On connaissait les omnivores, voici les locavores, une nouvelle espèce apparue en Californie il y a deux ans. Cette nouvelle tribu d’idéalistes regroupe des consommateurs autour de l’idée simple qui consiste à « manger localement » et à fait des émules depuis : New-York compte désormais une communauté de 500 membres.
Les « Locavores » ne s’approvisionnent que dans un rayon de 100 miles autour d’eux. Finies les melons à Noël ou les tomates toute l’année. L’assiette se met aux couleurs des saisons. Certains pratiquent même la cueillette sur les lieux de production. On compte aux Etats-Unis, plus de 3 700 fermes locales (+ 111 % depuis 1994), et les restaurants branchés de la 5e avenue surfent déjà sur la tendance en proposant des menus « 100 miles ». Au Royaume-Uni, il y a plus de 550 fermes qui génèrent un chiffre d’affaires annuel de $ 276 millions. En Australie, le nombre de fermes locales est passé de 30 en 2002 à 80 en 2006.
En
France, ce sont les Associations pour le Maintien d’une Agriculture,
dites AMAP, qui relient une ferme à un groupe de consommateurs soucieux
d’agir autrement. La vente des produits se fait directement du
producteur au consommateur, bien souvent en souscription, ce qui assure
la pérennité de l’exploitation. Mieux, il arrive que l’agriculteur et
les consommateurs se concertent pour choisir les espèces à planter !
Quelques règles sont cependant à respecter :
Côté consommateur
• l’engagement financier à travers l’achat à l’avance d’une partie de la récolte ;
• l’engagement économique et moral à travers la solidarité avec l’agriculteur dans les aléas de la production ;
• l’engagement associatif (gestion des souscriptions, organisation des distributions de paniers, communication, animation...).
Côté producteur
•
l’engagement technique et économique de fournir des produits de bonne
qualité (nutritionnelle, organoleptique, environnementale et sociale)
• l’engagement associatif (rôle pédagogique, animation, information…) ;
•
l’engagement d’assurer une transparence sur la vie de leur exploitation
(situation économique, origine des produits fournis, méthodes de
production utilisées).
Les avantages sont multiples. Ils permettent
de proposer une alimentation saine dans un environnement préservé –
produits frais, de saison, diversifiés.
Le soutien à l’économie
locale est avérée et la totalité de la production est valorisée. La
souscription permet de garantir le salaire de l’agriculteur et créer
des liens entre différentes couches de population. C’est le commerce
équitable à l’échelle locale qui définit un juste prix concerté entre
les producteurs et les consommateurs et en toute transparence.
photo : Mille pattes en beignets.. made in china hummmm
Enfin une bonne idée. Un véritable coin de ciel bleu cette idée.
"Les « Locavores » ne s’approvisionnent que dans un rayon de 100 miles autour d’eux. Finies les melons à Noël ou les tomates toute l’année. L’assiette se met aux couleurs des saisons. Certains pratiquent même la cueillette sur les lieux de production. "
En d’autres termes, on appelle ça tout simplement de l’écologie ... !
Alors en ce sens, oui on peut dire que je suis locavore, locavore de mon propre jardin potager d’ailleurs. Plus locavore que ça tu meurs ! :-p
bonjour, ou peut on trouver des associations de locavores ?










