Pour faire suite à la chronique sur l’agriculture heureuse, qualificatif qui me semble un synonyme quasi parfait de bio, et aux « stars » rougeoyantes dont il était question, je vous propose de poursuivre notre réflexion en l’enrichissant d’une importante étude publiée par le magazine « New Scientist ».
Je souhaite cependant débuter par un chapitre consacré aux vacances qui est directement lié au sujet du jour, n’en déplaise à certains individus inamovibles et trop confiants.
Car, c’est bien de cela qu’il s’agit, de cette propension à l’accélération de la société que nous pouvons tous constater qui semble aller de pair avec un ralentissement intellectuel de la majorité des individus qui la composent ; alors si à l’occasion des vacances nous nous remettions en mouvement ?
Mais de quelle accélération parlons-nous et en parallèle, de quel ralentissement ?
De cette course vers l’abîme dans laquelle notre société d’hyperconsommation est engagée et de la condition indispensable pour qu’elle puisse avoir lieu : la disparition de tout sens critique, voire du simple bon sens, notamment en terme d’alimentation puisque c’est le sujet du jour.
Exemple avec cette simple question :
« Les fruits et légumes sont-ils meilleurs lorsqu’ils poussent à leur rythme, en pleine terre et sans apport chimique de n’importe quelle sorte ou est-il préférable de les traiter et d’optimiser leur croissance avec toute la panoplie que nous offre la modernité ? »
La réponse, scientifique s’il vous plaît, nous sera donnée par le « New Scientist » (Edition du 5 juillet 2007), que les plus impatients se réjouissent voilà enfin le cœur de cette chronique…
La difficulté pour répondre à une question aussi basique mais tellement
importante provenait essentiellement des différences qui pouvaient
exister entre les sols et les pratiques d’irrigation des bio d’un côté
et des intensifs de l’autre, comment honnêtement comparer les résultats
alors que les méthodes étaient aux antipodes ?
L’étude conduite par Alyson Mitchell de l’Université de Californie Davis en collaboration avec l’Université du Minnesota s’affranchit de cette contrainte puisque qu’elle s’appuie sur un environnement de « standardized farming » contrôlé pendant 10 ans permettant enfin d’obtenir des données fiables (Pour info, "organic" en anglais veut dire "bio").
Quelles sont-elles ?

Le bon sens, cette intuition que notre espèce possède lorsqu’elle ne la
laisse pas au vestiaire de la salle de télévision, avait raison car les
tomates produites en agriculture bio possèdent 79% de quercetin et 97%
de kaempferol en PLUS que leurs collègues de l’agriculture intensive.
Pour mémoire, ces flavonoïdes (Quercetin & kaempferol) sont des antioxydants dont l’action positive a été démontrée dans la prévention des maladies cardiovasculaires, certaines formes de cancer et de dégénérescence cérébrale.
Cette étude est une avancée majeure, même si peu de médias en ont parlé (Je me demande encore – avec mes « amis » les lobbys – pourquoi ?) parce qu’elle permettra de faire de la pédagogie sur du concret.
Trop de personnes, honnêtes et naïves, répondant encore aux attaques sur l’agriculture intensive en disant :
« Voyons… Si c’était mauvais, les autorités l’auraient interdite ! ».
Personne ne doit faire une confiance aveugle à quiconque lorsqu’il s’agit de sa santé et de celle de ses proches, j’oserai même ajouter que la majorité des autorités sanitaires dans la majorité des pays a démontré son incapacité à protéger les populations contre les dérives d’un productivisme sauvage et les scandales sanitaires qui lui sont associés.
Alors, profitez de cette période de vacances pour éteindre la télévision, sortir et marcher dans la Nature pour y retrouver ses innombrables senteurs, ses couleurs, sa vie… notre vie !
La seule que nous ayons…
Alors, c’est vrai, lorsque je regarde un panier de fruits et légumes de mon jardin, j’ai vraiment envie de lui dire :
« Je vous trouve très bio ! »
Mes vacances dans le nord de l’Ardèche :
Gîte rural en pierre sèche et en bois (magnifique)
Fermes auberge bio (à 1 heure à pied du gîte)
Fraises des bois cueillies sur les chemins
Baignades dans des rivières au milieu des arbres et des rochers
Discussions agréables avec les gens du coin sur leur travail
Les enfants qui jouent avec les chiens du gîte dans le jardin et observent les crapauds dans les étangs
Ca le fait.
:-)











