Article publié le 29 août 2008
Consommer bio est devenu tendance. Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer les rayons des supermarchés. Les produits estampillés « agriculture biologique » y tiennent aujourd’hui une place de choix. Certains magasins y consacrent même des linéaires entiers. Ce qui, hier encore, était réservé à quelques initiés, hurluberlus écolos, est devenu en quelques années un marché porteur, en hausse de 10 % en moyenne par an depuis 1999. Les grandes marques comme les enseignes de distribution ne s’y trompent pas et investissent massivement dans le secteur, à grand renfort de publicité verte.
Mais les aliments que l’on trouve sur les étals des supermarchés se valent-ils tous ? Qu’est-ce qui différencie un chocolat bio Carrefour de son concurrent Casino, Monoprix ou Alter-Eco ? Existe t-il des différences de qualité entre les produits vendus dans les commerces spécialisés et ceux des grandes surfaces ? Des questions que se sont posées deux journalistes indépendantes et fins connaisseurs de la filière bio, Hélène le Héno et Laurence Wittner. Leur enquête a fait l’objet d’un livre « le guide des meilleurs aliments bio », édité par le cherche midi, à paraître le 4 septembre prochain.
Du beurre au yaourt, en passant par les huiles, le riz, le chocolat, le café ou les biscuits, 366 aliments bio de 103 marques différentes ont été passés au crible de nos deux auteurs. En préambule de l’ouvrage, elles précisent : n’ont été pris en compte que les produits labellisés « bio », pré-emballés et accessibles sur une grande partie du territoire français. Les aliments en vrac comme les fruits et légumes mais également les produits locaux ne figurent pas sur la liste.
Afin d’attester du sérieux de l’étude, Laurence Wittner et Hélène le Héno ont fait évaluer chacune des 366 références par un jury d’experts. A savoir : Carline Arnaud, présidente du Comité national de la Gastronomie, Jean-Paul Curtay, médecin nutritionniste et Marie-Véronique Jeannin, avocate spécialiste en droit de l’alimentation. Leurs appréciations sur la qualité générale des produits (prix, intérêt nutritionnel, praticité de l’emballage, étiquetage) ont permis d’établir un « palmarès des meilleurs aliments bio ». Un classement, à la manière de ceux réalisés par le magazine « Que choisir », agrémenté des explications de nos deux spécialistes.
Intelligemment présenté avec un rubricage par catégorie de produits, (le beurre, le riz, le café, les biscuits, etc), le livre se feuillette à l’envie. Il ravira assurément les amateurs du genre mais aussi les consommateurs curieux, avides de bons conseils pour consommer mieux et à moindre frais.
Thèmes
Cet article dit qu’une étude sur les produits bio vendus en grande surface est disponible. C’est tout. La première phrase : "Consommer bio est devenu tendance" est typiquement le type de propos qui m’agace. Je ne sais pas si l’auteur l’a fait exprès, mais c’est bien une manière de dévaloriser la bio, en faire un phénomène superficiel, snob. Personnellement j’aurais commencé ainsi ; stressés, malades, dépressifs, les français commencent à se rendre compte qu’une alimentation chimique n’est pas ce qu’il y a de mieux. Avec 20 ans de retard par rapport à d’autres pays, ils commencent enfin à s’intéresser aux bénéfices qu’ils pourraient retirer d ’une alimentation biologique. Avoir la pêche, retrouver le goût des vrais aliments, freiner l’explosion des dépenses médicales leur semble souhaitable. La grande distribution, en perte de vitesse, essaye de séduire ses clients en leur proposant des produits qu’ils vont plutôt chercher ailleurs : Biocoop ; Amap, marchés bio,…
Parlez français, on est en France...merci !
Personnellement j’aurais commencé ainsi ; stressés, malades, dépressifs, les français commencent à se rendre compte qu’une alimentation chimique n’est pas ce qu’il y a de mieux. Avec 20 ans de retard par rapport à d’autres pays, ils commencent enfin à s’intéresser
Nice article
Le BIO est pour les grands de l’Agro-alimentaire et la grande distribution juste un nouveau segment de marché, comme le hallal, le cacher dans lequel ils s’engouffre au vu des marges qu’il génère. Mais pas de bio sans éthique. C’est bien ce que prouve l’affaire scandaleuse du soja chinois à la mélamine. Que vaut le label AB sur ce type de produit industriel ??? J’enrage....











