitière en production...de coccinelles et autre organismes biologiques à vocation de substitution aux produits phytosanitaires traditionnels.

Ses produits vedettes ? Le trychogramme, qui permet de lutter contre le parasite du maïs, la pyrrale, la coccinelle qui pêrmet de lutter contre les pucerons, ou la punaise pour lutter contre les prédateurs du poirier.Elle a atteint 5.2 millions d’euros de chiffre d’affaire sur son exeerciuce 2008/2009, emploie 45 personnes et prévoit de passer, grace à l’ouverture de sa nouvelle biofabrique, à 7 millions de chiffre d’affaire en 2011 pour une gamme de produits prévus passer à 300 d’içi là. C’est dire si Biotop est optimiste sur son avenir .

40pct des ventes sont réalisées à l’exportation,en Europe mais aussi en Australie ou au Japon. Dans le même temps où il apparait que le "bio" n’apporte apparemment pas grand chose coté diététique et nutritionnel, il est important de rappeller que la raison principale de l’existence de ce mode de culture est tout de même la protection des sols,de la biodiversité et d’un mode de culture aussi naturel que possible.

Nous lui souhaitons bonne chance et longue vie. 

Thèmes

Alimentation Bio

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commentaires
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par lio (IP:xxx.xx3.1.89) le 12 août 2009 à 23H35

les conclusion de l’etude sur le bio et la santé font débats en raison notement du manque d’impartialité concernant le choix des rapports sur lesquels elle se base .Difficile de penser qu’une tomate nourri sous serre,hors sol et a grand renfort de pesticides puisse avoir les qualités gustatives et nutritinnelles d’une tomate bio !!!

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(IP:xxx.xx9.90.4) le 18 août 2009 à 12H02

http://www.pseudo-sciences.org/spip...

Que penser de l’agriculture biologique et des aliments Bio ? par Léon Guéguen - SPS n° 276, mars 2007

Les aliments Bio sont-ils meilleurs pour la nutrition et la santé ? L’agriculture biologique n’a qu’une obligation de moyens mais pas de résultat. Ainsi, la réglementation européenne précise bien : « Aucune allégation ne peut être faite dans l’étiquetage ou la publicité suggérant à l’acheteur que l’indication se référant à l’agriculture biologique constitue une garantie d’une qualité organoleptique, nutritionnelle ou sanitaire supérieure ». Il s’agit bien pourtant de la principale motivation d’achat du consommateur, particulièrement en France. Dans d’autres pays européens, et particulièrement nordiques, l’agriculture biologique est surtout perçue comme un moyen de production respectueux de l’environnement mais ne revendique pas une protection de la santé. Il est évident que le contrôle a posteriori sur le produit étant le plus souvent impossible, la porte est ouverte aux fraudes qui concernent surtout les importations provenant de pays moins exigeants (près de la moitié des aliments Bio est importée) et pour lesquels ce marché représente un bon filon. Le comportement du consommateur est évidemment dicté par des considérations plus ou moins rationnelles (naturel, écologique, socialement acceptable, équitable, sans produits chimiques…) qu’il serait vain de contester. Cependant, la majorité des consommateurs Bio en France sont également persuadés que manger Bio protège leur santé. C’est à cette question qu’a voulu répondre un important rapport de l’Afssa publié en 2003 (www.afssa.fr) intitulé « Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique ». Produit par un groupe de travail ayant réuni et discuté pendant deux années tous les travaux scientifiques publiés sur ce sujet (près de 300 références peuvent être consultées sur le site précédent), ce rapport ne peut être accusé d’être « anti-bio », car ses conclusions ont souvent dû être édulcorées pour obtenir le consensus d’un groupe de travail majoritairement constitué de représentants cooptés de la filière Bio (professionnelle et ministérielle) et de trois scientifiques sympathisants, le rôle joué par les autres experts, minoritaires en nombre, ayant souvent été celui d’« empêcheur de tourner en rond ». ………………..

Valeur nutritionnelle des aliments Bio De manière générale, l’ensemble des données examinées n’a montré que très peu de différences significatives et reproductibles entre la composition chimique des aliments conventionnels et celle des aliments Bio issus des mêmes variétés ou races et à des stades de récolte ou d’abattage comparables. …………………….

Valeur sanitaire des aliments Bio La teneur en nitrates de certains légumes (épinard, laitue, poireau…) aurait tendance à être plus faible en production AB mais cette diminution n’est pas systématique. En effet, l’accumulation de nitrates dépend de très nombreux facteurs (ensoleillement, température, pluviométrie), en plus de la disponibilité en azote soluble. Il est vrai que l’apport excessif d’engrais minéraux azotés solubles est un facteur déterminant de la teneur en nitrates, mais pas plus que l’apport de certains engrais organiques rapidement assimilables comme la farine de sang utilisée en maraîchage Bio. Les légumes apportent environ 80 % des nitrates consommés et ces nitrates sont suspectés de se transformer en nitrosamines cancérigènes après leur réduction en nitrites dans l’intestin. En fait, la probabilité de réduction en nitrites est faible et ne présenterait un risque direct que dans les très rares cas de méthémoglobinémie du nourrisson (mauvais transport de l’oxygène du sang), résultant surtout de problèmes d’hygiène du biberon. Quant aux nitrosamines, leur formation dans le tube digestif est encore moins probable. ……………………………….

Les pesticides ou produits phytosanitaires de synthèse sont interdits en AB et il y a donc peu de risque, sauf contamination de voisinage, d’y trouver des résidus. Cependant, le caractère naturel des pesticides autorisés en AB (pyréthrines, roténone, etc.) n’exclut pas pour autant leur toxicité potentielle pour l’Homme et ne devrait pas les exempter de l’évaluation toxicologique exigée pour les substances de synthèse. Il va de soi que tout doit être fait pour limiter les résidus de produits phytosanitaires dans les végétaux et dans l’eau et une nette amélioration de la situation a été constatée depuis quelques années. Un récent rapport de la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) a fourni les résultats du Plan de surveillance des fruits et légumes pour l’année 2004. L’absence totale de résidus de pesticides a été constatée dans 52,4 % des échantillons, des traces inférieures à la LMR (limite maximale en résidus) dans 43,8 % et des teneurs supérieures à la LMR dans 3,8 % des cas (moins qu’en 2003). De plus, les dosages ayant été effectués sur les produits frais bruts, non préparés, il est évident que le dépassement de la LMR est rare dans le cas de légumes ou fruits épluchés, lavés ou cuits. Le risque peut donc être considéré comme négligeable, d’autant plus que le dépassement ponctuel de la LMR n’est pas synonyme de risque pour le consommateur. En effet, les LMR sont établies en tenant compte des pratiques agricoles les plus critiques et de consommations régulières maximales de tous les produits (hypothèse maximaliste) dans le but de respecter les DJA ou DJT (doses journalières admissibles ou tolérables), elles-mêmes étant calculées avec une grande marge de sécurité (facteur de 10 à 100). Il est indéniable que la plupart des pesticides sont des substances toxiques (notamment suspectées dans la perturbation d’hormones de la reproduction et la cancérogénèse) et que le danger qu’ils présentent doit être minimisé autant que possible. Toutefois, l’exposition à ce danger n’est importante que pour les agriculteurs qui ne prennent pas assez de précautions lors de l’épandage. Concernant les contaminants chimiques, il importe d’abord de dissiper une idée fausse très répandue selon laquelle les engrais chimiques laisseraient des résidus dans les végétaux. Les aliments ne contiennent pas de « résidus » d’engrais, lesquels sont constitués d’éléments minéraux essentiels, et non toxiques, les mêmes que ceux que contiennent naturellement les plantes ! Il ne faut pas confondre les engrais, qui sont des aliments de la plante, et les pesticides qui sont des médicaments. Les contaminants chimiques atmosphériques (dioxines, plomb, radio-nucléides…) visent autant les productions végétales Bio que conventionnelles. En revanche, les produits animaux (lait, viande, œuf) présentent un risque de contamination accidentelle plus élevé en mode AB à cause de l’élevage en plein air, ce qui est aussi le cas des productions labellisées ou d’appellation d’origine qui imposent un parcours extérieur. Dans le cas des herbivores au pâturage, la consommation inévitable de terre augmente l’exposition aux substances déposées par rapport à la distribution de fourrages fauchés. Le risque de contamination chimique des sols par certains métaux lourds (cadmium des phosphates) est aussi plus fort en cas d’emploi d’engrais naturels non purifiés. Et que penser du blé « Bio » importé d’Europe de l’Est depuis l’accident de Tchernobyl ? Et que dire de la validité du signe AB attribué à des produits issus de maraîchage ou de pâturage dans des zones péri-urbaines exposées à des retombées de cheminées diverses, dont celles d’usines d’incinération ? ………………….. Enfin, ce qui peut sembler paradoxal, les produits issus de l’agriculture biologique présentent un risque nettement plus élevé de contamination par des bactéries et virus pathogènes et par divers parasites. Comme pour les contaminations chimiques précédentes, la production en plein air des légumes (au lieu de sous serre) et des animaux (au lieu du confinement) augmente la probabilité d’exposition à des vecteurs de parasites et agents infectieux disséminés par les insectes, les excréments de rongeurs (et parfois de renard) et d’oiseaux sauvages. La liste est longue de ces parasites auxquels sont exposés les animaux au pâturage ou sur parcours extérieur (ténia, douve, trichine et autres helminthes, toxoplasmes…) mais il ne faut évidemment pas en exagérer le risque de transmission à l’Homme et de parasitose. La maîtrise du risque est bien plus difficile dans un élevage biologique en cas d’infestation car, même si le traitement curatif par des médicaments allopathiques [6] et antibiotiques est autorisé (avec un nombre limité de traitements par an) en cas d’urgence et de constat d’inefficacité (habituelle) de l’homéopathie ou de la phytothérapie, il est souvent trop tard pour agir et les traitements préventifs sont interdits, sauf certains traitements antiparasitaires considérés indispensables (pour plus de détails sur les dangers microbiens, viraux et parasitaires, voir le rapport très détaillé de l’Afssa). De même, certains agents infectieux apportés par les engrais organiques et que le compostage ne permet pas de détruire totalement (par exemple les spores bactériennes) persistent dans le sol et sont susceptibles d’être transmis aux animaux. À cet égard, la « pureté » des engrais minéraux, qualifiés de « chimiques », est un réel avantage ! Il est évidemment difficile de faire admettre au consommateur que les œufs de poules d’élevage intensif en batterie, à coquille propre et rapidement emballés et commercialisés après la ponte, présentent un risque de contamination par les salmonelles beaucoup plus faible que les œufs Bio ! Tel est pourtant le cas, mais comment accepter le fait que les œufs « industriels » sont les meilleurs ? …………………………….. Enfin, ce qui peut sembler paradoxal, les produits issus de l’agriculture biologique présentent un risque nettement plus élevé de contamination par des bactéries et virus pathogènes et par divers parasites. Comme pour les contaminations chimiques précédentes, la production en plein air des légumes (au lieu de sous serre) et des animaux (au lieu du confinement) augmente la probabilité d’exposition à des vecteurs de parasites et agents infectieux disséminés par les insectes, les excréments de rongeurs (et parfois de renard) et d’oiseaux sauvages. La liste est longue de ces parasites auxquels sont exposés les animaux au pâturage ou sur parcours extérieur (ténia, douve, trichine et autres helminthes, toxoplasmes…) mais il ne faut évidemment pas en exagérer le risque de transmission à l’Homme et de parasitose. La maîtrise du risque est bien plus difficile dans un élevage biologique en cas d’infestation car, même si le traitement curatif par des médicaments allopathiques [6] et antibiotiques est autorisé (avec un nombre limité de traitements par an) en cas d’urgence et de constat d’inefficacité (habituelle) de l’homéopathie ou de la phytothérapie, il est souvent trop tard pour agir et les traitements préventifs sont interdits, sauf certains traitements antiparasitaires considérés indispensables (pour plus de détails sur les dangers microbiens, viraux et parasitaires, voir le rapport très détaillé de l’Afssa). De même, certains agents infectieux apportés par les engrais organiques et que le compostage ne permet pas de détruire totalement (par exemple les spores bactériennes) persistent dans le sol et sont susceptibles d’être transmis aux animaux. À cet égard, la « pureté » des engrais minéraux, qualifiés de « chimiques », est un réel avantage ! Il est évidemment difficile de faire admettre au consommateur que les œufs de poules d’élevage intensif en batterie, à coquille propre et rapidement emballés et commercialisés après la ponte, présentent un risque de contamination par les salmonelles beaucoup plus faible que les œufs Bio ! Tel est pourtant le cas, mais comment accepter le fait que les œufs « industriels » sont les meilleurs ? ……………………………… Conclusion L’objectif de cette mise au point, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, n’est pas de dissuader le consommateur d’acheter des aliments Bio, ses choix étant défendables dans un souci de protection des ressources naturelles (sol, eau) et de satisfaction personnelle reposant sur des croyances et des critères irrationnels mais respectables, mais de contribuer à son information objective pour qu’il fasse ces choix en bonne connaissance de cause. Qu’il sache notamment que les aliments qu’il achète ainsi plus cher ne sont pas meilleurs pour sa santé et que, quoi que d’aucuns puissent en penser, l’agriculture biologique restera limitée à une production de « niche » et à une consommation de « classe », car elle ne pourrait certainement pas permettre aujourd’hui, et encore moins demain, de nourrir l’humanité.

Les références de tous les travaux mentionnés dans cet article peuvent être retrouvées avec précision dans le rapport de l’AFSSA, Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique.

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(IP:xxx.xx9.90.4) le 18 août 2009 à 12H16

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Que penser de l’agriculture biologique et des aliments Bio ? par Léon Guéguen - SPS n° 276, mars 2007

Les aliments Bio sont-ils meilleurs pour la nutrition et la santé ? L’agriculture biologique n’a qu’une obligation de moyens mais pas de résultat. Ainsi, la réglementation européenne précise bien : « Aucune allégation ne peut être faite dans l’étiquetage ou la publicité suggérant à l’acheteur que l’indication se référant à l’agriculture biologique constitue une garantie d’une qualité organoleptique, nutritionnelle ou sanitaire supérieure ». Il s’agit bien pourtant de la principale motivation d’achat du consommateur, particulièrement en France. Dans d’autres pays européens, et particulièrement nordiques, l’agriculture biologique est surtout perçue comme un moyen de production respectueux de l’environnement mais ne revendique pas une protection de la santé. Il est évident que le contrôle a posteriori sur le produit étant le plus souvent impossible, la porte est ouverte aux fraudes qui concernent surtout les importations provenant de pays moins exigeants (près de la moitié des aliments Bio est importée) et pour lesquels ce marché représente un bon filon. Le comportement du consommateur est évidemment dicté par des considérations plus ou moins rationnelles (naturel, écologique, socialement acceptable, équitable, sans produits chimiques…) qu’il serait vain de contester. Cependant, la majorité des consommateurs Bio en France sont également persuadés que manger Bio protège leur santé. C’est à cette question qu’a voulu répondre un important rapport de l’Afssa publié en 2003 (www.afssa.fr) intitulé « Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique ». Produit par un groupe de travail ayant réuni et discuté pendant deux années tous les travaux scientifiques publiés sur ce sujet (près de 300 références peuvent être consultées sur le site précédent), ce rapport ne peut être accusé d’être « anti-bio », car ses conclusions ont souvent dû être édulcorées pour obtenir le consensus d’un groupe de travail majoritairement constitué de représentants cooptés de la filière Bio (professionnelle et ministérielle) et de trois scientifiques sympathisants, le rôle joué par les autres experts, minoritaires en nombre, ayant souvent été celui d’« empêcheur de tourner en rond ». ………………..

Valeur nutritionnelle des aliments Bio De manière générale, l’ensemble des données examinées n’a montré que très peu de différences significatives et reproductibles entre la composition chimique des aliments conventionnels et celle des aliments Bio issus des mêmes variétés ou races et à des stades de récolte ou d’abattage comparables. …………………….

Valeur sanitaire des aliments Bio La teneur en nitrates de certains légumes (épinard, laitue, poireau…) aurait tendance à être plus faible en production AB mais cette diminution n’est pas systématique. En effet, l’accumulation de nitrates dépend de très nombreux facteurs (ensoleillement, température, pluviométrie), en plus de la disponibilité en azote soluble. Il est vrai que l’apport excessif d’engrais minéraux azotés solubles est un facteur déterminant de la teneur en nitrates, mais pas plus que l’apport de certains engrais organiques rapidement assimilables comme la farine de sang utilisée en maraîchage Bio. Les légumes apportent environ 80 % des nitrates consommés et ces nitrates sont suspectés de se transformer en nitrosamines cancérigènes après leur réduction en nitrites dans l’intestin. En fait, la probabilité de réduction en nitrites est faible et ne présenterait un risque direct que dans les très rares cas de méthémoglobinémie du nourrisson (mauvais transport de l’oxygène du sang), résultant surtout de problèmes d’hygiène du biberon. Quant aux nitrosamines, leur formation dans le tube digestif est encore moins probable. ……………………………….

Les pesticides ou produits phytosanitaires de synthèse sont interdits en AB et il y a donc peu de risque, sauf contamination de voisinage, d’y trouver des résidus. Cependant, le caractère naturel des pesticides autorisés en AB (pyréthrines, roténone, etc.) n’exclut pas pour autant leur toxicité potentielle pour l’Homme et ne devrait pas les exempter de l’évaluation toxicologique exigée pour les substances de synthèse. Il va de soi que tout doit être fait pour limiter les résidus de produits phytosanitaires dans les végétaux et dans l’eau et une nette amélioration de la situation a été constatée depuis quelques années. Un récent rapport de la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) a fourni les résultats du Plan de surveillance des fruits et légumes pour l’année 2004. L’absence totale de résidus de pesticides a été constatée dans 52,4 % des échantillons, des traces inférieures à la LMR (limite maximale en résidus) dans 43,8 % et des teneurs supérieures à la LMR dans 3,8 % des cas (moins qu’en 2003). De plus, les dosages ayant été effectués sur les produits frais bruts, non préparés, il est évident que le dépassement de la LMR est rare dans le cas de légumes ou fruits épluchés, lavés ou cuits. Le risque peut donc être considéré comme négligeable, d’autant plus que le dépassement ponctuel de la LMR n’est pas synonyme de risque pour le consommateur. En effet, les LMR sont établies en tenant compte des pratiques agricoles les plus critiques et de consommations régulières maximales de tous les produits (hypothèse maximaliste) dans le but de respecter les DJA ou DJT (doses journalières admissibles ou tolérables), elles-mêmes étant calculées avec une grande marge de sécurité (facteur de 10 à 100). Il est indéniable que la plupart des pesticides sont des substances toxiques (notamment suspectées dans la perturbation d’hormones de la reproduction et la cancérogénèse) et que le danger qu’ils présentent doit être minimisé autant que possible. Toutefois, l’exposition à ce danger n’est importante que pour les agriculteurs qui ne prennent pas assez de précautions lors de l’épandage. Concernant les contaminants chimiques, il importe d’abord de dissiper une idée fausse très répandue selon laquelle les engrais chimiques laisseraient des résidus dans les végétaux. Les aliments ne contiennent pas de « résidus » d’engrais, lesquels sont constitués d’éléments minéraux essentiels, et non toxiques, les mêmes que ceux que contiennent naturellement les plantes ! Il ne faut pas confondre les engrais, qui sont des aliments de la plante, et les pesticides qui sont des médicaments. Les contaminants chimiques atmosphériques (dioxines, plomb, radio-nucléides…) visent autant les productions végétales Bio que conventionnelles. En revanche, les produits animaux (lait, viande, œuf) présentent un risque de contamination accidentelle plus élevé en mode AB à cause de l’élevage en plein air, ce qui est aussi le cas des productions labellisées ou d’appellation d’origine qui imposent un parcours extérieur. Dans le cas des herbivores au pâturage, la consommation inévitable de terre augmente l’exposition aux substances déposées par rapport à la distribution de fourrages fauchés. Le risque de contamination chimique des sols par certains métaux lourds (cadmium des phosphates) est aussi plus fort en cas d’emploi d’engrais naturels non purifiés. Et que penser du blé « Bio » importé d’Europe de l’Est depuis l’accident de Tchernobyl ? Et que dire de la validité du signe AB attribué à des produits issus de maraîchage ou de pâturage dans des zones péri-urbaines exposées à des retombées de cheminées diverses, dont celles d’usines d’incinération ? ………………….. Enfin, ce qui peut sembler paradoxal, les produits issus de l’agriculture biologique présentent un risque nettement plus élevé de contamination par des bactéries et virus pathogènes et par divers parasites. Comme pour les contaminations chimiques précédentes, la production en plein air des légumes (au lieu de sous serre) et des animaux (au lieu du confinement) augmente la probabilité d’exposition à des vecteurs de parasites et agents infectieux disséminés par les insectes, les excréments de rongeurs (et parfois de renard) et d’oiseaux sauvages. La liste est longue de ces parasites auxquels sont exposés les animaux au pâturage ou sur parcours extérieur (ténia, douve, trichine et autres helminthes, toxoplasmes…) mais il ne faut évidemment pas en exagérer le risque de transmission à l’Homme et de parasitose. La maîtrise du risque est bien plus difficile dans un élevage biologique en cas d’infestation car, même si le traitement curatif par des médicaments allopathiques [6] et antibiotiques est autorisé (avec un nombre limité de traitements par an) en cas d’urgence et de constat d’inefficacité (habituelle) de l’homéopathie ou de la phytothérapie, il est souvent trop tard pour agir et les traitements préventifs sont interdits, sauf certains traitements antiparasitaires considérés indispensables (pour plus de détails sur les dangers microbiens, viraux et parasitaires, voir le rapport très détaillé de l’Afssa). De même, certains agents infectieux apportés par les engrais organiques et que le compostage ne permet pas de détruire totalement (par exemple les spores bactériennes) persistent dans le sol et sont susceptibles d’être transmis aux animaux. À cet égard, la « pureté » des engrais minéraux, qualifiés de « chimiques », est un réel avantage ! Il est évidemment difficile de faire admettre au consommateur que les œufs de poules d’élevage intensif en batterie, à coquille propre et rapidement emballés et commercialisés après la ponte, présentent un risque de contamination par les salmonelles beaucoup plus faible que les œufs Bio ! Tel est pourtant le cas, mais comment accepter le fait que les œufs « industriels » sont les meilleurs ? …………………………….. Enfin, ce qui peut sembler paradoxal, les produits issus de l’agriculture biologique présentent un risque nettement plus élevé de contamination par des bactéries et virus pathogènes et par divers parasites. Comme pour les contaminations chimiques précédentes, la production en plein air des légumes (au lieu de sous serre) et des animaux (au lieu du confinement) augmente la probabilité d’exposition à des vecteurs de parasites et agents infectieux disséminés par les insectes, les excréments de rongeurs (et parfois de renard) et d’oiseaux sauvages. La liste est longue de ces parasites auxquels sont exposés les animaux au pâturage ou sur parcours extérieur (ténia, douve, trichine et autres helminthes, toxoplasmes…) mais il ne faut évidemment pas en exagérer le risque de transmission à l’Homme et de parasitose. La maîtrise du risque est bien plus difficile dans un élevage biologique en cas d’infestation car, même si le traitement curatif par des médicaments allopathiques [6] et antibiotiques est autorisé (avec un nombre limité de traitements par an) en cas d’urgence et de constat d’inefficacité (habituelle) de l’homéopathie ou de la phytothérapie, il est souvent trop tard pour agir et les traitements préventifs sont interdits, sauf certains traitements antiparasitaires considérés indispensables (pour plus de détails sur les dangers microbiens, viraux et parasitaires, voir le rapport très détaillé de l’Afssa). De même, certains agents infectieux apportés par les engrais organiques et que le compostage ne permet pas de détruire totalement (par exemple les spores bactériennes) persistent dans le sol et sont susceptibles d’être transmis aux animaux. À cet égard, la « pureté » des engrais minéraux, qualifiés de « chimiques », est un réel avantage ! Il est évidemment difficile de faire admettre au consommateur que les œufs de poules d’élevage intensif en batterie, à coquille propre et rapidement emballés et commercialisés après la ponte, présentent un risque de contamination par les salmonelles beaucoup plus faible que les œufs Bio ! Tel est pourtant le cas, mais comment accepter le fait que les œufs « industriels » sont les meilleurs ? ……………………………… Conclusion L’objectif de cette mise au point, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, n’est pas de dissuader le consommateur d’acheter des aliments Bio, ses choix étant défendables dans un souci de protection des ressources naturelles (sol, eau) et de satisfaction personnelle reposant sur des croyances et des critères irrationnels mais respectables, mais de contribuer à son information objective pour qu’il fasse ces choix en bonne connaissance de cause. Qu’il sache notamment que les aliments qu’il achète ainsi plus cher ne sont pas meilleurs pour sa santé et que, quoi que d’aucuns puissent en penser, l’agriculture biologique restera limitée à une production de « niche » et à une consommation de « classe », car elle ne pourrait certainement pas permettre aujourd’hui, et encore moins demain, de nourrir l’humanité. Les références de tous les travaux mentionnés dans cet article peuvent être retrouvées avec précision dans le rapport de l’AFSSA, Évaluation nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l’agriculture biologique.

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(IP:xxx.xx9.216.251) le 13 août 2009 à 17H13

Je recommande l’exercice suivant très intéressant et très instructif, surtout sur naturavox, le forum du bio et de la défense de la planète. Les titres des rubriques sont à la limite de la publicité mensongère :

Tapez sur les 3 liens qui setrouvent dans l’encadré bleu dans la colonne de gauche au-dessous du cadre ocre "auteur du jour" :

>< Insecticides Bio Vous cherchez un insecticide bio ? Comparez les prix des insecticides ! Cherchons.com/Insecticide_Bio

>< Traitement Pucerons Mieux connaître les ravageurs Mieux choisir son TS www.proteger-vos-cereales.com

>< Insecticide Naturel Elimine acariens,rampants & volants Lot de 3 en promo exceptionnelle www.bio-dolpheo.com

Il y a du bio et du "naturel" mais il y a aussi du "chimique" de chez chimique...Et des conseils sur l’utilisation des traitements de semences gracieusement offerts par une grande firme spécialisée. Non pas Monsanto cette fois mais çà aurait pu....Pas très bio tout çà. Mais faut bien vivre, pas vrai ma brave dame ?

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par drunnecace1974 (IP:xxx.xx6.56.156) le 1er juin 2013 à 05H09

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