Article publié le 10 juin 2008
La cantine est a
priori le lieu idéal pour éduquer aux enfants de bonnes habitudes
alimentaires. D’ailleurs c’est sur quoi l’association des diététiciens
de langue française (ADLF) s’appuie pour faire avancer les choses en matière de lutte contre l’obésite.
C’est alors dommage de constater les résultats de l’enquête de Christine César,
sociologue. En effet, d’après elle, globalement, seuls les bons élèves
déjeunent à la cantine. Le contexte scolaire est-il trop présent même
pendant le déjeuner ? En d’autres termes, les élèves, souvent mal dans
leur peau, qui ont du mal à suivre leur scolarité et qui exaspèrent la
plupart des professeurs, peuvent-ils se sentir réellement accueillis
dans un lieu si proche de l’école ?
En tous les cas, si l’on ne fait rien, cette information ne va pas
arranger la coupure nutritionnelle qui se profile dans les pays riches
: l’alimentation des personnes aisées ou éduquées d’un côté et
l’alimentation des personnes modestes ou peu informées de l’autre.
Nous espérons que la campagne de l’ADLF prendra en compte également ce
critère pour faire des cantines un lieu neutre, différent, loin des
professeurs et des notes. C’est le seul moyen d’intéresser les élèves
qui ont des difficultés scolaires.
Pour en savoir plus....
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C’est marrant, parce que pendant mon enfance/collège/lycée c’était exactement l’inverse : strictement aucun des 3-4 meilleurs de classe ne mangeant à la cantine/RU, quitte à faire des trajets et avoir un temps limité pour engloutir le repas.
encore une étude financée par les industriels de la restauration collective et qui ne l’avoue pas publiquement j’imagine ... :-/












