Avez-vous déjà entendu parler de l’alimentation vivante ? En consultation, certains patients prennent soudain un air effrayé…. « Ça veut dire qu’il faut manger des choses vivantes ? ». Et bien oui, en quelque sorte ! Mais en restant dans le règne végétal. Rassurez-vous, il ne s’agit pas de déguster des insectes gigotant encore entre les dents de la fourchette…

Au début du XX° siècle, des linguistes hongrois découvrent et traduisent des écrits appartenant aux Esséniens. Peuplant les régions autour de la mer morte il y a plus de 2000 ans, ils appliquaient les principes de l’alimentation vivante. De nos jours les préceptes déchiffrés dans ces précieux manuscrits sont toujours d’actualité. Ils tournent autour de 3 axes.
Avant tout, l’alimentation vivante doit favoriser l’élimination des toxines et des déchets éventuellement accumulés dans l’organisme. Pour les Esséniens, l’alimentation vivante est également une méthode de prévention et de guérison (ou en tous les cas d’amélioration des symptômes) de certaines maladies. Certaines pathologies lourdes telles que le diabète ou les hépatites sont ici concernées. Enfin, en respectant les règles de l’alimentation vivante, on doit pouvoir vivre en bonne santé jusqu’à un âge avancé (100 ans en moyenne pour les Esséniens !).
Les moyens mis en œuvre pour atteindre ces 3 objectifs sont les suivants. Consommer une large majorité (voire la totalité selon la capacité digestive de l’individu) d’aliments crus. On choisira de préférence des aliments issus de l’agriculture biologique n’ayant subi aucune transformation. La germination (et oui, les graines germées !) et la fermentation (comme dans le tamari ou le kéfir par exemple) sont tolérés. Proscrire toute cuisson au-delà de 40°C. Ne consommer que des aliments appartenant au règne végétal. Consommer en priorité des aliments à composante alcaline. Ces aliments sont riches en magnésium, calcium et potassium, pauvres en chlore ou en souffre. Il s’agit des fruits, des légumes et des germinations. Céréales et légumineuses sont également au menu.
L’intérêt principal de ce mode d’alimentation est de préserver et d’entretenir notre feu digestif. Il diminue avec l’âge, on parle alors de réduction du capital enzymatique. Les enzymes présents dans notre système digestif sont responsables de la dégradation et de l’absorption de ce que nous mangeons. Un tube digestif en bonne santé signifie une flore intestinale équilibrée. Le système immunitaire lui étant intimement lié, on comprend mieux l’intérêt de ce régime.
Aujourd’hui, appliquer ces principes à la lettre dans notre quotidien est possible mais pas nécessairement recommandé. Il présente de nombreux avantages certes : les recettes sont simples à préparer. Le temps de mastication étant augmenté, on a tendance à manger moins en quantité et à être plus vigilant sur la qualité… Cependant, pratiqué de manière systématique, il pourrait conduire à des carences.
L’idéal est donc de s’en inspirer, de privilégier une part de cru dans vos principaux repas. Ce qui compte c’est d’adapter les principes de l’alimentation vivante à la capacité digestive de chacun. Rien ne vous empêche, par exemple, de débuter chaque repas par une assiette de crudités ou un verre de jus de légumes frais. Pratiquer l’alimentation vivante, c’est aussi veiller à ajouter dans votre assiette de légumes cuits à la vapeur douce à côté de votre source de protéines. Finalement, connaître et pratiquer aujourd’hui l’alimentation vivante, c’est tout simplement intégrer des réflexes vitalité à notre alimentation de tous les jours. Apprenez à écouter ce que votre corps vous dit : vous sentez-vous mieux après un repas commencé par un peu de cru ?
Avez-vous envie d’essayer l’alimentation vivante ? Que mettrez-vous au menu ?
Comme tous les conseils qui concerne l’alimentation, se rappeler que l’excès est le pire des ennemis, et que le seul conseil qui vaille est "Manger de tout" !!
Et sans aller chercher les Esséniens, quelques règles de bon sens aident pas mal en la matière. Le terre étant le meilleur des garde-manger, laisser sa salade ou ses tomates en terre jusqu’au moment de les préparer ou manger quelques fruit quand on passe au verger et le tour est joué ! D’ailleurs les fruits sont bien meilleur quand ils viennent juste d’être cueillis ! ;)
A Bruxelles, le restaurant TAN (www.tanclub.ord) propose ce type de cuisine... un régal !
J’essaie en ce moment avec des smothies pour deux repas (matin et soir) et pour midi maximum de salade et evtl du poisson gras/POULET cuit.
Le probleme principal est de preparer le repas du reste de la famille qui elle n’est pas forcement attirée par l’alimentation vivante pour seul nourriture.
Pour l’instant ca se passe bien (10 jours) et je n’ai pas mangé de chocolat depuis.
Par contre il faut continuer à faire de l’exercice en paralléle et se promener dans la nature.
Parlons aussi du Komboucha (l’elixir de longue vie des chinois) et des jus de fruits ou de légumes lacto-fermentés biologiques voir mieux bio-dynamiques ;-)
Bonjour Emma, Je suis en train de lancer un cycle de reflexion pour trouver un écosystéme alimentaire plus équilibré : www.courtscircuits.Fr J’aimerai que vous participiez à cette reflexion (5 réunions avec des personnes de la communication, du marketing, et spécialistes du vivant et des systèmes). Notre structure est participative, influente et innovante : www.pourquoitucours.fr Dites moi...











