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Fatigue pour le bio....

Article publié le 28 août 2009

Fatigue pour le bio....

Pas de chance pour le bio ces temps çi. Un rapport britannique vient de porter un coup sévère à ce type d’alimentation en confirmant que les aliments bio n’apportaient rien de plus que des aliments issus de filières traditionnelles de culture du point de vue de la santé des consommateurs ou d’avantages nutritionnels éventuels.

C’est en examinant les publications scientifiques publiées que l’équivalent britannique de l’Agence Française pour la sécurité sanitaire des aliments, la FSA, Food Standards Agency,en arriver à la conclusion qu’il n’y a aucune différence significative entre les apports nutritionnels (vitamines,sucres, métaux divers, calories) des aliments bio par rapport aux aliments cultivés par les méthodes classiques. Pour les teneurs de résidus en pesticides, engrais ou produits de traitement, il existe bien une différence en faveur des produits bio qui en sont quasiment exempts, mais à des niveaux infiniment faibles en teneur de ces résidus et dans tous les cas bien en deçà des Limites Maximales de Résidus imposées par la législation.

Pourtant, les produits bio sont vendus en moyenne 25 % plus chers que les produits conventionnels. Ces 25 % correspondent-ils à des rendements inférieurs d’autant, ou bien intègrent-ils une marge supérieure pour les producteurs, -genre 10 % de perte de rendement et 15 % de marge producteurs en plus-, l’étude ne le dit pas ? Ce que l’on sait néanmoins c’est que les rendements des cultures bio offrent un caractère aléatoire certain.

Qu’avez-vous donc de plus pour ces 25 % de plus à l’achat ? Rien sur le plan nutritionnel ou santé donc d’après l’étude mais sans aucun doute votre contribution à la santé des terres, des cours d’eau, voire de l’air encore que de ce point de vue là, il n’y ait pas non plus d’études exhaustives sur ce type d’affirmation.Signalons que l’excédent de nitrates dans les eaux bretonnes à qui l’on attribue la prolifération des algues sur le littoral, est une réalité bien connue qui tient au fait que nos autorités ont été incapables de faire respecter les réglementations françaises et européennes à l’agriculture bretonne, ce qui a valu à la France d’être condamnée par la Commission Européenne.

On peut se demander dans ces conditions pourquoi d’un coté l’État, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, a pris des engagements forts de développement de l’agriculture bio,— 20 % des surfaces agricoles en bio pour 2020 —, à coup de subvention (200 euros l’hectare de prime de reconversion, plus le crédit d’impôt, plus l’aide à la structuration des filières de commercialisation,plus l’engagement d’approvisionnement à 20 % de cantines, plus... plus... plus...) et pourquoi, plutôt, il ne ferait pas respecter les législations existantes, voire les sévériser considérablement si les scientifiques en jugent ainsi, pour la santé des terres,de l’air, des rivières et de la mer ? En d’autres termes, l’État doit-il se prêter à nos/vos frais à une démarche marketing à laquelle la promotion de l’agriculture bio ressemble fortement ou plutôt, si les aspects de protection de l’environnement sont effectivement cruciaux, imposer à la totalité de l’agriculture conventionnelle comme bio, de nouvelles normes de protection de l’environnement infiniment plus sévères ?

D’autant plus que l’on sait déjà que, face à une population mondiale voire française en augmentation forte et permanente d’ici là, on ne pourra se contenter des rendements plus faibles et aléatoires des cultures bios ? Enfin quelle cohérence dans la logique de l’État entre le développement du bio plus cher à cout de subvention et la lutte pour l’accroissement du pouvoir d’achat  ?

Décidément, notre État est bien peu cohérent dans ses programmes et ses décisions.Est ce que par hasard ce ne serait pas par clientélisme ou encore par démagogie puisqu’hélas c’est un défaut des démocraties ? Il y a une cause nouvelle qui pour des raisons ou des intérêts divers devient populaire. Il faut forcément, quel que soit le bien ou le mal fondé de ladite cause, paraitre la soutenir si on veut pouvoir... être réélu un jour ! Le crédo du système démocrate, du moins tel que le comprennent nos hommes politiques d’aujourd’hui.

Mangeons donc du bio...

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Alimentation Bio

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commentaires
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par Patapom (IP:xxx.xx0.39.203) le 28 août 2009 à 12H30

"les aliments bio n’apportaient rien de plus que des aliments issus de filières traditionnelles"

Oui en gros, ils en apportent moins : moins de pesticides. C’est pour ça qu’on les achète d’ailleurs.

Non mais sérieusement, on ne va pas me faire croire qu’en produisant des aliments en respectant la terre et en évitant de les apserger de pesticides, fongicides, insecticides et autres cides, on va avoir quelque chose d’identique qu’en faisant exactement le contraire ?

Dans ce cas, pourquoi continuer à asperger tous les autres fruits/légumes de cides ?

Limite, on a l’impression que la conclusion du rapport de ces "scientifiques" anglais serait presque que le bio est PIRE que l’artificiel ! Je suis certain qu’on pourrait financer un autre groupe de "scientifiques" pour dire exactement le contraire : que le bio est merveilleux.

C’est pas bien difficile de trouver des groupes de gens un minimum crédibles et surtout suffisament vénaux pour faire un rapport dont les conclusions vous sont favorables (cf. OGMs), je peux passer pour un parano mais j’ai tendance à ne plus croire personne, quelque soit son "titre" universitaire et sa position dans la hiérarchie sociale. C’est terriblement fatigant de douter de tout...

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(IP:xxx.xx9.50.153) le 5 septembre 2009 à 11H39

ils en apportent moins : moins de pesticides

Je constate avec intérêt que vous avez dit "moins" de pesticides et non pas PAS de pesticides !! Par conséquent, contrairement à ce que les écolocrates répètent à tout bout de champ (bio évidemment !!!), les cultures "bio" sont traitées....

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 14 septembre 2009 à 10H42

"C’est terriblement fatigant de douter de tout..."

Et comme je vous comprends Patapom, ne vous inquiétez pas, vous ne serriez pas le seul à douter de tout et de tout le monde !

C’est la raison pour laquelle je préfère me fier à mon ressenti ou mon instinct personnel...et pour le reste, j’essaye comme tout un chacun (enfin j’espère que beaucoup d’autres le fond aussi) de me tenir informer et de faire une synthèse de ce qui me parrait être assez logique.

Le tout est déjà de bien comprendre dans quel monde on vit, et de se poser toujours une question très simple losque l’on écoute une théorie :"A qui profite l’étude ou la théorie en question ?"

Je crois qu’il est surtout grand temps de prendre en main notre santé et notre vie pour ne pas se laisser influencer par ce qu’un groupe de soit disant spécialistes, financer par quelques lobbies, pourrait nous faire avaler !

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par rbpb (IP:xxx.xx3.77.215) le 28 août 2009 à 13H06

formidable alors que tout le monde s’accorde a dire que les vitamines sont dans la peau des fruits, votre article suppose qu’il faut donc les manger meme s’il y a plein de pesticide dessus.vous etes reelement ridicule

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(IP:xxx.xx9.168.114) le 28 août 2009 à 13H52

"Pour les teneurs de résidus en pesticides, engrais ou produits de traitement, il existe bien une différence en faveur des produits bio qui en sont quasiment exempts, mais à des niveaux infiniment faibles en teneur de ces résidus et dans tous les cas bien en deçà des Limites Maximales de Résidus imposées par la législation."

Vous semblez avoir une confiance aveugle dans les limites imposées. Il serait intéressant de savoir qui les a établies.

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par lulux (IP:xxx.xx8.0.136) le 28 août 2009 à 14H29

"Une dernière question concerne l’opportunité de publier ce rapport en juillet. Y aurait-il quelque part et à l’approche des grandes négociations sur l’avenir de l’agriculture européenne une stratégie visant à décrédibiliser une agriculture qui ne soit pas industrielle et productiviste, exportatrice (plutôt que locale), prédatrice des ressources naturelles et dévastatrice pour l’environnement ? Assistons-nous aux premières escarmouches de la grande bataille qui s’annonce et dont l’enjeu pourrait être l’émergence d’un Monde Nouveau où Monsanto, Unilever et les autres ne seraient plus les rois de la fête ?" Manger bio, sage précaution

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par ladenree (IP:xxx.xx5.192.116) le 28 août 2009 à 14H31

Ce qui justifie en partie la différence de prix entre le conventionnel et le bio, c’est aussi le travail de l’homme.

En ce qui me concerne, je préfère payer mes légumes plus cher si cela permet la rétribution du travail de la terre plutôt que l’action de produits dont on sait pertinemment qu’ils sont nocifs pour l’être humain, la terre, les différents biotopes etc...

Comment accepter d’avaler des produits qui sont créés pour tuer (des insectes au départ)... Se référer pour plus d’informations au livre : Pesticides un scandale français

http://www.pesticides-lelivre.com/

Ce rapport ne serait il pas un "coup" des fabricants ?

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par sobriquet (IP:xxx.xx5.100.34) le 28 août 2009 à 14H38

1) Cette étude élimine d’office les deux tiers des études pour des raisons assez fallacieuses : l’organisme agréant le label bio n’était pas cité.

2) Cette étude n’analyse que quelques nutriments : Vitamine C, Fer, et Calcium.

3) S’il y a un point qui ne fait pas débat à propos du bio, c’est son impact sur l’environnement : tout le monde (ou presque) s’accorde à dire que le bio a un impact significativement moins négatif sur l’environnement que le conventionnel, de tous points de vue.. On a donc d’autres raisons d’acheter bio que des raisons nutritionnelles.

4) Le surcoût des produits bio est en grande partie du à son caractère minoritaire : une laiterie conventionnelle n’a qu’à faire le tour des fermes voisines. Pour produire autant, une laiterie bio est parfois obligée d’atteindre des fermes très éloignées, d’où un surcoût significatif.

Pour conclure, il y a évidemment des intérêt financiers derrière le bio, comme derrière tout marché qui cherche à se développer. Mais on ne peut pas réduire la vogue du bio aux conséquences d’une opération marketing.

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par Capitaine Poltron (IP:xxx.xx8.114.156) le 28 août 2009 à 15H42

Sobriquet,

1) c’est justifié. Auriez vous voulu que les avantages (supposés) du vrai bio soit dilués dans la masse du faux bio ? Cette exclusion, vous devriez la revendiquer.

2) De touta façon,cette étude enfonce les portes ouvertes. Voir p.ex l’étude de l’affsa.

3)S’il n’y a pas d’avantage alimentaire au bio, et si selon toute vraisemblance il doit rester minoritaire, les sommes dépensées à le subventionner serait mieux utilisées à encourager les bonnes pratiques à grande échelle, c’est à dire dans l’agriculture conventionnelle.

4) le bio ne peut pas être étendu à l’ensemble de la production par manque de terre et manque de main d’œuvre (à moins d’un appauvrissement considérable et d’un rétrécissement de la population que seuls quelques agités du bocal préconisent)

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par sobriquet (IP:xxx.xx5.100.34) le 28 août 2009 à 16H36

Bonjour Capitaine Poltron,

1) Je ne sais pas pourquoi ces études ont été exclues. Vous dites que c’est pour distinguer le vrai bio du faux. C’est possible.

2) Nous avons déjà eu une longue discussion sur cette étude de l’Afssa, ici même. Nous ne sommes pas d’accord à son sujet, mais ses auteurs eux-même confirment qu’elle est très discutable.

3) Vous affirmez que les bonnes pratiques de l’agriculture conventionnelle sont suffisante, c’est votre point de vue. Il reste à justifier.

4) Je serais très intéressé si vous trouviez des sources pour fonder ce que vous affirmez. A ma connaissance, il s’agit plutôt d’un lieu commun basé sur des estimations à la louche et ignorant l’état actuel des connaissances en agriculture biologique.

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par Capitaine Poltron (IP:xxx.xx8.114.156) le 28 août 2009 à 20H41

3) suffisante c’est pas trop précis. Disons que ça n’a pas trop de sens de dépenser beaucoup d’argent pour 5 pour cent des terres, et en sachant en plus que ces sommes ne sont pas utilisées rationnellement (refus des OGM, refus des pesticides et engrais de synthèse dans toutes les circonstances...)

4) Les vrais écolos sont aussi décroissants. C’est pas pour des prunes.

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par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.81) le 28 août 2009 à 22H16

3) C’est facile de proclamer d’office une pratique comme rationnelle. J’aurais préféré que vous argumentiez.

4) Pour vous, ça vaut mieux que toutes les études du monde, apparemment :)

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(IP:xxx.xx4.142.202) le 29 août 2009 à 18H42

"Je ne sais pas pourquoi ces études ont été exclues"

Elles ont été exclues essentiellement pour des raisons de méthodologies inadéquates ou en raison de la mauvaise qualité des rapports. Les auteurs l’expliquent dans leur rapport.

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par filipos (IP:xxx.xx1.180.185) le 28 août 2009 à 22H10

Ce genre d’article est pitoyable. On peut faire le niais à l’infini. Je vais vouis donner un élément à méditer : l’agriculture biologique est la seule agriculture qui soit contrôlée. Si vous ne voyez pas d’intérêt à ce que l’on vérifie que l’agriculture bio n’utilise pas de poison pour l’environnement et pour les consommateurs, c’est votre problème. Continuez à faire comme si il n’y avait aucun problème qui mérite d’être corrigé. Le monde de demain a besoin de gens conscients. De toute évidence vous n’en faîtes pas partie.

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par zionfucker (IP:xxx.xx3.117.218) le 28 août 2009 à 22H48

ce que vous ne dites pas c’est que ces rapports sur les aliments sont des préparations à l’entrée en vigueur du codex alimentarius meurtrier qui prévoit l’interdiction de toute forme de vitamines !!

entrée en vigueur 1er Janvier 2010 ...

dans la droite ligne des lobotomisants merdias amerloques qui traitent de "mentally ill" les gens qui aiment manger des produits frais...

faites circuler cette conférence sur le codex svp

http://www.youtube.com/watch?v=lyLI...

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par bz (IP:xxx.xx1.91.105) le 29 août 2009 à 07H41

D’après une étude de scientifiques anglais, il semble que la carrosserie des voitures sans frein est d’aussi bonne qualité que des voitures équipées de freins.. (elles sont moins chères et on doit remplacer moins souvent les disques) génial

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par fontaine (IP:xxx.xx2.214.136) le 29 août 2009 à 10H04

je suis surpris qu’un légume poussé en serre ai les mêmes oligoélément qu’un légume de plein champ.Ou a t’on comparé deux légumes de plein champ.

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par thoupi (IP:xxx.xx5.186.241) le 10 novembre 2009 à 09H41

Bien sûr que c’est de la démagogie... Et alors ?

Le bio c’est une chance de pouvoir encore utiliser les terres dans 20 ans, déjà. Et oui, moi, pour ma santé, je préfère essayer de réduire le kilo et demi de pesticide que je mange chaque année comme tout français.

Accessoirement, acheter moins de pesticide, c’est aussi arrêter d’engraisser ceux qui les vendent, ceux qui grace à leurs richesses sont maintenant en train d’acheter le vivant (les espèces végétales).

Dites s’il vous faut juste une étude idiote qui dit qu’il n’y a pas plus de nutriment dans l’herbe bio que dans la "classique" (comme vous dites), vous êtes un peu mouton, non ?

Alors l’agriculture "classique" est celle qui utilise les engrais chimiques ??? J’avais pas vu ça comme ça.

C’est la FNSEA qui doit être contente...

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