Un article dans le "Parisien" (8 mars 2007) fait mention d’une étude publiée hier à l’European Sandwich and Snack Show. On explique que le grignotage, mode alimentaire consistant à manger en dehors des repas, est en croissance annuelle de 13% contre 5% pour la restauration traditionnelle.
D’après l’article, si les consommateurs plébiscitent ce mode d’alimentation, c’est essentiellement par gain de temps. En effet, les "grignoteurs" amateurs de coupe-faim ou de substituts de repas, mangent en moins de dix minutes.
Autre explication : on assiste à un développement considérable des troubles du comportement alimentaire (TCA) conjointement à la détérioration des relations sociales.
Description des troubles du comportement alimentaire :
1 - TCA physiologique
Le plus souvent en réaction à un stress professionnel et/ou relationnel
Les TCA sont labiles : baisse d’intensité le week-end et pendant les vacances
Sensation d’apaisement après le TCA et pas de cupalbilité
2 - TCA pathologique
Pas uniquement en relation avec du stress. Souvent associés à d’autres troubles comportementaux.
Les TCA stables avec notion de culpabilité (sanction)
Pas de sensation d’apaisement après le TCA
On parle alors de psychonutrition qui s’exprime sous deux formes de stress :
- Dopaminergique : patient fatigué, hyperphage pendant les repas
- Sérotoninergique : patient grignoteur, compulsif
D’un point de vue clinique, il est important de connaître le type de terrain que présente un patient avec les troubles comportementaux associés, pour ne pas ignorer le contexte métabolique trouvé chez ce patient quelque soit le motif de consultation.











