NaturaVox : partager pour préserver
ConsoSociétéAlimentationSantéBiodiversitéClimatÉnergies
Les OGM, pourquoi ?

Article publié le 13 juillet 2007

Les OGM, pourquoi ?

Les OGM déchaînent les passions. Certain y voient une (r)évolution inéluctable, d’autre un risque sanitaire dangereux pour l’humanité.

Les OGM sont-il dangereux pour la santé ? Pour pouvoir vendre des semences OGM, le semencier doit faire une demande à la commission européenne. Celle-ci émet une autorisation pour 10 ans, publie un rapport de suivi tous les 3 ans et oblige à une surveillance continue. Sur quoi est basée cette décision ? Sur des études scientifiques abordant notamment les problèmes d’innocuité pour l’organisme humain. Qui finance ces études ? Les semenciers eux-mêmes. A qui sont diffusées ces études ? Celles-ci sont considérées comme contenant des secrets industriels. Elles sont donc transmises à un petit groupe proche de la commission européenne. Elles ne sont divulguées ni au parlement européen, ni à la presse.

Nous avons donc un double problème : L’absence de transparence de la commission européenne et les semenciers qui sont juges et partis. Pour faire un parallèle sur ce type d’étude rappelons, par exemple, que Altria (ex Philips-Morris), a financé et publié pendant des dizaines d’années des études concluant à l’innocuité du tabac.

Un second argument est que la culture d’OGM a commencé dans le monde, il y a une vingtaine d’année sans incident majeurs et que les pouvoirs publics n’aurait pas manqué d’intervenir si besoin. Ce qu’il y a de certain, c’est que ce n’est pas un poison violent. Il faut tenir compte du fait que les cultures OGM se sont intensifiées progressivement et donc que les aliments que nous mangeons voient leur concentration en OGM augmenter. Le problème sanitaire ne pourra être détecté que sur le long terme. L’état français n’est pas connu pour ça réactivité pour des problèmes diffus de forte ampleur. On peut se remémorer l’affaire de l’amiante dont la toxicité est connu depuis 1906. Celle-ci à été interdite progressivement aux USA de 1970 à 1989. La France (protégeant ses industrielles) a alors mené un intense lobbying pro-amiante au niveau européen et mondial, pour finalement l’interdire en 1997, avec les coûts humains (morts) et financiers (déflocage) qui en à résulté.

Il y a quelques mois une étude sur le maïs Monsanto mon863 à été publiée. Celle-ci montre que le maïs provoque une modification des organes internes (foie, pancréas et reins) sans que l’on connaisse clairement les conséquences de ces modifications (mais il y a vraisemblablement des modifications dans l’assimilation des graisses et sucres). De plus la protéine insecticide sécrétée par cet OGM varie dans des concentrations de 1 à 100. Cette étude ne fait que confirmer une étude de 2005. De plus, Monsanto n’a pas publié de suivi sur ces cultures alors que ce rapport de biovigilence est obligatoire. L’Allemagne pris la décision au mois d’avril de suspendre les cultures du mon863. En France, Alain Juppé, alors ministre de l’environnement, pris la décision inverse. Le risque semble s’être arrêté a la frontière, comme le nuage de Tchernobyl (rappelons tout de même que le but était de faire consommer des produits agricoles contaminés). Epilogue provisoire, on apprend la semaine dernière que la majorité des cultures de maïs mon863 se trouve dans le Sud-ouest, région où est élu A. Juppé.

Il est donc assez inconscient de dire que jusqu’ici tout va bien, donc ça va continuer, donc il n’y a pas de risque. Le risque existe bel et bien. Maintenant voyons à quoi servent les OGM.

Les OGM commercialisés actuellement ont deux buts. Monsanto est à l’origine un chimiste. Il crée des plantes résistant à un ou plusieurs pesticides de sa fabrication. Son objectif est de vendre un package : la plante et le pesticide qui va avec. L’intérêt est donc clairement de rendre le client (l’agriculteur) captif.

Un autre rêve des semenciers est que le paysan achète chaque année leur graine. Pour cela il ont d’abord inventé les hybrides F1. Ce sont des variétés qui ne sont pas stabilisées. C’est à dire que s’il on sème une graine d’un hybride F1, on a toute les chances d’obtenir une autre variété que la variété d’origine. Puis grâce aux OGM, nous avons désormais des plantes stériles. Pourquoi les agriculteurs achètent ces semences ? Tout simplement parce que ces nouvelles variétés promettent un rendement plus élevé.

A-t-on besoin de produire plus de maïs ? En 2005, les agriculteurs français ont produits 16 millions de tonne de maïs dont 9 millions sont exportés. Rappelons que les agriculteurs voient 77% de leurs revenus provenir de subventions et que les céréaliers sont parmi les plus subventionnés. Autant l’on peut comprendre qu’un pays paye le prix pour être auto-suffisant alimentairement, autant il ne paraît pas des plus logiques que toute la population française doive payer pour que des produits agricoles soient exportés. Cette course au rendement et donc à l’utilisation d’OGM est pourtant belle est bien encouragée par les pouvoirs publiques via le système de subvention.

Nous avons dans la balance un produit risqué d’un coté et aucun avantage de l’autre.

Un article précédent sur Agoravox, précisé qu’après tout le consommateur avait qu’à faire son choix et que les faucheurs devaient être condamnés. C’est allé un peux vite en besogne. Aujourd’hui, le consommateur n’a plus le choix. Rappelons que la réglementation oblige les fabricants de mentionner la présence d’OGM à condition que celui-ci en contienne plus de 1%. Pourquoi ce 1% ? Tout simplement parce que les filières agro-alimentaires ne sont pas suffisamment différentiées et qu’elles ne sont plus en mesure de produire des aliments sans OGM, dans le cas de plantes dont il existe à la fois des cultures avec et sans OGM. Ce seuil sera appliqué prochainement au label bio et devrait être proposé également pour les semences (c’est à dire qu’il n’existera plus de fournisseur de semence non OGM). Concernant les cultures, la France est actuellement devant la cour de justice européenne pour ne pas respecter la distance minimale entre culture OGM et non OGM.

Pour conclure, il apparaît que l’agriculture transgénique qui nous est proposée ne présente guère de progrès pour notre nutrition et notre consommation. Cela n’est pas très étonnant puisque nous avons vu que ce n’est pas dans ce but qu’ils ont été conçus. Personne ne peut cependant en nier les risques sanitaires futurs. Cependant, il ne faut pas non plus rejeter cette technologie.
La Chine a commencé depuis prés d’un an à cultiver du riz transgénique se passant de pesticide. Ici, on à un réel avantage, car les pesticides tuent.

Bookmark and Share
64 votes

commentaires
votez :
par Ingénieur informaticien (IP:xxx.xx7.69.60) le 13 juillet 2007 à 15H03

Et vu l’opacité et la propagande qui règnent sur ces sujets, et pour pouvoir répondre à ceux qui prendraient la défense des OGMs de façon un peu légère, je conseille à tous la lecture des 10 « Idées fausses reçues » sur les OGM, établie par l’Alliance pour la planète :

Les 10 « Idées fausses reçues » sur les OGM

1. Etre contre les OGM c’est être contre le progrès.

2. Les OGM /Médicaments, comment peut on être contre quand il s’agit de sauver des milliers de vie !

3. Grâce aux OGM on va résorber les problèmes de faim dans le monde.

4. Les OGM si c’était mauvais cela se saurait : les américains en mangent depuis plus de 20 ans et ils n’en meurent pas.

5. Le combat des OGM n’est il pas déjà dépassé ; n’est ce pas déjà trop tard ?

6. Grâce aux OGM on utilise moins de pesticides et /ou d’herbicides.

7. Depuis tous temps l’homme fait des OGM ; la plupart de nos matières premières sont des hybrides.

8. Avec les OGM on enrichit le patrimoine génétique de l’humanité.

9. De toutes façons si l’on sépare bien les cultures OGM et non OGM chacun peut s’y retrouver.

10. Les OGM améliorent les rendements des agriculteurs

Argumentaire complet disponible sur :

http://www.lalliance.fr/Ateliers-Ac...

A transmettre et à faire circuler SVP.

Ce n’est que par une information claire et transparente qu’on pourra avoir un débat serein sur ce sujet, à défaut d’une interdiction pure et simple.

Bonne lecture à tous.

votez :
(IP:xxx.xx4.178.205) le 13 juillet 2007 à 15H28

Bonjour,

Le ’monopole obligé’ est une technique visant à fidéliser le client sans que celui-ci puisse aller voir ailleurs ! la technique des OGM semble bien tenir de la même philosophie.

Il est regretable que certaines nouvelles technologies, dont les OGM, ne soient pas plus contrôlées, le laxisme dans la matière provient d’un choix ’à priori’ favorisant d’office le profit économique avant de se poser quelques questions... Celà entraîne inévitablement des ’effets secondaires’ dont les coûts ne font surface qu’après coups. L’histoire contemporaine fourmille d’exemples !

J’ose espérer que l’homme que l’on me dit ’intelligent’ fasse un peu plus attention à ne pas détruire tout son environnement comme il l’a fait jusqu’ici... car il est simplement question de sa propre survie après tout !

Non, je ne remercierais pas Monsanto... ni les autres d’ailleurs !

votez :
(IP:xxx.xx3.57.248) le 13 juillet 2007 à 15H29

Loin de moi l’idée de prendre la défense (à la légère) des OGM ... mais quand même. Je trouve que le débat est très mal posé dans cet article. Je ne pense pas que les OGM soient intrinsèquement un problème et je pense qu’être "contre les OGM" c’est effectivement être contre le progrès ... au moins technique.

La question qu’il faut se poser c’est de savoir si il est acceptable qu’une technologie (dont on maîtrise encore très mal les conséquences sur le long terme et dont on ne connait pas les eventuels effets sur la santé) soit utilisée commercialement par une poignée de multinationales de la semence pour se partager le marché mondial et réduire ainsi, a terme, les agriculteurs à un état proche du servage. La réponse est naturellement non. Pour moi, le problème est plus au niveau de ces grosses companies qu’au niveau de "l’outil OGM" dont on pourrait probablemnt faire une bonne utilisation.

votez :
par Arthur Mage (IP:xxx.xx5.181.194) le 13 juillet 2007 à 16H58

Boh, il y aura toujours des gens pour s’opposer au moteur à explosion...

Ce qui ne veut pas dire, bien entendu, qu’il ne faille pas passer son permis, lutter contre les monstrueux 4x4, développer les transports en commun, le cyclisme urbain ou les biocarburants...

votez :
par Ingénieur informaticien (IP:xxx.xx7.69.60) le 13 juillet 2007 à 17H10

Les biocarburants sont encore une autre énormité. Il faut 0,8 l de fuel pour produire 1 litre de bioethanol. Super non ?

Mais comment ça se fait que les gens ne soient pas au courant de toutes ces abérrations ? C’est ballot hein ?

votez :
par Arthur Mage (IP:xxx.xx5.181.194) le 13 juillet 2007 à 19H26

Votre remarque est intéressante, même si les avis scientifiques sont partagés sur cette question et les biocarburants 2ème génération (produits à partir de microalgues, de cellulose, avec l’aide de termites etc...) s’avèrent éventuellement prometteurs pour le long terme.

votez :
par Ingénieur informaticien (IP:xxx.xx7.69.60) le 14 juillet 2007 à 13H13

Ces biocarburants de 2ème génération je les appelle de mes voeux les plus chers, de même que les OGMs de 10è génération s’il faut en arriver là pour avoir de vrais produits dont les risques sont vraiment sous contrôle.

Mais je préfèrerais encore qu’on s’impose une simplicité et une frugalité compatible avec les limites de notre planète dans un contexte de pays émergents fortement peuplés.

A moins que certains ne souhaitent les guerres liées à la surpopulation. Peut-être les marchands d’armes ?

votez :
par benjamin (IP:xxx.xx9.209.213) le 13 juillet 2007 à 19H04

autre risque des OGM, trop souvent négligé : le risque écologique de bouleversement des écosystème. C’est le principe de l’effet papillon : en produisant une toute petite perturbation, on peut déclencher une réaction en chaine et aboutir à des conséquences imprévisibles et considérables !

qu’on fasse des recherche sur des OGM, pourquoi pas.... mais les cultures en plein champs, c’est de l’inconscience... la consommation, n’en parlons même pas !!!

la plupart des francais sont opposés aux OGM... quelque soit leurs raisons, bonnes ou mauvaises, justifiées ou non, c’est le choix d’un peuple : les OGM n’ont rien à foutre sur notre territoire ! Dehors !

votez :
par Internaute (IP:xxx.xx2.14.17) le 13 juillet 2007 à 20H57

L’aspect nocif pour la santé des OGM n’est pas démontré. S’il fallait interdire tous les produits chimiques inoffensifs sous prétexte qu’on n’a pas le recul suffisant pour dire qu’ils le sont, alors on stopperait une quantité d’industries qui participent néanmoins à notre bien-être.

L’article n’évoque pas l’aspect mercantiliste qui me paraît à court terme beaucoup plus lourd de menaces que l’aspect sanitaire. L’introduction des OGM consacre la main-mise de quelques grands groupes industriels sur toute la filière agro-alimentaire. Les paysans n’auront bientôt plus le droit de semer les graines qu’ils récoltent. Notre pays sombre un peu plus chaque jour dans la dépendance agricole et dans la mal bouffe.

Ceci dit, pour répondre à Benjamin, les français ont approuvé massivement par leur vote la mise en dépendance de notre agriculture. Il faudra quand-même qu’un jour les gens se rendent compte que leur vie quotidienne est régie par des lois et règlements qui sont votées par leur député. Quand vient les élections on n’entend parler que de droits de l’homme et de démocratie, mots creux s’il en est, servant à cacher l’effroyable responsabilité que porte nos députés dans la mauvaise vie des français. La malbouffe, c’est eux ! Demandons leurs des comptes au lieu de voter pour eux puis de passer son temps à se plaindre ensuite.

votez :
(IP:xxx.xx8.39.143) le 14 juillet 2007 à 22H06

Le premier paragraphe me fait tiquer : une pensée pour l’amiante, qui contribue à notre bien être et qui a longtemps été considérée comme inoffensive ?

Stopper quantité d’industries pour ce genre de motifs permettrait également de ralentir notre inconsciente fuite en avant.

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H37

Pendant que la guerre des mots se fait sur la nocivité ou non des OGM sur l’alimentation humaine ou du bétail, les semenciers investissent prgressivement le plus possible de terres arables. Voyez mes autres posts plus loin.

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H40

à internaute : d’où sortez vous que les français ont par leur vote approuvé les OGM ?

votez :
par Ingénieur informaticien (IP:xxx.xx7.69.60) le 14 juillet 2007 à 13H00

L’aspect nocif n’est pas démontré car l’industrie à tout fait pour le cacher.

Aux US, c’est simple aucun étiquettage ne permet de différencier les OGMs. Ca simplifie la question.

Et pourquoi aujourd’hui les seules études faites sont celles que finance l’industrie ? Et pourquoi dès qu’une étude montre des résultats défavorables on se garde bien d’en parler dans les media ?

Les malformations d’organes sur les foies ou les reins de rats nourris au maïs MON763 ça vous dit quelque chose ?

Et croyez vous que les gens avaient en tête cette question des OGMs lorsqu’ils ont voté ?

Certainement pas. C’est bien le problème d’ailleurs, car on a tout fait pour ne pas en parler de cette question durant la campagne.

Vos arguments sont toujours les mêmes, et commencent à ne plus fonctionner. Il va falloir songer à développer de VRAIS bons produits OGMs, et là on pourra éventuellement en rediscuter.

Pour l’instant ce qu’on nous vend c’est pas du hi-tech c’est de la m...

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H34

Ce qui se cache derrire les OGM, c’est encore pire que ce qui est dit ici, ce qui se cache réellement c’est les agrocarburants et avec eux le pire à venir. Lsez cet excellent aricle du Monde Diplomatique :

Biocarburants : "Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants"

http://www.monde-diplomatique.fr/20...

votez :
par Yves F. (IP:xxx.xx5.31.153) le 14 juillet 2007 à 17H05

L’auteur de cet article est mal informé. La moindre des choses est de trouver les bonnes infos avant d’écrire.

Quelques correctifs et opinions personnelles
- Concernant le financement des études, c’est vrai que les firmes financent, et réalisent ou sous-traitent les études d’évaluation du risque. Mais elles le font selon des exigences et des protocoles établis par la réglementation et la communauté scientifique internationale (FAO, OMS, OCDE etc). Alors, bien sur personne n’est parfait...

- Un dossier scientifique d’autorisation de mise sur le marché coûte au bas mot 50-80 millions d’euros, peut-être plus. Que souhaitez-vous ? Que cela soit financé par le trésor public ? En tant que contribuable, je n’y tiens pas. Et de toute façon, les capacités de recherche publique sont largement insuffisante.

- Concernant le maïs MON863, il n’est PAS cultivé en France contrairement à ce qui est dit. La maïs cultivé en France est le MON810, qui est autorisé depuis 1998 et a été probablement cultivé au total dans le monde sur plus de 100 millions d’hectares (environ 4 fois la surface agricole française). Des millions de personnes et d’animaux l’ont consommé et s’en portent très bien.

- Revenons au MON863. Une polémique est née sous l’impulsion du Criigen (Présidente Corinne Lepage) dont il est connu qu’il est par militantisme contre les OGM, ce qui est son droit. D’après le Criigen, le MON863 poserait des problèmes, mais les instances scientifiques européenne (Agence européenne de sécurité alimentaire), françaises (AFSSA et Commission du génie biomoléculaire) ont examiné les arguments du Criigen, ont conclu que ceux-ci étaient inappropriés, et ont confirmé que le maïs MON863 est aussi sain que n’importe quel autre maïs.

- Concernant les hybrides, il ne s’agit pas de "variétés non stabilisées" mais passons. Dire que les hybrides intéressent les semenciers pour en vendre n’a aucun intérêt. Tout entrepreneur peut vouloir vendre son innovation... même les semenciers. Mais il y a une condition : il faut un client et si possible un client satisfait qui ait envie de racheter. Si les agriculteurs achètent des hybrides, c’est qu’ils y trouvent un intérêt (rendement, résistance aux maladies etc.) Pensez-vous que des millions d’agriculteurs soient suffisament bêtes pour acheter des semences ou autres si cela ne les aide pas dans leur travail et pour leur production ?

- Autre erreur : les graines issues d’OGM ne sont PAS stériles. Il n’y actuellement dans le monde aucun OGM cultivé donnant des semences stériles.

- Le paragraphe le plus révoltant est celui sur l’exportation. On sait aujourd’hui que les réserves alimentaires mondiales sont de quelques semaines. Il y a des régions du monde où les productions sont aléatoires (pour des raisons climatiques ou politiques malheureusement). Comment peut-on imaginer que la France, région agricole privilégiée, ne continue pas à jouer un rôle de producteur mondial ? La demande alimentaire mondiale va doubler d’ici 2050 !

- Le seuil réglementaire d’étiquetage OGM est de 0,9%. Les arguments par ailleurs développés par l’auteur semblent dire que les traces d’OGM sont inacceptable et je voudrais donner un exemple. Les produits biologiques peuvent contenir réglementairement jusqu’à 5% de denrées non biologiques, et je considère personnellement que c’est une mesure pleine de pragmatisme car en effet la séparation absolue des filières est très difficile. Alors il est étonnant de voir l’auteur essayer de montrer que 1% (ou 0,9%) prouve que les filières ne sont pas étanches. Cela a toujours été et sera toujours comme cela, mais n’induit pas de problème particulier.

En tant qu’agronome, je trouve toujours surprenant de voir que tout le monde s’emploie à décider si oui ou non les OGM ont un intérêt. Je ne me sens personnellement pas capable d’avoir une opinion définitive et tranchée sur l’utilité des voitures, des ordinateurs, des centrales nucléaires, des éoliennes etc. Mes réponses, certes peu médiatiques, sont toujours mitigées et je pense qu’on a à la fois besoin des éoliennes, du nucléaire et des biocarburants. Environ 10 millions d’agriculteurs utilisent des OGM dans le monde et s’ils les réutilisent beaucoup, c’est que cela apporte sans doute quelque chose. Quant aux agriculteurs français, avant de dire que les OGM ne leur servent à rien, je vous propose d’aller leur rendre visite dans le sud-ouest de la France pendant les vacances. Il en a quelques centaines qui cultivent 20000 hectares.

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H10

@ Yves F. , vous faites de la propagande.

@ tous, ne parlez jamais de biocarburants, ce mot est un mot d’imposteurs. Le véritable nom de cette saloperie qui permettra aux pétroliers, non seulement de se reconvertir, mais de plus, de maîtriser l’alimentation planétaire est agrocarburants. Laissons les menteurs utiliser leur vocabulaire obscurantiste. Ainsi on les reconnaitra facilement.

Pour comprendre les enjeux et les ravages prévisibles, lisez cet excellent et complet article du Monde diplomatique" :

Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants http://www.monde-diplomatique.fr/20...

votez :
par Bobby (IP:xxx.xx4.33.149) le 15 juillet 2007 à 00H04

Bonsoir,

Il semble qu’une proportion de 0,8 % d’OGM soit acceptée dans les produits dits ’BIO’... !

a ce train là, il ne nous faudra plus très longtemps pour appeller ’produit naturel’, celui qui est fabriqué ’naturellement’ dans nos usines !

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H24

Merci l’auteur, mais ne laissons pas les prosélytes payés par ces multinationales mafieuses profiter de ces tribunes.

Ne parlons jamais de biocarburants, ce mot est un mot d’imposteurs. Le véritable nom de cette saloperie qui permettra aux pétroliers, non seulement de se reconvertir après le pic pétrolier, mais de profiter de l’aubaine pour maîtriser les ressources alimentaires mondiales, ce nom est "agrocarburants".

Laissons les menteurs utiliser leur vocabulaire obscurantiste. Ainsi on les reconnaitra facilement.

"En Europe, il est prévu que ces combustibles issus de la biomasse couvrent 5,75 % des besoins en carburants routiers en 2010 et 20 % en 2020. Ces objectifs dépassent de loin les capacités de production de l’agriculture des pays industrialisés de l’hémisphère Nord. L’Europe serait tenue de mobiliser 70 % de ses terres arables pour tenir son pari (...). Or, la transition qui s’annonce met en concurrence la production alimentaire et celle de carburants dans l’accès à la terre, à l’eau et aux ressources". (et notamment chez les plus pauvres. Il est à prévoir une immigration massive vers les pays du nord !)

Lu dans l’excellent dossier du Monde diplomatique, et des dizaines d’autres exemples et arguments.

"Biocarburants : Les cinq mythes de la transition vers les agrocarburants"

http://www.monde-diplomatique.fr/20...

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H31

Il est à prévoir une immigration massive dans les pays européens, du fait de la reconversion des terres arables et du détournement des ressources en eau dans les pays pauves.

"Selon la Food and Agricultural Organization (FAO), il y a assez de nourriture dans le monde pour alimenter tous les habitants avec une ration journalière de 2 200 calories sous forme de fruits frais et secs, de légumes, de produits laitiers et de viande. Pourtant, parce qu’elles sont pauvres, 824 millions de personnes continuent à souffrir de la faim. Or, la transition qui s’annonce met en concurrence la production alimentaire et celle de carburants dans l’accès à la terre, à l’eau et aux ressources. Un exemple concret en est actuellement donné au Mexique. Ses barrières douanières ayant été démantelées dans le cadre de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) (10), le Mexique importe désormais 30 % de son maïs des Etats-Unis".

"L’Indonésie et la Malaisie accroissent rapidement leurs plantations de palmiers à huile pour être capables d’approvisionner le marché européen du biodiesel à hauteur de 20 %. Au Brésil – où la superficie de terres arables consacrées aux cultures pour les carburants occupe déjà une portion de territoire de la taille du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Belgique, et du Luxembourg réunis –, le gouvernement prévoit de multiplier par cinq la superficie consacrée à la canne à sucre"

(Dossier du Monde diplomatique)

Cette immigration massive est porteuse d’une forte augmentation de la répression, de la criminalité, et poussera les nations occidentales à se bunkeriser. Le pire des mondes est en construction. La guerre des mots a déjà commencé.

votez :
par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 15 juillet 2007 à 09H49

"Sous les tropiques, 100 hectares dédiés à l’agriculture familiale créent trente-cinq emplois ; les palmiers à huile et la canne à sucre dix, les eucalyptus deux, le soja à peine un demi."

Eric Holtz-Giménez

http://www.monde-diplomatique.fr/20...

votez :
par Patrick M. (IP:xxx.xx2.52.52) le 15 juillet 2007 à 14H31

A Yves F.

Votre remarque sur le financement des études est intéressante. La France est un des pays industrialisé qui consacre une part relativement faible de son PIB à la recherche (privé + public). De la même façon qu’elle à ratée le virage de l’informatique il y a 40 ans (je parle d’industrie informatique et non utilisation d’ordinateur), elle est en train de rater le virage biogénétique. Cela aura un coût industriel et pour l’emploi.

Effectivement ce n’est pas le MON863 qui est cultivé en France, mea culpa. Cependant celui-ci est autorisé à l’importation pour l’alimentation animale. Ce qui ne retire rien du problème des études de mise sur le marché. L’AFSSA et de la commission du génie biomoléculaire ont considérés que l’étude n’était pas pertinente sur les conséquences sur la santé des rats (glycémie, prise de poids…), elle ne les a pas infirmé et n’a pas contesté les modifications sur les organes.

En tant qu’agronome il semble étonnant que vous ne connaissiez pas les Hybrides F1, je vous encourage à consulter la page wikipédia sur ce sujet. http://fr.wikipedia.org/wiki/Hybride_F1

Les OGM stériles, existent belle et bien (et son donc cultivés à titre de recherche), Bayer à déposé une demande d’autorisation à la commission européenne pour du colza il y a plusieurs années (à priori toujours en cours). Ils ne sont effectivement pas encore autorisés commercialement en europe.

La faim et la mal nutrition sont des problèmes essentiellement politiques (corruption des gouvernements) et commerciaux (c’est pas en faisant cultivé la canne à sucre au égyptien, le café au brésiliens et le cannabis aux marocains, que les populations locales vont se nourrir). Ce n’est pas en produisant encore plus dans des pays en surplus alimentaire par des agriculteurs fonctionnarisés que l’on résoudra le problème. Jean Ziegler, rapporteur spécial auprès des Nation Unis sur le droit à l’alimentation a même déclaré : « L’agriculture actuelle peux nourrir sans problème 12 milliard d’individus »

votez :
par zygomar (IP:xxx.xx4.129.3) le 17 juillet 2007 à 17H26

" L’AFSSA et de la commission du génie biomoléculaire ont considérés que l’étude n’était pas pertinente sur les conséquences sur la santé des rats (glycémie, prise de poids…), elle ne les a pas infirmé et n’a pas contesté les modifications sur les organes."

Votre commentaire sur les positions de l’AFSSA et de la CGB est quelque peu "personnalisé" et orienté.

Si ceux que celà intéresse, ils peuvent se reporter aux textes de ces organismes pour se faire une idée personnelle.En cherchant bien on doit pouvoir les trouver sur le net.

En effet, les experts toxicologues et pathologistes qui ont examiné le dossier complet (et qui ont également examiné les lames histologiques des organes cibles, foie et rein, des rats traités et des rats témoins (rats non exposés au maïs OGM) ont conclu que les lésions observées étaient des altérations apparaissant normalement chez des rats de l’âge de ceux de cette étude et que les différences entre traités et témoins n’étaient pas statistiquement significatives (en mettant en oeuvre les tests classiques habituellement appliqués dans ce type d’étude, et non pas en multipliant des tests sans aucun rapport avec le sujet comme l’ont fait Séralini (membre de CRIIGEN de Corinne Lepage) qui n’est pas toxicologue, et ses adjoints qui ne sont pas plus toxicologues ou pathologistes que lui puisque l’un est médecin généraliste et homéopathe et l’autre est mathématicien statisticien spécialisé dans la biologie moléculaire. Par conséquent,rien de ce qui a été observé dans cette étude ne permet de conclure, comme vous et beaucoup d’autres n’ayant pas eu accès aux données, le faites à des effets nocifs du maïs OGM en question sur le rat. Mais calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.......

Quant à votre argument qui tend à sous entendre que ces études devraient être effectuées et surtout financées par le public, je vous rappelle ou je vous apprends que le coût des études de R&D des OGM et des produits phytosanitaires (objets de nombreuses controverses, en général, entretenues en général par ceux qui n’ont pas la moindre idée de ce dont il s’agit, il s’élève à plusieurs milliards d’euros par an, et bien souvent pour aboutir à ce que la plupart des produits testés finisse au fond d’un placard pour des raisons de mise en evidence d’effets indésirables. Vous souhaitez vraiment que le contribuable finance ce type de recherche ??

Je tiens à préciser dès maintenant de façon à m’éviter les insultes, que je ne travaille ni pour un ou plusieurs fabricants d’OGM et/ou de phytosanitaires et/ou de produits pharmaceutiques, que je ne suis pas agriculteur ni fonctionnaire mais que des fonctions passées m’ont donné les connaissances nécessaires pour évaluer en profondeur des dossiers toxicologiques et par conséquent pour y avoir accès.

votez :
par rod (IP:xxx.xx4.207.237) le 17 juillet 2007 à 01H13

Les OGM sont bons mangez-en !!!!!!!!!!!!!!!!

Car cela n’a pas d’arrière gout comme les pesticides et contient moins de microbe que les produits bio... Voila, je pense que mon argumentaire est a peut près aussi scientifique que le votre...

Regardez pousser vos patates et laissez les scientifiques régler les questions ou vous n’avez aucune compétence...

Pourquoi pas donner votre avis sur le traitement des déchets nucléaires ou sur la politique de lancement des fusées...

Quand on ne sait pas, on s’informe au près de scientifiques et pas de pseudo-écolos-activistes complètement ignares !!!

C’est grace a ce genre de comportement que l’humanité cours a sa perte !!!

votez :
par Yksis (IP:xxx.xx6.92.116) le 4 août 2007 à 22H35

N’importe quoi Rod ! avec de tels arguments il faudrait tout laisser faire, ne pas avoir d’opinion, sans même parler de choix… et bien non, tout simplement non, on s’est déjà fait largement entuber avec le nuage de Tchernobyl, le sang contaminé,la vache folle, le poulet dioxine … et ça ne te suffit pas ??? bouffe-les donc tes OGM et par kilos de préférence, ainsi tu pourras faire l’objet à toi tout seul d’une nouvelle étude scientifique en étant la première victime de ces modifications internes d’organes observées chez le rat (Monsanto 863) et au moins, tu seras utile à quelque chose !

Allez bon appétit Rod ! et s’il te reste un zeste d’intelligence, comprend au moins que l’on puisse se battre pour avoir un choix, ce qui ne sera plus le cas lorsque toutes les cultures auront été arbitrairement polluées.


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)
  • [Se connecter]

Les Auteurs deAlimentation
Béatrice de Reynal - 182 articles
Samuel - 1 articles
BelleAuNaturel.net - 29 articles
Philippe - 5 articles
Anissina - 13 articles
Dr Yen BUI - 4 articles
vincent - 2 articles
Loïc - 5 articles