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La différence entre l'homme et l'animal ? L'obésité

Article publié le 30 juillet 2008

La différence entre l'homme et l'animal ? L'obésité

Comment caractériser l’homme de l’animal ? Ce n’est plus le rire, mais la propension à devenir obèse... Et c’est le Pr Jean-Paul Laplace qui le décrète dans NutriNews :

Pratiquement, l’homme parvient à devenir obèse quand les espèces animales bénéficient d’une régulation qui adapte leurs comportements et leurs besoins, en fonction de la disponibilité de la nourriture. L’homme et ses animaux domestiques sur lesquels il déteint. Chat et chien deviennent eux aussi obèses lorsqu’ils sont longuement sollicités dans ce sens.

Tout ce que l’on sait de la physiologie humaine montre que notre organisme met en œuvre à tous les niveaux d’innombrables mécanismes qui témoignent d’une sophistication, d’une sensibilité et d’une capacité d’adaptation fabuleuses. Le tube digestif est le théâtre de changements qui font passer l’aliment du milieu extérieur au milieu intérieur et le transforment en nutriments. Des milliers d’événements métaboliques sont nécessaires pour intégrer les vagues successives d’apports alimentaires. Un peu partout, des capteurs apprécient les transformations en cours et témoignent de la sensibilité de l’organisme. Une régulation se met en place entre quatre «  partenaires » : le niveau des apports énergétiques que nous ingérons, l’utilisation métabolique que nous faisons de cette énergie, le niveau de nos réserves adipeuses, notre capacité digestive… En rapport permanent les uns avec les autres, ces quatre partenaires sont sous le contrôle d’un intégrateur central, qui se charge d’ajuster les niveaux en cas de déséquilibre de tel ou tel d’entre eux… Ce centre intégrateur est situé dans la partie profonde, ancienne, du cerveau, au niveau du tronc cérébral et de l’hypothalamus. En somme, nous sommes admirablement construits et notre machine biologique est bien conçue pour maintenir l’équilibre.

Pourquoi la machine s’enraille t-elle ?

Par rapport aux espèces animales « cousines » comme les singes, nous bénéficions d’un cerveau plus développé dont l’architecture est extraordinaire. Nos capacités cognitives, notre aptitude à échafauder et à déduire à partir de savoirs incomplets pourraient nous amener à construire un environnement inadapté, de nature à mettre en échec les
mécanismes physiologiques protecteurs dont nous sommes pourvus. Or, l’homme ne peut sans doute pas transgresser les limites de sa physiologie. Sa faculté à imaginer et à extrapoler pourrait ainsi le rendre incapable de maintenir l’ajustement de ses apports d’énergie, de ses dépenses alimentaires et de ses réserves adipeuses ! Il serait, en quelque
sorte, victime de son cerveau !

Merci au Professeur Laplace, à Nutrinews Hebdo et à Yvette Soustre.

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