Article publié le 1er février 2008
Soyons clair : tout le monde se rappelle du temps exécrable de Juin à mi-aout 2007. Concernant la qualité du millésime, on pouvait s’attendre à une année très médiocre, qualitativement et quantitativement. Évidemment, quelques “devins”, par mauvaise foi et/ou par ignorance, des “confrères”… se sont empressés de déniger le millésime. Pourtant, le mois de septembre a été déterminant.
Voici ce qu’il faut donc retenir, succinctement, dans toute la France :
1/. Les régions qui feront un grand millésime sans problème sont la Provence, le Rhône et le Languedoc, grâce au beau temps et surtout au mistral.
2/. Les vins blancs secs, partout, ont toutes les chances d’êtres superbes, à Chablis comme à Sancerre.
3/. Les liquoreux, Sauternes en tête, mais aussi les vins de Loire, seront exceptionnels, tant les vendanges tardives l’ont effectivement été, par la force des choses.
4/. Les vins rouges des régions où la qualité globale sera la plus “délicate” sont globalement ceux de la Loire, de la Bourgogne et de Bordeaux. Là, seuls les meilleurs vignerons, dans le strict sens du terme, c’est-à-dire ceux qui surveillent la vigne de près, ont réussi des prodiges, que cela plaise ou non.
Pour Bordeaux, j’y vis, donc j’ai suivi toutes les étapes du 20 août à la fin octobre, à l’inverse de quelques idiots qui parlent d’un salon parisien ou de New-York… J’ai déjà goûté à Saint-émilion, dans les Graves… Eh bien, le 2007 sera un millésime où il y aura de tout. Pour les hommes et les femmes les plus rigoureux, ce millésime est vraiment savoureux, un vin de plaisir, un vin de vigneron, un vin de talent. Je ne résiste pas à vous passer l’interview d’Olivier Bernard, du prestigieux Domaine de Chevalier, qui sait de quoi il parle :
“C’est
indéniable, c’est cette belle arrière-saison qui a fait le millésime.
Tout a progressé doucement, nous donnant le temps d’attendre. Au
Domaine de Chevalier, nous avons vendangé, les premiers Merlots début
octobre et les derniers Cabernets-Sauvignons (superbes) le 17 octobre,
ce qui est très tard. Nous avons assisté en 2007 à un cycle végétatif
très long de 7 mois, du début avril à fin octobre. C’est ce long
développement qui a été très positif pour le raisin. Dans les vignobles
de l’hémisphère sud il fait parfois trop chaud, le cycle est très
court, le raisin est rapidement “cuit ” et les baies sont souvent
ramassées à des degrés trop élevés. Pour que les peaux s’affinent et
que les tanins s’adoucissent, il faut un cycle long, une progression
douce, constante, sans excès. Nous avons la chance, ici, d’avoir les
conditions climatiques idéales pour faire de grands vins. Il faut un
parfait équilibre naturel entre fraîcheur nocturne et ensoleillement le
jour, brouillard le matin et sécheresse au zénith.
Autant, il faut
de grands années chaudes pour faire de grands rouges, autant pour les
blancs, les années trop chaudes ne sont pas favorables. Le 2007 sera
l’un des plus grands Domaine de Chevalier Blanc. Une très bonne
acidité, beaucoup de fraîcheur, un équilibre magnifique qui promet de
la complexité et de l’élégance, une explosion de fruits (pamplemousse,
rose, citron, coing, ananas), un vin très complet, une grande
expression du millésime.”
Thèmes
blabla ... publicité ... blabla.
on aurait pu attendre quelque chose sur justement ce que ces "magiciens" de la vigne avaient pu faire pour produire de la qualité en situation difficile.
ben non. un article vide digne de télérama ou du journal des consommateurs de carrouf.












