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Les pollutions font grossir ?

Article publié le 13 juillet 2012

Les chercheurs s’intéressent de plus en plus à toute une série de polluants chimiques présents dans les pesticides (DDT), les agents ignifugeants (PCB) ou encore les matières plastiques et les contenants alimentaires (bisphénol A et phtalates). Qualifiés de « perturbateurs endocriniens », ces polluants sont principalement soupçonnés d’avoir un impact sur la fonction reproductive. Mais ils pourraient aussi être en cause dans des maladies de l’adulte comme le diabète de type 2 et l’obésité. L’originalité de ces perturbateurs, c’est que ce n’est plus vraiment la dose qui fait le poison, mais la période durant laquelle elle est administrée. L’exposition du fœtus aux polluants chimiques pendant la grossesse a des effets tardifs durant l’enfance, l’adolescence et à l’âge adulte. D’après des données expérimentales, elle peut entraîner des perturbations du métabolisme glucido- lipidique. Ainsi, la sédentarité, les excès et les déséquilibres alimentaires ne seraient peut- être pas seuls en cause dans l’épidémie de maladies métaboliques qui sévit dans le monde. Sans qu’on puisse pour autant, bien sûr, écarter la responsabilité des comportements individuels ! En France, on compte 14 millions de personnes en surpoids et 6, 5 millions d’obèses (respectivement 32 % et 14,5 % des plus de 18 ans). L’incidence du diabète a doublé entre 2000 et 2008. La prévalence du syndrome métabolique (qui associe obésité, hypertension, anomalies des taux de lipides et de glucides sanguins) se situe entre 16 et 22,5 % chez les hommes, entre 11 et 18,5 % chez les femmes...

 Cicolella A, et al. Projet ECOD. www.reseau-environnement-sante.fr

Merci à Nutrinews hebdo

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Pollution