Article publié le 3 septembre 2007
L’idée de cultiver hors du sol apparaît au cours de recherches sur le
rôle de l’eau, de l’air et de chacun des constituants du sol dans la
fertilisation des plantes. Cette idée s’affirme encore lorsque l’on
s’aperçoit que la présence de parasites dans le sol étaient favorisés
par la répétition de cultures identiques.
Les premières cultures hors sol se présentaient sous forme organique
comme du terreaux, séparés du sol par une couche de plastique. Elles se
sont développées au fur et à mesure en constatant les avantages :
économie de place et d’eau, maîtrise des facteurs de production
(température, hydrométrie,..).
La Hollande est l’un des précurseurs de ce mode de culture par son
manque de soleil. L’association serre / culture hors sol permet par
exemple de produire efficacement des légumes dès le milieu des années
70. La France suit peu de temps après. Bientôt, le monde entier utilise
ce moyen de culture.
Le choix du substrat (ou de l’hydropénie) dépend des moyens et des
attentes des producteurs. De toute façon, quel que soit le support
choisi, la plante cultivée doit recevoir tout ce dont elle a besoin.
C’est toute la délicatesse de la culture hors sol. Le substrat doit retenir les éléments
nutritifs de l’eau tout en laissant passer suffisamment d’oxygène. La porosité du substrat doit donc être contrôlée pour que l’air et l’eau puissent
passer dans les quantités nécessaires à la plante.
Par ailleurs, même si c’est le palissage qui permet la position
verticale des plans, les racines doivent être bien ancrées dans le
substrat.
Le nombre de couches (plus ou moins perméables car elles retiennent
et/ou drainent l’eau selon leur emplacement), la hauteur et la texture
du substrat doivent également être adaptés à la plante.
Notons aussi que la solution nutritive
est apportée par un goutte à goutte continu (ou à fréquences
rapprochées) pour combler le peu de réserve du substrat. Cette solution
est entièrement adaptée aux besoins de la plante. Le substrat ne doit
en aucun cas venir perturber cet équilibre artificiel. D’où le choix
d’un substrat le plus neutre possible. Pour ceux qui utilisent malgré
tout un substrat nutritif (exemple : fibres de coco), un lessivage ou
une adaptation de la solution nutritive est nécessaire pour équilibrer
les quantités de sodium, de potassium et de chlore de ce substrat.
Notons également que pour la culture hors sol de la tomate (au moins),
la solution nutritive doit être moins concentrée que celle utilisée dans la culture en sol.
La température du substrat est également à surveiller. Etant donné leur
petit volume, la réactivité à la température est rapide. Les cultures
doivent donc être protégées des fortes températures de l’été et des
gelées de l’hiver.
Le dernier
élément indispensable et délicat à surveiller sur le substrat est la
salinité (concentration totale en engrais). De cette salinité dépend la
conductivité du substrat. Une trop petite salinité a pour effet une
pousse exacerbée de la plante au détriment des fruits de la
reproduction (bourgeons, fleurs, légumes).
La culture hors sol a remplacé progressivement la culture
traditionnelle d’un certain nombre de légumes dans le monde. Dans les
pays ensoleillés, en Espagne notamment, la technique du hors-sol
ressemble à ses débuts. En effet, le substrat est du sol naturel,
juste isolé de la terre par une enveloppe en plastique. Cette technique
permet de gérer l’entretien de la terre : volume, écoulement des
drainages, désinfections…
En tête des légumes cultivés hors sol, nous trouvons la tomate.
En culture hydroponique, ou enracinée dans un substrat de laine de
roche, de fibres de coco, d’écorces de pin, etc.. la tomate pousse hors
sol dans tous les pays du monde.
Le concombre pousse principalement en Europe du Nord en culture isolée
du sol. Le substrat est alors la laine de roche. Aux Pays-Bas, on
trouve également du poivron et de l’aubergine.
Au Québec, ils ont eu l’idée de faire pousser des laitues en
hydroponie. La technique du hors sol pour ce type de végétal est
toutefois peu répandu, le résultat par rapport à la culture en sol
étant peu rentable.
Les fraises , en provenance d’Europe du nord, que nous trouvons toute l’année sur nos étals ont poussé sur des substrats
en laine de roche, en terreaux ou en coco.
En conclusion de ces éléments, les avantages
de ce procédé expliquent peut-être son développement. En effet, par
rapport à la culture en sol, la croissance des plantes est plus rapide,
les besoins en eau inférieurs, les détériorations des cultures par
nuisibles (ou autres), limitées.
La culture hors sol permet également de cultiver différentes plantes au
même endroit, sans préparation spéciale de la terre. Le travail est
simplifié.
D’un point de vue qualité du produit cultivé, notons l’aspect
esthétique amélioré, la conservation du produit plus longue (également
lié aux nouvelles générations de variétés) et l’utilisation moindre
d’insecticides ou autres produits phytosanitaires.
Partie sur cette lancée de nouvelle culture qui semble prendre un pas
irrémédiable sur l’ensemble de la culture légumière, le « bio » fait même son apparition. C’est encore très frileux car la notion de bio devient alors basée sur les
produits utilisés et non sur la fertilité de la terre.
Il est évident que la variété du légume cultivé (exemple de la tomate)
joue un rôle essentiel sur la qualité nutritive et gustative des
récoltes (on le voit d’ailleurs très bien si on fait nos propres
cultures). Toutefois, j’ai un peu de mal à penser qu’un légume qui
pousse aussi vite, dans un environnement artificiel puisse être de même
qualité que son équivalent en sol. J’imagine un être humain sous
perfusion face à son frère, se nourrissant par lui-même, à son rythme,
selon les besoins qu’il ressent et avec le plaisir qu’il a à se
nourrir. N’est-il pas plus épanoui ? Les plantes sont également des
êtres vivants. Le stress d’un végétal est-il impossible ? Une telle
culture n’est-elle pas plus proche de cellules vitaminées que d’un
produit naturel ? Une question ouverte…
L’homme et ses ancêtres ont vécu des millions d’années au contact d’autres espèces, dont certaines dont ils se nourrissait. Ce contact prolongé a permis une adapation de l’un à l’autre ; pas forcément une coopération, mais une coexistence qui permet la pérennité de chacune des espèce ; ça s’appelle la sélection naturelle. Les aliments des hommes ont vécu la même adaptation avec leur propre environnement.
En conséquence, si un specimen change de milieu, il se retrouvera dans une situation ne seront optimaux ni pour sa pérennité, ni pour celle des autres spécimen en présence. Plus la variation de milieu sera grande, plus l’inadaptation sera importante. Ainsi, une tomate qui quitte son milieu nominal pour un milieu de culture hors-sol aura un intérêt sous-optimal pour la pérennité de ses caractères certes, mais également pour la pérennité des caractères de ceux qui la cotoient : les hommes qui la mangent.
Cette sous-optimalité est permanente, dans un univers en changement permanent, mais la moindre variation demande plusieurs générations de sélection naturelle, pour chacune des espèces en présence, pour être compensée. Alors le passage significativement important à une culture hors sol exigera de l’Homme et de la tomate (pour notre exemple), au moins quelques dizaines de générations pour être compensée.
Je ne suis pas biologiste, donc je raconte peut-être des bêtises. Mais à mes yeux, on s’empoisonne l’existence à transformer si rapidement notre environnement, à faire des sélections trop intensives des espèces qui nous nourissent.
"Que votre alimentation soit votre premier remède "
Hippocrate.
Merci de l’avoir cité . Il aurait apprécié que vous citiez aussi son nom et que vous ne laissiez pas entendre que la citation était de vous.
Merci d’avoir pris le temps de lire mon article sur la culture hors sol et d’avoir donné avis si judicieux sur le sujet. Par ailleurs, il n’est en aucun cas dans mon esprit de faire passer la citation pour la mienne. Il suffit d’aller sur mon site, je parle de lui à de nomberuses reprises. Pardonnez, s’il vous est possible, ma naïvité qui était de penser que bien sûr, évidemment c’est Hypocrate. Pour éviter ce genre de propos hors de propos, notez que je viens de rajouter à ma signature, l’auteur,notre maître, qui, sûrement au delà de vouloir son nom cité serait peut être content de voir qu’encore quelques personnes se soucient du rôle de l’alimentation... Je vous souhaite une bonne soirée, monsieur zygomar.
"Que votre alimentation soit votre premier remède "
Merci d’avoir cité Hippocrate !!
Il vous en est reconnaissant, mais il aurait également apprécié que vous citiez son nom et ne laissiez pas entendre que la citation était de vous. Simple question de correction et de courtoisie..
RE bonsoir monsieur zigomar ou devrais-je peutêtre dire l’avocat de Hypocrate. Est-ce réeelement la seule chose que vous ayiez retenu de mon article ?
"évidemment c’est Hypocrate" "peutêtre dire l’avocat de Hypocrate"
Si vous commenciez déjà par apprendre à écrire son nom correctement.... Vous y gagneriez un petit peu en crédibilité.......
aaaaaaaaaahh’ tention, y a des gens comme ça qui sont super précis machin tout ça, qui tiennent à ce que toutes les évidences soient soulignées ... Ces gens s’offusqueraient également de voir la citation "veni vidi vici" si le nom de l’autres Jules n’y serait pas attaché. Non c’est vrai c’est super important. Parce que vraiment personne ne connaissait cette citation. Monsieur Zygomachin, je vous laisse le soin de préciser le nom de l’autre Jules que je viens de citer pour "venividivicimachin", c’est important, pour la question de courtoisie correction machintruc qui vous est si chère. Heureusement que vous êtes là :-)
baille
Bonjour,
très bon article auquel j’apporte un complément au travers de cet autre article (http://www.20minutes.fr/article/168...) qui donne des réponses aux questions soulevées à la fin du vôtre.
Bonne lecture !
Bonjour,
Ah oui, très intéressant cet article. Ca confirme très bien mes questionnement. Merci beacoup. Cordialement, VT
Bonsoir à tous, je vais me permettre de vous donner quelques informations complémentaires. L’Hydroponie, c’est-à-dire en réalité la culture dans l’eau, (les racines dans l’eau) se pratique depuis de nombreux millénaires. Durant de plusieurs années, j’ai étudié à travers l’histoire, la pratique d’une telle culture par nos ancêtres, qui produisait déjà du temps de Babylone, mais aussi des Mayas, des Égyptiens…, cela serait trop long de vous résumer cette étude, vous la trouverez sur mon site, plus en détail et avec de nombreuses documentations : (Le projet hydroponique). C’est depuis 1929, en Californie, avec son pionnier le Professeur Gericke, que les scientifiques développent cette possibilité de production, car très intéressantes si on maîtrise bien la technique. Il m’a fallu plus de 17 années, pour recréer la « connaissance » de nos Anciens, et inventer certaines solutions qui rendent cette culture accessible à tous, et très prometteuse pour une production BIO, où que l’on se trouve dans le monde. Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à passer quelques minutes sur mon site, vous y trouverez des photos de productions hydroponiques incroyables. Je répondrais à toutes vos questions, cordialement Jean-Pierre. (www.canelle-project.org)
Bonjour Je crie au secours j’aimerais fabriquer artisanalement une culture hors sol suspendu pour fraisiers sous une dalle de beton refermer avec des châssis simple donc il fait chaud l’été et il gèle en hiver la longueur est de 2.50m coté sud et 3m cote ouest J’ai 59 ans et c’est pour epater les voisins si je pouvais visiter pour regarder une installation de mes yeux pour mieux comprendre dans les sites c’est assez compliquer enfin ceux que j’ai trouver Tres bonne journée
Ginou
ginouyan@yahoo.fr












