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Bio : 2% de local !

Article publié le 31 août 2009

Bio : 2% de local !

Quand vous voulez acheter des produits bio, plusieurs solutions s’offrent à vous :

- acheter en grandes surfaces

- en magasins bio

- sur un marché bio auprès d’un producteur (on espère !).

Cependant l’offre n’est pas la même de partout et le conseil aussi… Je m’explique dans une GMS, vous trouverez en moyenne 500 références contre plusieurs milliers en magasins spécialisés et je vous parle pas du conseil…
Le producteur quant à lui, vous proposera sa production en provenance directe de la ferme directement sur place ou sur le marché (génial pas d’intermédiaire !).

La question que se pose notamment le consommateur devant un produit bio est sa provenance. Et il a bien raison !

Cependant force est de constater que les produits sont parfois allemands, italiens ou espagnols. Et oui, la demande française en produits bio est supérieur à l’offre de nos agriculteurs bio. Et la loi du marché étant ainsi faite, nous importons plus de la moitié des produits bio que nous consommons. La faute à qui, à quoi ?

Tout d’abord ce qu’il faut savoir, c’est que seulement 2% de la surface agricole utile française est cultivé selon le principe de l’agriculture biologique (s’y inclut également l’agriculture bio-dynamique encore plus confidentielle). La France, pionnière dans l’agriculture bio a pris un énorme retard par rapport à ses homologues européens. Un comble pour le grenier de l’Europe !!!

La politique agricole française, ces cinquantes dernières années a survécu sur et grâce à la PAC et a promu une agriculture intensive, productiviste, extensive et polluante à coup de pesticides (dont elle est un des principales producteurs) et d’OGM dorénavant.

Le grenelle de l’environnement avait laissé espérer un nouvel élan, il en est pour l’instant resté lettre morte.

Cependant, les acteurs de l’agriculture biologique (magasins spécialisés, transformateurs et producteurs) pèsent-ils (lobbying en dehors des associations environnementales) assez sur les autorités et les institutions ?

Une autre question se pose également, la production bio française est-elle assez mise en valeur ? Je m’explique quand on me demande du local, je fais tout ce que je peux pour en proposer (salut à mon apiculteur et à mon vigneron par exemple) mais quand on compte moins de cent producteurs ( 70) bio dans le rhône, je ne peux proposer qu’une trentaine à une cinquantaine d’articles bio locaux (avec un périmètre élargi).

Cependant, je lance un pavé dans la marre et j’interpelle les agriculteurs bio : a chacun son métier au commerçant de vendre et au paysan de produire, non ?

Peut-être que si chacun se concentre sur son métier, la part de bio augmentera aussi. Les magasins bio proposeront ainsi sur leurs étals plus de produits bio locaux (et de saison !) et les agriculteurs bio pourront se concentrer sur leur métier de cultiver, non ?

Alors le bio deviendra local et là ce sera idéal :P

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Bio

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commentaires
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par Ma Cantine Bio (IP:xxx.xx5.163.55) le 31 août 2009 à 15H26

Bonjour, Un autre moyen de développer l’agriculture biologique c’est d’introduire plus de produits bio dans les cantines scolaires. Pour cela il convient de faire pression sur les collectivités locales. Pour en savoir plus : http://macantinebio.wordpress.com/

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par lardonfree (IP:xxx.xx1.201.12) le 2 septembre 2009 à 06H41

"...faire pression sur les collectivités locales", dites vous, très bien...quelles en seront les conséquences ? Cela aura-t-il un effet sur le nombre d’exploitations en bio et sur les quantités produites ? Cela ne résoudra pas le problème du déficit chronique de produit bio locaux.

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 1er septembre 2009 à 00H17

Cependant, je lance un pavé dans la marre et j’interpelle les agriculteurs bio : a chacun son métier au commerçant de vendre et au paysan de produire, non ?

Non. c’est typiquement le genre de raisonnement qui nous a mené dans l’impasse. L’homme de demain sera multi métier ou ne sera pas. L’essence même de l’adaptation.

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par Littlecelt (IP:xxx.xx5.27.12) le 1er septembre 2009 à 22H42

Muti-métier = flexibilité = pression = mauvais boulot au final... Vous ne pensez pas ?

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 2 septembre 2009 à 08H10

par expérience : non. c’est même nettement plus reposant et stimulant intellectuellement. le temps du fordisme est révolu.

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par Littlecelt (IP:xxx.xx5.27.12) le 3 septembre 2009 à 10H57

oui mais il y avait des vrais patrons qui dirigaient et pas des financiers qui ne s’occupent pas de l’humain mais de chiffres...

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 3 septembre 2009 à 15H57

Oui alors ça c’est encore un autre problème ! Il suffit de voyager un peu hors de nos frontières pour voir comment travaillent certains de nos voisins Européens, pas besoin d’aller bien loin pour constater qu’ils ont une capacité d’adaptation supérieure dans bien des domaines du fait de leur expérience dans des métiers et secteurs différents...cela était le cas en France il y a encore quelques décénies mais nous sommes devenus victime d’un systhème qui ne "fabrique" plus aujourd’hui que des fonctionnaires ou des techniciens spécialisés doués d’une compétence unique ! Je travaille personnellement avec des associés provenant des pays de l’Est et je suis bien placé pour faire quelques comparaisons avec la France !

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(IP:xxx.xx9.50.153) le 5 septembre 2009 à 11H34

pas besoin d’aller bien loin pour constater qu’ils ont une capacité d’adaptation supérieure dans bien des domaines du fait de leur expérience dans des métiers et secteurs différents...

Vous faites allusion à l’Ukraine, n’est-ce pas ? Si c’est le meilleur exemple d’organisation, d’efficacité, de qualité produits, d’éthique dans les affaires, que vous avez à présenter, vous repasserez. On a vu mieux !!

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx0.231.11) le 11 septembre 2009 à 14H36

"Vous faites allusion à l’Ukraine, n’est-ce pas ? Si c’est le meilleur exemple d’organisation, d’efficacité, de qualité produits, d’éthique dans les affaires, que vous avez à présenter, vous repasserez. On a vu mieux !!"

Je fais référence à tous les pays de l’est déjà ! Ensuite, l’anarchie sur le plan économique dans laquelle vivent ces populations qui ont vu l’ancien régime communiste s’effondrer rapidement sans plan de relance économique et sans programme politique adapté comme voulait le faire en son temps Gorbatchev, à conduit tous ces pays dans un profond cahos comme cela est souvent le cas après la fin d’un régime totalitaire.

Cela dit, ça ne remet pas en cause la formation des techniciens et des corporations ouvrières qui était excellente sous le régime soviétique.

La formation des jeunes et le systhème éducatif est aussi très bon dans ces pays.

Après, oui, bien sur, ils ont de gros problèmes d’insécurité, de corruption organisée à grande échelle, de pauvreté économique, sans parler également des soucis lié à au banditisme, les pratiques mafieuses, les réseaux de prostitution et j’en passe...évidemment que c’est un peu le bordèl chez eux, sans quoi nous ne vérions pas débarquer en France ou dans d’autres pays d’Europe de l’ouest de la communauté Europééne, autant de ressortissant Russes, Biélorusses, Ukrainiens et autres...mais ne mélangons pas pour autant tous les problèmes, de grâce, merci !!

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par VengeurMasqué (IP:xxx.xx0.206.246) le 1er septembre 2009 à 02H58

Il est sûr que certains produits bio importés sont à bannir ! Un produit qui parcourt 5000km parce qu’il ne peut pas être produit en France, par le manque de producteurs, est un contresens total à l’éthique environnementale ! Bien sûr certains consomment bio par pur "boboïsme", pour mourir moins vite peut être ou parce que c est "in"... mais que dire d un produit bio qui a rejeté des tonnes de co2 pour son transport ?? C’est là que la société stupide de consommation reprend le dessus !

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par lardonfree (IP:xxx.xx1.201.12) le 2 septembre 2009 à 07H29

"...à chacun son métier au commerçant de vendre et au paysan de produire, non ?" Vous faites la leçon aux agriculteurs bio, mais vous oubliez les consommateurs et vous minimisez votre responsabilité (celle des revendeurs-biocoop ou autre). Les consommateurs ont des comportements irresponsables et vous revendeurs, vous faites tout pour les satisfaire. Quand vous écrivez "...cependant force est de constater que les produits sont parfois allemands, italiens ou espagnols", c’est un tantinet malhonnête, vous "euphémisez". Quid des produits hors saison en provenance d’Argentine, du Chili, d’Afrique du sud, etc, que vous proposez à la vente. Dans les solutions pour acheter bio vous oubliez les marchés, ceux qui ne sont pas étiquetés bio, on y trouve également des producteurs AB mélangés aux autres...

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par littlecelt (IP:xxx.xx5.27.12) le 2 septembre 2009 à 23H25

Concernant la politique commerciale d’une enseigne, je vous invite à lire ces points de vue là. A la parole, nous y ajoutons les actes : http://www.satoriz.fr/points-de-vue/

D’autre part les marchés sont une bonne place pour trouver de bons produits bio (j’en parle au début de mon article).

Cependant je vais faire dans la mauvaise foi si on va acheter ses légumes au marché, sa viande chez le boucher, ses céréales à la coopérative par exemple cela multiplie d’autant les déplacements donc l’émission de pollution alors que si on trouve tout au même endroit (dans un mag bio par exemple) et le bilan écologique est-il aussi bon que cela ?

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par lardonfree (IP:xxx.xx1.201.12) le 3 septembre 2009 à 07H16

M. Littlecelt

1- Vous raisonnez comme adhérent et supporter d’une enseigne (la votre !). il n’y a pas que "satoriz"...

2- Désolé d’insister mais en début d’article vous parlez des marchés bio, et non pas des marchés en général où l’on trouve également du bio. Tous ça pour dire qu’il n’y a pas que sur les marchés dit bio, qui sont très peu nombreux, où l’on peut trouver des produits bio.

3- A lire la dernière partie de votre réponse nous comprenons fort bien que ce qui vous intéresse ici c’est de promouvoir la vente en boutique...satoriz.

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par Littlecelt (IP:xxx.xx5.27.12) le 3 septembre 2009 à 10H49

Pour éviter toutes polémiques interminables, je parle de ce que je connais c’est à dire dans la vente de produits bio en général (7 ans dans le milieu).

Oui on les trouve dans les marchés traditionnels au milieu d’autres marchands non bio, mais si j’insiste sur les marchés bio c’est que je trouve qu’ils sont mieux mis en valeur et comme cela on ne fait pas l’amalgame avec d’autres conventionnels.

Deuxièmement, je ne fais pas l’apologie de l’entreprise pour laquelle je travaille mais les valeurs qu’elles prônent sont ici les miennes (et je les avais déjà avant de rentrer dans cette entreprise).

Et finalement, je parle de la seule vision de mon métier de vendeur, je ne suis pas là pour donner des leçons, je ne suis qu’un maillon de la chaîne (pas de magasin !). Je ne suis pas une taupe pour promouvoir telle ou telle enseigne. Citons-les avec plaisir : Biocoop, La vie Claire, Naturalia, Biomonde et tant d’autres qui s’attellent à proposer des produits bio depuis des années au consommateur et qui ont à la fois le contact avec la clientèle et avec les producteurs, transfomateurs et agriculteurs AB...

Sinon mon but n’est pas de vendre pour vendre mais de partager avec les personnes que je rencontre et d’essayer de faire avancer l’idée qu’une autre alimentation est possible !

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par Littlecelt (IP:xxx.xx5.27.12) le 3 septembre 2009 à 11H02

Je ne peux pas parler de produits que je ne vends pas, je n’ai jamais vu où je travaille des fraises ou des tomates en hiver ! Un exemple le kiwi vient de la drôme.

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