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Champagne ! (biologique)

Article publié le 28 décembre 2007

Champagne ! (biologique)

Le Champagne est en train de passer au vert. Sur les vignobles de la Marne, où pendant de longues années se déversaient les tristes boues de ville avec leur cortège de plastiques et détritus de toutes espèces, les producteurs de Champagne sont de plus en plus nombreux à se convertir à une viticulture biologique. L’intention est louable mais se justifie économiquement : la valeur du Champagne, produit internationalement reconnu, tient avant tout à sa qualité, qui ne peut être qu’améliorée avec des techniques spécifiques de l’agriculture biologique. Mais au pays de l’humidité et du mildiou, la conversion est difficile.

Photo ci contre : Christophe Lefevre, producteur - Vignes enherbées pour préserver l’équilibre naturel du sol -

Un dossier de l’Express fait le point sur cette nouvelle mode qui a démarré il y a plus de 30 ans dans la douleur. Extraits

L’un des pionniers, Jacques Beaufort, installé à Ambonnay, en grand cru, se souvient de l’hostilité locale. « Lorsqu’il y avait des poux à l’école du village, cela venait forcément de mes enfants, puisque je ne traitais plus mes vignes ! » Et les bâtiments de son autre domaine, à Polisy, dans l’Aube, ont été détruits par un mystérieux incendie. Vieilles histoires : il a commencé le bio dès 1971, peu après avoir repris l’exploitation familiale. « Et pour ma santé personnelle avant celle de mes clients ! J’avais de gros problèmes d’allergie. J’y croyais pourtant, à la chimie de synthèse ! J’essayais tous les produits nouveaux et j’ai beaucoup pollué entre 1966 et 1969… »

Son premier champagne bio date de 1974. Trente ans de recul. Depuis, les choses se sont un peu calmées. Désormais, il dialogue : « Mes voisins m’accusent d’entretenir les nuisibles. Je leur réponds qu’ils détruisent mes prédateurs et que leur chimie rend les souches de mildiou de plus en plus résistantes. » Ses collègues sont intrigués. Par les prix et les récompenses que remportent ses cuvées, de grands champagnes de table, capables d’un long vieillissement. Et par ce curieux masochisme qui le pousse à limiter les rendements d’un grand cru qui se vend tout seul. « Mais moi, je vinifie tout mon raisin, je ne m’arrête pas de vendanger parce que j’ai dépassé les plafonds autorisés, en laissant les grappes sur le tiers des vignes ! »

Ce puriste, qui ne cache pas qu’il a « eu des échecs », n’est plus seul, même s’il porte aujourd’hui ses critiques sur tous ces nouveaux venus à la culture bio, qui ne sont pas aussi stricts que lui. Car, si beaucoup se lancent dans cette démarche, c’est prudemment, par paliers. « Ici, à cause du climat et de la fréquence du mildiou, le passage au bio est difficile et risqué », explique Thierry Blaise, ingénieur horticole, qui a ouvert à Reims il y a seize ans Viti Concept, le premier cabinet spécialisé dans le conseil pour la viticulture raisonnée et bio. La première étape consiste à abandonner la chimie. Tout en restant lucide sur les limites de la reconversion. « Ici, certains vignerons bio mettent plus de 6 000 grammes de cuivre par hectare et par an. A la longue, cette accumulation, transformant la composition du sol, deviendra problématique, malgré la haute teneur en calcaire du terroir champenois, qui limite sa nocivité. » La vraie rupture concerne l’abandon des engrais de synthèse et des désherbants et le retour aux labours. « C’est le plus important, explique Thierry Blaise. La vigne, qui n’est plus alors nourrie en surface comme un plant de tomate, développe son système racinaire dans la craie. Elle y gagne en résistance et en réserves hydriques, et le vin y gagne en concentration, en minéralité et en pureté. »

Lien : L’irrésistible ascension des bulles bio

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Bio Vin Alcool

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commentaires
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(IP:xxx.xx1.208.117) le 28 décembre 2007 à 18H40

c’est du blabla ......le vin bio ne peut pas exister......encore un attrape couillons..tout au plus peut on avoir une culture raisonnée de la vigne : déserbages manuels ou mécaniques , traitements phytosanitaires mesurés et raisonnables et vinification ????gros problème ! ! ! quel viticulteur , quel maitre de chaix va vous avouer dans quelles conditions il evite que son vin tourne au vinaigre... le vin bio ne peut pas exister ... ! ! ! !

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par Ninive (IP:xxx.xx4.31.236) le 7 janvier 2008 à 09H18

@ > Champagne ! (biologique) (IP:xxx.x1.208.117) le 28 décembre 2007 � 18H40 : Merci pour cette information sur les problèmes rencontrés lors de la vinification ! Est-ce une raison pour ne rien faire ??? Faut-il toujours décourager les découvreurs ??? Faut-il toujours éviter une coupe de champagne offert de bon coeur par un ami sous des prétextes divers pour la simple raison que l’on ne voit pas l’étiquette ? Le bouche à oreille fonctionne très bien et les modifications de réputations changent très rapidement surtout chez ceux qui ne laissent pas entrer à tout moment chez eux .

Je ne vois pas la raison qui me ferait risquer ma santé pour une coupe de champagne.

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par judel.66 (IP:xxx.xx7.19.103) le 13 janvier 2008 à 19H51

ninive vous avez raison..il faut chercher des ameliorations et en particulier chercher a diminuer les doses de bisulfite que l’on nous fait ingurgiter dans beaucoup de champagnes mais, pardonnez moi , le mot bio est tellement utilisé a tort qu’il a justifié ma diatribe ci dessus....

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(IP:xxx.xx3.105.162) le 24 janvier 2008 à 11H52

@ judel.66 (IP:xxx.x7.19.103) le 13 janvier 2008 � 19H51 . Oui, je vous suis très bien mais, je connais des jeunes et même des moins jeunes qui se sacrifient pour laisser derrière eux une terre plus propre. L’éducation nationale étant ce qu’elle est, avec son honteux monopole de sélection diplomante et surtout "éliminante", par des individus qui devraient être virés sur le champ sans retraite aucune, ni indemnités puisqu’il y a faute très grave ; Je crois qu’il faut encourager les Êtres Humains qui ont compris l’importance de la nature (mais ils n’ont pas le savoir que tout Français devrait posséder) . Une bonne administration aurait pu les guider mais elle est inexistante sur le terrain : " c’est sale la terre !" ... Il faut donc que nous "encaissions" , en ce moment, les erreurs et également les profiteurs qui ne pourrons résister très longtemps, je l’espère et donc attendre le résultat de ces "défricheurs" de nouveau procédé de culture. Ils ont pour certains accès à l’Intuition qui est bien supérieure en efficacité au mental concret dont nos énarques sont si fiers.

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par Le Feu à la Cave (IP:xxx.xx9.18.31) le 19 janvier 2008 à 16H00

D’un côté 6000 ans d’histoire de la vigne cultivée, et de l’autre 60 ans de chimie. Les méthodes dites biologiques sont les méthodes traditionnelles d’antan, et les équilibres permettaient de vivre dans le respect d’un environnement partagé de tous. D’autres questions ?

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par LAROCHE (IP:xxx.xx1.73.168) le 27 juin 2008 à 11H44

Je vous serais reconnaissant de me faire parvenir vos tarifs .

Je suis LAROCHE guy 5 impasse la prairie 70300 Froideconche .

Je cherche un Champagne de qualité produit avec le moins possible de produits chimiques .

Merci .

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par maccanti (IP:xxx.xx5.143.50) le 26 août 2010 à 10H27

BONJOUR ? J’OUVRE UNE BOUTIQUE DE DIVERS PRODUITS BIO ALIMENTAIRES, HYGIENIQUES COSMETIQUES ET PRODUITS ECOLOGIQUES) POUR LE 15 SEPTEMBRE DANS UN QUARTIER COTE DE MARSEILLE(3 AMBASSADES AUTOUR) ET SOUHAITERAIS SAVOIR SI VOUS TRAVAILLEZ AVEC LES DETAILLANTS ? MERCI D’AVANCE, CORDIALEMENT


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